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Revue de presse du 31 juillet 2014
Jeudi, 31 Juillet 2014 13:55

Pierre Moreau affirme qu’il demeure disponible pour la municipalité de Ristigouche-Sud-Est.

Le ministre des Affaires municipale et de l’Occupation du territoire, Pierre Moreau, a fait cette mise au point suite aux commentaires du maire de la municipalité qui fait présentement face à une poursuite de 1,5 million de dollars de la part de la compagnie Gastem. Le maire avait d’abord réclamé une aide financière de la part du ministère, mais ce genre de programme est inexistant.

Le maire a ensuite affirmé qu’il lui était impossible de rencontrer le ministre Pierre Moreau :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12035#1

Dans un communiqué laconique publié hier, le ministre précise qu’il n’a jamais refusé de rencontrer le maire et qu’il demeure disponible. De toute évidence les attentes ne doivent pas être trop élevées, car le ministre précise bien dans le communiqué qu’il n’est pas approprié pour le gouvernement d’intervenir dans ce dossier, car il est devant les tribunaux.

Cette rencontre pourrait avoir lieu à la fin du mois d’août. Le maire François Boulay a déclaré qu'il était heureux de ce dénouement.   (CIEU FM)

Poursuite de Gastem contre Ristigouche-Sud-Est : le gouvernement démontre une ouverture

Lueur d’espoir pour Ristigouche-Sud-Est. Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau se dit prêt à rencontrer les élus. Il affirme qu’il n’a jamais refusé de rencontrer le maire de la municipalité, François Boulay, concernant la poursuite de la pétrolière Gastem.

Le ministre soutient que le maire a été informé qu’une rencontre serait possible à la fin du mois d’août. Le gouvernement considère toutefois qu’il est inapproprié d’intervenir dans ce dossier, puisque la poursuite de 1,5 M $ n’a pas été jugée abusive par le tribunal.

Le manque de fonds pour poursuivre les démarches judiciaires jusqu’au bout a poussé le maire à demander l’aide des Québécois. La campagne de financement «Solidarité Ristigouche» vise à amasser 225 000 $.

Déjà, près de 13 000 $ ont été donnés par la population et divers organismes, ce qui donne espoir à François Boulay. «C'est excellent, c'est fantastique! Je ne m'étais jamais attardé à voir combien de sous on pourrait amasser en dons dès la première journée», déclare ce dernier.

Rappelons que la municipalité à déjà déboursé 78 000 $ dans cette poursuite.  (CHAU TVA)

22 370$ d'amassés pour Solidarité Ristigouche

Jusqu'à présent, la campagne lancée mardi pour venir en aide à la municipalité de Ristigouche Sud-Est a permis d'amasser 22 370 $. L'objectif est de 250 000 $ et les fonds amassés serviront à la défense judiciaire de cette petite municipalité contre le géant pétrolier Gastem.

La compagnie poursuit Ristigouche pour un 1,5 million $.

Pour contribuer à la campagne, visitez solidariteristigouche.ca. (CHAU TVA)

Ristigouche Sud-Est demande 225 000 $ pour se défendre contre Gastem

La municipalité de Ristigouche-Partie-Sud-Est interpelle le public afin d'amasser 225 000 $ pour assurer sa défense. La firme d'exploration gazière et pétrolière Gastem réclame 1,5 million de dollars en dommages à la municipalité de 168 habitants, soit cinq fois et demie son budget annuel.

En fin de journée mardi, la municipalité avait reçu près de 5000 $ de dons, indiquait le site Web Solidarité Ristigouche mis sur pied pour appuyer la campagne de souscription.

En mars 2013, la municipalité de 168 habitants a adopté un règlement qui interdit de forer à moins de deux kilomètres d'un puits artésien. Gastem se préparait alors à forer un puits stratigraphique à moins de 100 mètres d'un puits artésien et à 30 mètres de la rivière Kempt, un affluent de la rivière Ristigouche, indique le maire. La firme a répliqué par une poursuite.

La municipalité gère un budget annuel de 275 000 $ et embauche une seule employée à l'année, soit sa directrice générale, qui travaille trois jours par semaine. «Avec 168 habitants, on n'a pas les capacités pour se défendre», dit le maire Boulay. Les sommes recueillies serviront à rembourser les dépenses de 80 000 $ engagées jusqu'ici et à payer les frais du procès prévu en 2015 ou en 2016.

Une partie du montant financera un service de relations publiques. «Ça fait partie de notre défense, estime le maire Boulay. On veut faire connaître l'injustice et soulever la conscience de la population.»

«On ne peut pas se laisser intimider par des entreprises qui veulent faire passer leurs intérêts par-dessus le devoir des élus municipaux et le droit des citoyens à protéger leur eau potable», a ajouté M. Boulay.

En juin, le maire Boulay a demandé une audience au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, afin «d'identifier des pistes de solution» pour Ristigouche. Par lettre le 24 juillet, le ministère a répondu qu'il «ne peut s'immiscer dans un dossier faisant l'objet d'une poursuite judiciaire».

«Ça nous bafoue, lance M. Boulay. Soit qu'ils n'ont rien compris, soit qu'ils ne veulent pas m'entendre. Mais j'ai toujours le souhait que le gouvernement reprenne contact avec nous et je ne peux pas imaginer qu'il fera la sourde oreille.»

