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Revue de presse du 26 septembre 2014
Vendredi, 26 Septembre 2014 12:58

Le projet de loi sur l’abolition des agences de la santé suscite jusqu’à maintenant beaucoup plus d’inquiétude que de satisfaction.

Au niveau régional, le député de Gaspé s’inquiète particulièrement de la nouvelle structure qui regroupera l’agence de santé et les autres établissements de santé de la Gaspésie et des iles.

Gaétan Lelièvre souligne que l‘abolition des conseils d’administration de tous ces organismes pour les remplacer par un seul conseil pour toute la région est inquiétante.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Même constat de la Conférence régionale des élus qui considère que ces changements vont mener à une centralisation des pouvoirs à Québec au détriment de la région. Le président et maire de Gaspé Daniel Côté.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Le Regroupement provincial des comités des usagers est surpris de l’ampleur de la réforme de Québec dans le réseau de la santé.
Pierre Blain, directeur général de l’organisme, s’interroge sur la portée du projet :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

D’autres réactions sont à prévoir au cours des prochains jours sur le projet de loi 10 du ministre de la Santé , Gaétan Barrette. (Radio Gaspésie)

Non à la disparition des agences

La Conférence régionale s’oppose à la disparition de l’agence de santé de la région et invite même le gouvernant à décentraliser ses services vers les régions.

Le président de la CRÉ, Daniel Côté, affirme que la région ne peut se permettre de perdre les emplois reliés à l’agence de la santé.

Il ne veut surtout pas que ces derniers soient transférés ou tout simplement centralisés à Québec :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12265#1

Les retombées économiques reliées aux salaires et avantages sociaux des employés sont de plus de 4,3 millions de dollars dans la région. Daniel Côté invite aussi le gouvernement du Québec, qui veut modifier ses structures, à décentraliser quelques une de ces dernières vers les régions.

Il cite le Mouvement Desjardins qui a ouvert un Centre de service aux étudiants à Gaspé il y a plus de 12 ans :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12265#1

Le président de la CRÉ estime aussi que le gouvernement du Québec devrait consulter les régions avant d’effectuer des coupures dans les services et programmes offerts dans les différents ministères.  (CIEU FM)

Agence de santé: neutralité de la CRÉ

La CRÉ Gaspésie-les-îles est ni pour ni contre la fermeture des agences régionales de la santé tel que proposé par Québec, mais l'organisme prône toutefois une décentralisation des emplois.

Le débat sur l'abolition probable des 18 agences régionales de la santé, dont celle la région, se poursuit. Si le Regroupement provincial des comités d'usagers n'est pas contre cette idée, alors que la Table des groupes de femmes de la Gaspésie y est fermement opposée, la CRÉ refuse de trancher la question.

Son directeur général, Gilbert Scantland, comprend que Québec doive atteindre le déficit zéro. Ce dernier estime par contre que si l'abolition de l'Agence de la Santé et des Services sociaux de la Gaspésie-lesÎles est un passage obligé, les emplois et l'expertise gaspésiennes pourraient servir aux grands centres. Une façon d'éviter une perte de personnel, dit-il. (CHNC)

CFIM Iles de la Madeleine: Projet de Loi 10 amendé pour satisfaire les Madelinots

Le ministre de la santé du Québec, Gaétan Barrette, annonce un amendement au projet de Loi 10 pour reconnaître la spécificité des Îles.
Le réseau de la santé de l’archipel conserve ainsi son autonomie, plutôt que d’être dirigé depuis Gaspé, où sera créé un des 19 centres intégrés de santé et de services sociaux en remplacement des agences régionales.
Le ministre Barrette explique que le CSSS des Îles deviendra lui-même ce qu’il appelle un CISSS :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/5273814-projet-de-loi-10-amende-pour-satisfaire-les-madelinots?redirect=%2F

Le président du CSSS des Îles, Gaston Bourque, n’en attendait pas moins.
Il lui est impensable qu’un CISSS basé à Gaspé ait la responsabilité de gérer l’hôpital de Cap-aux-Meules, le CLCS, le Pavillon Eudore-Labrie, de même que le centre de réadaptation et le centre de protection de la jeunesse de l’archipel :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/5273814-projet-de-loi-10-amende-pour-satisfaire-les-madelinots?redirect=%2F

La présidente du syndicat des infirmières des Îles affilié à la CSN, Nicole Richard, abonde dans le même sens.
Elle dit que le dépôt de la Loi 10, jeudi, visant à confier à une superstructure régionale basée en Gaspésie la responsabilité de planifier, de coordonner, d’organiser et de dispenser les services à la population, tout en effectuant la planification des ressources humaines, a eu l’effet d’une bombe :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/5273814-projet-de-loi-10-amende-pour-satisfaire-les-madelinots?redirect=%2F

Le projet de Loi 10 prévoit également l’abolition des conseils d’administration des CSSS et la nomination des administrateurs des nouveaux CISSS par le ministre de la santé.
Pour les Îles, il en sera de même, mais le ministre Barrette n’exclut pas que les administrateurs en place conservent leur poste s’ils passent le filtre d’une évaluation de leurs compétences en matière de gouvernance. (CFIM)

Le projet de loi 10 modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé prévoit la fusion de l’agence de santé et des tous les établissements publics de la région sous un même toit.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie et des îles regroupera donc l’agence, les cinq CSSS territoire, le Centre de réadaptation et le Centre jeunesse et sera situé à Gaspé.
Il y aura un seul conseil d’administration, composé de 6 à 8 personnes, pour représenter toute la région et il sera nommé par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
Aucun détail n’est cependant connu sur le nombre de poste-cadre qui sera touché par les coupures. (Radio Gaspésie)

Grands changements prévus au système de santé

Québec va de l’avant avec son projet d’abolition des Agences régionales de la santé.

Avec le projet de loi 10, le ministre de la Santé veut modifier, dans son ensemble, les principes de gouvernance dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Si le projet de loi est adopté tel quel, trois centres intégrés naîtront à Gaspé, Rimouski et Baie-Comeau qui réuniront sous un même toit les agences, les centres de santé et les centres jeunesse et de réadaptation.

Il y aura un seul conseil d’administration, composé de 6 à 8 personnes, pour représenter toute la région et il sera nommé par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Aucun détail n’est cependant connu sur le nombre de poste-cadre qui sera touché par les coupures. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12264#1

Le gouvernement veut ainsi économiser pas moins de 600 millions de dollars, selon une étude datant de 2009, comme l’explique Gaétan Barrette :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12264#1

Leader parlementaire de l’opposition officielle, Agnès Maltais, a réclamé un processus de consultation élargi.

Québec solidaire est allé plus loin. Le parti demande des consultations générales. La porte-parole Françoise David a soutenu que son organisation s’inquiétait de l’impact de ces changements pour les organismes communautaires :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12264#1

Le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, s’est montré ouvert à tenir une consultation.

Le Regroupement provincial des comités des usagers est "surpris" de l'ampleur de la réforme de Québec dans le réseau de la santé, prévoyant entre autres la disparition des agences régionales de santé. Pierre Blain, directeur général de l'organisme, s'interroge sur la portée du projet :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12264#1

Québec estime que 1300 cadres devront quitter leur poste à la suite de cette réforme. Le gouvernement souhaite faire adopter le projet de loi avant les Fêtes.  (CIEU FM)

Jean D'Amour appuie la modification de la structure des agences de la santé.

Québec évalue en ce moment ses programmes et structures dans les différents ministères afin de récupérer 3 milliards de dollars d’ici un an, pour atteindre l’équilibre budgétaire.

Parmi les options, l’abolition des agences de la santé et le regroupement des centres de santé, qui pourraient permettre des économies de 220 millions annuellement.

Le ministre responsable de la région ne croit pas non plus au regroupement d’agences entre la Gaspésie-les Îles et le Bas St-Laurent.

Il explique que son gouvernement doit modifier ses structures à la mesure de ses moyens financiers :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12258#1

Pour ce qui est de la fusion des quatre centres de santé en Gaspésie, le ministre affirme d’abord que ces institutions sont là pour demeurer, mais que des changements administratifs sont à prévoir :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12258#1

C’était le ministre responsable de la région, Jean D’Amour.  (CIEU FM)

Québec propose une réforme majeure du système de santé

Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, a déposé son projet de loi de réforme du réseau de la santé et des services sociaux, un virage radical au plan administratif qu'il qualifie de changement de culture au profit des usagers.

Avec cette vaste réforme administrative du système de santé québécois, le ministre Barrette espère générer des économies d'échelle d'au moins 220 millions de dollars par année.

