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Revue de presse du 28 août 2014
Jeudi, 28 Août 2014 10:53

Orléans Express : début des audiences à Gaspé

La Commission des transports du Québec a entamé, mardi, ses audiences publiques sur les demandes d'Orléans Express relatives à la modification de son service de transport par autocar en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

Le transporteur a présenté au printemps une proposition visant l'élimination de la plupart de ses haltes pour les passagers et les colis dans les villages.

Seules les principales villes des deux régions seraient désormais desservies par le service d'autocar. Orléans Express, une entreprise détenue par Kéolis, souhaite aussi réduire la fréquence de ses liaisons tant en Gaspésie qu'au Bas-Saint-Laurent.

En Gaspésie, cela se traduirait par l'abandon de la desserte entre Grande-Rivière et Gaspé et la suspension de six allers-retours entre Montréal et la Gaspésie. Le service direct entre Sainte-Anne-des-Monts et Rimouski ainsi que celui entre Carleton-sur-Mer et Rimouski disparaîtrait également.

Orléans Express fait valoir qu'elle a perdu 5 millions de dollars en 2013. L'entreprise, qui se dit en difficultés financières, ajoute que sa demande d'aide financière pour maintenir la desserte des régions plus éloignées a été refusée.

Horaire des audiences :
Gaspé, mardi 26 août
Carleton-sur-Mer, mercredi 27 août
Rimouski, jeudi 28 août
Trois-Rivières, mercredi 3 septembre
Thetford Mines, jeudi 4 septembre

En audiences publiques, Orléans Express Orléans présentera d'abord sa preuve générale et particulière, sur chacune des modifications demandées, au lieu et au moment où se déroulera la rencontre. Puis, la Commission entendra les intervenants.

Gaétan Lelièvre se prononce

En Gaspésie, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a décidé d'intervenir pour s'opposer aux demandes d'Orléans Express.

Il demande que la situation des transports en Gaspésie soit analysée distinctement.

Dans son mémoire, le député fait valoir qu'une telle analyse permettrait de tracer le portrait de l'ensemble de l'offre en transport dans la région.

Gaétan Lelièvre souligne que le service de train de passagers n'existe plus et que les services aériens sont extrêmement coûteux. De plus, ajoute-t-il, les services maritimes sont inexistants et le train de marchandises quasi absent.

« La Gaspésie est une région éloignée, elle ne doit pas être une région isolée. » — Gaétan Lelièvre, député de Gaspé à l'Assemblée nationale

Mémoire des élus

La Conférence régionale des élus et la Régie des transports de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont aussi déposé un mémoire conjoint sur les modifications d'horaires et de trajets demandées par Orléans Express.

Les deux organisations s'opposent à la demande du transporteur même si elles jugent elles aussi que le statu quo n'est plus viable ni rentable.

Toutefois, les élus estiment qu'il s'agit d'un service essentiel et que des solutions durables doivent être mises à l'essai avant de le modifier ou de l'abandonner. La Conférence régionale des élus et la Régie sont prêts à jouer un rôle dans la mise en place d'une solution de rechange, mais elles ne veulent pas être seules dans l'aventure.

Les deux organisations invitent le gouvernement du Québec à chercher avec elles une solution.

Marc-André Varin, vice-président, développement des affaires à Keolis Canada, suggère d'ailleurs aux Gaspésiens de développer leur propre service. « Toute la Gaspésie nord et sud serait prise en charge de différente façon par la Conférence régionale des élus en opérant un plus petit bus », indique M. Varin.

Pour l'ensemble du Québec, Orléans Express a déposé huit demandes de modification. Plus de 110 demandes d'intervention ont été reçues à la Commission des transports, dont une cinquantaine proviennent de particuliers.   Cinq mémoires ont été déposés à Gaspé mardi.   (Radio-Canada)

La direction d'Orléans satisfaite de la compréhension des Gaspésiens

Le vice-président chez Kéolis Canada, la compagnie mère d’Orléans Express, repart de la Gaspésie avec l’impression que les Gaspésiens ont bien compris la situation que vit son entreprise.

Selon lui, le portrait de la situation qu’il a présenté durant les deux journées d’audiences dans la région n’a pas été contesté. Il croit que la population est consciente de la problématique et du besoin de réformer le système actuel.

Les pistes de solution proposées le mettent en confiance, particulièrement un partenariat avec le transport collectif, convaincu de la viabilité de ce projet: «On veut tous travailler, on veut tous identifier que c’est une piste, probablement la meilleure piste de solution, de travailler en collaboration. Je pense qu’il faut engager ce travail-là. On a exprimé qu’il fallait bouger rapidement.» (CHAU TVA)

La Conférence régionale des élus et la Régie des transports de la Gaspésie s’opposent au plan de rationalisation d’Orléans Express.

Les 2 organismes ont déposés un mémoire conjoint lors des audiences publiques de la Commission des transports qui se tenaient mardi à Gaspé.

Le directeur général de la CRÉ mentionne qu’il était déjà au fait des arguments évoqués par Orléans pour réduire ses services, en raison des déficits accumulés sur la ligne Montréal/Québec et en régions. Gilbert Scantland ajoute qu’un comité de travail a été formé afin de trouver des solutions, et ce, après que le transporteur par autocar ait manifesté ses intentions de réduire les services en Gaspésie. Gilbert Scantland fait état de la position de la CRÉGIM :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

La RÉGIM et la CRÉ demandent le statu quo à Orléans Express puisqu’il serait déraisonnable de laisser un service d’autocar s’appauvrir dans la région à la suite d’un processus de rationalisation trop rapide sans que des solutions durables n’aient pu être testées :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Le mémoire déposé à la Commission vise à démontrer que l’application à court terme du plan de restructuration d’Orléans cause préjudice à l’intérêt public de la Gaspésie. La CRÉ invite d’ailleurs la Commission à prendre acte des impacts de la proposition du transporteur comme le veut la Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires. (Radio Gaspésie)

Orléans Express prête à couper les ponts avec les régions

À moins d'obtenir une délégation de services subventionnée par l'État, Autocars Orléans Express souhaite abandonner ses trajets régionaux et se concentrer sur l'axe Montréal-Québec-Rimouski. Un projet auquel se sont opposés les participants aux audiences de la Commission des transports du Québec, mardi à Gaspé.

À court terme, Orléans veut diminuer ses services en Gaspésie et dans l'est du Bas-Saint-Laurent, l'objet de sa requête à la Commission. L'entreprise offrirait un seul aller-retour par jour du côté nord de la péninsule et un seul au sud, comparativement à deux ou trois de chaque côté actuellement. L'autocar ne se rendrait plus jusqu'à Percé, sur la pointe gaspésienne. De Gaspé à Rimouski, le nombre de points de services passerait de 44 à 7 au nord et de 47 à 8 au sud.

Cette rationalisation ne serait qu'une première étape, a-t-on appris mardi. Dans un an, Orléans souhaite cesser ses activités à l'est de Rimouski. L'entreprise a perdu 3,6 millions $ sur le corridor Rimouski-Gaspé en 2013, a indiqué Marc-André Varin, vice-président au développement des affaires de Keolis Canada, la société mère d'Orléans.

Ce n'est pas nouveau que l'entreprise perde de l'argent en Gaspésie. En échange, Orléans a l'exclusivité sur le tronçon Montréal-Québec. Toutefois, le déclin de ce tronçon central (- 10 % de revenus en cinq ans) ne permet plus d'éponger le déficit dans l'est.

Si Orléans demeurait en Gaspésie, ce serait pour se voir déléguer l'exploitation d'un système de transport collectif régional subventionné, comme elle le fait déjà dans Lanaudière. «Le risque ne serait plus de notre côté, on serait rémunérés au kilomètre et ce modèle peut être appuyé par le programme d'aide au transport collectif du Québec», a indiqué M. Varin.

La Gaspésie et les Îles ont déjà une Régie intermunicipale de transport collectif, mais elle offre des trajets quotidiens courts, et non du transport interurbain.

«On a l'impression que vous faites porter le singe aux communautés et au gouvernement, a réagi Gilbert Scantland, directeur de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. La responsabilité se déplacerait vers le public et il ne faut pas être dupe.»

«Ça n'a pas de bon sens»

Si Orléans Express veut abandonner la Gaspésie, elle devra faire le deuil de l'exclusivité Montréal-

Québec, estime M. Scantland, qui veut chercher des solutions avec l'entreprise avant que des réductions de services soient autorisées.

«On est en train d'isoler la Gaspésie du reste du Québec, a lancé la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier. On n'a plus le train [de passagers suspendu depuis août 2013], l'avion n'est pas accessible à tous. Il nous restait l'autobus.»

«Percé est un produit d'appel touristique et l'autobus n'y passerait plus? Ça n'a pas de bon sens», a réagi le maire André Boudreau.

Des étudiants comptent sur l'autobus pour se déplacer vers les cégeps et les universités, ont fait valoir des participants. Des personnes âgées ou malades en dépendent pour suivre leurs traitements à Rimouski ou à Québec.

Les audiences se poursuivent à Carleton mercredi. (Le Soleil)

Opposition au plan d’Orléans Express en Gaspésie

La Régie des transports (RéGÎM) et la Conférence régionale des élus (CRÉGÎM) de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont profité des audiences de la Commission des transports du Québec tenues hier à Gaspé pour déposer un mémoire conjoint pour s’opposer au plan de rationalisation des services de transport interurbain présenté par Autocar Orléans Express.

Les deux organismes régionaux sont d’accord sur le fait que les règles du jeu en vigueur au Québec dans le domaine du transport interurbain ne sont plus adaptées aux nouvelles réalités de la mobilité durable. Manifestement, l’exploitation du service n’est plus rentable pour l’industrie  et le statu quo n’est plus viable pour aucune des parties prenantes. Cependant, il serait déraisonnable de laisser ce service essentiel s’appauvrir dans la région, à la suite d’un processus de rationalisation trop rapide, sans que des solutions durables n’aient pu être testées.

« Nous sommes prêts à jouer un rôle dans la recherche et la mise en place d’une alternative viable, en fonction, bien sûr, des moyens financiers supplémentaires dont nous disposerons. Pas question par contre d’assumer ce fardeau à nous seuls. En ce sens, le gouvernement provincial doit absolument s’impliquer dans cette transition », affirme le directeur général de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland.

De plus, le mémoire déposé à la Commission des transports vise notamment à démontrer que l’application à court terme du plan de restructuration du réseau d’Autocar Orléans Express cause préjudice à l’intérêt public pour les populations, les entreprises et les institutions présentes sur le territoire de la Gaspésie.

« Si le système ne fonctionne plus, si le marché n’est plus en équilibre, nous ne pouvons accepter que ce soit les régions à faible densité de population qui en fassent les frais! Surtout si des solutions existent et devraient faire l’objet d’études », lance le président de la RéGÎM, Jonathan Lapierre.

La CRÉGÎM espère que la Commission prendra acte des impacts de la proposition d’Autocar Orléans Express en fonction de chacune des régions, comme le veut la Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires, et que cela teintera ses réflexions dans sa prise de décision.

La Commission des poursuit ses travaux à Carleton-sur-Mer mercredi et à Rimouski jeudi. (L’Avantage)

Orléans Express demande une aide subventionnée afin de poursuivre la desserte des régions par autobus voyageur.

Les audiences de la Commission des transports du Québec ont débuté hier, à Gaspé, afin d’entendre les requêtes du transporteur et des instances locales dans le dossier.

Voici le reportage d’Ariane Aubert Bonn: 
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12136#1

(CIEU FM)

Les objections au plan de rationalisation d’Orléans Express se multiplient.

C’est maintenant au tour de la Régie des transports de la Gaspésie (la RÉGIM) et à celui de la Conférence régionale des élus de signifier leur désaccord.

Un mémoire conjoint a été déposé dans le cadre des audiences régionales de la Commission des transports qui avaient lieu à Gaspé, mardi.

Tout d’abord, les deux organismes sont d’accord sur le fait que les règles en vigueur dans le domaine du transport ne sont plus les mêmes et que le statu quo n’est pas envisageable.  Cependant, il est écrit dans le mémoire; qu’il serait déraisonnable de laisser le service d’autocar s’appauvrir dans la région à la suite d’un processus de rationalisation trop rapide sans que des solutions durables n’aient pu être testées.

Le directeur de la CRÉ Gilbert Scantland affirme par voie de communiqué que son organisme est prêt à jouer un rôle dans la recherche et la mise en place d’une alternative viable, en fonction des moyens financiers dont disposera son organisme.

De plus, le mémoire déposé à la Commission vise à démontrer que l’application à court terme du plan de restructuration d’Orléans cause préjudice à l’intérêt public en Gaspésie.

La CRÉ invite d’ailleurs la commission à prendre acte des impacts de la proposition du transporteur comme le veut la Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires.

Les audiences de la Commission se poursuivent demain à Carleton.     (CIEU FM)

Orléans Express n'a jamais relancé la RéGÎM

Keolis Canada, maison mère du transporteur de passagers par autocar Orléans Express, n'a jamais relancé la Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine afin de tenter de trouver ensemble une solution, contrairement à une déclaration faite par le transporteur à GRAFFICI.CA en mai dernier.

« On n'a pas été relancé par Keolis ou par qui que ce soit dans ce dossier-là », indique le président de la RéGÎM, Jonathan Lapierre.

La Commission des transports du Québec entame une tournée provinciale en s'arrêtant à Gaspé mardi et Carleton-sur-Mer mercredi afin d'entendre des groupes face aux intentions d'Orléans Express de réduire de façon majeure la fréquence des départs. Le transporteur propose d'offrir le service qu'à 13 endroits en Gaspésie. De plus, Percé ne serait plus desservi par Orléans Express. Keolis affirme perdre quelque 3 M$ en Gaspésie.

« Nous, à partir du moment où Keolis a enclenché ce processus-là, nous, on s'est mis à la préparation d'un mémoire à présenter devant la commission pour contrecarrer les plans de Keolis », indique M. Lapierre.

La RéGÎM s'est toujours montré prête à collaborer avec Keolis, mais ne veut pas prendre la place du transporteur interurbain. « Ça ne fait pas partie de notre mission. On est prêt à collaborer. Mais pour trouver les solutions, il faut que le partenaire soit à l'avant de toi », renchérit M. Lapierre.