À la mi-juillet, Québec a adopté un règlement provincial sur l'eau potable qui fixe à 500 mètres la distance minimale entre un puits d'eau potable et un forage. En vertu de ce règlement, le forage de Gastem serait interdit aujourd'hui, fait remarquer le maire Boulay, qui se désole que Québec ait réagi «deux ans trop tard».

Le règlement provincial rend caduc et remplace le règlement de Ristigouche ainsi que ceux d'une centaine d'autres municipalités québécoises.

Le ministre Moreau n'interviendra pas

«Il n'est pas approprié pour le gouvernement du Québec d'intervenir» dans le dossier de Ristigouche-Partie-Sud-Est, a réitéré le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, par communiqué hier. Il ajoute toutefois qu'il pourrait rencontrer le maire François Boulay à la fin du mois d'août. Le ministre rappelle que les tribunaux n'ont pas jugé abusive la poursuite de Gastem contre Ristigouche.

Gastem persiste

Gastem maintient sa poursuite contre Ristigouche-Partie-Sud-Est, même si Québec a récemment adopté un règlement provincial qui rend caduc celui de la municipalité. «Ça ne modifie pas notre demande de remboursement» à Ristigouche, a réagi le président de Gastem, Raymond Savoie. Gastem avait engagé des dépenses «de bonne foi» pour préparer son forage, dit M. Savoie, un ancien ministre libéral entre 1985 et 1994. La firme ne prévoit plus forer à Ristigouche et a même cédé ses droits à Pétrolia.   (Le Soleil)

Poursuite de Gastem: Les Québécois sont invités à donner dans le cadre de la campagne «Solidarité Ristigouche»

La municipalité de Risigouche-Sud-Est demande l'appui des Québécois dans sa bataille contre la pétrolière Gastem. Les détails de la campagne de financement «Solidarité Ristigouche» ont été dévoilés en conférence de presse mardi après-midi, devant plusieurs représentants des médias et une communauté tissée serrée.

La campagne de financement «Solidarité Ristigouche» a pour but d'amasser 225 000 $ pour couvrir les frais juridiques engendrés par la poursuite de la pétrolière Gastem. Rappelons que cette dernière réclame 1,5 M $ à la municipalité de Ristigouche-Sud-Est en raison de l'adoption d'un règlement sur la protection de l'eau potable en mars 2013, qui a mis un terme à ses travaux préparatoires de forage exploratoire.


Aujourd'hui, un appel à la générosité des Québécois est lancé. Les organisateurs invitent quiconque veut apporter une contribution financière à faire un don directement à la municipalité ou encore sur le  nouveau site web www.solidariteristigouche.ca. Il sera également possible de suivre la progression de ce dossier sur ce site, ainsi que sur les pages Facebook et Twitter de cette cause.


Déjà 4000 $ ont été amassés durant la première journée de la campagne. Plusieurs organismes et municipalités de la région ainsi que des artistes ont aussi manifesté leur soutien.


Un spectacle bénéfice sera présenté probablement le 12 octobre dans la MRC D'Avignon. Des artistes ont même déjà confirmé leur présence, dont Jonathan Pinchaud.


Pour le maire de la municipalité, François Boulay, ce sont des appuis qui font un grand bien: «C'est excellent, c'est fantastique! Je ne m'étais jamais attardé à voir combien de sous on pourrait amassé en dons dès la première journée. Ça a été un vrai tourbillon, les préparatifs pour cette journée, j'en suis très heureux!»

Ce soutien arrive à point pour cette petite municipalité, qui en a gros sur les épaules depuis la mise en demeure. Il faut dire que le montant réclamé par Gastem représente cinq fois et demi le budget annuel de la municipalité, soit 275 000 $. Par ailleurs, il serait presque impensable de diviser la facture entre les citoyens, puisqu'ils ne sont que 168.


L'un d'entre eux se dit soulagé de constater la mobilisation jusqu'à maintenant. «C'est encourageant, parce qu'honnêtement, je pense qu'on avait un peu le moral à terre. On se sentait seuls dans une chose aussi importante que ça», affirme-t-il.


L'élan de générosité est sur la bonne voie. Mais est-ce que ce sera suffisant?


La maire continue d'espérer que le ministre des Affaires municipales changera sa position et acceptera de le rencontrer pour discuter de cette problématique.  (CHAU TVA)

Poursuite de Gastem : Ristigouche demande l’aide du public

La municipalité de Ristigouche-Partie-Sud-Est interpelle le public afin d’amasser 225 000 $ pour assurer sa défense contre la firme d’exploration gazière et pétrolière Gastem, qui lui réclame 1,5 million de dollars en dommages. Le maire François Boulay lance cet appel après que « les portes se soient fermées » au gouvernement du Québec, estime-t-il.

En mars 2013, la municipalité de 168 habitants a adopté un règlement qui interdit de forer à moins de deux kilomètres d’un puits artésien. Gastem se préparait alors à forer un puits stratigraphique à moins de 100 mètres d’une résidence desservie par un puits et à 30 mètres de la rivière Kempt, un affluent de la Ristigouche, indique le maire. La firme a répliqué par une poursuite.