Cet exercice minceur dans la structure de l'appareil de santé québécois passera notamment par l'abolition d'un palier administratif, celui actuellement constitué par les 18 agences de santé et de services sociaux de la province.

L'administration de tout le réseau sera dorénavant confiée à des Conseils intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). En gros, chacune des 16 régions administratives de la province aura son CISSS. Une exception serait néanmoins créée pour la région de Montréal, où le nombre de CISSS prévu est de cinq.

Selon le ministre Barrette, les agences régionales « n'apportaient pas la plus-value escomptée lors de leur création et, à bien des égards, parfois, entraînaient certains dysfonctionnements ». En les abolissant, le ministère de la Santé et des Services sociaux pourra prendre les décisions qui s'imposent pour les patients québécois, croit en substance Gaétan Barrette.

Dans cette refonte, 1300 postes de cadres disparaîtront. « Moi ce qui m'importe c'est que les postes disparaissent. L'économie est essentielle », a plaidé le ministre en conférence de presse.

« Désormais je peux dire que notre intention reste que notre système de santé ne rimera plus jamais avec bureaucratie mais avec services. Nous ne sommes pas dans un simple exercice de retour à l'équilibre budgétaire mais dans un exercice de changement de culture. Cette culture doit être transformée pour que le patient soit en toutes circonstances et dans toutes les décisions au centre des actions qu'on posera. » — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette

Le ministre cite, à titre d'exemple, le cas d'une femme de son entourage chez qui on a diagnostiqué un cancer du sein à la suite d'une mammographie et qui s'est fait dire par son médecin généraliste : « Maintenant, trouvez-vous un chirurgien ».

Cette situation est inacceptable, dénonce Gaétan Barrette qui affirme que, dans le cadre du nouveau système, cette femme sera prise en charge et non livrée à elle-même.

« Je m'attends à ce qu'il y ait certaines poches de résistance, c'est tout à fait normal. Mais les consultations que j'ai faites me montrent qu'on s'attend à ces modifications-là. Et il y a bien des gens dans le réseau qui auraient voulu que ça se passe avant. » — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette

Des pouvoirs accrus pour le ministre

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a expliqué que, de façon transitoire, il reviendra à son ministère « d'allouer les budgets en fonction des programmes et des services » avant de passer au financement par activité.

Le projet de réforme du réseau accorde également de nouveaux pouvoirs au ministre de la Santé à l'égard des nouveaux établissements régionaux. Ainsi, chaque CISSS aurait son conseil d'administration, composé par une majorité de membres indépendants, nommés par le ministre de la Santé et des services sociaux « sur la base de leur compétence en terme de gestion », a expliqué M. Barrette.

En conférence de presse, le ministre de la Santé a insisté pour dire que les établissements devront être imputables et que le ministre aura le pouvoir d'intervenir si des gestes incompatibles avec les règles de saine gestion sont posés.  « Le projet de loi donne particulièrement au ministre le pouvoir d'intervenir à l'étage de la direction du CISSS », a expliqué le ministre Barrette.

« Aujourd'hui, les agences et les hôpitaux ont une très grande indépendance et il n'y a pas la fluidité décisionnelle actuellement dans l'organisation. [...] L'objectif n'est pas simplement d'avoir un pouvoir, mais de faire en sorte que le ministre donne des orientations. [...] Mais, si le réseau dans son imputabilité ne livre pas la marchandise, le ministre aura le pouvoir d'intervenir. » — Le ministre Gaétan Barrette

Le projet de réforme du réseau de la santé en bref :

  • Création des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS), qui chapeauteront tout le réseau, à raison d'un CISSS pour chacune des 16 régions sociosanitaires du Québec, exception faite de Montréal qui disposera de 5 CISSS;
  • Abolition des 18 agences de santé et de services sociaux de la province;
    Fusion des 182 centres de santé et de services sociaux (CSSS) qui ne seront plus que 28 sous la responsabilité des CISSS.
  • Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et l'Institut de cardiologie de Montréal conserveront leur gouvernance distincte;
  • Les conseils d'administration des hôpitaux, tels qu'on les connaît actuellement, vont disparaître.
  • Le nombre de conseils d'administration dans le réseau passera de 200 à 28;

Pas de fermetures

Le ministre Barrette a spécifié que le projet de loi prévoit « le maintien de tous les points de service au moment où on se parle. Il n'y a pas de fermeture ».

Le ministre ajoute que le projet de loi ne prévoit aucun changement dans les fondations hospitalières, ni de changement dans les activités de recherche. De plus, le statut linguistique de chaque installation sera préservé.

« Au jour un après l'adoption de ce projet de loi, qu'on se rende bien compte que, pour le personnel qui travaille dans notre réseau, il n'y a rien qui change. L'infirmière ou le technologue va rentrer à son travail et faire ce qu'il faisait la veille. Mais ceux qui ont des activités liées au volet administratif, évidemment, verront des changements significatifs. Cette réforme vise à améliorer ce qu'on pourrait appeler l'expérience-patient dans notre système de santé. Ce sont des hôpitaux qui s'intègrent et qui mettent en commun leurs ressources administratives. » — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette

Pour consulter la liste des établissements fusionnés par région, allez directement à la page 34 du projet de loi. Également disponible depuis votre appareil mobile en cliquant ici.  (Radio-Canada)

Refonte du système de santé au Québec : Les citoyens craignent une perte de service

Semaine chargée pour le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, alors que jeudi matin, il déposait un projet de loi visant à réformer le système administratif de la santé au Québec.

La Gaspésie compte une Agence de la santé et 5 CSSS. Une fois la réforme complétée il ne resterait plus qu’un CSSS et l’Agence serait abolie. La Gaspésie en revanche aurait son propre organisme régional nommé Centre intégré de santé et de service sociaux.

Avec cette réforme, le ministre de la Santé espère créer des économies de 220 millions de dollars par année. Les nouveaux centres intégrés dépendraient directement du ministère de la Santé. Ils auraient la responsabilité de donner des instructions aux CSSS fusionnées. Des propositions qui font craindre le pire chez des citoyens questionnés dans la rue.

« C’est sûr qu’il a des bonnes chances qu’on perdent des services, mais j’espère que c’est calculé d’avance pour pas que ça coupe trop. On a besoin de ces services-là. »

« C’est sur que si les services sont centralisés, en région on va être pénalisé automatiquement »

« La population à peur que les services diminuent, les services de santé c’est tellement important. Je vais te dire… c’est inquiétant »

« On s’éloigne encore plus de notre capacité de s’offrir à nous même de s’offrir ce que nous avons besoin réellement en fonction de notre territoire, en fonction de notre population… c’est aberrant ?! » Exprimaient ces 4 personnes.

D’autres citoyens interrogés dans la rue voient dans la réforme du ministre de la Santé une manière de se recentrer sur l’essentiel ; les services aux malades.

« C’est très, très bien, parce qu’il y a plus d’argent qui devrait être mis sur le soin aux malades »

« Au niveau des cadres ? Bien moi je crois que c’est le service qui est important »

« Ça va éliminer les frais d’administration. » Ont ajoutés ceux-ci.

La présidente et directrice générale de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie et des îles de la Madeleine, Yolaine Galarneau, attendra quelques jours avant de faire une déclaration. Elle préfère lire le dossier de loi déposé par Gaétan Barrette avant de se prononcer. (CHAU TVA)

Québec va de l'avant avec l'abolition des agences régionales de santé

Le gouvernement Couillard proposera aujourd'hui à l'Assemblée nationale un projet de loi modifiant l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux, notamment par l'abolition des agences régionales.

Actuellement, il existe 15 agences de la santé et des services sociaux ainsi que trois organisations régionales situées dans les régions septentrionales : le Centre régional de santé et de services sociaux de la Baie-James, la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik ainsi que le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie-James. L'économie réalisée par cette restructuration s'élèverait à 220 millions de dollars par année.

Un point de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, est prévu à 14 h.

Outre l'abolition des agences régionales, le gouvernement entend passer de 182 structures à une trentaine. Les 182 structures sont des établissements publics qui se déclinent comme suit :

  • 94 centres de la santé et des services sociaux;
  • 68 centres hospitaliers et centres de soins de longue durée;
  • 16 centres jeunesse;
  • 4 établissements situés dans les régions nordiques, assumant toutes les missions.

Faire sauter un palier administratif

David Levine, ex-directeur de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, mentionne que l'idée derrière cette vaste restructuration est de regrouper les centres de santé. M. Levine donne à titre d'exemple la région de Laval, dotée d'une population de 450 000 personnes et pour lesquelles il y a actuellement un centre de santé et une agence. Une fois la restructuration effectuée, « ce n'est pas nécessaire d'avoir l'agence [et] à ce moment-là, le centre de santé relève directement du gouvernement », explique-t-il.