Mémoire

Refusant de dévoiler le contenu du mémoire qui sera déposé mardi à Gaspé, Jonathan Lapierre souligne que la RéGÎM et le réseau des Conférences régionales des élus ont un seul objectif.

« Tous s'entendent pour dire que le service par autocar dans une région est un service de proximité et hyper important, permettant d'assurer la mobilité dans un territoire. Il y a une très grande distance entre les communautés de la Gaspésie. Également, on est assez éloigné des centres urbains et on doit être desservi par un service comme Keolis », résume M. Lapierre qui se dit toujours prêt à trouver une solution avec Keolis ou tout autre partenaire.

Pas moins d'une quinzaine d'organismes de la région ont fait parvenir leurs commentaires à la Commission des transports du Québec. L'organisme entendra les commentaires et mémoires des Gaspésiens durant deux jours cette semaine en Gaspésie.

Au moment d'écrire ses lignes, Orléans Express n'avait pas rappelé GRAFFICI.CA. (GRAFFICI.CA)

Début des audiences d’Orléans Express

22 intervenants se sont exprimé sur l’avenir du transport en Gaspésie dans le cadre de la première journée d’audience publique de la Commission des transports du Québec aujourd’hui alors que la Commission était à Gaspé pour entendre les points de vus d’Orléans Express et des citoyens concernés par le projet de diminution de service du transport par autobus dans la région.

 

Le transporteur estime perdre plus de 10 000 dollars par jours en territoire québécois. Certains politiciens consentent que le défi économique soit important, mais ils privilégient un moratoire plutôt que la diminution des services.

 

« La meilleure chose qu’on doit faire aujourd’hui c’est de décréter un moratoire de 6 mois pour asseoir une multitude d’intervenants autour d’une même table » Proposait Allen Cormier le Préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie.

 

Un scénario que l’administration d’Orléans Express ne semble pas retenir.

 

« J’ai un peu un problème avec le moratoire parce qu’on ne peut pas juste continuer à accumuler des pertes. Il faut qui se passe quelques choses durant ce moratoire. » Avançait clairement Marc-André Varin, Vice-Président des affaires chez Kéolis.

 

Le nerf de la guerre pour le transporteur se trouve entre Montréal-Québec. Cette ligne payante pour la compagnie d’autobus est abandonnée par les usagés au profit de Via Rail qui offre des tarifs plus alléchants. Résultat? Les profits d’Orléans Express fondent comme neige au soleil et ne permettent plus de couvrir les pertes récurrentes de 3 millions engendrées dans les régions en raison de la baisse d’achalandage.

 

Et le problème ne s’arrête pas là, Orléans Express a obtenu l’exclusivité du transport par autobus sur la ligne Montréal-Québec, mais à condition de bien servir les régions. C’est donc toute la structure de la compagnie est qui est menacée. M. Varin se défend de mauvaises gestions.

 

« À un moment donné la situation était quand même pas mal, les gains étaient de moins en moins, mais la compagnie était quand même rentable, peut-être qu’on aurait du agir avant, mais là on se retrouve dans une situation où il y a des pertes et il faut trouver des solutions. »

 

Les élus eux, sont déçus des réponses du transporteur.

 

« On est vraiment en train d’isoler la Gaspésie du reste du Québec et je trouve ça déplorable. » Affirmait Diane Lebouthillier

 

Le Maire de Percé, André Boudreau croit que : « Ça pas de bon sens, c’est inimaginable ».

 

« On a l’impression qu’Orléans Express veut garder le filet mignon et nous donner le steak haché » ajoutait Allen Cormier.

 

La commission se transporte mercredi à Carleton. Elle ferra ensuite des arrêts à Rimouski, Québec et Thetford-Mines. (CHAU TVA)

Orléans Express ne s'est pas fait d'amis à Gaspé

La compagnie de transport d'autobus, Orléans Express, a confirmé devant la Commission des transport du Québec hier à Gaspé sa volonté de réduire substantiellement son service de passagers en Gaspésie.

Une quarantaine d'intervenants régionaux ont assisté à la présentation du transporteur qui a mis carte sur table en proposant de passer de 44 points d'arrêt à 7 du côté nord et de 47 à 7 sur le versant sud de la Gaspésie. Par ailleurs, Percé ne sera plus desservie selon la nouvelle grille proposée, ce qui a fait sursauté le maire de l'endroit, André Boudreau et la préfet de Rocher-Percé, Diane Lebouthillier.

Orleans Express a rappelé aux commissaire de la CTQ que l'entreprise perd 10 000$ par jour dans la région sur le plan des opérations et invoque «l'urgence d'agir» afin d'assurer la survie de la compagnie. Elle se dit toutefois ouverte à travailler avec la Régie des transport de la Gaspésie pour trouver une solution. De leur côté, la Régie des transports de la Gaspésie-les-îles et la Conférence régionale des élus de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont déposé un mémoire conjointement par lequel ces organismes font part de leur opposition au plan de rationalisation des services du transport interurbain présenté par Autocar Orléans Express.

Les deux organismes régionaux sont d'accord sur le fait que les règles du jeu en vigueur au Québec dans le domaine du transport interurbain ne sont plus adaptées aux nouvelles réalités de la mobilité durable. «Manifestement, l'exploitation du service n'est plus rentable pour l'industrie et le statu quo n'est plus viable pour aucune des parties prenantes. Cependant, il serait déraisonnable de laisser ce service essentiel s'appauvrir dans la région, à la suite d'un processus de rationalisation trop rapide, sans que des solutions durables n'aient pu être testées», lit-on dans leur communiqué.

« Nous sommes prêts à jouer un rôle dans la recherche et la mise en place d'une alternative viable, en fonction, bien sûr, des moyens financiers supplémentaires dont nous disposerons. Pas question par contre d'assumer ce fardeau à nous seuls. En ce sens, le gouvernement provincial doit absolument s'impliquer dans cette transition », a tenu à dire de son côté le directeur général de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland. (CHNC)

La RéGÎM et la CRÉGÎM s'objectent au plan de rationalisation d'Orléans Express en Gaspésie

Dans le cadre des audiences de la Commission des transports du Québec, la Régie des transports (RéGÎM) et la Conférence régionale des élus (CRÉGÎM) de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine déposent un mémoire conjoint pour s’opposer au plan de rationalisation des services de transport interurbain présenté par Autocar Orléans Express.

Les deux organismes régionaux sont d’accord sur le fait que les règles du jeu en vigueur au Québec dans le domaine du transport interurbain ne sont plus adaptées aux nouvelles réalités de la mobilité durable. Manifestement, l’exploitation du service n’est plus rentable pour l’industrie et le statu quo n’est plus viable pour aucune des parties prenantes. Cependant, il serait déraisonnable de laisser ce service essentiel s’appauvrir dans la région, à la suite d’un processus de rationalisation trop rapide, sans que des solutions durables n’aient pu être testées.

« Nous sommes prêts à jouer un rôle dans la recherche et la mise en place d’une alternative viable, en fonction, bien sûr, des moyens financiers supplémentaires dont nous disposerons. Pas question par contre d’assumer ce fardeau à nous seuls. En ce sens, le gouvernement provincial doit absolument s’impliquer dans cette transition », affirme le directeur général de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland.

De plus, le mémoire déposé à la Commission des transports vise notamment à démontrer que l’application à court terme du plan de restructuration du réseau d’Autocar Orléans Express cause préjudice à l’intérêt public pour les populations, les entreprises et les institutions présentes sur le territoire de la Gaspésie.

« Si le système ne fonctionne plus, si le marché n’est plus en équilibre, nous ne pouvons accepter que ce soit les régions à faible densité de population qui en fassent les frais! Surtout si des solutions existent et devraient faire l’objet d’études », lance le président de la RéGÎM, Jonathan Lapierre.

La CRÉGÎM espère d’ailleurs que la Commission prendra acte des impacts de la proposition d’Autocar Orléans Express en fonction de chacune des régions, comme le veut la Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires, et que cela teintera ses réflexions dans sa prise de décision.

Pour visionner le memoire, cliquez ici. (RIM)

CTQ à Gaspé: Orléans Express veut «abandonner» les régions

Le transporteur de passagers par autocars Orléans Express souhaite laisser aux régions qu'elle dessert le soin d'organiser le service, souhaitant se concentrer sur l'axe Montréal-Québec-Rimouski.

La Commission des transports du Québec (CTQ) a commencé à entendre en audiences publiques mardi à Gaspé la demande du transporteur de réduire passablement ses services en Gaspésie, au Centre-du-Québec et en Mauricie, tout en abandonnant les dessertes vers La Tuque et Thetford Mines.

«On veut se concentrer sur le corridor Montréal-Québec-Rimouski et le restant du réseau, c'est de passer sur un modèle sous la responsabilité des régions», a indiqué le porte-parole de Keolis Canada, Marc-André Varin, devant la (CTQ).

En point de presse, M. Varin est allé plus loin sur le modèle à développer : «C'est de regarder la possibilité de cesser nos opérations à Rimouski et que toute la péninsule serait reprise en charge par la RéGÎM [NDLR : réseau de transport collectif en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine], et opéré par des plus petits bus ou donné à contrat sous un concept de délégation de services publics».

Orléans Express a perdu 3,5 millions $ pour l'ensemble de ses activités en 2013, sur un bilan consolidé de 38,1 millions $. «On parle de 10 000 $ par jour de pertes globalement sur le réseau», a souligné M. Varin.

«On ne peut pas faire le statu quo. Il y a des demandes à court terme pour 12 mois, le temps de s'organiser avec les régions et avec Québec pour trouver une solution durable pour un nouveau service qui serait offert en 2016», de dire M. Varin en guise de conclusion.

Les audiences de la CTQ se poursuivent mercredi après-midi à Carleton-sur-Mer. (Argent)

Le dernier service depuis l'arrêt du transport par train

L’ex-ministre responsable de la région dépose un mémoire aux audiences de la Commission des Transports du Québec, ce matin.

Le transporteur Kéolis a effectué une demande de réduction de services de transport par autocar dans la région, demande pour laquelle des audiences ont lieu aujourd'hui même à Gaspé.

Sans porter tout le blâme sur les épaules du transporteur, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, profitera de la fenêtre ouverte auprès de la commission pour actualiser le débat sur la situation du transport en commun en Gaspésie :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12130#1

Gaétan Lelièvre affirme que le transport par autobus voyageur est l'une des dernières options abordables pour permettre à la population et à la marchandise de voyager, depuis l'arrêt de la desserte de la région par train.

Il compte donc effectuer les demandes suivantes auprès de la Commission des transports: http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12130#1

C’était Gaétan Lelièvre, député de Gaspé.      (CIEU FM)

Coupes à Orléans Express : aussi une question de santé publique

Pour des questions de santé publique et d’équilibre socio-économique, la Gaspésie doit conserver les services actuels d’Autocars Orléans Express, assurent les meneurs régionaux ayant participé mercredi aux audiences de la Commission des transports du Québec à Carleton-sur-Mer.

Ces audiences font partie d’un ensemble de rencontres publiques menées dans plusieurs villes et ayant pour but d’analyser le plan de compression de services d’Orléans Express.

À Carleton, il s’agissait surtout d’examiner les compressions dans la Baie-des-Chaleurs, où le transporteur veut supprimer un aller-retour par jour sur deux, et couper en plus un aller-retour Rimouski-Carleton. La firme veut globalement réduire de 91 à 15 le nombre d’arrêts entre Rimouski et Gaspé, par le nord ou le sud, et ne plus se rendre à l’est de Rimouski dans un an, s’il y a moyen d’assurer une entente avec un transporteur régional.

Charles Guérette, du Centre de santé de la Baie-des-Chaleurs a campé la position de son secteur en affirmant que « le transport fait partie des déterminants de la santé et du bien-être de la population », compte tenu aussi de la situation sociale assez précaire d’une partie des citoyens, et de la mobilité réduite de ceux n’ayant pas d’auto dans une région de distances.

L’autre porte-parole du Centre de santé, Michel Bond a précisé que 32 000 tests sanguins étaient envoyés annuellement en autobus par son organisme pour être analysés dans des hôpitaux de Rimouski, Québec, Sherbrooke et Montréal.

« Le trajet du soir, que vous voulez couper (…) nous permet d’arriver dans les délais prescrits (pour être analysés), soit moins de 24 heures (…) Si nous perdons le service de colis, que prendrons-nous, un avion, un taxi? Ce serait terriblement dispendieux pour le Centre de santé », a noté M. Bond.

Le départ d’autocar du matin ne permettait pas de respecter les délais d’analyse, puisqu’il s’agirait alors surtout d’échantillons de la veille. M. Bond a aussi fait remarquer au Graffici.ca que trois autres centres de santé, du Rocher-Percé, de Côte-de-Gaspé et de Haute-Gaspésie, vivaient la même réalité.

Il a aussi souligné que la suppression d’un aller-retour par jour allongerait la durée de séjour des patients prenant l’autobus pour bénéficier d’examens à Rimouski ou plus à l’ouest. « Ces patients doivent passer une nuit de plus à Rimouski, parce qu’ils ne peuvent revenir le soir (…) Il y a des coûts de plus, pour le coucher (…) et le temps de travail perdu. Ça a une incidence sur les organisations, également ».

Marjolaine Castonguay, présidente de Pesca Environnement, une firme-conseil employant près de 40 personnes à son siège social de Carleton, s’est déclarée « très secouée » par le plan de compression d’Orléans Express.

« Vous faites partie du succès de mon entreprise. Vous me rendez agile. Là, vous allez couper mon agilité (…) Le saviez-vous que vous transportiez mes offres de services. J’aimerais ça, être à votre place. Je n’ai jamais eu ça, une salle pleine de monde qui dit qu’on aime ça ce que je fais », a-t-elle précisé.

Le député fédéral Philip Toone a eu quelques échanges serrés avec les représentants d’Orléans Express, l’avocat David Blair et le vice-président au développement des affaires, Marc-André Varin. L’assistance a notamment appris, suite aux questions de M. Toone, que le bilan présenté par le transporteur n’incluait pas les revenus tirés du transport de colis.

Le commissaire Marc Delage a précisé que son organisme n’avait pas juridiction en la matière. Marc-André Varin a répondu au député fédéral qu’il n’avait les revenus du transport de colis hier. (GRAFFICI.CA)

Quand Orléans Express traverse une crise financière

Les auditions de la commission des Transports du Québec ont débuté mardi dernier à Gaspé. Rappelons que le transporteur par autocars Orléans Express, une division du groupe Kéolis, a demandé une réduction de services en Gaspésie, en réduisant le nombre d'aller-retour entre Gaspé et Rimouski et en coupant la desserte entre Grande-Rivière et Gaspé.