La municipalité gère un budget annuel de 275 000 $. « On n’a pas les capacités pour se défendre », dit le maire Boulay. Les sommes recueillies serviront à rembourser les dépenses de 80 000 $ engagées jusqu’ici et à payer les frais du procès prévu en 2015 ou 2016.

Une partie du montant financera un service de relations publiques. « Ça fait partie de notre défense, estime le maire Boulay. On veut faire connaître l’injustice et soulever la conscience de la population. »

Le ministre Moreau n’interviendra pas

En juin, le maire Boulay avait demandé une audience au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, pour « identifier des pistes de solution » pour Ristigouche. Par lettre le 24 juillet, le ministère a répondu qu’il « ne peut s’immiscer dans un dossier faisant l’objet d’une poursuite judiciaire ».

« Ça nous bafoue, lance M. Boulay. Soit qu’ils n’ont rien compris, soit qu’ils ne veulent pas m’entendre. Mais j’ai toujours le souhait que le gouvernement reprenne contact avec nous et je ne peux pas imaginer qu’il fera la sourde oreille. »

Mardi, le ministre Moreau a maintenu par communiqué qu’il n’est « pas approprié pour le gouvernement du Québec d’intervenir dans ce dossier ». Il ajoute toutefois qu’il pourrait rencontrer le maire Boulay à la fin du mois d’août.

Gastem persiste

Québec a récemment adopté un règlement provincial sur l’eau potable qui fixe à 500 mètres la distance minimale entre un puits d’eau potable et un forage. Il rend inopérant le règlement adopté par Ristigouche et par une centaine d’autres municipalités québécoises.

L’adoption du règlement provincial « ne modifie pas notre demande de remboursement » à Ristigouche, a réagi le président de Gastem, Raymond Savoie. Gastem avait engagé des dépenses « de bonne foi » pour préparer son forage et maintient sa poursuite, dit M. Savoie, un ancien ministre libéral entre 1985 et 1994. (GRAFFICI.CA)

Ristigouche-Sud-Est veut se défendre

Le village de Ristigouche-Sud-Est a lancé une campagne de financement afin de défrayer les coûts de sa défense contre la société d’exploration pétrolière Gastem, qui le poursuit pour un montant de 1,5 M$, soit cinq fois et demie son budget de fonctionnement annuel.

La campagne de financement lancée le 29 juillet visera à amasser la somme de 225 000 $ pour couvrir les frais de justice et représentation impliqués dans sa défense. Depuis que la poursuite a été soumise, en août 2013, ce sont environ 80 000 $ qui ont été engloutis. « Nous voulons mobiliser la population afin de pouvoir nous rendre au bout de la cause, au dernier jugement », a expliqué le maire François Boulay.

Faits

Le 12 juillet 2012, la société Gastem obtenait un permis de forage pour le territoire de Ristigouche, pour un projet qu’elle avait présenté en novembre 2011 à la municipalité. À la demande de 92 de ses 168 citoyens, Ristigouche-Sud-Est a adopté un règlement pour protéger son eau potable, dans une région où toutes les résidences tirent leur eau, naturellement filtrée par la montagne, d’un puits. La la requête introductive d’instance en dommages de Gastem a été déposée le 30 août 2013.

Le nouveau règlement adopté par Québec le 23 juillet n’affecte en rien le procès contre Ristigouche, puisque les événements concernés ont précédé son adoption.

Appuis

Les appuis à la municipalité sont nombreux dans ce dossier. Le préfet de la MRC d’Avignon Guy Gallant a promis d’offrir toute aide technique et en besoins de personnel à Ristigouche. « C’est absurde qu’une petite municipalité doive se défendre comme ça fasse à une compagnie. Est-ce une démarche politique? Pour établir une jurisprudence? », a-t-il indiqué.

Même son de cloche du côté du président de la Conférence régionale des élus, Daniel Côté : « C’est aberrant, une telle poursuite dans le but d’écraser une petite municipalité qui a passé un règlement pour protéger sa population, de la part d’une compagnie qui disait vouloir le bien de la région. J’invite le gouvernement à utiliser son gros bon sens et à appuyer la municipalité. »

Selon Mireille Chalifour, directrice générale de l’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche, la politique nationale de l’eau adoptée en 2002 donnait aux municipalités le droit de faire preuve de diligence afin de protéger leurs sources d’eau potable. « L’approvisionnement en eau potable de qualité est le premier service de base collectif qu’une municipalité offre à sa population », peut-on lire dans la Politique.

En outre, un spectacle-bénéfice sera organisé en Gaspésie par l’agence La Tournée pourrait mettre en scène Nicolas Guimont, Jonathan Painchaud, JiCi Lauzon, Dominique Breau, Dominique Bouffard et François Léveillée. La date avancée, sujette à changement, est le 12 octobre, et l’endroit demeure à déterminer, puisqu’il dépendra du nombre d’artistes participant.

Pour faire un don à la campagne Solidarité-Ristigouche, visiter le www.solidariteristigouche.ca, ou encore acheminer un chèque directement à la municipalité. (L’Écho de la Baie)

Poursuite de Gastem : appel à l’aide de Ristigouche-Sud-Est

David contre Goliath : la Municipalité de Ristigouche-Sud-Est semble être dans cet état d'esprit. Le canton de 168 résidents lance une campagne de financement à grande échelle pour l'aider à se défendre en justice contre la gazière et pétrolière Gastem.