« Si on tombe à 30 centres de santé à travers le Québec, et [qu']on en a regroupé 4 ou 5 dans une région, pour un directeur général pour l'ensemble des établissements, ça ne prend pas une agence, c'est évident. Dès lors, on passe de trois paliers à deux paliers. » — David Levine, ex-directeur de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal

L'ex-directeur de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal évalue qu'environ un millier d'employés des agences seront intégrés au sein du ministère ou des centres de santé. Ce millier d'employés représente 100 millions de dollars pour le ministère de la Santé, d'après les estimations de David Levine. Dans ce contexte, selon lui, il n'est pas réaliste d'envisager des économies de 220 millions de dollars.

Pour David Levine, la restructuration peut être une bonne chose à la condition de véritablement développer une vision d'intégration des soins afin que le patient soit dans un « continuum de soins ».

Toutefois, M. Levine craint que les directeurs généraux ne deviennent des technocrates, des fonctionnaires : « Le danger parce qu'on devient gros, on devient impersonnel et le directeur général est loin des patients », dit-il.

La réforme suscite des appréhensions

Par voie de communiqué, l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) a fait part de ses appréhensions sur le projet de loi qui sera déposé sous peu. Tout en ne s'opposant pas au regroupement d'établissements, l'AQESSS souhaite notamment que lesdits établissements bénéficient « d'un large degré d'autonomie ».

« L'AQESSS rappelle que toute transformation du système de santé doit impérativement s'accompagner de gains tangibles pour l'usager et le patient. Ces gains touchent notamment à un meilleur accès aux services de première ligne et à une continuité accrue entre les services de première et de deuxième ligne, afin d'améliorer le parcours de l'usager et l'intégration des services et des soins, de même qu'à la qualité et à la sécurité des soins et des services offerts. »

Selon Diane Lavallée, directrice générale de l'AQESSS, il ne suffit pas d'effectuer un « brassage des structures » pour améliorer le réseau de la santé.

L'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux regroupe 125 membres, soit les 92 centres de santé et de services sociaux (CSSS), les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers affiliés, les instituts universitaires et des établissements et CHSLD à vocation unique.  (Radio-Canada)

Des orientations inquiétantes en santé

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre  brandit le drapeau rouge sur les orientations en santé du gouvernement libéral.

Gaétan Lelièvre craint que les orientations libérales en santé nuise grandement aux régions, particulièrement en ce qui a trait à l'expertise locale.

Fusions de directions générales et abolition des Agences de Santé, voilà quelques rumeurs qui planent depuis quelques semaines quant à une éventuelle réforme en profondeur du système de la Santé. Le ministre, Gaétan Barrette n’a pas réfuté aucun de ces scénarios, ce qui inquiète le député Lelièvre. « Il est clair que le gouvernement veut modifier les structures et scinder des postes. En Gaspésie, ça représenterait 80 postes si l’Agence de la Santé serait abolie. Ce qui est grave, ce n’est pas seulement l’aspect économique mais aussi toute une expertise qui serait perdue. Ce ne sont pas seulement des fonctionnaires mais bel et bien des gens qui connaissent leur milieu et qui contribuent à défendre les intérêts de la région. Plusieurs d’entre eux sont aussi impliqués au niveau communautaire. »

Ballons politiques

Gaétan Lelièvre croit que le gouvernement tente actuellement de sonder l’opinion publique en lançant des « ballons politiques ». Il juge toutefois que le Parti libéral fait fausse route en ce qui a trait aux abolitions et à la centralisation. « Ça serait quand même un constat d’échec si le gouvernement abolissait les Agences de la Santé alors que c’est Philippe Couillard lui-même qui les avait créées à l’époque. Je crois que le gouvernement devrait plutôt faire preuve de détermination, d’intelligence et d’efficacité au lieu de couper mur à mur. »

Il donne l’exemple de développer des spécialités dans certains CSSS qui seraient accessibles à l’ensemble de la région. « On sauverait ainsi des coûts sur l’équipement et sur les infirmières spécialisées. » Il mentionne également certains secteurs administratifs qui pourraient être regroupés comme le service de la paye, de l’ingénierie ou encore les ressources humaines. « Il y a d’autres avenues que les coupures drastiques à explorer, mais il faut une volonté politique d’agir. » (L’Avantage)

La révolution Barrette est lancée

La réforme en profondeur des structures administratives du ministre de la Santé, Gaétan Barrette provoque de vives réactions en Haute-Gaspésie.

Magella Émond craint que le CSSS de la Haute-Gaspésie s'éloigne des préoccupations citoyennes avec un nouvelle structure régionale.

La réforme prévoit remplacer les directions des CSSS et les Agences de Santé par des instances régionales nommées centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Il y aura un président directeur général et un adjoint ainsi qu’un conseil d’administration en charge de veiller sur l’ensemble des établissements de santé d’une même région. Les conseils d’administration de CSSS tels qu’on les connaît seront tous dissous. Toutefois, le ministre Barrette a confirmé que les CSSS pourraient, s’ils le désiraient, former des conseils sans pouvoir qui auraient uniquement un rôle de conseiller.

Le président du C.A. actuel du CSSS de la Haute-Gaspésie, Magella Émond, n’est pas convaincu qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle pour la région. « Les membres du C.A. amènent les inquiétudes et les questionnements des citoyens à la table pour être discutés. Nous perdons une proximité avec le citoyen avec cette nouvelle structure. »

Le président du C.A. craint aussi que cette réforme vienne troubler la paix qui avait été retrouvée après la crise qui avait secouée le CSSS de la Haute-Gaspésie il y a deux ans. « Nous avions des mesures internes en place qui assuraient un bon fonctionnement et des orientations qui semblaient être acceptées par les employés. Il ne faudrait pas que ces efforts soient en vain », explique-t-il.

Quant aux Agences de Santé, leur disparition pourrait aussi représenter une perte de représentation régionale aux yeux de Magella Émond qui affirme avoir eu de bons résultats quant à la défense des dossiers locaux auprès du Ministère par le biais de l’Agence.

Réaction syndicale

Du côté de la CSN-GÎM, le président Jacques Mimeault voit cette réforme comme une véritable catastrophe. « Il y a d’abord la centralisation des pouvoirs qui m’inquiète et aussi que le Ministre nommera lui-même les membres du nouveau conseil d’administration qui gérera les établissements de santé de la Gaspésie. »

Jacques Mimeault craint énormément que le public soit écarté de la nouvelle structure décisionnelle contrairement aux conseils d’administration actuels qui regroupement des membres issus de la localité de leur CSSS. De plus, le président estime que les économies qui sont projetées par le ministre Barrette n’auront pas nécessairement d’impacts sur les services aux patients. « Au fond, l’argent qu’il sauve en abolissant les Agences, il va la donner aux médecins avec qui il vient de signer des ententes. »

Jacques Mimeault pense aussi aux organismes communautaires qui risquent de souffrir de cette réforme. « Nos élus doivent se prononcer sur le sujet. Les gens doivent se mobiliser. Et cette fois-ci, ce n’est pas les syndicats qui vont foutre le bordel car le ministère vient de le faire! » (L’Avantage)

Les agences de la santé seront abolies

Québec va de l'avant avec son projet de loi visant une vaste réforme dans la gestion du réseau de la santé et des services sociaux.

Déposé aujourd'hui à l'Assemblée nationale le projet de loi 10 devrait engendrer des économies de 220 M$ par année. Québec propose de mettre en place une seule structure de gestion par région en fusionnant les établissements actuels. En Gaspésie, le projet se traduira par la fusion entre l'Agence régionale de la santé, les cinq CSSS, le Centre de réadaptation et le Centre jeunesse. Leurs conseils d'administration seront abolis. La nouvelle structure sera gérée par un conseil d'administration, dont les membres seront nommés par le ministre.

Son siège social sera basé à Gaspé. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, craint de son côté, une centralisation des décisions à Québec. (CHNC)

Éducation: grande réforme attendue

Une importante réforme du réseau de l'éducation serait en préparation à Québec.

Fusion ou abolition des commissions scolaires, réduction du financement des écoles privées, changement sur le plan de la taxation et transferts de pouvoirs aux municipalités de même qu'aux MRC ne sont que quelques-uns des scénarios envisagés selon le quotidien La Presse. Dans ce dernier cas, La Fédération des municipalités du Québec réclamait d'ailleurs la gestion des immeubles et du transport scolaire depuis longtemps.