De plus, le nombre d'arrêts passerait de plus d'une quarantaine à sept, pour le côté nord comme pour le côté sud de la péninsule.

Le vice-président au développement des affaires pour Kéolis Canada, Marc-André Varin, a également exprimé la volonté de sa compagnie de complètement laisser tomber le service en Gaspésie, afin de se concentrer sur le corridor Montréal-Québec-Rimouski.

Afin de demander ces coupures, le promoteur explique que sa compagnie subit des pertes de 10 000 dollars par jour, soit plus de trois millions par année, puisqu'elle opère dans des régions qui ne peuvent pas lui permettre de rentabiliser les trajets. La Gaspésie fait partie du lot.

Une exclusivité menacée?

Rappelons qu'Orléans Express a obtenu l'exclusivité sur la desserte par autobus entre Québec et Montréal en échange d'offrir ses services dans les régions éloignées. Selon Marc-André Varin, ce modèle d'affaires ne tient plus la route et il doit être révisé.

Il explique que son trajet Québec-Montréal, bien que rentable, affiche une baisse et que cette baisse ne permet pas de maintenir le service dans les régions sans placer sa compagnie en déficit.

Interrogé par le Journal à savoir s'il craignait perdre son exclusivité sur le trajet Montréal-Québec en arrêtant de desservir les régions, il a répondu: «C'est une question qu'il faudrait adresser au législateur.» Il a toutefois admis craindre pour cette exclusivité sur l'opération de la ligne Québec-Montréal, laquelle fait vivre sa compagnie.

Est-ce que la coupure des services dans les régions résulte d'un problème de gestion de cette ligne exclusive Québec-Montréal? Marc-André Varin répond: Est-ce qu'Orléans aurait dû, il y a cinq ans, dix ans, prendre les mesures pour renouveler son offre d'affaires, son offre de services, la tarification, peut-être. (...) Mais aujourd'hui nous sommes dans une situation où il y a des pertes et il faut trouver une solution.

Afin de régler son problème, le promoteur demande aux régions d'arrimer leurs services de transport en commun au sien. Il demande également au gouvernement d'explorer la possibilité de financer le service et, finalement, il propose d'effectuer des coupures pour éviter de plonger sa compagnie dans un déficit (Le Rimouskois)

Vive inquiétude en Haute-Gaspésie

L’ensemble des intervenants qui se sont fait entendre aux audiences de la Commission des Transports concernant le plan de coupures de services d’Orléans Expresse s’entendent pour dire que le scénario proposé par le transporteur est inacceptable.

Le nerf de la guerre dans cette nouvelle demande de réductions de services d’Orléans Express, propriété de Kéolis concerne le nombre d’arrêts qui passerait de plus de 40 à 7 par jour, abandonnant ainsi tous les villages entre Gaspé et Rimouski. En Haute-Gaspésie, les seuls endroits desservis par Orléans Express seraient Sainte-Anne-des-Monts et Mont-Louis. Quant aux citoyens de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, ils devront se rendre à Grande-Vallée ou Mont-Louis pour le service le plus proche. Pour ceux des Méchins, ils devront se rabattre sur Matane ou Sainte-Anne-des-Monts. Dans les deux cas, il s’agit d’un parcours de 40 km pour atteindre le point de service le plus proche.

Avec les changements proposés, le seul voyage en direction de Rimouski se ferait à 10 h 41 à Sainte-Anne-des-Monts et en direction de Gaspé, l’autobus s’arrêterait dans la ville reine de la Haute-Gaspésie à 8 h 25. On parle donc de l’abandon de deux trajets aller-retour d’après-midi et de soir.

Une région inquiète

Le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier ne mâche pas ses mots lorsqu’il commente la proposition du transporteur par autobus. « Je suis extrêmement déçu de constater qu’Orléans Express arrive avec une formule toute faite. Il aurait dû y avoir, au moins, des discussions avec la Conférence régionale des élus et la Régie des transports de la Gaspésie afin de trouver une solution régionale. » Il ajoute qu’en Haute-Gaspésie, les autres formes de transport sont quasi inexistantes, que ce soit au niveau du train, de l’avion ou du transport maritime. « Ils auraient pu se tourner vers des solutions comme le transport de marchandises ou demander de l’aide financière gouvernementale au lieu d’agir de façon cavalière. » Il ajoute qu’Orléans Express semble avoir beaucoup d’intérêt pour Québec et Montréal mais que la Gaspésie semble peser très peu dans la balance.

Quant au président de la CSN-GÎM, Jacques Mimeault, il abonde dans le même sens. « Tout le monde était d’accord que ce scénario est inacceptable. S’ils vont de l’avant, d’ici douze mois, nous n’aurons même plus d’arrêts à Rimouski. La Commission doit absolument refuser cette proposition. J’aimerais aussi qu’ils sortent leurs livres comptables afin qu’on puisse voir s’ils perdent réellement 10 000 $ par jour. »

Plusieurs autres intervenants se sont exprimés aux audiences dont l’Association des retraités, le président de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland, des préfets et le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.

Orléans Express s’est fait remarquer en arrivant armé de deux avocats dont l’un deux a dû se faire remettre à l’ordre par le commissaire puisqu’il avait un ton un peu trop agressif au goût de la Commission. (Le Riverain)

Maintien d'Orléans Express dans l'Est-du-Québec: un enjeu de santé

Le maintien intégral des services d'autocars Orléans Express à l'est de Rimouski constitue un enjeu majeur de santé publique, une condition minimale de réussite pour les entreprises privées et de mobilité pour les citoyens de la Gaspésie.

Ces trois messages, et d'autres, ont été présentés mercredi à Carleton lors des audiences publiques de la Commission des transports du Québec, qui examine la demande de réduction de services d'Orléans Express dans l'est du Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Parce qu'elle a perdu 3,5 millions$ en 2013 au Québec, la firme veut couper le service entre Rimouski et Gaspé de quatre à deux allers-retours par jour, couper un service local entre Rimouski et Carleton et faire passer de 91 à 15 le nombre de ses points d'arrêt. Dans un an, moyennant une entente hypothétique avec un transporteur local comme le RéGIM pour prendre la relève, Orléans Express voudrait couper tout service à l'est de Rimouski.

«Le transport fait partie des déterminants de la santé et du bien-être de la population», a indiqué Charles Guérette, du Centre de santé de la Baie-des-Chaleurs, qui a six points de services sur un territoire couvrant plus de 200 kilomètres de bout en bout, territoire où plusieurs citoyens n'ont pas d'auto. Son collègue Michel Bond a souligné que 32 000 tests sanguins étaient acheminés chaque année en autobus par l'institution de santé aux fins d'analyses poussées dans des laboratoires hospitaliers situés à Rimouski, à Québec, à Sherbrooke ou à Montréal.

Coûts supplémentaires

«Le trajet du soir, que vous voulez couper [...] nous permet d'arriver dans les délais prescrits [pour être analysés], soit moins de 24 heures [...] Si nous perdons le service de colis, que prendrons-nous, un avion, un taxi? Ce serait terriblement dispendieux pour le Centre de santé», a expliqué

M. Bond, soulignant que le trajet d'autocar du matin ne permettait pas de respecter les délais d'analyse.

Il a aussi noté qu'un seul trajet par jour à destination des centres hospitaliers de Rimouski ou d'ailleurs vers l'ouest allongeait d'au moins une nuit le séjour des patients se rendant passer des examens, «avec les coûts supplémentaires et une réduction du temps de travail».

Marjolaine Castonguay, de Pesca Environnement, une entreprise-conseil de Carleton employant plus de 40 personnes, s'est dite «très secouée» par le plan de réduction de services d'Orléans Express.

«Vous faites partie du succès de mon entreprise. Vous me rendez agile. Là, vous allez couper mon agilité [...] Le saviez-vous que vous transportiez mes offres de services? J'aimerais ça, être à votre place. Je n'ai jamais eu ça, une salle pleine de monde qui dit qu'on aime ça ce que je fais», a-t-elle insisté.

En faisant dire au porte-parole d'Orléans Express, Marc-André Varin, que les revenus du transport de colis n'étaient pas inclus dans le bilan déposé devant la Commission des transports, le député fédéral Philip Toone a déclenché un murmure dans l'assistance, où la plupart des gens ignoraient ce détail. Le commissaire Marc Delage a expliqué que son organisme n'avait pas juridiction en matière de colis. M. Varin n'avait pas en main les revenus de ce type de transport mercredi. (Le Soleil)

CTQ à Gaspé : mur d'oppositions face aux demandes d'Orléans Express

Orléans Express souhaite laisser à la région le soin d'organiser le transport de passagers par autocar et se concentrer sur l'axe Montréal-Québec-Rimouski. L'entreprise propose une période de transition en réduisant  passablement son service dans la région, mais se heurte à un mur d'oppositions.

« On veut se concentrer sur le corridor Montréal-Québec-Rimouski et le restant du réseau, c'est de passer sur un modèle sous la responsabilité des régions », indique le porte-parole de Keolis Canada, maison mère d'Orléans Express, Marc-André Varin, devant la Commission des transports du Québec (CTQ) qui a amorcé les audiences publiques à Gaspé mardi sur la refonte en profondeur de sa desserte à travers plusieurs régions du Québec, dont la Gaspésie.

En point de presse, M. Varin est allé plus loin : « C'est de regarder la possibilité de cesser nos opérations à Rimouski et que toute la péninsule serait reprise en charge par la RéGÎM, soit opéré par des plus petits bus ou donné à contrat sous un concept de délégation de services publics ».

Orléans Express a perdu 3,57 M$ en 2013 sur la desserte Rimouski-Gaspésie. L'entreprise calcule perdre ainsi 10 000 $ par jour en Gaspésie, soit la perte globale sur l'ensemble du réseau.

L’entreprise souhaite réduire de quatre à deux le nombre d’aller-retour entre Gaspé et Rimouski et elle veut éliminer les circuits entre Rimouski et Sainte-Anne-des-Monts du côté nord et Carleton-sur-Mer du côté sud. La desserte de Percé serait abandonnée. Elle estime que les revenus générés sur la ligne Montréal-Québec ne peuvent plus compenser les pertes subies notamment en Gaspésie. La concurrence, notamment du covoiturage, fait mal à l'entreprise.

« On ne peut pas faire le statu quo. Il y a des demandes à court terme pour 12 mois, le temps de s'organiser avec les régions et avec Québec pour trouver une solution durable pour un nouveau service qui serait offert en 2016 », dit M. Varin en guise de conclusion.
Le plan de réduction de service fait partie d’un plan global de redressement de l’entreprise dans un contexte où c’est l’ensemble de l’industrie du transport de passagers par autocar vit une crise. Orléans Express souligne ne toucher aucune subvention de la part de l’État – étant une entreprise privée -, contrairement aux autres modes de transports collectifs que sont le transport en commun ou Via Rail.

Demandes mal accueillies

« C'est une belle présentation pour les actionnaires, réagit à chaud le maire de Percé, André Boudreau, qui voit sa ville ne plus être desservie par Orléans Express. On demande de mettre ça de côté et regarder quelque chose qui a du bon sens, qui est plus acceptable. »
« On a l'impression qu'on garde le filet mignon et on donne le steak haché à la Gaspésie. Je pense qu'on aurait dû organiser un exercice de réflexion pour  trouver qu'est-ce qu'on pourrait proposer. On peut pas dire voici ce qu'on veut et ce qui va arriver. C'est pas comme ça que ça marche », commente le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie qui a demandé un moratoire à la CTQ, le temps de trouver une solution. Une solution que ne peuvent imposer les commissaires de la CTQ ont-ils pris soin de préciser.

« On pense qu'il serait peut-être lieu d'envisager des scénarios viables avant d'accorder une diminution de service de l'envergure demandée par Orléans », précise le directeur général de la RéGÎM, Antoine Audet.

Au total, une dizaine de mémoires et plusieurs individus ont fait entendre leur mécontentement à Gaspé aujourd'hui. Les audiences se poursuivent mercredi après-midi à Carleton-sur-Mer. La CTQ a reçu 110 interventions de partout à travers la province concernant cette demande de Kéolis. (GRAFFICI.CA)

Le service d'autocar amputé en Gaspésie - Le Conseil central Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) s'oppose aux modifications demandées par Orléans Express

Le Conseil central Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine dénonce vertement l'amputation de trois quarts des services d'Orléans Express en Gaspésie. Par ces modifications, l'entreprise tiendrait en otage les 132 700 Gaspésiennes et Gaspésiens qui vivent sur les 913 km de territoire desservi. Près de 80 villages se verraient dépourvus d'arrêts d'autocar, dont Percé, capitale touristique de la Gaspésie. De nombreux citoyens ayant des examens médicaux dans les centres urbains seraient ainsi privés de transport, tout comme les jeunes de la région qui étudient à l'extérieur.

Ayant essuyé un refus du gouvernement précédent, Orléans Express a formulé une nouvelle demande à la Commission des transports du Québec à la suite de la dernière élection. La demande telle que proposée ne mérite même pas d'être étudiée, celle-ci ayant comme seul objectif de revendiquer des subventions au gouvernement. Il faut prendre le temps d'évaluer correctement les impacts d'un tel changement avec tous les acteurs du milieu. C'est pourquoi nous demandons un moratoire, afin d'analyser les conséquences de cette demande. Par ce moratoire, Orléans Express pourrait refaire ses devoirs et proposer une modification de service plus réaliste, en tenant compte des réalités régionales. Les acteurs du milieu auraient ainsi le temps de s'organiser et de proposer aussi leurs solutions. La multinationale française Keolis, propriétaire d'Orléans Express, et le gouvernement doivent s'asseoir avec les Gaspésiens afin de trouver un compromis socialement acceptable pour tous.

Nous espérons que la Commission des transports du Québec fera une analyse sérieuse de la situation particulière de la Gaspésie. Nous ne pouvons pas rester insensibles : le nombre de zones sans service proposé par Keolis plonge nos communautés dans l'isolement total. Une fois de plus, nous creusons la tombe de la Gaspésie en réduisant l'accessibilité au territoire. Cette diminution de services ne peut qu'avoir des effets néfastes sur le développement socioéconomique et touristique. (Communiqué de presse)

Les intervenants qui se sont présentés aux audiences de la Commission des transports du Québec ont été unanimement contre les requêtes d’Orléans Express, hier à Carleton.