La pétrolière réclame 1,5 million de dollars en dommages à la suite de l'adoption d'une réglementation pour protéger les sources d'eau potable de la communauté de la Baie-des-Chaleurs, en mars 2013.

Le règlement limite les forages sur le territoire de Ristigouche-Sud-Est. La compagnie avait planifié des travaux pour l'été dernier et avait obtenu un permis de forage un an auparavant.

La Municipalité soutient que Québec la laisse tomber. Le maire François Boulay a fait part de ses inquiétudes, mais le gouvernement Couillard ne semble pas vouloir se mouiller.

« Nous devons vous mentionner que le Ministère ne peut s'immiscer dans un dossier faisant l'objet d'une procédure judiciaire », peut-on lire dans une lettre refilée par les autorités du canton et envoyée par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.

Le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Pierre Moreau, soutient qu'il n'a pas refusé de rencontrer le maire de Ristigouche-Sud-Est. Le maire Boulay aurait été informé, le 25 juillet, par un membre du cabinet du ministre, qu'une rencontre pourrait avoir lieu à la fin du mois d'août, pour discuter du dossier de la poursuite intentée contre la municipalité.

La somme de la poursuite représente plus de cinq fois le budget annuel de la Municipalité, qui accumule 275 000 $ dans son compte en banque chaque année.

L'objectif de la campagne Solidarité Ristigouche est de recueillir 225 000 $ pour couvrir les frais de justice et de représentation engendrés par la poursuite.

Le maire fait valoir, dans un communiqué, que les élus ne peuvent se laisser intimider par des entreprises. Il espère « pouvoir compter sur le soutien des citoyens de toutes les régions ».

« On a tout simplement agi pour protéger le bien commun qu'est l'eau potable. Si le règlement du ministre [de l'Environnement, David] Heurtel de la semaine dernière avait été en place à l'époque où la pétrolière est arrivée, on ne serait pas dans cette situation aujourd'hui. » — Le maire François Boulay, en entrevue

Plusieurs élus régionaux appuient la démarche de Ristigouche-Sud-Est, dont le préfet de la MRC d'Avignon, Guy Gallant, ainsi que le président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Daniel Côté.

« On a subi des dommages, on a fait des dépenses de bonne foi avec les permis et les autorisations. Le règlement a été adopté par la Municipalité sans qu'on ait été consultés. Nous aimerions revoir l'argent qui a été investi dans la préparation », a déclaré le président de Gastem, Raymond Savoie.

« On ne veut mettre personne en faillite. La question n'est pas là, a-t-il ajouté. Ce n'est pas une situation facile. »

Par ailleurs, toujours par voie de communiqué, la Municipalité dit estimer que le règlement provincial sur la protection de l'eau potable, présenté la semaine dernière, « ne change rien à la situation très difficile vécue par la Municipalité ». 

Près de 70 municipalités ont adopté un règlement semblable à celui de Ristigouche-Sud-Est. (Radio-Canada)

Mobilisation pour Ristigouche-Sud-Est

Les élus de la Gaspésie lancent un appel à la générosité pour soutenir Ristigouche-Sud-Est dans sa défense judiciaire contre Gastem.

La localité organise une vaste campagne de financement, dont l'objectif est d'amasser 225 000$. Une somme qui servira à couvrir les frais engendrés par la poursuite de 1,5 M$ entamée par la gazière. L'iniative a été lancée hier à Ristigouche-Sud-Est.

Gastem a entrepris le recours, après l'adoption d'un règlement sur la protection de l'eau potable. Une législation qui a bloqué son projet de puits exploratoire.

Ristigouche-Sud-Est a déboursé 80 000$, mais n'a plus les moyens de se défendre. « On fait appel à la solidarité des Québécois, Québécoises pour nous aider par le biais de dons afin de ramasser les sous pour qu'on puisse au moins se rendre en fin de procès », a mentionné le maire, François Boulay.

Le président de la CRÉ, Daniel Côté, juge inacceptable le recours de Gastem. « On arrive avec une poursuite de 1,5 M$. C'est cinq fois et demie le budget municipal annuel, on vient écraser la municipalité, ce n'est pas normal », a-t-il pesté.

Toutes les MRC ont annoncé leur soutien à la municipalité dans ses démarches.

Le préfet de la MRC Avignon, Guy Gallant, a offert le soutien technique de son équipe à l'administration de Ristigouche-Sud-Est. (CHNC)

Un spectacle-bénéfice en octobre

Un spectacle-bénéfice aura lieu en octobre pour venir en aide à Ristigouche-Sud-Est.

L'initiative a été lancée par l'auteur-compositeur-interprète, Nicolas Guimont et le gérant d'artiste, Mike Brossard.

L'événement réunira des humoristes, des chanteurs et des conteurs. Jusqu'à présent, Jonathan Painchaud, Jizi Lauzon, Dominique Bouffard, et François Léveillé ont confirmé leur participation. Ce dernier explique sa motivation à venir en aide à la petite localité gaspésienne.