Le maire de Saint-Siméon, Jean-Guy Poirier est à l'aise avec cette demande. La FQM débattra d'ailleurs sur ce dossier cette fin de semaine à Québec. (CHNC)

La direction du CIRADD est inquiète de faire partie des coupures de la Commission de révision permanente des programmes du gouvernement Couillard.

Le centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable qui est souvent cité en exemple par le réseau des centres collégiaux de transfert de technologie, dresse un bilan annuel positif au point de vue de la performance et de la croissance des activités.

Le directeur général, David Bourdages, se dit tout de même inquiet par le changement de gouvernement et les récentes coupures de programmes annoncées :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12259#1

Déjà, le CIRADD a déjà connu une coupure de son budget statutaire d’environ 10%, soit de 30 000$ pour cette année. David Bourdages explique que le centre devra redoubler d’effort pour bien camper son positionnement et faire valoir sa spécificité régionale :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12259#1

Le CIRADD a pour objectif d'offrir un service de soutien et d'accompagnement en recherche scientifique aux organismes, aux entreprises et aux collectivités de la Gaspésie tout en contribuant à la formation des élèves inscrits en sciences humaines et en sciences de la nature du Cégep de la Gaspésie et des Îles.  (CIEU FM)

La Gaspésie ne deviendra jamais la poubelle de l'Amérique du Nord

Encore une fois, la Gaspésie faisait récemment la Une d’un certain journal national, avec un titre dénigrant, sensationnaliste et mensonger. La cimenterie de Port-Daniel fera-t-elle vraiment de la Gaspésie la poubelle de l’Amérique du Nord, parce qu’une industrie y brûlera temporairement du coke de pétrole pour produire du ciment, ce que tout le monde sait depuis plus d’un an?

Ce qu’il faut savoir, c’est que le promoteur Ciment McInnis s’est engagé à trouver une alimentation énergétique plus verte le plus rapidement possible et nous y verrons.

Il est temps de rectifier les faits :

La cimenterie de Port-Daniel aura l’une des meilleures performances environnementales en Amérique du Nord. En effet, ses installations, plus modernes, seront beaucoup plus efficientes et hermétiques quant aux gaz relâchés dans l’air que les cimenteries qui commencent à prendre de l’âge et qui n’ont pas été soumises à des normes environnementales aussi strictes qu’aujourd’hui lors de leur construction.

Les nouvelles technologies, les modes de transport utilisés (un bateau = 1 500 camions) et la séquestration du carbone par l’utilisation de microalgues alimentaires en feront la cimenterie ayant la plus faible empreinte environnementale en Amérique du Nord.

De plus, la cimenterie de Port-Daniel émettra 20 % moins de GES, soit seulement 0,79 tonne de Co2 par tonne de ciment produit, comparativement à 1 tonne de CO2 pour la plupart des cimenteries existantes au Québec.

L’entreprise propose éventuellement d’adapter le four pour l’utilisation de la biomasse forestière. La substitution de combustibles prévue permettra alors une réduction supplémentaire des GES de 20 % pour un total de 40 % par rapport aux cimenteries existantes.

À partir de ces faits, allons-nous bloquer le progrès pour quelques cimenteries bien plus polluantes qui ont peur de perdre un peu d’argent et qui n’ont d’ailleurs nullement démontré leurs intérêts à moderniser leurs installations? Les cimentiers possèdent-ils un monopole intouchable?

Qui tire les ficelles derrière tout ce tollé, si ce n’est les autres cimentiers avec leurs usines vétustes et polluantes qui utilisent eux-mêmes du coke de pétrole?

Notre Gaspésie a le dos large par les temps qui courent. On essaie de s’en sortir avec des projets majeurs, avec lesquels on deviendrait des leaders mondiaux. Par exemple, avec le tourisme, l’éolien et une cimenterie à la fine pointe de la technologie. Quand on n’a pas de projet, on se fait dire que l’on vit aux crochets du Québec avec notre taux de chômage élevé, mais quand on veut le faire diminuer avec des projets créateurs d’emplois, on se fait encore plus varloper par les bien-pensants des grandes villes, par les médias nationaux et par certains lobbys industriels!

Sur le montage financier de la cimenterie de Port-Daniel, contrairement à ce que laissent entendre les médias et la CAQ, il n’y a aucune subvention gouvernementale derrière ce projet, seulement un prêt avec intérêt et une participation en capital-actions, le tout, avec un promoteur des plus solide financièrement. Le risque financier pour le gouvernement est pratiquement inexistant. Le plus beau dans tout ça, c’est qu’il est estimé que le gouvernement fera 38 millions $ de bénéfice direct. Avec à ce projet, les Québécois s’enrichiront grâce aux Gaspésiens.

Enfin, du même souffle, nous aimerions porter votre attention sur les éloges que la Gaspésie recevait des médias internationaux, qui la classaient récemment dans le « top 10 » des perles touristiques mondiales à découvrir dans votre vie et 4e destination pour ses couleurs d’automne! Nous tenons à ce que ces reconnaissances demeurent. Pensez-vous vraiment qu’on risquerait tout ça pour une cimenterie? Nous serons aux aguets pour éviter à tout prix de briser ce joyau… la Gaspésie ne deviendra jamais une poubelle.

Daniel Côté,
président de la Conférence régionale des élus Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Jean-Guy Poirier,
président de la Table des préfets de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine

Diane Lebouthillier,
préfète de la MRC du Rocher-Percé

(RIM, Le Havre)

Ciment McInnis et GES: des précisions s'imposent

Dernièrement, beaucoup a été dit sur le volet environnemental de la cimenterie de Ciment McInnis en cours de construction à Port-Daniel–Gascons, en Gaspésie. Il importe aujourd’hui d’amener dans le débat public des précisions incontournables pour la bonne compréhension du dossier.

Cimenterie ultra-moderne de nouvelle génération

Dotée d’une technologie de pointe conçue par des ingénieurs allemands, l’usine de Ciment McInnis utilisera 33 % moins de combustible par tonne de ciment et 40 % moins d’énergie que les cimenteries existantes dans l’Est du Canada et des États-Unis, largement désuètes. Elle n’émettra ainsi que 0,79 tonne de CO2 par tonne de ciment produit, contrairement à 1 tonne pour la moyenne des cimenteries de l’Amérique du Nord, soit 20 % de moins.

En introduisant dans le marché une usine aussi performante et à moindre coût de production, le jeu de la concurrence fera en sorte que l’équivalent de sa production sera retiré d’usines moins performantes, où qu’elles se trouvent dans l’Est du continent, contribuant ainsi à la lutte au changement climatique.

Pour répondre aux exigences ministérielles, la mise à jour de l’étude de répercussions analyse, comme il se doit dans le cadre d’un tel projet, le pire des scénarios, celui d’une utilisation annuelle de 175 000 tonnes de coke de pétrole sans autre combustible et d’émissions de 1,76 millions de tonnes de GES par an (et non pas 2 millions). Ces données sont issues d’hypothèses qui ne se matérialiseront jamais dans la réalité pour deux raisons principales : aucune nouvelle installation ne produit à pleine capacité à sa première année d’exploitation, et les quantités indiquées ne tiennent pas compte de l’introduction graduelle de la biomasse après la période de rodage.

Ces chiffres ne seront jamais atteints par la cimenterie en exploitation et Ciment McInnis fera tout pour diminuer à la fois sa consommation de coke de pétrole et ses émissions de GES.

Des chiffres à préciser

Il est faux d’avancer que la cimenterie produira 10 % des GES industriels du Québec. Le Québec produit environ 80 millions de tonnes de GES par an. L’usine en produira donc moins de 2 %, et environ 6 % de ses GES industriels.

Ciment McInnis participera au marché du carbone. Pour 2015, 459,8 millions de tonnes de droits d’émission de GES seront mis en circulation. La cimenterie émettra moins de 0,4 % de ce total. Elle sera de plus la seule au Canada et une des seules en Amérique du Nord à respecter les normes américaines de polluants dangereux qui entreront en vigueur en 2015 pour les nouvelles usines, beaucoup plus strictes que celles actuellement en vigueur au Québec et au Canada.

Coke de pétrole et biomasse

Par ailleurs, notre technologie offre le débouché le plus écologique qui soit pour le coke de pétrole, un résidu presque impossible à utiliser pour générer de l’énergie domestique. Sans la cimenterie, il irait contaminer les sites d’enfouissement ou l’atmosphère à la suite de procédés beaucoup moins performants. Les fours et le système de précalcination de la cimenterie à très haute température permettent d’utiliser le pouvoir calorifique supérieur du coke de pétrole, tout en réduisant les émissions de polluants atmosphériques grâce à une filtration hautement performante des gaz de combustion.