Une cinquantaine de personnes ont assisté aux audiences portant sur la demande du groupe Kéolis d’abandonner le service en Gaspésie et se concentrer sur les lignes payantes comme Rimouski, Québec et Montréal.

Selon la direction de l’entreprise, des organismes subventionnés, comme la Régie intermunicipale des transports pourraient prendre la relève en région.

7 nouveaux mémoires ont été présentés aux commissaires par des groupes comme le Conseil régional de l’environnement, le Centre de santé de la Baie-des-Chaleurs et le CLD de Bonaventure. 13 citoyens se sont également inscrits afin de pouvoir témoigner devant les commissaires.

Toutes les personnes interrogées se sont déclarées contre le plan de rationalisation présenté par Kéolis, la maison mère d’Autocar Orleans Express.

Charles Guérette du Centre de santé Baie-des-Chaleurs affirme que le service d’autocar est primordial afin de transporter des patients et du sang :  
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12141#1

Hélène Morin de Femmes en mouvement est elle aussi contre la proposition d’Orléans Express. Elle affirme que la stratégie de Kéolis est de privatiser les profits et subventionner les déficits. Elle propose la création d’un organisme à but non lucratif :
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Le maire de St-Alphonse Gérard Porlier était lui aussi sur place pour démontrer son désaccord :
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La commission poursuit ses audiences à l’extérieur de la région.   (CIEU FM)

Orléans Express : non unanime en Gaspésie

La seconde journée des audiences de la Commission des transports sur les demandes de modifications d'horaires et de trajets d'Orléans Express a attiré une cinquantaine de personnes, mercredi, à Carleton-sur-Mer.

Huit mémoires ont été présentés et une quinzaine de personnes ont pris la parole. La veille, à Gaspé, cinq mémoires avaient été déposés.

La Commission des transports du Québec a entamé, mardi, ses audiences publiques sur les demandes d'Orléans Express relatives à la modification de son service de transport par autocar en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

Dans la Baie-des-Chaleurs, comme à Gaspé, la proposition d'Orléans Express visant à abolir le service de transport local s'est butée à une forte opposition.

Des répercussions sur les soins de santé

C'est carrément impensable, a fait valoir le porte-parole du Centre de santé et de services sociaux de la Baie-des-Chaleurs, Charles Guérette.

Le CSSS expédie annuellement par autobus 32 000 prélèvements de laboratoire et d'échantillons sanguins.  Chaque année, plus de 250 patients utilisent l'autocar pour aller subir des interventions et des examens dans d'autres établissements de santé. « C'est sûr, explique Charles Guérette, on n'a pas le choix de dire de continuer d'offrir le service. Donc, ça veut dire que c'est le taxi ou l'avion. Pour le centre de santé, c'est très, très important comme coûts. »

Le député fédéral de la Gaspésie et des Îles, Philip Toone, dénonce le transporteur, qui souhaite conserver les parcours rentables comme le corridor Montréal-Québec et laisser tomber des régions comme la Gaspésie. « Il faut aussi avoir une vision de transport pour les régions », souligne le député du NPD.

Le centre des femmes de Bonaventure est du même avis. La directrice de Femmes en mouvement, Hélène Morin, croit que l'ensemble du transport en commun interurbain du Québec devrait être géré par un oganisme sans but lucratif.

Gaétan Lelièvre se prononce

Mardi, à Gaspé, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre est aussi intervenu pour s'opposer aux demandes d'Orléans Express.

Il veut que la situation des transports en Gaspésie soit analysée distinctement.

Dans son mémoire, le député a fait valoir qu'une telle analyse permettrait de tracer le portrait de l'ensemble de l'offre en transport dans la région.

Gaétan Lelièvre souligne que le service de train de passagers n'existe plus et que les services aériens sont extrêmement coûteux. De plus, ajoute-t-il, les services maritimes sont inexistants et le train de marchandises, quasi absent.

« La Gaspésie est une région éloignée, elle ne doit pas être une région isolée. » — Gaétan Lelièvre, député de Gaspé à l'Assemblée nationale

Mémoire des élus

La Conférence régionale des élus et la Régie des transports de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont aussi déposé un mémoire conjoint sur les modifications d'horaires et de trajets demandées par Orléans Express.

Les deux organisations s'opposent à la demande du transporteur même si elles jugent elles aussi que le statu quo n'est plus viable ni rentable.

Toutefois, les élus estiment qu'il s'agit d'un service essentiel et que des solutions durables doivent être mises à l'essai avant de le modifier ou de l'abandonner. La Conférence régionale des élus et la Régie sont prêtes à jouer un rôle dans la mise en place d'une solution de rechange, mais elles ne veulent pas être seules dans l'aventure.

Les deux organisations invitent le gouvernement du Québec à chercher avec elles une solution.

Pour sa part, Orléans Express estime qu'il y a urgence d'agir et que le service de transport de passagers par autocar devrait être subventionné en Gaspésie.

Marc-André Varin, vice-président, développement des affaires à Keolis Canada, suggère d'ailleurs aux Gaspésiens de développer leur propre service. « Toute la Gaspésie nord et sud serait prise en charge de différente façon par la Conférence régionale des élus en opérant un plus petit bus », indique M. Varin.

Une situation intenable, selon le transporteur

Le transporteur a présenté au printemps une proposition visant l'élimination de la plupart de ses haltes pour les passagers et les colis dans les villages de l'Est du Québec.

Seules les principales villes des deux régions seraient désormais desservies par le service d'autocar. Orléans Express, une entreprise détenue par Kéolis, souhaite aussi réduire la fréquence de ses liaisons tant en Gaspésie qu'au Bas-Saint-Laurent.

En Gaspésie, cela se traduirait par l'abandon de la desserte entre Grande-Rivière et Gaspé et la suspension de six allers-retours entre Montréal et la Gaspésie. Le service direct entre Sainte-Anne-des-Monts et Rimouski ainsi que celui entre Carleton-sur-Mer et Rimouski disparaîtraient également.

Orléans Express fait valoir qu'elle a perdu 5 millions de dollars en 2013.

L'entreprise, qui se dit en difficultés financières, ajoute que sa demande d'aide financière pour maintenir la desserte des régions plus éloignées a été refusée.

Horaire des audiences :
Gaspé, mardi 26 août
Carleton-sur-Mer, mercredi 27 août
Rimouski, jeudi 28 août
Trois-Rivières, mercredi 3 septembre
Thetford Mines, jeudi 4 septembre

En audiences publiques, Orléans Express Orléans présente d'abord sa preuve générale et particulière, sur chacune des modifications demandées, au lieu et au moment où se déroule la rencontre. Puis, la Commission entend les intervenants.

Pour l'ensemble du Québec, Orléans Express a déposé huit demandes de modification. Plus de 110 demandes d'intervention ont été reçues à la Commission des transports, dont une cinquantaine proviennent de particuliers. (Radio-Canada)

Le maire André Boudreau et la préfète Diane Lebouthillier estiment qu’une subvention ne règlera pas le problème du transport par autobus voyageur en Gaspésie.

Pour le maire de Percé, André Boudreau, le transporteur Kéolis n’a pas à réclamer des fonds qui sont, selon lui, déjà trop rares pour les projets régionaux.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

André Boudreau émet des doutes sur la volonté de Kéolis de maintenir le service dans la région.

Pour sa part, la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, remet en question les déclarations de la compagnie de transport, en disant qu’elles ne sont pas représentatives. Elle affirme que la coupure de points de service prévue ne peut pas compenser, par le temps gagné, pour les municipalités qui ne seront plus desservies.

Dans cet ordre d’idée, elle affirme que le service de la Régie des transports de la Gaspésie et des Îles ne peut pas s’arrimer au trajet d’Orléans dans sa forme proposée :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

André Boudreau et Diane Lebouthillier réclament la tenue d’une discussion permettant de trouver des solutions viables à long terme. (Radio Gaspésie)

Pour Philip Toone, le plan présenté par Orléans Express est totalement inacceptable et injuste envers la Gaspésie.

Le transporteur souhaite abandonner son service à l’Est de Rimouski. Selon les scénarios de l’entreprise, des organismes subventionnés pourraient prendre la relève.

Pour le député de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, ce raisonnement ne tient pas la route. Il mentionne que l’achalandage en Gaspésie a très peu diminué et que les réels problèmes du transporteur se trouvent plutôt entre Québec et Montréal où l’achalandage a baissé de façon significative.

Il ne croit pas que ce soit à la Gaspésie de payer pour un problème qui se trouve ailleurs :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12142#1

Selon le député néodémocrate, la proposition d’Orléans Express revient tout simplement à demander à la Gaspésie de subventionner un service qui apporterait la clientèle à Rimouski et à partir de là, l’entreprise privée récolterait les profits :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12142#1

Le député invite d’ailleurs le transporteur à travailler davantage avec les gens de la région avant de présenter des scénarios qui ne tiennent pas la route :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12142#1

C’était Philip Toone le député de la Gaspésie-les-Îles.  (CIEU FM)

Orléans Express: Jour 2 des audiences

Les audiences de la Commission des Transports se sont déplacées à Carleton-sur-Mer cet après-midi. On apprend qu’éventuellement, les autobus d’Orléans Express pourraient ne plus du tout venir en territoire gaspésien ?

 

La solution première envisagée par le transporteur pour arriver à faire ses frais est de déléguer ses trajets gaspésiens à la Régie intermunicipale de transport, le RéGÎM, en installant un partenariat entre les deux organisations.

Cette idée a déjà été présentée, hier, à Gaspé. Le RéGÎM a, par la suite, eu l’occasion d’exprimer sa vision des choses. Et aujourd’hui, les commissaires ont avoué qu’ils ont été étonnés de constater qu’Orléans Express et le RéGÎM n’étaient pas tout à fait au même diapason. Le directeur du RéGÎM a, lui aussi, semblé surpris de la place que prend la régie dans le plan du transporteur: «À mon avis, il y a beaucoup d’étapes à franchir avant que ce soit réalisable. Alors oui, on est surpris de cette vision qu’à Orléans pour le RéGÎM.»

Dans son plan de restructuration, Orléans veut rationaliser dans ses services offerts. Concrètement, on envisage de passer de près d’une cinquantaine de points d’arrêts quotidiens entre Rimouski et Gaspé à 8.

D'autres mémoires déposés

De nouveaux mémoires ont été déposés, ceux du maire de St-Godefroi et de Saint-Alphonse, Gérard Porlier.  «Moi, ça me révolte, et je ne suis pas certain que la RéGÎM est prête à prendre la relève. Le service de transport interurbain c’est un besoin de base pour tous les citoyens», souligne ce dernier.

Il y avait aussi des mémoires déposés par un représentant du Conseil régional de l’environnement et de Femmes en mouvement. Le député fédéral Philip Toone, qui a remis le sien hier, était aussi présent: «Ils annoncent aujourd’hui clairement qu’ils veulent abandonner la région. Les Gaspésiens vont payer pour amener des passagers à Rimouski, qui eux vont continuer vers Québec-Montréal et c’est nous qui allons payer pour!»


Le Tribunal a mentionné que c’est très rare que la Commission se déplace ainsi dans la province, mais dans ce cas-ci, on trouvait important de venir prendre le pouls de la population. Ça se poursuit du côté de Rimouski demain. (CHAU TVA)

Orléans Express ne se fait d'amis à Carleton

Le souhait d'Orléans Express, propriété de Kéolis Canada, de léguer à la région l'organisation du transport de passagers par autocar en Gaspésie est sévèrement critiqué.

Le transporteur a répété hier lors des audiences de la Commission des transports à Carleton son désir de laisser au RéGÎM la gestion du transport interurbain jusqu'à Rimouski. Orléans Express, qui a perdu 3,7 M$ en 2013, souhaite maintenant concentrer son service dans l'axe Montréal-Québec-Rimouski. La proposition du transporteur, est inacceptable, selon le député fédéral, Philip Toone.

Orléans Express instrumentalise le RéGÎM pour sortir de la région, selon son directeur général, Antoine Audet, qui estime que la solution d'Orléans Express est prématurée. (CHNC)

Sur la route des moyens de transport alternatifs

À l’ère d’importants bouleversements dans les services de transports dans la péninsule gaspésienne, plusieurs utilisateurs se tournent vers des moyens alternatifs.

Durant la période estivale, les auto-stoppeurs sont nombreux à tendrent le pouce sur la 132. Florent et Léonie viennent de Montréal et ont parcouru des centaines de kilomètres de cette manière : «Ça fonctionne bien. On nous avait dit que nous allions attendre un petit peu, mais ça a super bien été. Par exemple, on a fait de Percé à Carleton en un peu moins de quatre heures», explique la jeune femme. L’attente ne semble pas leur peser, et c’est tout sourire qu’ils témoignent de leur expérience.

 

Plus on est de fous, plus on rit

L’autre option souvent privilégiée par les voyageurs; le covoiturage. Depuis quelques années, ce moyen de transport est devenu une véritable tendance. L’avènement de plates-formes web faciles d’utilisation comme Amigo Express contribue grandement à sa popularité.

Depuis des décennies, le service est bien installé dans la Baie-des-Chaleurs grâce à la radio CIEU-FM. Son directeur de la programmation, Carol Boudreau, affirme que le service est très populaire : «Les coups de pouce, c’est un service à la communauté qui a été établi dans les premières années de CIEU-FM. Il permet aux gens de faire du covoiturage et, surtout, de voyager vers les grands centres à peu de frais.»

 

Tout le monde sur Facebook

Depuis 2011, la communauté de covoitureurs s’étend également sur les réseaux sociaux.Le groupe Facebook Covoiturage Gaspésie réunit près de 4000 membres. Conducteurs et covoitureurs y affichent offres et demandes de déplacement, au gré des besoins.

Le service est gratuit et les utilisateurs décident entre eux des barèmes qu’ils s’imposeront pour le prix ou les points de chute.