« Moi je pense que toute municipalité qui a un conflit de ce genre-là a le droit de se défendre. Se faire écraser, ce n'est pas normal, personne ne peut accepter ça. En tant que citoyen du Québec, je trouve ça tout à fait normal d'aider des gens qui ont envie de se défendre comme du monde », a-t-il déclaré.

L'événement se tiendra en octobre en Gaspésie, sur le territoire de la MRC Avignon. L'endroit et la date restent à déterminer. (CHNC)

Une petite ville poursuivie par une pétrolière

Poursuivie pour 1,5 million de dollars par une société pétrolière, une municipalité de 168 habitants de la Gaspésie lance un appel à la générosité des Québécois pour l'aider à couvrir ses frais juridiques. L'objectif est de 225 000$.

Selon le maire de Ristigouche Sud-Est, François Boulay, toutes les autres solutions ont été épuisées. «Pour nous, c'est une catastrophe. Le défi n'est même pas de savoir si l'on serait capable de payer en cas de condamnation. Notre vrai défi, c'est qu'on n'a même pas les sous pour se défendre.»

De son côté, la société Gastem, qui affirme être en difficultés financières, se dit disposée à entreprendre des discussions avec Ristigouche. «Partout où la municipalité se présente, les portes se ferment. Nous, notre porte est ouverte», affirme le président de Gastem, Raymond Savoie.

Rappelons qu'au printemps 2013, Ristigouche Sud-Est avait décidé de suivre l'exemple de la Ville de Gaspé et d'adopter un règlement pour empêcher tout forage pétrolier et gazier à moins de 2 km des sources d'eau potable. La pétrolière Gastem détenait alors des droits de forage à Ristigouche, mais le nouveau règlement est venu stopper les projets de l'entreprise. Quelques mois plus tard, elle a déposé une poursuite en dommages et intérêts de 1,5 million contre la municipalité.

Le hic, c'est que Ristigouche a un budget total de 275 000$ et n'est absolument pas en mesure d'assumer une dépense aussi importante. L'assureur, la Mutuelle des municipalités du Québec, refuse de dédommager Ristigouche sous prétexte qu'elle a agi de mauvaise foi dans ce dossier. Le maire a aussi cherché à rencontrer le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau. Il a refusé, ne voulant pas se mêler d'un dossier qui fait l'objet d'une poursuite judiciaire.

Une «poursuite punitive»

En février dernier, Ristigouche a déposé une requête en irrecevabilité en Cour supérieure, au motif que la poursuite de Gastem était abusive. Mais le tribunal a rejeté la demande, ouvrant ainsi la porte à un procès en bonne et due forme. Mais pour l'avocat représentant la municipalité, Me Jean-François Girard, cette poursuite revient à donner les clés de la ville à une entreprise privée. Il signale que l'entreprise n'a jamais cherché à contester la viabilité du règlement municipal. «Ça ne ressemble même pas à une poursuite-bâillon, où l'objectif est de faire taire son opposant. Gastem a tout simplement déposé une poursuite punitive contre Ristigouche.»

«On comprend mal l'attitude de la Ville dans ce dossier, rétorque le président de Gastem, Raymond Savoie. Nous avions obtenu tous les permis pour nos forages. Le surintendant de Ristigouche a même accompagné nos travailleurs sur le terrain. Nous réclamons seulement nos dépenses encourues là-bas.» M. Savoie, qui a notamment été ministre délégué aux Mines de 1985 à 1990, mentionne n'avoir eu aucun contact avec la Ville depuis mars 2013.

Depuis, Gastem a vendu à Pétrolia ses 13 permis d'exploration dans la baie des Chaleurs. Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a aussi dévoilé, le 23 juillet dernier, un nouveau règlement interdisant tout forage pétrolier ou gazier à moins de 500 mètres d'une source d'eau potable. Selon le maire de Ristigouche Sud-Est, ni Gastem ni Pétrolia ne pourront maintenant forer là où ils souhaitaient le faire en 2013.

Mais selon François Boulay, le règlement de Québec arrive deux ans trop tard. Surtout, dit-il, que ce délai a forcé les villes à faire le travail du gouvernement pour protéger les sources d'eau potable. Croyez-vous que le gouvernement du Québec a une responsabilité par rapport à Ristigouche? a demandé La Presse. «Je ne vous le fais pas dire, monsieur», a-t-il conclu.

Déjà des dépenses de 80 000$

Le maire de Ristigouche Sud-Est affirme que sa municipalité a déjà dépensé 80 000$ pour se défendre contre Gastem. La Ville a bien un surplus de 110 000$, mais elle craint que ses réserves soient bientôt à sec. «Nous sommes pris en otage, on est en mode gel. On est en train de manger notre surplus. Si je devais vous sortir un bilan municipal en date d'aujourd'hui, la situation ne serait pas très rose. Est-ce qu'on va devoir tripler, quadrupler les taxes foncières des contribuables dans notre prochain budget?»

Ristigouche Sud-Est en bref

  • Population: 168 habitants
  • Budget annuel: 275 000$
  • Revenus de taxation: 121 000$
  • Subventions gouvernementales: 154 000$

(La Presse)

La pression sur le ministre est maintenue

Les élus de la région maintiennent la pression pour convaincre Québec de soutenir Ristigouche-Sud-Est dans son bras de fer judiciaire contre Gastem.