La cimenterie remplacera graduellement une partie du coke de pétrole, jusqu’à 50 %, par la biomasse abondante disponible en Gaspésie, permettant ainsi d’atteindre une réduction des GES d’un autre 20 %, pour un total de 40 % par rapport aux autres usines nord-américaines. Des résidus de coupe de bois importants produits par les scieries gaspésiennes sont actuellement enfouis, faute de débouché rentable.

Bref, nous avons des réserves très abondantes de calcaire de grande qualité, un accès maritime immédiat qui nous permettra d’expédier facilement et écologiquement nos produits (1 bateau = 1 500 camions), de même que la meilleure technologie disponible mondialement. C’est un projet visionnaire, ambitieux et moderne, mené par des gens d’ici, qui génère d’importantes retombées économiques pour les Gaspésiens et les Québécois, tout en étant à l’avant-garde mondiale en matière d’environnement. Nous en sommes fiers à tous égards.

par Christian Gagnon, ing., président et directeur général de Ciment McInnis (Le Havre, Le Devoir, Journal de Montréal, GRAFFICI.CA)

Le PQ était divisé sur la cimenterie

Selon La Presse, le gouvernement Marois était profondément divisé au sujet du projet de cimenterie à Port- Daniel.

Le quotidien rapporte ce matin que Québec a donné le feu vert pour accorder un financement de 350M$ sans avoir d'étude sérieuse sur l'impact du projet sur les quatre autres cimenteries de la province. Ce qui était un «absurde et du pur clientélisme» a confié au journal une actrice importante de l'ex-gouvernement péquiste. Les ministres Élaine Zakaïb et Nicolas Marceau, étaient en désaccord, mais personne n'avait envie d'affronter le cabinet de Pauline Marois dans ce dossier, selon le journal.

La Presse rapporte aussi que la ministre Zakaïb voulait s'assurer que les emplois promis à Port- Daniel ne «seraient pas simplement de la substitution compensant des pertes d'emplois ailleurs». Elle avait demandé une étude sur cette question, qu'elle n'a jamais eue. Sa demande aurait été tout bloquée par le Conseil exécutif. (CHNC)

Cimenterie: le Tribunal tranchera demain

Le Tribunal tranchera demain concernant la demande de faire transférer du Palais de justice de Montréal à celui de New Carlisle la contestation du certificat d'autorisation de la cimenterie.

Les deux parties ont débattu de la requête hier après-midi en Cour supérieur. Le Centre québécois du droit en environnement, Lafarge Canada et Environnement Vert-Plus, tentent de faire invalider le certificat émis le 3 juin dernier à Ciment McInnis par Québec. Le groupe estime que le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a outrepassé ses pouvoirs en autorisant le projet sans le soumettre à un Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. (CHNC)

EXCLUSIF: Projet de 24M$ à Chandler

CHNC a appris qu'un projet de plusieurs millions de dollars dans le secteur de la santé à Chandler est à l'étude.

Si les travaux de 1,9 millions de dollars pour la construction d'une salle multifonctionelle seront complétés dès la fin octobre au Centre d'hébergement Villa Pabos, un autre projet encore plus important pourrait s'y rattacher dans les prochaines années.

Pas moins de 24M$ seront nécessaires pour transférer l'Unité de soins de longue durée de l'hôpital de Chanler à la Villa Pabos, faisant ainsi passer le nombre de ses chambres de 62 à 98. À quoi s'ajouteraient des nouvelles salles de bain et une cuisine adaptée aux besoins. Le CSSS du Rocher-Percé y travaille depuis quelques temps. Un dossier qui chemine bien au sein du réseau de la santé, assure sa directrice générale, Chantale Duguay. (CHNC)

La CRÉ appuie la création d'un centre d'urgence en mer

La Conférence régionale des élus soutient le projet de création, aux Îles, d’un centre d’expertise et d’intervention d’urgence en mer en cas de marée noire.
Les élus de la région ont adopté une résolution en ce sens èa leur dernièere séance publique.
Pour le président de la CRÉ, Daniel Côté, c’est une question de rapidité d’intervention :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/5266645-la-cre-appuie-la-creation-d-un-centre-d-urgence-en-mer?redirect=%2F

M. Côté ajoute que c’est également l’occasion de développer une expertise locale en cas de déversement d’hydrocarbures dans le Golfe :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/5266645-la-cre-appuie-la-creation-d-un-centre-d-urgence-en-mer?redirect=%2F

La CRÉ fait valoir que le commissaire fédéral à l’environnement a lui-même reconnu l’an dernier que la capacité d’intervention actuelle en cas de marée noire dans le golfe du Saint-Laurent est nettement insuffisante.
Elle rappelle également les conclusions du rapport produit par la firme GENIVAR en 2013, selon lequel le golfe du Saint-Laurent est parmi les secteurs les plus à risque d’être touchés par une telle catastrophe. (CFIM)

Saison ordinaire, selon l'ATR

La saison touristique 2014 a été bonne, mais ne passera pas à l’histoire constate l’Association touristique de la Gaspésie.

La directrice Joëlle Ross mentionne que l’achalandage 2014 est comparable à celui de 2013.

Elle remarque que le mois de juin a été très inégal, le mois de juillet s’est maintenu et le mois d’août a connu une bonne augmentation.

La Baie des Chaleurs a bien tiré son épingle du jeu, selon Joëlle Ross :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12267#1

Selon les premières estimations, le secteur de Percé a connu une certaine baisse en 2014.

D’ailleurs, la directrice de l’ATR affirme qu’une nouvelle tendance se confirme depuis quelques années.

Les gens font encore le tour de la Gaspésie, mais les arrêts à un endroit sont moins nombreux, mais plus longs :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12267#1

Joëlle Ross affirme aussi que les touristes sont moins contemplatifs que par le passé. Ils souhaitent maintenant profiter au maximum des possibilités qu’offrent le territoire et pour cette raison des activités comme le kayak de mer sont en pleine croissance.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

C'est parti pour les 18e Journées de la Culture

On reçoit de la grande visite. C’est le thème que se donnent les Journées de la Culture cette année. Trois jours où les barrières qu’on retrouve parfois entre artistes et non-initiés se dissipent pour faire place aux échanges et à la découverte.

Edith Jolicoeur, est l’agente de programmation pour la région : «C’est la 18e édition cette année. La mission des Journées de la Culture est d’inciter le public à visiter les artistes, à visiter les lieux culturels puis d’avoir un contact privilégié avec les artistes, avec les artisans.»

Yves Gonthier, un artiste visuel établi à Marie, a bien compris le concept. Depuis six ans, il souligne ces journées spéciales en recevant dans son atelier d’autres artistes : «Je reçois des artistes qui n’ont pas eu l’occasion d’exposer leurs travaux, ou très peu. Je leur donne l’occasion de faire une exposition de leurs oeuvres.»

Cette année, il présente 10 ans d’art postal et reçoit l’artiste Chantal Couture : «Elle fait des mosaïques à partir de céramiques et de meubles qu’elle trouve ici et là ou qu’on lui donne. Tout est recyclé. Et elle compose avec les pièces qu’elle a. Des meubles, des miroirs, des lampes...»

Marché d’artisans

Un vingtaine d’artistes et d’artisans de partout en Gaspésie se rassemblent ce samedi pour un événement bien spécial. Ils ont tous une chose en commun : ils vendent leurs produits en ligne sur la plate-forme Etsy.

Marie-Claude Cyr, créatrice des bijoux Cocolita, coordonne l’événement dans la région : «C’est comme une grande foire artisanale. C’est partout au Canada la même journée puis on a notre version gaspésienne ici à Maria, au Centre Communautaire.»

 

Les Cercles de Fermières aussi seront nombreux à accueillir les curieux pour dévoiler leurs créations et pour des démonstrations de techniques d’artisanat. À l’ère du numérique, est-ce que les Fermières se renouvelleront en entrant dans l’ère de la vente en ligne?

 

Marie-Claude Cyr espère que oui : «En fait, j’aimerais les approcher, c’est dans mes buts à venir, peut-être cet automne. Moi en tout cas je trouve que ça serait un beau futur pour le Cercle de Fermières!»

 

L’horaire complet des activités est disponible sur le site Internet : journeesdelaculture.qc.ca (CHAU TVA)

Départ de la TDLG à bottine demain dans les Chic-Chocs

Déjà couronnée d'un succès de participation, la première édition de la Traversée de la Gaspésie (TDLG) à bottine s'amorce samedi au cœur des Chic-Chocs avec toute la fébrilité qui accompagne une première aventure.