 

Économies notoires

Que ce soit par soucis écologique ou économique, les avantages sont nombreux selon Marianne Lafond-Desrosiers, chargée de recherche au Centre d'initiation à la recherche et d'aide au développement durable (CIRADD) : «La première raison, c’est définitivement au niveau de l’économie. Évidemment mettre de l’essence dans sa voiture, assurer l’usure du véhicule, les réparations...c’est plusieurs milliers de dollars qui sont dépensés chaque année.»

Pour se rendre de Gaspé à Québec en autobus voyageur, il vous en coûtera 119$. Pour le même trajet en covoiturage, on vous demandera une quarantaine de dollars, soit le tiers du prix. Un conducteur peut donc facilement rentabiliser son déplacement en divisant le prix en fonction du nombre de passagers.

 

Les voyageurs Florent et Léonie y voient également une bonne occasion de s’ouvrir à autrui : «Ça permet de faire des rencontres très intéressantes, de rencontrer des gens de la région qui peuvent nous conseiller!»

 

Rien de parfait

L’alternative a toutefois ses limites selon le directeur de la Régie Intermunicipale de transport, Antoine Audet : «Tu sais, quelqu’un qui va pour des services de soins de santé à Rimouski, il n’a pas envie de partir sur le pouce.»

 

La fiabilité n’est pas toujours exemplaire dans les moyens de transports alternatifs, ce qui peut tiédir certains usagers de la route. Un manque de fiabilité qui permet, l’espace d’un voyage, de s’évader d’un monde parfois trop prévisible. (CHAU TVA)

C’est pour obtenir des réponses d’Hydro-Québec que l’Alliance éolienne de l’Est a publié sa lettre d’opinion.

Dans cette lettre publiée cette semaine, l’Alliance dénonce la mauvaise foi d’Hydro-Québec concernant la filière éolienne.

Alors qu’Hydro-Québec affirme que cette énergie coûte plus cher à produire que ce qu’elle ne rapporte, l’Alliance affirme plutôt qu’il serait possible de réaliser des profits en exportant l’énergie éolienne vers des marchés comme la Nouvelle-Angleterre.

Le maire de Nouvelle et président de la Régie intermunicipale de l’énergie Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Richard Saint-Laurent, affirme qu’il est temps de remettre les pendules à l’heure.

Il explique qu’Hydro-Québec dénigre systématiquement la filière éolienne alors qu’elle pourrait être très rentable si elle était exportée. Selon l’Alliance, Hydro-Québec se prive de 345 millions de dollars :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12138#1

Richard Saint-Laurent affirme qu’il est impossible de savoir pourquoi Hydro-Québec ne se tourne pas vers des marchés comme la Nouvelle-Angleterre.

Il réclame plus de transparence et affirme que la publication de cette lettre poussera peut être Hydro-Québec à s’expliquer :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12138#1

Pour Richard Saint-Laurent, l’industrie éolienne représente le fer de lance d’un renouveau économique pour la Gaspésie et il n’est pas question de laisser Hydro-Québec saper 10 ans d’effort à cause de pratiques commerciales douteuses.  (CIEU FM)

Selon l’Alliance éolienne de l’Est, il serait très facile de rentabiliser l’énergie éolienne.

C’est ce qu’affirme le groupe, dans une lettre d’opinion qui a été envoyée aux médias.

Dans cette lettre, l’Alliance dénonce la mauvaise foi d’Hydro-Québec concernant la filière éolienne. Selon la société d’état, l’énergie éolienne coûte plus chère à produire que ce qu’elle ne rapporte. L’Alliance affirme que cet argument est véridique, mais simplement parce que Hydro-Québec a délibérément fait le choix de vendre cette énergie moins cher qu’elle ne vaut réellement.

Actuellement, l’énergie éolienne est vendue sur le marché domestique québécois à près de 7 cents du kWh alors qu’elle en coûte 9,4 cents. Or, si la Société d’état décidait plutôt d’exporter cette énergie, note l’Alliance éolienne de l’Est, elle pourrait obtenir 14,4 cents du kWh. Selon les calculs de l’Alliance, Hydro-Québec se prive d’un potentiel de 345 millions en raison de sa stratégie commerciale.

Ce prix à l’exportation pourrait être obtenu grâce aux importantes primes à l’environnement accordées à l’énergie éolienne en Nouvelle-Angleterre. La valeur de cette prime s’explique par la pénurie d’énergie à haute valeur environnementale offerte sur le marché de la Nouvelle-Angleterre. Ces états n’arrivent pas à atteindre les cibles d’approvisionnement en énergie verte qu’ils se sont données. Toujours selon le groupe, l’électricité venant des grandes centrales n’est pas reconnue comme une énergie « verte » en regard de ces cibles. Mais l’énergie éolienne, oui. D’où l’importance qu’Hydro-Québec saisisse cette opportunité commerciale.

L’Alliance demande donc à Hydro-Québec plus de transparence et d’expliquer clairement pourquoi ce marché est ignoré.   (CIEU FM)

L’Alliance éolienne de l’Est répond à Hydro-Québec

L’Alliance éolienne de l’Est répond à Hydro-Québec. Le groupe pro-éolien estime que la Société d’État est dans une campagne de dénigrement systématique contre l’éolien pour justifier ses hausses de tarif auprès de la population.

 

Le groupe de défense des énergies verte admet qu’Hydro-Québec à raison de dire que l’énergie éolienne coûte plus cher qu’elle ne lui rapporte. Mais pour une raison fort simple : Hydro-Québec a fait le choix de vendre cette énergie moins cher qu’elle ne vaut réellement.

Actuellement, l’énergie éolienne produite au Québec est revendue sur le marché domestique à près de 7 cents du kWh aux clients résidentiels alors que cette énergie coûte à Hydro-Québec, en moyenne, 9,4 cents du kWh.

L’Alliance éolienne de l’Est estime qu’Hydro Québec pourrait la vendre plus cher en décidant simplement de l’exporter.

Selon l’organisme, Hydro-Québec se prive de revenus potentiels de 345 millions de dollars en raison de sa stratégie commerciale. (CHAU TVA)

Le mirage de la voiture électrique

Les voitures électriques ne sont pas la solution

Oui, mais les voitures électriques ? Quoi, les voitures électriques ? Ne seraient-elles pas la solution pour absorber nos énormes surplus d’énergie ?

Malheureusement, les voitures électriques ne régleront pas nos problèmes de surplus d’énergie, même si la demande pour celles-ci explosait au cours des prochaines années.

Je vous le précise tout de suite : je suis tout à fait en faveur des voitures électriques, dont la croissance soulagerait notre environnement et notre économie. Mais ces voitures n’auraient qu’un faible impact sur nos énormes surplus énergétiques.

Depuis 2006, selon mes calculs, les Québécois ont payé 4,0 milliards de dollars de plus sur leurs factures d’électricité en raison des énormes surplus d’énergie, qui viennent notamment des éoliennes. Et d’ici 2021, la facture doublera (7,9 milliards), soit l’équivalent de 680 millions à 1,2 milliard par année.

Quel serait l’impact du marché des voitures électriques sur ces surplus ? Voyons voir.

Une voiture électrique consomme moins de 0,2 kilowattheure (kWh) par kilomètre. En supposant qu’un véhicule roule typiquement 20 000 km par année, il faudrait donc 4000 kWh d’énergie électrique pour alimenter une voiture chaque année.

Actuellement, 4200 voitures électriques sillonnent les routes du Québec. Elles consomment donc environ 16,8 millions de kWh. Cette consommation peut paraître importante, mais elle ne représente que 0,16 % des surplus d’énergie d’Hydro-Québec cette année !

Oui, mais la demande pour ces autos est en forte progression, non ? En effet, la demande croît très rapidement. Aux fins de l’exercice, supposons que les ventes d’autos soient multipliées par 100 d’ici 5 ans au Québec, ce qui serait un succès phénoménal.

En 2020, il y aurait donc environ 450 000 véhicules sur nos routes. Or, ces autos consommeraient 1,68 térawattheure (TWh), soit à peine 15 % des surplus d’Hydro-Québec Distribution à ce moment-là.

C’est donc dire que même avec une explosion de la popularité des voitures électriques, les problèmes de surplus engendrés par les parcs d’éoliens et les minicentrales seraient à peine résorbés.

Pour votre gouverne, les particuliers qui rechargent leurs véhicules à la maison paient cette année 8,26 cents le kWh. C’est davantage que le prix moyen qu’a obtenu Hydro-Québec pour ses exportations de court terme au cours des 10 dernières années (6,86 cents). Il faut dire, cependant, que les deux prix sont difficilement comparables, étant donné les coûts de transport énergétique très différents.

Le plein d’une voiture électrique coûte environ 330 $ par année, comparativement à quelque 2300 $ pour une voiture à essence, soit une différence de 2000 $.

La voiture électrique deviendra une option plus avantageuse au fur et à mesure que les prix baisseront. Actuellement, il faut généralement payer plus de 40 000 $ avant taxes et subventions pour se procurer un tel véhicule.

L’écart minimum entre le prix d’un véhicule électrique et une voiture à essence semblable atteint 20 000 $, parfois plus.

En tenant compte de la subvention de 8000$ et des taxes, il faut prévoir six ou sept ans avant de récupérer la différence de prix pour un scénario où la voiture roulerait 20 000 km par année. Pour un scénario où la voiture ferait plutôt 40 000 km par année, la différence de prix du véhicule pourrait être récupérée en un peu plus de trois ans.

Cela dit, les voitures électriques, sauf les très coûteux modèles Tesla, ne peuvent parcourir la distance Montréal-Québec sans recharge. Et tant que le gouvernement n’installera pas des bornes à recharge rapide, par exemple le long de l’autoroute 40, il faudra compter trois heures et demie pour une recharge, disons à Trois-Rivières.

La multiplication du nombre de voitures électriques est certainement excellente pour l’environnement et très bonne pour notre économie, puisqu’elle réduit notre consommation de pétrole importé. Elle doit être encouragée. Mais elle ne résoudra pas nos problèmes de surplus. (La Presse)

Surplus d'électricité: une facture de 7,9 milliards

Une question m'obsède depuis quelques mois: combien d'argent les Québécois perdent-ils avec les énormes surplus d'électricité d'Hydro-Québec? Combien dépensent-ils en pure perte pour acheter l'énergie des éoliennes à gros prix alors que de l'électricité bon marché est abondamment disponible?

Il m'a fallu faire un véritable travail de moine pour trouver une réponse en naviguant à travers le site internet labyrinthique de la Régie de l'énergie, en détricotant la structure d'Hydro-Québec et en jaugeant les concepts de prix, de coût marginal, de coût moyen, de puissance et d'énergie, entre autres.

L'exercice m'a été facilité par l'expertise et le grand travail du consultant en énergie Jean-François Blain, entre autres, et les lumières du professeur Pierre-Olivier Pineau, de HEC Montréal. Les relationnistes d'Hydro-Québec ont aussi répondu à la plupart de mes questions.

Ce que j'ai découvert est renversant. Depuis le milieu des années 2000, les surplus d'Hydro-Québec, engendrés notamment par les éoliennes, ont coûté 4 milliards aux consommateurs québécois, selon mes calculs. Et d'ici 8 ans, en 2021, la facture doublera, à 7,9 milliards!

Autrement dit, les consommateurs québécois paieront entre 680 millions et 1,2 milliard par année d'ici 2021 pour acheter la coûteuse énergie des éoliennes plutôt qu'en misant sur la grande quantité d'électricité disponible à bon prix.

Des milliards aux promoteurs

Cette facture annuelle n'augmentera pas les profits d'Hydro-Québec, et l'argent ne sera donc pas versé dans les coffres du gouvernement. Cet argent ne servira pas à financer nos hôpitaux, à améliorer notre système d'éducation ou à réparer nos routes. Cet argent ne viendra pas réduire notre déficit annuel de 3,1 milliards.

Non, ces milliards seront versés aux promoteurs d'énergie éolienne et de biomasse et serviront aussi à payer la pénalité d'un contrat jamais utilisé, celui de TransCanada Énergie, entre autres.

Les premières vagues d'éoliennes ont principalement commencé à envahir nos campagnes en 2006. Progressivement, leur volume d'électricité livré à Hydro a augmenté, passant de 0,7 térawattheure (TWh) en 2008 à 2,4 TWh en 2012. Un seul térawattheure permet d'alimenter environ 40 000 maisons.

Cette année, le niveau de livraison des éoliennes atteindra 6,9 TWh. Et malgré les énormes surplus, le gouvernement oblige Hydro à acheter encore plus d'énergie éolienne d'ici 5 ans, pour un total de 12,2 TWh en 2019. Or, les surplus d'énergie destinés aux Québécois atteindront justement 12,9 TWh en 2019, selon les estimations d'Hydro-Québec.

Bien sûr, les éoliennes ne sont pas les uniques responsables des énormes surplus d'Hydro-Québec jusqu'en 2027. L'économie s'est transformée, entraînant la fermeture d'usines énergivores, notamment dans le secteur des pâtes et papiers. Mais face à ces changements, le gouvernement reste les bras croisés.

Beaucoup plus cher

L'énergie éolienne et celle produite par la biomasse coûtent beaucoup plus cher que l'électricité issue des centrales hydro-électriques traditionnelles. Cette année, Hydro paie 9,55¢/kWh pour cette énergie dite post-patrimoniale, 3 fois plus que les 2,82¢/kWh puisé sur le réseau traditionnel, appelé électricité patrimoniale.

Hydro doit laisser de côté cette énergie patrimoniale bon marché pour acheter de l'électricité éolienne, mais également de l'électricité de deux autres sources d'énergie, qu'elle paierait moins de 6,0¢/kWh.

Pour estimer la facture ainsi imposée aux Québécois d'ici 2021, j'ai multiplié la différence de prix par le niveau annuel des surplus d'ici 2021, ce qui donne 7,9 milliards de dollars. Hydro-Québec Distribution refile cette facture aux consommateurs - particuliers et entreprises - puisque les règles de la Régie de l'énergie le lui permettent.

Certains pourraient arguer que l'énergie patrimoniale inutilisée par les consommateurs du Québec est indirectement revendue à l'exportation avec de juteux profits. Eh bien non: depuis 10 ans, le prix moyen de l'énergie obtenu par Hydro-Québec Production pour ses excédents est de 6,86¢/kWh, ce qui est bien insuffisant pour combler les pertes des éoliennes.

Énergie propre

Les environnementalistes défendent vigoureusement l'utilisation de l'énergie éolienne pour sa propreté, ce qui est fort louable. Mais dites-moi, l'hydroélectricité n'est-elle pas une énergie propre?