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a indiqué par voie de communiqué qu'il n'est pas approprié pour le gouvernement d'intervenir, ajoutant que les Tribubaux n'ont pas jugé abusif le recours intenté par Gastem.

Le ministre précise être disponible pour rencontrer le maire François Boulay à la fin août. Et ce dernier espère toujours pouvoir compter sur un soutien de Québec.

Même son de cloche de la part du président de la CRÉ, Daniel Côté, qui invite Québec à se mouiller et à soutenir la petite localité gaspésienne.

« Ce n'est pas normal qu'une compagnie puisse venir écraser une municipalité. Utilisez votre gros bon sens et venez soutenir Ristigouche-Sud-Est, comme la région va le faire, comme l'ensemble du Québec va le faire », dit-il. (CHNC)

Ristigouche-Sud-Est contre Gastem : la FQM réagit

La Municipalité de Ristigouche-Sud-Est est sortie en grande pompe, mardi, et a lancé un appel à l'aide dans le conflit qui l'oppose à la gazière et pétrolière Gastem. La Fédération québécoise des municipalités (FQM) a à son tour fait entendre sa voix pour demander au gouvernement de se mouiller.

La FQM sollicite un coup de pouce du gouvernement dans le dossier où Gastem poursuit le canton pour 1,5 millions de dollars, à la suite de l'adoption, en mars 2013, d'une réglementation pour protéger ses sources d'eau potable.

Le règlement limite les forages sur le territoire de Ristigouche-Sud-Est. La compagnie avait planifié des travaux pour l'été dernier et avait obtenu un permis de forage un an auparavant.

La FQM rappelle qu'elle réclamait un règlement sur la protection de l'eau potable depuis 2011. La prudence qu'elle recommande normalement aux municipalités, dans des dossiers où il n'existe pas encore de réglementation, pouvait difficilement s'appliquer dans le cas de Ristigouche-Sud-Est, selon la Fédération. Près de 70 municipalités ont par ailleurs adopté un règlement du genre.

« Je comprends la situation où, depuis 2011, et où la compagnie Gastem est arrivée dans le dossier, il n'y avait pas de réglementation, mentionne le président de la FQM, Richard Lehoux. La pression est venue de la population. Je pense que le rôle d'une municipalité est de protéger l'eau potable. »

« Le ministère a aussi la responsabilité de soutenir les municipalités. Quand on arrive à des réclamations de cet ordre et quand on fait face à des multinationales, ça prend un appui », ajoute-t-il.

Le gouvernement du Québec a déjà fait savoir qu'il ne s'immiscerait pas dans le dossier puisque la cause sera entendue en justice.

Toutefois, le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Pierre Moreau, soutient qu'il devrait rencontrer le maire François Boulay à la fin du mois d'août. Richard Lehoux croit que le ministre du Développement durable et de l'Environnement, David Heurtel, devrait être de la rencontre.

Le 23 juillet dernier, le gouvernement du Québec a annoncé son nouveau Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection.

Le président de la FQM dit aussi comprendre la démarche de financement populaire de la Municipalité de Ristigouche-Sud-Est. La poursuite, qui s'élève à 1,5 million de dollars, représente plus de cinq fois le budget annuel de la communauté qui a un portefeuille de 275 000 $. Ristigouche-Sud-Est souhaite amasser 225 000 $ pour couvrir les frais de justice.

Une campagne qui va bon train

La campagne de financement lancée mardi, pour venir en aide à la municipalité de Ristigouche Sud-Est, connaît déjà du succès.

En une journée, un peu plus de 12 000 $ ont été amassés grâce au site Internet Solidarité Ristigouche.  (Radio-Canada)

Poursuite de Gastem : L’envers de la médaille

La société d’exploration pétrolière Gastem veut récupérer l’argent investi, mais ne ferme pas la porte à un dialogue avec la municipalité.

« On nous présente comme une pétrolière, mais nous sommes une société d’exploration. Nous fonctionnons uniquement avec des employés contractuels. Nous n’avons pas de production ou de revenus de production », a expliqué le président et fondateur Raymond Savoie.

Celui-ci explique que ses parents sont originaires de la région et qu’il se réjouissait de réaliser un projet en Gaspésie, après des travaux exploratoires à Miguasha en 2004. « J’étais content de faire quelque chose dans le coin, ça faisait partie des attraits de participer au développement de la région. Le conseil a adopté un règlement qui imposait des conditions absurdes. On ne peut plus retourner là, avec la façon dont les gens ont agi », a indiqué M. Savoie, qui a vendu le permis d’exploitation pour la région en juillet 2013.

Le montant réclamé de 1,5 M$ vise à couvrir les frais encourus par l’entreprise pour débuter les travaux, puisqu’elle avait déjà préparé le terrain et installé la plate-forme de forage lorsque la municipalité a adopté son règlement. Le projet devait être d’un coût total de 4 à 5 M$. « Tout était en règle, nous avions les permis, l’INRS avait confirmé les hypothèses de nos géologues. Nous avions deux cibles à explorer, à des profondeurs de 1,25 et 2,8 km », a expliqué Raymond Savoie.