« J'ai eu mon baptême l'hiver dernier lorsque Claudine Roy m'a invitée à participer à la grande traversée à ski. Ce fut une belle expérience, un pèlerinage », lance la porte-parole de l’évènement, la comédienne Pascale Bussières qui avait entendu parler de l'expérience par plusieurs amis de la colonie artistique.

Elle a accepté avec empressement de prendre le titre de porte-parole de la TDLG à bottine. Mais elle avoue ne pas trop savoir à quoi s’attendre avec cette nouvelle aventure : « Je ne sais pas. Je ne suis pas une grande tracker. Ça va être une première. Je ne sais pas. Je suis d'abord une fondeuse. Ça représente 20 à 25 kilomètres par jour. J'imagine qu'après trois jours, on commence à sentir un petit quelque chose dans la cuisse », indique l'artiste qui se dit relativement en bonne forme.

Elle voit ça comme un beau défi : « Aller découvrir les Chic-Chocs à ce temps-ci, avec les couleurs et les orignaux en rut et les troupeaux de caribous. Franchement, j'ai très très hâte d'être là-haut! »

Elle ne pourra faire toute la TDLG à bottine, puisqu'elle est en plein tournage du film Ville-Marie du réalisateur Guy Édoin. Elle devra repartir mardi pour la métropole.

Une participante, Diane Bouchard, se dit prête à prendre part à l’aventure : « Je m’entraîne à l’année. C’est plus un véritable plaisir de traverser la Gaspésie avec les couleurs d’automne. Les journées vont sûrement être longues », dit-elle.

Elle fait beaucoup de vélo de route et de musculation. Au cours des dernières semaines, elle a ajouté la marche à son entraînement. « Il faut y aller à son rythme. Les gens qui sont moins entraînés doivent vraiment prendre leur temps, de ne pas dépasser ses limites », dit Mme Bouchard.

La traversée

Cent randonneurs se sont inscrits à ce périple de 115 kilomètres qui les mèneront du mont Albert jusqu'à Gaspé en passant par la Haute-Gaspésie et la Côte-de-Gaspé.
En incluant les membres bénévoles de l'organisation, 125 personnes marcheront au cœur des Chic-Chocs et se dirigeront ensuite vers Mont-Saint-Pierre, Mont-Louis, l'Anse-Pleureuse, Gros-Morne, Petite-Vallée, Saint-Yvon, L'Anse-à-Valleau, pour terminer les 10 jours de marche dans le parc Forillon. Au total, 14 municipalités seront visitées. (GRAFFICI.CA)

Saison de pêche au thon

Une trentaine de pêcheurs de la Gaspésie et des Îles, dont une dizaine de Madelinots, participent à la pêche au thon rouge de l’Atlantique, cette saison.
En date du 19 septembre, les pêcheurs de l’archipel avaient capturé 15 poissons, contre 33 pour les Gaspésiens.
Et, tandis que les prises ont un poids moyen de 715 livres, Denis Cormier, capitaine du Kakawi de Havre-aux-Maisons, a eu la chance d’en prendre un de près de 980 livres, au large des côtes de l’Île-du-Prince-Édouard :
http://www.cfim.ca/nouvelle4/-/pub/m7Cb/content/5243765-saison-de-peche-au-thon?redirect=%2F

Les prises de thon rouge sont expédiées directement vers le marché japonais, où elles sont vendues à l’encan.
Les pêcheurs reçoivent entre cinq et 15 dollars la livre, de rapporter le capitaine Cormier :
http://www.cfim.ca/nouvelle4/-/pub/m7Cb/content/5243765-saison-de-peche-au-thon?redirect=%2F

Le quota de pêche au thon rouge du Québec s’élève à près de 22 tonnes métriques.
Le ministère des Pêches et des Océans a jusqu’à présent autorisé la capture de 70 poissons, jusqu’au 7 novembre.
Une décision sera prise le 6 octobre, sur la pertinence d’émettre de nouvelles étiquettes. (CFIM)

La mariculture réclame des meilleurs outils

La Table maricole du Québec revient à la charge et demande au ministre des Finances des outils de financements adéquats pour les mariculteurs.

Le plan budgétaire 2008-2009 du gouvernement Charest annonçait un crédit d’impôt remboursable sur la masse salariale pour les entreprises maricoles jusqu’en décembre 2015, et aussi un nouveau crédit d’impôt à l’investissement.

Cependant, les mariculteurs déplorent que le crédit d’impôt à l’investissement ne s'applique pas à leur champ d’activités. Les équipements utilisés par les mariculteurs ne sont pas admissibles car ils ne sont pas destinés à la fabrication ou à la transformation, selon Revenu Québec.

Donc, aucune entreprise n’a pu en profiter.

La coordonnatrice de la Table maricole du Québec, Sophie Fortier, trouve que la raison évoquée pour ne pas permettre l’adhésion au crédit est incongrue :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12263#1

Les Fermes marines du Québec à Newport s’est vu refuser un crédit de 1,5 millions de dollars en février dernier. Le refus affecte directement le fond de roulement et les fonds de recherche et de développement de l’entreprise, qui a dû suspendre les activités de son écloserie de pétoncles, un projet de 8,2 millions. Le président et actionnaire principal Jean-Philippe Hébert :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12263#1

Jean-Philippe Hébert soutient que son entreprise en est une de fabrication et que par conséquent, il devrait avoir droit au crédit d’impôt à l’investissement comme une écloserie de poussins, par exemple.  (CIEU FM)

Tache d’huile organise des soirées d’information concernant la possible construction d’un terminal pétrolier à Belledune.

L’entreprise Chaleur Terminal souhaite la construction d’un terminal pétrolier. Si le projet se concrétise, c’est 2 convois de 120 wagons de pétrole par jour, qui feraient le trajet entre Calgary et Belledune, traversant notamment des municipalités comme Matapédia, pour joindre le réseau ferroviaire du Nouveau-Brunswick.

Dans un premier temps, huit réservoirs d'une capacité de 150 000 barils de pétrole seraient construits au port de Belledune. Le groupe écologiste Tache d’huile a déjà fait part de son inquiétude face à ce projet. En réaction au peu de consultation qui ont eu lieu, le groupe a décidé d’organiser des soirées d’information afin de sensibiliser la population comme l’explique la porte-parole, Maude Prud’homme :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12266#1

D’ailleurs, Maude Prud’Homme se réjouit de la décision de la Cour supérieure qui a ordonné l’arrêt des travaux de forage entrepris à Cacouna par TransCanada dans l’habitat des bélugas.

Elle affirme que cette décision de la cour prouve que les questions doivent être posées avant le commencement d’un projet et non après. Pour cette raison, elle invite tous les acteurs impliqués dans le projet du terminal pétrolier de Belledune à la réflexion :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12266#1

Les assemblées publiques auront lieu à l’Hôtel de Ville de Bonaventure le 2 octobre, à l’Appétit-Café de New Richmond le 7 octobre et à Carleton le 8 octobre.  (CIEU FM)

La FQM réplique au maire Boulay

La Fédération québécoise des municipalités se défend de ne pas soutenir suffisamment Ristigouche-sud-Est dans son litige judiciaire contre Gastem.

Le maire de la localité, François Boulay, a déclaré la semaine dernière obtenir plus d'écoute de la part de l'Union des municipalités, alors que Ristigouche-sud-Est est membre de la FQM. L'UMQ a ouvert la porte a une aide financière et indiqué que son assureur aurait couvert la localité, si elle avait été l'une de ses membres, ce qui n'est pas le cas avec la Mutuelle de la FQM.

Son président, Richard Lehoux, dit vouloir éviter d'entrer dans ce débat, mais rappelle que la FQM réclamait un règlement provincial sur la protection de l'eau potable depuis 2011, réitérant par ailleurs l'appui politique envers Ristigouche-sud-Est. M. Lehoux ajoute que la FQM s'est montrée ouverte à soutenir Ristigouche via son Fonds de défense dont l'objectif est de défendre les intérêts et les droits des municipalités devant les tribunaux.  (CHNC)

C’est sous le thème Le pouvoir de faire mieux que s’ouvrait, mardi, le 73e Congrès de la Fédération québécoise des municipalités à Québec.

Tout au long des trois jours que dure l’événement, les délégués municipaux de l’ensemble du Québec discuteront du rôle des municipalités, de leurs particularités locales et de leur mode de gouvernance.

Par ailleurs, avec le spectre d’un statut particulier pour les villes de Montréal et Québec, le message que souhaite envoyer la FQM est claire: il n’est pas question d’accepter un Québec à deux vitesses.