D'autres jugent que la construction des éoliennes a développé une nouvelle industrie et créé 5000 emplois, notamment en Gaspésie. Cependant, pour créer ces 5000 emplois, les Québécois paient environ 1 milliard de dollars de trop par année, soit 188 000$ par emploi.

Enfin, certains soutiennent qu'Hydro pourrait dissocier l'énergie éolienne du reste de l'électricité produite afin d'en obtenir un bon prix en Nouvelle-Angleterre, qui verse une prime spécifique pour cette électricité. Cette idée mérite d'être analysée, mais elle n'est pas si simple qu'il n'y parait.

On ne peut pas refaire le passé, mais ne serait-il pas temps de mettre un frein aux projets d'énergie coûteux dans cette période où les Québécois ont désespérément besoin de fonds pour juguler le déficit? (La Presse)

Énergie verte : des pêcheurs séduits par les panneaux solaires

Les pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine sont de plus en plus nombreux à installer des panneaux solaires sur leurs navires.

L'installation leur permet notamment de diminuer leurs frais d'essence qui varie de 4000 $ à 15 000 $.

Technicienne pour la firme Batteries Expert, Lola Chevrier travaille depuis des années dans les systèmes de charge et de démarrage des moteurs de bateau aux Îles-de-la-Madeleine.

Au printemps, avant la mise à l'eau des casiers à homards, elle a installé un panneau solaire de 150 watts sur le toit d'un bateau de pêche du Havre-Aubert.

Les résultats ont dépassé les attentes, selon Mme Chevrier. « Pour la même distance, précise Lola Chevrier, dans les mêmes semaines de pêche, parce qu'il n'a pas changé ses cages de place, il a économisé près de 30 % d'essence. C'est énorme si on parle de 30 % d'essence sur une période de neuf semaines. »

Le panneau solaire transmet l'énergie du soleil à l'alternateur et aux batteries du moteur. L'idée est bien sûr d'économiser, mais le panneau solaire assure aussi un approvisionnement en énergie plus sécuritaire.

« C'est une énergie verte qui est rentable, qui a une durabilité de 50 ans et qui est garantie 30 ans », ajoute Lola Chevrier.

Installer un panneau solaire coûte 620 $. L'investissement peut se rembourser en quelques semaines.

Une douzaine de pêcheurs ont fait installer un panneau solaire depuis la fin de la saison. Les amateurs de voile et autres plaisanciers montrent aussi de l'intérêt.  (Radio-Canada)

Gaspé: le pdg de Pétrolia accueilli par des manifestants

Le pdg de Pétrolia, Alexandre Gagnon, s'attendait à rencontrer des gens d'affaires lundi à Gaspé; il a plutôt surtout eu affaire à des opposants au développement pétrolier, bien décidés à empêcher le forage de Haldimand n° 4, situé à 350 mètres de maisons.

Une vingtaine de manifestants ont d'abord brandi des affiches et scandé des slogans à l'entrée de l'Hôtel des Commandants, où avait lieu la rencontre. «L'eau à Gaspé doit rester potable, ont-ils lancé. Nous aussi, on investit. Notre argent, faut le mettre dans le durable.»

Pétrolia avait invité les gens d'affaires; la douzaine de personnes dans la salle était plutôt composée à moitié de citoyens critiques par rapport au développement pétrolier.

Deux d'entre eux se sont levés pour déployer une banderole «Dehors Pétrolia» derrière M. Gagnon. Des manifestants sont aussi entrés dans la salle en scandant des slogans. Deux policiers de la Sûreté du Québec les ont fait sortir après quelques minutes.

Entretemps, un échange de mots entre un opposant et le porte-parole du Regroupement pour l'avancement économique de la Gaspésie (pro-pétrole), Gaston Langlais, s'est soldé par une plainte à la police. L'opposant n'a pas apprécié que M. Langlais le menace de lui «fourrer une claque».

Le forage de Haldimand n° 4, un puits horizontal, doit avoir lieu en octobre. Pétrolia réalisera ces travaux de 7,5 millions de dollars en partenariat avec Québénergie, une filiale du groupe français SCDM.

«Haldimand n° 4 vise à démontrer la viabilité économique du projet, à voir si on peut récupérer le pétrole, a expliqué M. Gagnon. Il se peut qu'après [ce forage], il n'y ait pas de projet Haldimand.»

Le pdg a rappelé que le règlement sur la protection de l'eau potable adopté par Québec permet le forage à 500 mètres d'une source d'eau et que la plus proche est à 850 mètres de Haldimand n° 4. Une étude de l'INRS, commandée par le ministère de l'Environnement, conclut que le forage ne mettrait pas à risque les sources d'eau potable du secteur, a ajouté M. Gagnon.

Les opposants continuent de craindre la contamination de l'eau et de l'air. La présence de méthane dans l'eau souterraine près de Haldimand n° 1 n'a toujours pas été éclaircie, a rappelé Lise Chartrand, présidente du comité Ensemble pour l'avenir durable du grand Gaspé. «On vous promet une de ces batailles! On ne vous laissera pas forer chez nous», a-t-elle déclaré à M. Gagnon.

«C'est certain que M. Gagnon est resté immuable, a commenté Mme Chartrand à l'issue d'une rencontre avec le pdg, mais je suis certaine que [nos actions] auront un effet sur les gens d'affaires d'ici, sur les actionnaires de Pétrolia et sur les citoyens d'ici qui n'ont pas encore entendu le sérieux et la pertinence de notre argumentaire.»

Pour sa part, M. Gagnon estime toujours que le projet Haldimand obtient l'acceptabilité sociale à Gaspé. Le pdg de Pétrolia est à mi-parcours d'une tournée qui le mènera aujourd'hui à Rimouski, jeudi à Baie-Comeau et vendredi à Sept-Îles. (Le Soleil)

Gaspé: une rencontre de Pétrolia perturbée

Une rencontre entre le p.d.-g. de Pétrolia, Alexandre Gagnon, et des gens d'affaires a mal tourné lundi matin, dans la foulée des perturbations organisées par des manifestants écologistes préoccupés par le lancement, cet automne, de travaux d'exploration par la pétrolière. Une plainte au criminel a même été logée par un manifestant contre un homme d'affaires bien en vue de la région.

C'est l'homme d'affaires Gaston Langlais, également porte-parole du Regroupement pour l'avancement économique de la Gaspésie, qui fait l'objet de cette plainte déposée à la SQ. CHNC l'a intercepté dans le stationnement de l'hôtel où se tenait la rencontre, alors qu'il sortait tout juste de la voiture de la Sûreté du Québec où il a fait l'objet d'un long interrogatoire suivant la plainte de l'écologiste. « Il [le plaignant] est allé voir la SQ en disant que je l'avais menacé. Il a dit à la police que je voulais lui crisser une claque ! Je ne sais pas ce que le procureur de la Couronne va dire de ça. Je m'en fous de toute façon, j'irai m'expliquer en cour», a déclaré M. Langlais avant d'écorcher au passage la douzaine écologistes qui ont perturbé la rencontre : «Ces gens n'ont pas d'employés. Ils n'ont pas de plan de développement. Moi qui travaille, qui suis du côté des créateurs de richesse, je vais accepté que mes enfants et mes petits-enfants déménagent à Montréal pour aller travailler parce qu'il y a trois au quatre crottés qui se promènent et qui sont contre tous les projets de développement ? Ben voyons donc!»

Le porte-parole de la SQ, Claude Doiron, a confirmé à CHNC peu après qu'une enquête est en cours « concernant une présumée menace d'un citoyen envers un autre citoyen ». Plus tard en journée, Gaston Langlais a appelé CHNC pour dire qu'il a, à son tour, logé une plainte à la SQ contre l'écologiste pour «agression». Toute cette histoire à débuter dès 8h00 alors que des écologistes manifestaient leur opposition au développement pétrolier à Gaspé devant l'Hôtel des Commandants pancarte en main sur lesquelles on pouvait lire: «L'eau vaut plus que le pétrole», «non à la fracturation», «les citoyens ont des droits» ou encore «Gaspé zone habitée». Quelques minutes plus tard, les manifestants sont entrés bruyamment dans la salle où se tenait la rencontre entre Alexandre Gagnon et les gens d'affaires. Le débat entre les écologistes et les gens d'affaires s'est envenimé à un point tel que des agents de la SQ ont dû intervenir pour escorter vers l'extérieur, après plusieurs avertissements, les militants. Deux manifestants ont poussé l'arrogance jusqu'à s'asseoir à la place de M. Gagnon qui l'avait quitté quelques instants pour aller calmer la foule. L'un des deux écologistes s'est même mouché sur la nappe.

Au sortir de la rencontre, la porte-parole des écologistes, Lise Chartrand, assure que le combat se poursuit. «Notre message ne change pas. On est contre les forages. Ce qu'on dit aux investisseurs, c'est de ne pas investir dans ces forages mais plutôt dans les petites et moyennes entreprises en respect du potentiel humain.» De son côté, Alexandre Gagnon, souhaite qu'il y ait à l'avenir des débats plus calmes «pas juste des cris» et qui se fassent «dans le respect des deux côtés».

Pour une BAPE

Pendant son allocation, lors duquel il a fait le point sur l'état d'avancement des projets de Pétrolia en Gaspésie et à Anticosti, M. Gagnon a confirmé que le forage du puits Haldimand 4, situé près de Gaspé, aura lieu en octobre et qu'une session d'information sera organisée préalablement. Par ailleurs, il s'engage à soumettre les projets de son entreprise à l'examen d'un Bureau d'audiences publiques sur l'environnement même si la législation ne l'oblige aucunement présentement. (CHNC)

Des militants perturbent une rencontre de Pétrolia à Gaspé

Une rencontre entre le p.d.-g. de Pétrolia, Alexandre Gagnon, et des gens d’affaires a mal tourné lundi matin, dans la foulée de perturbations organisées par des manifestants écologistes préoccupés par le lancement, cet automne, de travaux d'exploration par la pétrolière. Une plainte au criminel a même été logée par un manifestant contre un homme d’affaires bien en vue de la région.

 

C'est l'homme d’affaires Gaston Langlais, également porte-parole du Regroupement pour l’avancement économique de la Gaspésie, qui fait l’objet de cette plainte déposée à la SQ. Le Devoir l’a intercepté dans le stationnement de l’hôtel où se tenait la rencontre, alors qu’il sortait tout juste de la voiture de la Sûreté du Québec où il a fait l’objet d’un long interrogatoire suivant la plainte de l’écologiste.

 

« Il [le plaignant] est allé voir la SQ en disant que je l’avais menacé. Il a dit à la police que je voulais lui crisser une claque ! Je ne sais pas ce que le procureur de la Couronne va dire de ça. Je m’en fous de toute façon, j’irai m’expliquer », a déclaré M. Langlais.

 

Le porte-parole de la SQ, Claude Doiron, a confirmé au Devoir peu après qu’une enquête est en cours « concernant une présumée menace d’un citoyen envers un autre citoyen ».


Tournée de Pétrolia

Le président de Pétrolia effectue ces jours-ci une tournée de certaines villes du Québec pour rencontrer des intervenants en Gaspésie et sur la Côte-Nord, dont des membres du milieu des affaires.

Il faut dire que Pétrolia est l'entreprise la plus active au Québec dans la recherche de pétrole. Son projet le plus développé se trouve sur le territoire de la municipalité de Gaspé, où il était de passage lundi matin.

Un forage, nommé Haldimand 4, était d'ailleurs bloqué depuis un an et demi en raison de l’adoption par la Ville d’un règlement sur la protection de l’eau potable. Mais Québec a annoncé en juillet l'entrée en vigueur du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, qui fixe pour la première fois la distance « minimale » qui devra être respectée entre un site de forage et une source d’eau potable. Celle-ci devra être de 500 mètres.

Feu vert aux travaux

Cette annonce a pour effet de permettre à la pétrolière de reprendre ses travaux d'exploration, malgré la vive controverse soulevée dans la région. Le nouveau forage horizontal situé à deux kilomètres du centre-ville devrait être lancé d’ici le mois d'octobre. Celui-ci pourrait bien permettre de préciser le premier potentiel pétrolier exploitable de l’histoire du Québec. Selon les données préliminaires, le sous-sol pourrait contenir 7,7 millions de barils d’or noir.

À la lumière des résultats obtenus jusqu’ici par les pétrolières à la recherche d’énergie fossile, la Gaspésie semble d’ailleurs présenter le potentiel le plus prometteur au Québec. Elle est tapissée entièrement de permis d’exploration, contrôlés essentiellement par Junex ou Pétrolia. Les deux entreprises ont déjà pompé du pétrole dans la région, ce qui n’est pas le cas sur l’île d’Anticosti.

Quant à l’évaluation environnementale sur les hydrocarbures annoncée ce printemps, les résultats ne sont pas attendus avant l’année prochaine. Pour le moment, il n’existe au Québec aucune loi spécifiquement conçue pour encadrer l’exploration pétrolière et gazière. Le gouvernement de Philippe Couillard prévoit déposer un projet de loi à cet effet à l’automne 2015. (Le Devoir)

Ristigouche Sud-Est se prépare à rencontrer le ministre Moreau

Dans une semaine, jour pour jour, le maire de Ristigouche Sud-Est devrait rencontrer le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau. Une rencontre qui pourrait donner un nouveau souffle à la bataille que livre la municipalité contre Gastem.

 

François Boulay entrait dans la course à la mairie, l’automne dernier, déterminé à mener le combat contre Gastem. C’était devenu un véritable enjeu électoral. «Le dossier de la défense accapare beaucoup de temps. Au-delà de ce que j’entrevoyais être ma fonction de maire», avoue-t-il aujourd'hui.

Les coûts rattachés à cette bataille en dépassent plusieurs. Gastem poursuit la municipalité pour 1.5 M$ en dommages et intérêts. La campagne de financement mise sur pied le mois dernier est porteuse d’espoir. Après un mois, Solidarité Ristigouche a amassé près du tiers de l’objectif de 225 000$. «On a reçu un don en particulier qui nous a été transmis sous l’anonymat. Un montant de 10 000 dollars!», souligne le maire. Mais la campagne ne suffit pas à apaiser toutes les craintes, explique ce dernier: «Est-ce qu’on va pouvoir en sortir indemne, être capable de poursuivre nos activités en tant que municipalité?»