Aucun danger

Selon le président de Gastem, l’exploration pétrolière ne pose aucun danger à la nappe phréatique. « C’est un discours au Québec où on a inventé un danger dans l’exploration pétrolière. Sur les 400 puits qu’il y a eu au Québec, on n’a jamais entendu parler de dommages à la nappe phréatique. Il peut y avoir des dommages en surface, comme des déversements de camions, mais ça, c’est réparable, a-t-il souligné. Les gens ont eu peur, il y a eu un énervement, et ils ont écouté ce discours plutôt que le gouvernement, la science, et les situations antérieures. »

M. Savoie se dit ouvert à discuter avec la municipalité. « Ils ne m’ont jamais appelé, à aucune étape du conflit. Je suis pourtant facile à rejoindre, et j’ai toujours été ouvert à discuter de la situation », a-t-il indiqué, sans toutefois mentionner ce qui pourrait ressortir d’une telle discussion. (L’Écho de la Baie)

Eau potable : le préfet Gallant doute

Le préfet de la MRC Avignon, Guy Gallant, doute que le règlement sur l'eau potable du gouvernement l'a protège réellement.

Présentée la semaine dernière, la législation prévoit une distance minimale de 500 mètres entre un forage gazier ou pétrolier et une source d'eau potable.

Le règlement interdit par ailleurs toute fracturation à 600 mètres à la verticale sous la surface du sol. Des mesures qui ne sont peut-être pas assez sévères, selon le préfet Gallant.

Le maire de St-Alexis voit même une contradiction entre le règlement et les exigences de Québec en matière d'infrastructures municipales.

« On vient de nous demander de faire la mise aux normes pour l'eau potable, on investit des millions là-dedans. Et de l'autre côté, les réglementations ne protègent pas nécessairement l'eau potable. Il y a quelque qui ne marche pas entre les deux », mentionne-t-il.

Le règlement entrera en vigueur à partir du 14 août. (CHNC)

Le député de Gaspé salue l’adoption de la nouvelle règlementation du gouvernement du Québec pour la protection de l’eau potable.

Gaétan Lelièvre considère que cette annonce vient libérer les municipalités qui ont été contraintes d’adopter un règlement municipal pour protéger les sources d’eau potable sur leur territoire :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12032#1

Toutefois, le député de Gaspé s’abstient pour l’instant de commenter le règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection. Gaétan Lelièvre veut d’abord prendre connaissance du document et consulter des experts afin de s’assurer que l’encadrement des projets d’exploration et d’exploitation pétrolière protègera la qualité des sources d’eau potable, notamment à Haldimand :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12032#1

Rappelons que le règlement provincial entrera en vigueur le 14 août prochain. Entretemps, la règlementation municipale adoptée par la ville de Gaspé en décembre 2012 est maintenue jusqu’à avis contraire.    (CIEU FM)

Forages de Pétrolia en Gaspésie: des résidus au dépotoir

De juillet 2012 à février 2013, la Ville de Gaspé a enfoui dans son dépotoir des résidus de forage de Pétrolia, dont certains excédaient la norme industrielle pour la concentration en baryum. Jusqu'à récemment, un certain flou entourait les règles sur l'enfouissement de ces matières. Le ministère de l'Environnement a d'ailleurs réprimandé Gaspé pour la façon dont elle a disposé des résidus.

En mai 2013, la municipalité a reçu un avis de non-conformité du Ministère pour avoir utilisé des résidus de forage comme matériel de recouvrement sans demander de certificat d'autorisation au préalable. Les résidus ne respectaient pas les normes de granulométrie, c'est-à-dire qu'ils étaient trop fins, note le Ministère dans son avis.

Les résidus provenaient des forages Bourque n° 1 et n° 2 (entre Grande-Vallée et Murdochville) et de l'amorce d'Haldimand n° 4, à Gaspé. Le dépotoir a reçu une soixantaine de voyages, pour un total de 1500 tonnes qu'elle a facturées 180 000 $ à Pétrolia. Il s'agissait de déblais secs, et non de boues, précise la Ville. La plupart des résidus ont été enfouis; une partie seulement a servi de matériel de recouvrement.

À la même époque, la Ville préparait et adoptait un règlement sur l'eau potable, notamment parce qu'elle s'inquiétait des fluides de forage utilisés.

Pourquoi avoir accepté les résidus de Pétrolia au dépotoir? « Jusqu'à l'automne 2013, on a toujours pensé qu'il fallait les assimiler à des sols contaminés et que tant qu'ils ne dépassaient pas la norme C [dite industrielle], on n'avait pas le choix de les accepter», explique Jocelyn Villeneuve, directeur par intérim des travaux publics à Gaspé.

La Ville a tout de même fini par accepter, avec la bénédiction du ministère de l'Environnement, certains résidus qui excédaient la norme industrielle pour le baryum, un ingrédient des fluides de forage.

Gaspé avait d'abord dit non, rapporte M. Villeneuve. Mais des discussions avec le Ministère et Pétrolia l'ont convaincu qu'il fallait assimiler les résidus à des déchets potentiellement dangereux, et non à des sols contaminés. Paradoxalement, cette interprétation permettait à la Ville de les enfouir dans son dépotoir.