La notion de gouvernance de proximité sera au cœur des discussions du congrès annuel de la Fédération québécoise des municipalités.

En lien avec le thème de l’événement, l’idée est d’accorder un plus grand pouvoir aux municipalités dans la gestion des enjeux locaux.

Le président Richard Lehoux ajoute qu’une gouvernance de proximité implique également le partage des redevances des ressources naturelles : 
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12261#1

Par ailleurs, en marge du congrès, Richard Lehoux se dit très heureux de l’ouverture exprimée par le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, quant à la relance des négociations pour un nouveau pacte fiscal entre Québec et les municipalités. Mais pour éviter un Québec à deux vitesses, le nouveau président de la FQM estime que l’État devra renforcer le tandem MRC-municipalités par une loi-cadre :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12261#1

Le congrès de la FQM sera également l’occasion de discuter de sécurité civile, de saine gestion des finances municipales, de responsabilités en termes d’aménagement du territoire et de gestion contractuelle.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Élections fédérales : un choix de circonscriptions à faire

La controverse lancée lundi par l’ex-député libéral et bloquiste Jean Lapierre, à l’effet que le Parti libéral du Canada tenterait de recruter l’ex-députée et ministre québécoise Nathalie Normandeau, met notamment en évidence le choix qu’auront à faire certains candidats aux prochaines élections fédérales.

La nouvelle carte électorale fédérale divisera la Baie-des-Chaleurs lors du scrutin prévu pour 2015. La MRC d’Avignon basculera dans le camp d’une circonscription dominée par trois MRC situées dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent, Matane, la vallée de la Matapédia et la Mitis. La circonscription se nommera Avignon-Matane.

Alors qu’elle perd la MRC d’Avignon, la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine accueillera la MRC de la Haute-Gaspésie. Pour le moment, si on tient compte du peu de candidats potentiels ou réels ayant manifesté leur intérêt pour l’élection de 2015, ce sont ceux résidant dans la Baie-des-Chaleurs qui doivent choisir.

Le député actuel de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, a décidé de rester dans cette circonscription, même s’il est résident de Maria, municipalité qui sera située dans Avignon-Matane.

Si jamais Nathalie Normandeau s’entend avec le Parti libéral du Canada, elle aura aussi à choisir. Elle est originaire de Maria, et possède une maison à Carleton-sur-Mer, donc dans Avignon-Matane.

Pourrait-elle se baser sur les appuis reçus lors de sa dernière victoire électorale provinciale, le 8 décembre 2008, pour faire un choix?

Ce jour-là, elle avait obtenu une majorité dans 103 des 108 bureaux de vote de la circonscription de Bonaventure, dont une plus grande portion est localisée dans Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, au fédéral. Elle n’avait « échappé » des bureaux de scrutin qu’à Carleton, à Paspébiac, un dans chacun de ces cas, et trois à Port-Daniel-Gascons. Comme elle était ministre responsable de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, elle est davantage connue dans la circonscription qui porte ce nom à la Chambre des communes, que dans Avignon-Matane, même si elle jouissait d’un certain capital de sympathie au Bas-Saint-Laurent.

Lors des élections du 2 mai 2011, Philip Toone avait connu assez de succès dans la Baie-des-Chaleurs, terminant premier entre l’Ascension-de-Patapédia et Bonaventure, à l’exception de Grand-Cascapédia. Il avait terminé premier dans les villes de Gaspé, Percé et Chandler, et second aux Îles-de-la-Madeleine même s’il ne s’y était pas rendu pendant la campagne.

Si jamais l’ex-député progressiste conservateur et candidat conservateur Darryl Gray décide de se lancer de nouveau dans une campagne électorale, il aura aussi un choix à faire entre Avignon-Matane, où il réside (à Escuminac) et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, qui englobe une plus grande part de la circonscription, qui s’appelait alors Bonaventure-Îles-de-la-Madeleine, qu’il a déjà défendu.

Toute spéculation à ce stade doit tenir compte du fait que la campagne électorale ne débutera sans doute pas avant l’hiver (un scrutin à date fixe n’exclut pas une élection devancée au printemps), qu’il est difficile de mesure l’effet que peut avoir eu la comparution de Nathalie Normandeau à la Commission Charbonneau sur l’électorat gaspésien, et le fait que les partis politiques n’ont dans la plupart des cas pas fait savoir à ce stade le nom de leurs candidats, et encore moins les dates d’investiture.

Si Mme Normandeau décide de se présenter à l’investiture de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, elle pourrait bien avoir de l’opposition. Tony Langlois, un professeur d’histoire résidant à Port-Daniel, ancien secrétaire et président de l’Association libérale de la circonscription, a demandé sa trousse de candidat du PLC.

« Elle n’est pas encore complétée. Je suis encore en réflexion. Mais je suis un vrai libéral à l’échelle fédérale. J’ai été organisateur en chef du candidat Jules Duguay lors de la campagne de 2011, et président de l’Association en 2012 (…) Je doute que Mme Normandeau soit aussi claire dans son allégeance. Elle n’est pas membre, à ma connaissance. Je suis responsable du recrutement », précise M. Langlois.

Quand à la principale intéressée, elle a confirmé par courriel en début de semaine «avoir été courtisée par le PLC. Par contre, elle ne fera pas d'autres commentaires», a écrit dans un courriel son relationniste, David Couturier. (GRAFFICI.CA – Gilles Gagné)

Gouvernance de proximité : Le premier ministre Philippe Couillard fait preuve d'ouverture.

« Une semaine après le lancement de la grande campagne de la FQM pour une gouvernance de proximité, c'est un appui de taille que nous avons reçu de la part du premier ministre. Non seulement celui-ci a-t-il salué notre démarche, mais il a aussi souligné qu'elle va dans le même sens que ses actions pour une plus grande efficacité et une meilleure adaptation des politiques gouvernementales à la réalité des communautés. C'est une nouvelle qui augure bien pour l'ensemble des régions du Québec  ».

C'est en ces termes que le président, Richard Lehoux, a accueilli le discours du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, qui, en ouverture du 73e Congrès de la FQM, a qualifié la campagne de « Livre bleu de la FQM ».

Le premier ministre a aussi répondu à une autre demande de la FQM en exprimant son intention de renégocier l'Entente Québec-municipalités le plus rapidement possible. Conformément aux représentations de la FQM, cellle-ci doit se faire sur les bases de nouvelles relations Québec-municipalités en incluant, notamment, une bonification des redevances prélevées sur les ressources naturelles.

Pour consuter le discours de M. Lehoux, cliquez ici.

Notes de l'allocution du premier ministre

(RIM)

Gouvernance de proximité - La Fédération québécoise des municipalités marque des points

Au sortir de la première rencontre de la nouvelle Table sur les relations Québec-Municipalités tenue avec le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, M. Pierre Moreau, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) se dit des plus optimistes quant à son projet de mettre en oeuvre une nouvelle gouvernance de proximité.

« Moins d'une semaine après le lancement, le 17 septembre dernier, de notre campagne pour une gouvernance de proximité, nous avons eu droit à une excellente réception du ministre qui s'est dit très ouvert à nos propositions », déclare le président de la FQM, M. Richard Lehoux.

Rappelons que la campagne de la FQM est issue d'une grande consultation et qu'elle s'appuie sur une profonde réflexion. Les propositions qui l'accompagnent pourraient être mises en branle rapidement grâce à l'adoption d'une Loi-cadre délégant de nouveaux pouvoirs au tandem MRC-municipalités. Dans un premier temps, six domaines sont ciblés : aménagement du territoire, transport, développement économique, culture et patrimoine, développement touristique, de même que gestion des terres publiques et des ressources naturelles.

Dans le cadre de la rencontre de le matin du 23 septembre, la FQM est satisfaite de l'engagement du ministre à faire en sorte que les modifications législatives qui concerneront les municipalités et les régions du Québec seront adoptées en même temps que celles visant Québec et Montréal.

« Nous appuyons Québec et Montréal dans leurs démarches pour l'obtention d'un statut particulier à titre de capitale et de métropole. Mais, il n'est pas question d'accepter un Québec à deux vitesses. C'est pourquoi l'État doit aussi revoir sa relation avec le tandem MRC-municipalités. Et ça, ça passe par une Loi-cadre! », ajoute M. Lehoux.

Le président de la FQM et les deux vice-présidents qui l'accompagnaient, soit MM. Jacques Demers et Yvon Soucy, ont offert au ministre toute leur collaboration pour atteindre les objectifs visés.