Une rencontre attendue

François Boulay est confiant que la rencontre avec le ministre Moreau puisse apporter des solutions. Selon lui, même s’il le juge insatisfaisant, le nouveau règlement sur l’eau lui donne un avantage : l’eau potable est maintenant sous juridiction provinciale. «S’il avait été en force il y a deux ans, le ministère des Ressources naturelles n’aurait jamais pu donner de permis à Gastem lui permettant de s’installer là où elle s’est installée.»


Le conseil municipal a aussi pris le temps d’étudier des situations semblables pour lesquelles le gouvernement est intervenu, même si un processus judiciaire était en cours.

Le premier magistrat avoue qu’il n’a pas de demande précise : il veut voir ce qu’on a à lui proposer: «Le gouvernement est en mesure, avec tous les dispositifs humains et la matière grise qu’il possède, de venir nous suggérer ou de nous offrir des solutions à la situation dans laquelle on est.»

 

François Boulay n’est pas près de baisser les bras et il est préparé à toute éventualité. Advenant une rencontre peu fructueuse avec le gouvernement, il songe déjà à des actions concrètes qu’il pourrait entreprendre dans le monde municipal dans tout le Québec. (CHAU TVA)

Des artistes se portent à la défense de Ristigouche

Solidarité Ristigouche pourra compter sur l’appui d’artistes qui présenteront un spectacle-bénéfice le 12 octobre prochain afin de financer la défense de la municipalité engagé dans une poursuite contre la pétrolière Gastem.


Le 12 octobre prochain Dominic Breau, Jici Lauzon, Jonathan Painchaud, François Léveillée, Dominique Bouffard et Nicolas Guimont feront rire et chanter le Centre des congrès de la Gaspésie à Carleton-sur-mer lors d’un spectacle unique qui jumellera l’humour, le conte et la chanson. 

Rappelons que la pétrolière Gastem réclame 1,5 M$ en dommages à Ristigouche pour avoir adopté un règlement visant à protéger les sources d’eau potable de ses 168 citoyens.

Cette somme représente 5,5, fois le budget annuel de la municipalité.  (CHAU TVA)

Uranium, le BAPE se poursuit

Les audiences publiques du BAPE sur les enjeux de la filière uranifère au Québec se poursuivront le 3 septembre.

La phase du questionnement et d'information prendra son envol à Mistissni dans le Nord-du-Québec. En juin, la commission s'est rendue dans plusieurs régions, dont Pointe-à-la-Croix, pour tenir ses premières séances publiques. L'événement avait démontré que les inquiétudes entourant l'uranium persistent toujours en Gaspésie, plus de trois ans après la mobilisation contre un projet d'exploration dans la Baie-des-Chaleurs.

Après s'être rendu dans le nord du Québec, le BAPE tiendra des séances à Québec jusqu'au 25 septembre. Les thèmes abordés seront notamment le transport, l'écologie, la santé, l'économie, l'éthique et l'acceptabilité. (CHNC)

Justin Trudeau en tournée dans l'est du Québec

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, sera de passage en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent la semaine prochaine.

Mardi, il prendra part à un souper organisé par la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs à Bonaventure.

Le lendemain matin, il rencontrera des militants à un déjeuner au Club de golf d'Amqui, avant de visiter l'usine Uniboard de Sayabec.

D'autres activités pourraient s'ajouter à l'horaire du député de Papineau pendant son séjour dans l'Est.  (Radio-Canada)

Une rentrée chargée pour Lelièvre

La rentrée parlementaire sera chargée alors que les dossiers prioritaires se bousculent au portillon pour le député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre.

À l'échelle des enjeux nationaux, le porte-parole aux Affaires municipales attend de rencontrer les stratèges du parti avant de définir la liste des revendications. Mais pour notre région, ses idées sont assises. Le transport sera à l'ordre du jour.

Le député veut aussi s'assurer que le projet de cimenterie se poursuive sur le droit chemin. L'élu fera également pression pour que les projets qui font parties du plan de relance de la Gaspésie, mis sur pied par l'ex-gouvernement Marois, soient pris en considération par les Libéraux. La rentrée se fera le 16 septembre. (CHNC)

Importantes coupures à prévoir dans les instances locales

Le préfet de la MRC Avignon anticipe d’importantes coupures dans les programmes gouvernementaux au cours des prochains mois.

Guy Gallant mentionne que l’exercice de compressions budgétaires du gouvernement québécois est présentement en marche.

La MRC Avignon vient d’être informée par le gouvernement du Québec que les CLD subiront une coupure de 10% dans leur budget.

Le préfet Guy Gallant explique que pour le CLD Avignon cette coupure représente environ 60 mille dollars :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12137#1

La MRC a adopté une résolution pour dénoncer cette situation qui aura des impacts concrets sur la gestion interne du CLD de même que sur certaines aides financières qui étaient offertes. Pour le préfet Guy Gallant, le pire reste à venir.

Il affirme que le gouvernement effectue présentement un exercice de rationalisation de ses dépenses et plusieurs coupures importantes seront annoncées bientôt :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12137#1

En campagne électorale, les libéraux promettaient plutôt de maintenir les budgets de ce programme.  (CIEU FM)

Discussions en vue sur l'avenir du quai de Percé

Une rencontre entre la Ville de Percé et des représentants de Pêches et Océans Canada devrait avoir lieu à la fin du mois d'août sur l'avenir du quai.

Le quai avait été fermé par le gouvernement fédéral en mai 2013 pour des problèmes de sécurité. La structure a été réparée et le quai est demeuré ouvert cet été, mais a besoin de rénovations majeures. Pêches et Océans Canada souhaite par ailleurs céder le quai à la Municipalité.

Toutefois, selon le maire de Percé, André Boudreault, les fonctionnaires réalisent maintenant que le quai est au cœur de l'industrie touristique de Percé, avec un achalandage de plus de 400 000 visites par été. « Tout le monde a compris qu'il y a une industrie importante attachée au quai de Percé, puis qu'il y a une urgence », commente le maire.

Le processus de discussion est en branle, poursuit André Boudreault. « On devrait, à l'automne, en septembre, commencer à s'échanger des propositions de plans pour une éventuelle revalorisation et revitalisation du quai », dit-il.

Percé veut que le quai soit remis en état pour les 50 prochaines années.

Les travaux de réfection du quai de Percé coûteraient 12 millions de dollars. Le maire Boudreault ajoute qu'un fonds devra être mis sur pied pour que le milieu continue l'entretien, si jamais la Ville en devient propriétaire.  (Radio-Canada)

Nettoyage des quais sous peu

Une importante opération nettoyage organisée par le Réseau d'observation de mammifères marins sera réalisée aux quais de Grande-Grave, Percé et Saint-George-de-Malbaie le 6 septembre.

Les débris accumulés dans les fonds marins où se pratique la pêche sportive au maquereau à partir des quais tels que les lignes de pêche, les hameçons et les leurres peuvent piéger et blesser les poissons et crustacés, les oiseaux et même les phoques. Ce qui représente aussi un danger d'empêtrement pour les plongeurs et les autres acteurs pratiquant des activités récréotouristiques près de ces endroits.

C'est pour cette raison que le ROMM organise une telle activité qui sera une première souligne la porte-parole, Stéphanie-Carole Pieddesaux. (CHNC)

Un milieu naturel protégé

La Société de conservation des Îles met en valeur un milieu naturel à Havre-aux-Maisons.
Il s’agit d’un terrain de 6 mille 600 mètres carrés qui lui a été donné l’an dernier par un fervent protecteur de la biodiversité.
Yvon Mercier a travaillé durant 30 ans au sein du Service canadien de la faune comme agent provincial de la conservation.
Amoureux des Îles, il a notamment participé à la désignation de la Pointe-de-l’Est comme réserve nationale de faune.
L’an dernier, il a donné à la Société de conservation des Îles, un terrain humide à Havre-aux-Maisons dont il était propriétaire et qui abrite plusieurs espèces comme le saule, l’impatiente du Cap, le bruant et la grenouille verte :
http://www.cfim.ca/nouvelle3/-/pub/4IWy/content/4247285-un-milieu-naturel-protege?redirect=%2F

La semaine dernière, une plaque commémorative a été installée sur un banc en bois, aux abords du terrain préservé.
Monsieur Mercier explique qu’il souhaitaient désigner les installations à la mémoire de ses parents qui n’ont visité l’archipel qu’une seule fois durant leur existence :
http://www.cfim.ca/nouvelle3/-/pub/4IWy/content/4247285-un-milieu-naturel-protege?redirect=%2F

Rappelons que la Société de conservation des Îles est un organisme à but non lucratif qui, depuis sa création en 1997, a vus son réseau d’aires protégées augmenter pour atteindre plus de 200 hectares grâce aux donateurs et partenaires.
La réserve naturelle des Demoiselles et l’île Boudreau sont des exemples de milieux appartenant à l’organisme qui mettent en valeur le patrimoine naturel et culturel de l’archipel. (CFIM)

Les frais de séjour à la MRC Avignon provoquent un débat chez les élus.

Hier soir (mardi), les maires n’ont pas réussi à s’entendre sur les montants alloués lors de déjeuners à l'extérieur.  La proposition visait à hausser le per diem de 12 dollars 50, à 15 dollars.  Comme les élus n’ont pu s’entendre, les montants alloués pour les repas sont demeurés intacts, soit 12 dollars 50 pour le déjeuner, 21 dollars pour le dîner et 36 dollars pour le souper.

Pendant les discussions, le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy, s’est dit mal à l’aise avec le fait qu’un élu qui couche chez un proche pendant un déplacement d’affaires, puisse réclamer 62 dollars à la MRC.  Selon lui, ce montant est exagéré.

Le préfet Guy Gallant affirme que cette pratique existe dans presque tous les organismes et qu’elle permet d’économiser des frais d’hôtel qui seraient largement supérieurs à 62 dollars. Il explique que c’est le montant alloué qui provoque le débat et non la pratique :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12139#1

À titre comparatif, la MRC Bonaventure alloue 45 dollars aux personnes qui couchent chez des amis au lieu de choisir l’hôtel et pour les employés ou représentants de  la Conférence régionale des élus, ce montant est de 30 dollars.  (CIEU FM)

Les préfets derrière la cimenterie

La table des préfets des MRC de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine réitère son appui au projet de la cimenterie.

Les élus sont arrivés à cette position unanime lors d’une rencontre à Percé le 21 août. Le groupe dénonce également l’alliance entre Environnement-vert-plus et la cimenterie Lafarge.

Selon les politiciens, l’objet de ce partenariat est de bloquer le projet pour ne pas avoir de concurrence et non de protéger l’environnement. La table des préfets estime que le projet permettra des retombées économiques importantes pour l'ensemble de la region. (CHAU TVA)

Cimenterie de Port-Daniel-Gascons : la cour entendra la cause jeudi

La contestation du certificat d'autorisation de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons sera entendue jeudi à Montréal.

Environnement Vert-Plus, le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) et Ciment Lafarge ont déposé au début du mois d'août une requête conjointe en révision judiciaire pour faire annuler le certificat d'autorisation des travaux de construction de la cimenterie délivré en juin par le ministère de l'Environnement, David Heurtel.

Le groupe veut s'assurer que le projet soit soumis au processus d'examen du Bureau d'audiences publiques en environnement.

Les trois opposants aux plans de ciment McInnis estiment que le ministre Heurtel a outrepassé ses pouvoirs en autorisant la cosntruction sans consultation.

Le projet, estimé à 1 milliard de dollars, a été initialement présenté en 1995. Les plans anticipaient alors la production de 1 million de tonnes de poudre de ciment.  La cimenterie version 2014 prévoit que la production atteindra deux fois ce volume.

Une fois construite, la cimenterie qui sera alimentée au coke de pétrole, émettra 10 % de la production industrielle de gaz à effet de serre (GES) du Québec.

Le projet, selon les environnementalistes, est nettement différent de celui présenté il y a 20 ans. Un BAPE, soutiennent les porte-paroles d'Environnement Vert-Plus et du CQDE, permettrait d'avoir l'heure juste sur les impacts environnementaux de la cimenterie.

Cette requête s'est par ailleurs attiré les foudres de plusieurs élus de la Gaspésie, admet le porte-parole d'Environnement Vert-Plus, Bilbo Cyr.

Malgré tout, M. Cyr estime que la démarche se fera au profit de l'ensemble de la population. « On considère, explique Bilbo Cyr, qu'un projet industriel de cette ampleur doit passer par une révision indépendante. Si on laisse passer ça, on va établir un nouveau modèle de boulimie industrielle en Gaspésie et il n'y aura plus moyen après d'avoir une prise sur rien comme Gaspésien. »

La requête sera entendue en Cour supérieure.

Si le juge impose des audiences, le chantier, qui bat son plein présentement à Port-Daniel-Gascons, pourrait s'interrompre pendant plusieurs mois.  (Radio-Canada)

Cimenterie: la requête est reportée

La requête visant à contester le certificat d'autorisation de la cimenterie de Port-Daniel qui devait être entendue au palais de justice de Montréal aujourd'hui est reportée au mois prochain.

Le Centre québécois du droit en environnement l'a confirmé à CHNC en précisant que ce report de quelques semaines s'explique par le fait que les avocats des parties concernées ne se sont pas entendues sur la procédure à suivre. Le Centre, conjointement avec Lafarge Canada et Environnement Vert-Plus, tentent de faire invalider le certificat émis le 3 juin dernier à Ciment McInnis par Environnement Québec.

Ces derniers estiment que le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a outrepassé ses pouvoirs en autorisant le projet sans le soumettre à un BAPE. La date de l'audition n'est pas encore connue. (CHNC)

Les camionneurs artisans de la Baie-des-Chaleurs et du Rocher-Percé mettent leurs moyens de pression sur la glace face à Ciment McInnis.

L’Association nationale des camionneurs artisans devait tenir une manifestation devant les bureaux du promoteur de la cimenterie de Port-Daniel, ce matin, à Gascons.

La centaine de camionneurs en vrac concernés se plaignent que l’un des contractants principaux dans le projet, Béton provincial, ait écarté la centaine de camionneurs locaux pour favoriser Pavages Beaubassin, une filiale du géant DJL.

Hier, une rencontre a eu lieu entre le président local de l’ANCAI pour la division de Bonaventure, ainsi que sa directrice générale face à Guy Rousseau de Ciment McInnis.