La teneur de la rencontre augure bien pour le Congrès de la FQM qui se tiendra du 25 au 27 septembre, au Centre des congrès de Québec, sous le thème Le pouvoir de mieux faire.

Enfin, les personnes qui souhaitent en savoir plus sur la gouvernance de proximité peuvent d'ailleurs se rendre au plusdesucces.ca où ils auront accès à une mine de renseignements : des documents de réflexion, argumentaires, publicités, message vidéo du président, etc. (RIM)

Première rencontre de la Table Québec-UMQ-FQM

« Le coup d'envoi vers une loi sur les gouvernements de proximité » - Suzanne Roy, présidente de l'UMQ

La présidente de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et mairesse de Sainte-Julie, madame Suzanne Roy, participait le 23 septembre, à Québec, à la première rencontre de la Table sur les relations Québec-municipalités, en compagnie du ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, monsieur Pierre Moreau, du député de Chapleau et adjoint parlementaire du ministre, monsieur Marc Carrière, du premier vice-président de l’UMQ et maire de Sherbrooke, monsieur Bernard Sévigny, du deuxième vice-président de l’UMQ et maire de Victoriaville, monsieur Alain Rayes, et de représentants de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

La présidente de l’UMQ s’est montrée très satisfaite de cette première séance de travail et a d’emblée souligné l’ouverture du ministre envers les préoccupations exprimées depuis plus de 30 ans par l’ensemble des élues et des élus municipaux du Québec. Elle a également tenu à saluer sa détermination à faire adopter par l’Assemblée nationale, au plus tard d’ici 24 mois, un projet de loi reconnaissant les municipalités comme des gouvernements de proximité à part entière.

« Cette rencontre historique constitue une nouvelle étape vers une pleine autonomie du palier local et fait suite à l’engagement clair pris par le premier ministre de s’inspirer du Livre blanc municipal de l’UMQ pour reconnaître les municipalités comme des gouvernements de proximité. Il faut maintenant que tous les partenaires travaillent en collaboration pour ne pas manquer ce rendez-vous déterminant pour l’avenir du monde municipal et que les discussions se traduisent par des résultats tangibles, notamment sur le plan législatif et réglementaire », a indiqué Madame Roy. (RIM)

Productivité au Québec

Quelles régions y contribuent le plus ?

Une étude dévoilée hier par le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) de HEC Montréal répond à cette question.

Parmi les principaux constats, l'étude révèle que les régions ressources se démarquent en participant activement à l'accroissement de la productivité du Québec. Entre 2002 et 2012, le Nord-du-Québec, la Côte-Nord, l'Abitibi-Témiscamingue et le Saguenay-Lac-Saint-Jean ont généré près du quart de la croissance de la productivité québécoise, une contribution pratiquement deux fois plus importante que leur poids économique.

L'analyse nous apprend aussi que l'apport de la région de Montréal est bien inférieur à ce qu'un territoire de cette importance devrait produire. Ainsi, bien que cette région génère un peu plus du tiers du PIB de la province, elle ne contribue qu'à 15% de la croissance de la productivité, ce qui est notamment inférieur à sa périphérie, la Montérégie (17%).

Enfin, notons que parmi les 17 régions administratives, trois font piètre figure, enregistrant une contribution neutre ou négative à l'égard de la croissance de la productivité provinciale : la Mauricie, le Centre-du-Québec et l'Estrie.

Consulter le rapport

(Québec municipal)

Forêt : Entente de collaboration entre les élus québécois et français

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) est fière d’annoncer la signature d’une entente de collaboration avec la Fédération nationale des communautés forestières de France. Intervenue dans le cadre du 2e Forum franco-québécois Bois et Forêt qui se tient à Québec jusqu’au 24 septembre, cette entente vise à développer des stratégies communes permettant la mise en place de politiques publiques afin de favoriser l’appropriation et le développement de la ressource forestière par les communautés.

« Cette entente permettra d’explorer de nouvelles avenues prometteuses en matière de stratégie forestière pour en faire un élément fort des politiques locales et du développement de nos milieux ruraux », souligne M. Yvon Soucy, vice-président de la FQM et préfet de la MRC de Kamouraska.

La FQM entrevoit, notamment, des échanges avec la France sur la question de la structuration d’un réseau entre les forêts communales françaises et les forêts de proximité québécoises.

Le président de la FQM, M. Richard Lehoux, souhaite par ailleurs que le gouvernement du Québec publie dès cet automne une politique de forêt de proximité permettant ainsi aux communautés de gérer une portion de la forêt publique et de tirer profit des retombées.

Rappelons que la de forêt de proximité est un concept innovateur développé par la FQM et qui doit permettre aux municipalités de prendre en charge leur avenir en misant sur les ressources de leur territoire. Au cours des dernières années, de nombreuses communautés de partout au Québec se sont mobilisées pour développer de tels projets. (RIM)

Taxi Fortin se prépare à prendre de l'expansion

Taxi Fortin de Rivière-au-Renard, spécialisée dans le transport de passagers en service express vers Québec et Montréal, profite de l'incertitude engendrée par le retrait éventuel d'Orléans Express pour prendre de l'expansion. L'entreprise demande à la Commission des transports du Québec (CTQ) une modification de permis afin de pouvoir desservir le tronçon La Martre-Rimouski et la Baie-des-Chaleurs.

Depuis l'annonce des demandes de modifications de services par Orléans Express au printemps dernier, l'entreprise renardoise a le vent dans les voiles : « Le monde a peur qu'Orléans parte pour de bon et se cherche une alternative. On a certainement une augmentation de 20 % de la clientèle », indique le propriétaire, Denis Fortin.

Expansion

Actuellement, l'entreprise peut prendre des passagers qu'entre Gaspé et La Martre vers Québec et Montréal, en vertu de son permis de la CTQ. Elle se prépare à prendre la place d'Orléans Express qui a demandé une réduction majeure de services à la commission, évoquant même son retrait complet de la Gaspésie durant les audiences publiques, en août dernier, à Gaspé.

« Je vais faire une demande de prolongation de permis vers Rimouski et du côté sud de Chandler à Carleton. Elles seront faites cette semaine afin de desservir la péninsule au complet », indique M. Fortin.

L'entreprise devrait se procurer trois nouveaux véhicules afin d'offrir le service, un investissement de quelque 180 000 $, en plus de procéder à l'embauche de nouveaux conducteurs. Mais il n'a pas l'intention de grossir la capacité des véhicules.

« Avec de gros autobus, on voit ce que ça donne. Je pense qu'on va plutôt ajouter des départs. Plutôt que de faire trois aller-retour par semaine, je pourrais faire un départ par jour », avance M. Fortin, dont l'entreprise fonctionne sous le principe de réservation.

Pas question d'offrir le service de colis : « Je ne dis pas non, mais je n'opte pas pour ça. En mêlant les colis et les passagers, ça fait des voyages interminables. Les colis, je laisse ça aux entreprises spécialisées », explique M. Fortin.

L'entreprise compte quatre employés et a un chiffre d'affaires d'un demi-million $. Elle roule un demi-million de kilomètres chaque année.

Taxi Fortin espère avoir une réponse positive à temps pour offrir son nouveau service pour la période des fêtes. (GRAFFICI.CA)

Un député néo-démocrate québécois accordera son soutien à une motion déposée par l’ex-bloquiste Jean-François Fortin.

Jean-François Larose a l’intention d’appuyer le député indépendant de la Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia parce qu’il dit s’être senti baîllonné et frustré dans l’exercice de ses fonctions.

Le député de Repentigny estime que les citoyens seraient mieux servis si les élus de la Chambre des communes avaient plus de latitude comme le préconise le député gaspésien dans une motion contre le cynisme présentée mardi à Ottawa.

Il a donc été séduit par les propositions de son collègue parlementaire, notamment celle voulant que chaque député de l’opposition ait droit à une question par semaine et qu’il puisse avoir la possibilité d’échanger son droit de parole puis de le céder à un collègue politique- à tout le moins, celles qui sont représentées aux Communes.

La frustration n’est pas envers le parti, elle l’est envers le système a-t-il laissé tomber.

À l’issue de la période des questions, hier, le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair a voulu minimiser la sortie de son député, soutenant que cela faisait partie d’un débat et qu’il allait continuer à être très ouvert.

Le fonctionnement actuel semble être une source de frustration pour le représentant du Nouveau Parti démocratique dans la circonscription de Repentigny.

Il critique le fait que pour avoir des questions de façon régulière, c’est toujours une négociation. L’élu ne veut pas préciser, par contre, dans quels dossiers il s’est senti muselé par son parti.  (CIEU FM)

 
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