Le directeur général de l’ANCAI y participait aussi. Les camionneurs menaçaient de partir de Shigawake pour se rendre avec leur poids lourd au bureau de la cimenterie, le tout, devant la presse.

L’idée a été abandonnée en fin de journée, parce que les représentants des camionneurs-propriétaires ont senti la possibilité qu’une entente puisse intervenir rapidement.

Même que maintenir la menace de moyens de pression aurait pu anéantir les liens avec le promoteur, et saper les chances, pour les camionneurs, d’obtenir une partie des volumes à transporter.

La construction de la cimenterie entraînera le transport de 100 mille tonnes de matériel. Les camionneurs locaux estiment qu’il serait de mise d’en récolter la moitié.    (CIEU FM)

Cimenterie: Lueur d'espoir qui apaise la colère des camionneurs

Les membres de l’Association nationale des camionneurs artisans en Gaspésie sont en colère. Ils estiment avoir été écartés du chantier de la cimenterie de Port-Daniel.

Les tâches que pourraient accomplir la centaine de camionneurs de la MRC de Bonaventure ont été affectées à Pavages Beau Bassin par Béton Provincial.

Les camionneurs devaient manifester à Port-Daniel aujourd’hui, mais après discussion, Ciment McInnis s’est montré ouvert, explique le directeur général de l'Association nationale des camionneurs artisans, Gaétan Légaré : «On a eu une promesse que les autorités de McInnis allaient intervenir pour qu’on puisse travailler dans les prochains jours dans ce contrat-là. Les autorités sont intervenues pour essayer de calmer nos joueurs, mais j’espère que ce n’étaient pas que des paroles en l’air, sinon les camionneurs seront doublement fâchés. Ce sont tous des travailleurs autonomes, qui ne sont pas salariés au sens du Code du travail, qui n’ont pas droit à l’assurance-emploi. Depuis le 1er janvier, ils ont travaillé entre 20 et 30 jours.. (CHAU TVA)

Agrandissement en vue chez Temrex

La scierie Temrex à Nouvelle veut se lancer dans un projet d'agrandissement en vue de sécher localement 90% du bois produit.

L'un des plus importants employeurs de la région sèche actuellement 30% de sa production. Et dans le cadre de son projet de modernisation entrepris en 2011, l'entreprise souhaite augmenter ce ratio. La parcelle visée pour aménager le site de séchage, dont une dalle de béton, se situe cependant dans une zone agricole. La municipalité a donc acheminé une demande d'exclusion à la Commission de la protection du territoire agricole.

Une initiative qui reçoit l'appuie de la MRC. Le préfet, Guy Gallant, s'est dit surpris d'apprendre que le terrain soit zoné agricole, soulignant que la parcelle visée n'a jamais été cultivée. Temrex emploie 138 personnes. (CHNC)

Contre l'abolition des cégeps

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, s'oppose à l'abolition des cégeps et à toute coupure éventuelle dans leur budget de fonctionnement.

Ce message sans équivoque du péquiste fait suite à la proposition de l'aile jeunesse du Parti libéral du Québec d'abolir les cégeps pour les remplacer par des écoles de métier. Une idée qu'a rejetée d'emblée le premier ministre Philippe Couillard. N'empêche, Gaétan Lelièvre, juge que la vigilance est de mise pour s'assurer de la pérennité de ces institutions mises sur pied à la fin des années 1960. (CHNC)

Océan Breaker: un permis émis « à la discrétion » de la ministre ?

Le permis du bateau Ocean Breaker, aurait été émis « à la discrétion » de la ministre des Pêches, Gail Shea selon le bureau de Philipe Toone.

Poutant, Gail Shea, aurait affirmé, lors de son plus récent passage aux Îles-de-la-Madeleine, avoir été surprise par la présence d’un chalutier-usines congélateurs dans le Golfe Saint-Laurent.

Cette nouvelle ravive le mécontentement des pêcheurs gaspésiens. Les pêcheurs avaient fait une sortie en bonne et dut forme le 8 août dernier à Gaspé, 3 semaines après le passage d’un bateau usine dans le golfe du St-Laurent.

Ils contestaient ce qu’il qualifiait de deux « poids deux mesures » en raison de du moratoire sur le sébaste. Les pêcheurs se questionnaient sur le discours gouvernemental qui affirme que le poisson est en voie d’extinction tout en permettant à un bateau usine de pêcher dans le golf du St-Laurent. (CHNC)

Encore du flétan!

Le ministère des Pêches et des Océans annonce qu’il reste environ 3 tonnes de flétan atlantique à capturer sur le quota alloué à la pêche compétitive du 17 août dernier.

Parce que l’allocation résiduelle ne permet pas d’ouvrir une seconde journée aux 125 pêcheurs, un tirage au sort a été effectué la semaine dernière. Une liste a été établie au hasard et les 13 premiers pêcheurs ont l’opportunité de capturer jusqu’à 225 kilogrammes de flétan atlantique chacun, lors de deux sorties maximum, d’ici le 12 septembre.

Une troisième expédition en mer peut être autorisée en cas d‘imprévus majeurs.

S’il y a désistement, le MPO offrira l’allocation selon la liste établie. Le ministère répétera le processus s’il l’allocation n’est pas capturée en totalité après le 12 septembre.   (CIEU FM)

Certains programmes techniques offerts au Cégep de la Gaspésie et des Iles connaissent des augmentations cette année.

Sur la trentaine de programmes offerts sur les 4 campus de la région, certains enregistrent des hausses, comme le rapporte le directeur général, Yves Galipeau :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Notons qu’une centaine d’étudiants sont inscrits en télé-enseignement comparativement à 95 inscriptions l’an dernier.

De plus, une augmentation d’étudiants est également enregistrée à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec à Grande-Rivière. En tout, 68 étudiants sont inscrits comparativement à 35 l’an dernier. De ce nombre, 13 personnes suivront le programme en aquaculture qui n’a pas été offert dans les dernières années, faute de participants. Le programme de mécanique marine connait aussi une augmentation passant de 6 étudiants l’an dernier à 12 cette année.

Cependant, des programmes ne pourront être offerts soit 4 à Gaspé, 2 à Grande-Rivière et 1 à Carleton-sur-mer, en raison du faible nombre d’inscription. Yves Galipeau énumère certains d’entre eux :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Rappelons que mille 245 étudiants ont amorcé lundi dernier la session d’automne au Cégep de la Gaspésie et des Iles, soit une hausse de 34 inscriptions comparativement à l’an dernier. (Radio Gaspésie)

Le double d’inscriptions à l’École des pêches

68 jeunes recevront de la formation à l’école des pêches et d’aquaculture de Grande-Rivière cette année comparativement à 35 l’an dernier. Pour Yves Galipeau, directeur général du Cégep de la Gaspésie et des Îles, l’augmentation de la fréquentation est intimement liée à une meilleure offre de programmes, mais surtout à une plus grande flexibilité avec la formation à distance.

 

« En particulier pour les programmes de pêche et d’aquaculture, la clientèle peut provenir d’un vaste territoire qui peut dépasser la région immédiate, donc il faut aller rejoindre ces candidats à la formation. »

 

En mars dernier, le gouvernement du Québec avait annoncé que 300 000 dollars seraient injectés pour aider le Cegep à renouveler sa formation. La clé pour les administrateurs afin de continuer sur leur lancée, sera de s’assurer que l’expertise est à jour. Selon Desjardins, le secteur des pêches sera en augmentation dans les prochaines années. Encore faut-il réussir à se faire connaitre en offrant une formation qui plait à l’industrie et aux étudiants.

 

« Il restera à continuer de faire en sorte que notre offre puisse répondre à une configuration qui est très particulière à une demande dans ce secteur là. » Expliquait Yves Galipeau.

 

Des étudiants, dont Dexter Inglis, viennent d’aussi loin que Montréal pour s’installer en région afin de suivre une formation.

 

« C’est vraiment la seule école dans tout le Québec pour vraiment étudier la mécanique marine »

 

Cette rentrée des classes montre bien que tous les efforts déployés par le gouvernement et le Cegep pour sauver l’établissement d’enseignement commencent à porter fruit. (CHAU TVA)

Le délégué aux pêches, Germain Chevarie, croit que les membres de l’AQIP seront consultés concernant l’étude sur le circuit de distribution du homard.

Il rappelle que c’est la Régie des marchés agricoles qui a mené l’étude pour le compte du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Germain Chevarie anticipe cependant que c’est sur les résultats de l’étude que les acheteurs seront interpellés :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12145#1

Le député Chevarie souligne que le gouvernement du Québec recherche des stratégies à long terme pour favoriser de meilleurs prix du homard, au lieu d’intervenir ponctuellement pour aider les pêcheurs :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12145#1

Les pêcheurs et le MAPAQ amorceront les pourparlers pour l’adoption de stratégies communes de mise en marché. Les travaux doivent débuter en septembre.   (CIEU FM)

Hydro-Québec ira aussi en appel avec Raynald Murphy

Hydro-Québec ira en appel d’une décision du Tribunal administratif du Québec rendue en faveur de Raynald Murphy en décembre dernier.

On vous parlait plus tôt cette semaine du cas de Léopold Audet. Les deux hommes vivent sensiblement la même situation depuis qu’ils ont été expropriés par Hydro-Québec en 2012.

Dans le cas présent, la société d’État a fait une demande d’appel en juillet dernier en lien avec les indemnités accordées à Raynald Murphy pour le bois coupé sur sa terre, pour l’intimidation dont il a été victime et pour la perte de son territoire de chasse. La Cour du Québec a rejeté la demande d’appel sur ce dernier point.

M. Murphy affirme être prêt à continuer ses démarches, toujours sans avocet. (CHAU TVA)

Tournée du SPGQ en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent - Non à la coupe à blanc des emplois professionnels en région !

Le président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), M. Richard Perron, fera une tournée de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, du 5 au 8 septembre 2014, afin de rencontrer des élus locaux et les quelques 400 professionnels membres du SPGQ, et aussi dénoncer le spectre de coupes d'emplois professionnels en région.

M. Perron sera à Gaspé le 5 septembre 2014 pour s'entretenir avec des représentants de section du SPGQ au Club de l'Âge d'Or. Le 6 septembre, il se déplacera à Percé pour y rencontrer des membres du SPGQ au motel Au Pic de l'Aurore. Le 7 septembre, le président du SPGQ s'entretiendra avec le maire de Ristigouche, M. François Boulay. Puis, le 8 septembre, il sera de passage à Rimouski pour rencontrer des membres à l'église Saint-Pie-X.

Dans le cadre de sa tournée, le président du SPGQ sera disponible pour réaliser des entrevues et répondre aux questions des représentants des médias, le 5 septembre à Gaspé (Club de l'Âge d'Or, 75, boulevard de Gaspé, de 9 h 30 à 10 h 30) et le 8 septembre à Rimouski (église Saint-Pie-X, salle Raoul-Roy, 373, avenue de la Cathédrale, de 13 h 30 à 14 h 30).  (Communiqué de presse)

Un ado passionné de cuisine se fait remarquer à l'émission Les Chefs

Le jeune Gaspésien Maxime Bond s’est illustré lors de son passage à l’émission Les Chefs lundi soir. Le jeune de 14 ans a remporté le grand prix à une édition spéciale de l’émission. Nous l’avons rencontré chez lui à Carleton, pour qu’il nous parle sa passion pour la cuisine,  un intérêt inusité chez les garçons de son âge.

C’est sa mère, Marilou Nadeau, qui l’a inscrit au concours: «Une bonne amie à moi m’a transféré le concours sur Internet. J’ai demandé à Maxime si ça l’intéressait puis il m’a dit oui tout de suite. J’étais surprise parce que je croyais qu’il serait trop timide de passer à la télévision.»

Plus de 400 jeunes participants ont tenté leur chance, mais seulement cinq d’entre eux ont fait leur chemin jusque dans la célèbre cuisine des Chefs pour relever le défi qui leur serait lancé : «Il fallait faire un déjeuner brunch gastronomique, en une heure et demie. J’ai décidé de faire des œufs bénédictines au crabe avec des tomates farcies au fromage de chèvre», explique le jeune cuisinier.

 

Ce plat lui a mérité le grand prix et les éloges des juges.  Le jeune Gaspésien s’est assuré de représenter ses origines dans son assiette : «J’ai pris le fromage de chèvre de Caplan puis du crabe de la Gaspésie. C’est la première fois que je faisais ça. Je n’avais jamais vraiment cuisiné de déjeuners», lance-t-il avec une certaine désinvolte.

 

À le voir évoluer avec aisance dans la cuisine, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute qu’il est dans son élément.

 

Une histoire de famille

Même si sa mère affirme sans gêne que ce n’est pas elle la cuisinière de la maison, c’est avec elle que Maxime a concocté sa première recette : «Quand j’ai commencé à cuisiner, je faisais souvent du pain aux bananes pour mon équipe de hockey. Disons que j’en ai cuisiné beaucoup», raconte le jeune homme avec un sourire en coin.

Mais de où vient sa passion? «Bien j’ai commencé à écouter beaucoup d’émissions de cuisine. Ça m’a donné le goût de plus en plus. Ça m'impressionnait, c’est vraiment de l’art ce qu’ils font!»

 

C’est ensuite sa grand-mère qui lui a fait découvrir le plaisir de cuisiner : « Ma mamie a pris des cours de cuisine et a travaillé dans le domaine. Elle m’a montré à faire des recettes plus de grand-mère. Du pain, des pâtés à la viande, des beignes.»

 

Plusieurs fois par semaine, c’est Maxime qui se retrouve aux fourneaux et qui fait à manger pour toute la famille, au grand plaisir de ses parents: «Ça fait que moi j’ai beaucoup de temps libre. Contrairement aux autres mamans, mon fils cuisine vraiment souvent nos soupers donc moi je peux aller marcher. Je peux aller faire plein d’activités!», explique Marilou Nadeau en rigolant.

 

D’ici quelques années, Maxime espère travailler dans un restaurant de la région et poursuivre des études en hôtellerie. Il caresse aussi de grands rêves: «J’aimerais avoir un grand restaurant gastronomique à Québec. Bien, en fait j’aimerais ça avoir un restaurant en Australie, à Sydney. C’est de là que vient mon chef préféré, Peter Gilmore.» (CHAU TVA)

 
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