Le problème : la Ville n'a pas fait subir aux résidus les tests applicables aux déchets potentiellement dangereux avant de les enfouir. Ces tests auraient permis de vérifier si certains contaminants peuvent s'écouler dans le lixiviat («jus de poubelle») et donc se retrouver dans la nature.

Le ministère de l'Environnement passe l'éponge : «Pour nous, le dossier est clos. [Gaspé] s'est conformée. Elle a cessé d'utiliser [les résidus de forage] comme matériel de recouvrement», indique Jules Boulanger, directeur régional du Centre de contrôle environnemental.

En décembre 2013, le Ministère a envoyé une lettre à la Ville «pour expliquer quelle était la procédure et être certain que tout est clair», ajoute M. Boulanger.

Procédure à revoir

Cet automne, Pétrolia prévoit poursuivre le forage d'Haldimand n° 4 et Junex forera un puits horizontal sur sa propriété de Galt, à 20 km de Gaspé.

Gaspé promet que les règles seront clarifiées d'ici là. «On va revoir notre procédure, s'asseoir avec le ministère de l'Environnement pour identifier des paramètres. On va vouloir quelque chose de plus précis et de plus sévère », explique M. Villeneuve.

La Ville a «une plus grande latitude» dans le cas de déchets potentiellement dangereux, explique M. Villeneuve. Elle peut décider si elle les accepte ou pas, peu importe le résultat des tests.

Les refuser irait toutefois à l'encontre du Plan de gestion des matières résiduelles de la Côte-de-Gaspé, dont «l'orientation est de gérer les matières résiduelles chez nous», précise M. Villeneuve. (Le Soleil)

La Société pour la nature et les parcs, la SNAP, s’inquiète de l’avenir du projet de zone de protection marine dans l’estuaire du Saint-Laurent.

Récemment, le ministère des Pêches et des Océans a changé sa désignation sur son site Internet pour ‘’site d’intérêt’’.
Malgré qu’Ottawa ait réitéré sa volonté de protéger ce secteur de 6 mille kilomètres carrés, les environnementalistes entrevoient le pire.
Il y a près d’une quinzaine d’années que le ministère des Pêches et des Océans étudie la possibilité de créer une zone de protection marine autour du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.
Toutefois, depuis près de 5 ans, le projet qui a pour objectif de protéger l’habitat des bélugas n’enregistre aucun progrès, ni de plan d’action, ni d’échéancier.
Le directeur de la SNAP-Québec, Patrick Nadeau, rappelle que le projet de terminal pétrolier Énergie Est, à Cacouna, se situe au cœur même de la zone visée :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/3452310-l-estuaire-dans-la-mire?redirect=%2F

Patrick Nadeau ajoute qu’un groupe de travail Canada-Québec avait été mis sur pied afin d’assurer le processus de désignation de zone de protection marine.
Son mandat est désormais d’arrimer les outils de conservation.
Il se questionne sur tant de modifications si le gouvernement fédéral maintient son objectif de protection :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/3452310-l-estuaire-dans-la-mire?redirect=%2F

Les dirigeants de l’organisme en concluent à un désintéressement au projet de création d’une zone de protection marine de la part d’Ottawa.
Sans réponse à leurs questionnements, ils interpellent la ministre fédérale des pêches, Gail Shea, attendue d’ailleurs dans l’archipel le 19 août. (CFIM)

Prolongation de la durée de vie de la centrale thermique

Les programmes d’efficacité énergétique d’Hydro-Québec ont un effet sur la durée de vie de la centrale thermique de Cap-aux-Meules.
La société d’état réévalue sa fin de vie en 2035, soit douze ans de plus qu’estimé à sa mise en service en 1991.
Selon sa porte-parole, Marie-Hélène Truchon, c’est parce que de plus en plus de madelinots adhèrent au programme de chauffage des résidences au mazout, diminuant du même coup la production d’électricité :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/3452434-prolongation-de-la-duree-de-vie-de-la-centrale-thermique?redirect=%2F

Hydro-Québec a donc suspendu ses recherches de solutions pour brancher l’archipel à un réseau sur le continent.
Le projet de trois éoliennes produisant un total de six mégawatts est toujours à l’étude et pourrait également prolonger la durée de vie des moteurs de la centrale thermique :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/3452434-prolongation-de-la-duree-de-vie-de-la-centrale-thermique?redirect=%2F

Rappelons que le projet d’implantation d’éoliennes est mené en collaboration avec la Municipalité des Îles.
Une rencontre est prévue à cet effet à l’automne. (CFIM)

L'achalandage se maintient dans la Baie-des-Chaleurs

L'achalandage touristique semble se maintenir dans la Baie-des-Chaleurs.

C'est du moins ce que rapportent la plupart des intervenants interrogés par CHNC.

Après un mois de juin difficile, de nombreux attraits disent tirer leur épingle du jeu. En date du 20 juillet, le Bioparc à Bonaventure enregistrait une hausse de 15%, par rapport à juillet 2013.

À Cime aventure, l'achalandage s'est maintenu pour certaines activités dans le dernier mois, après un lent début de saison et le Site historique du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac rapporte une légère diminution en juillet, après avoir enregistré une baisse plus importante en juin. La belle température des dernières semaines semble avoir affecté grandement le Musée acadien du Québec à Bonaventure, qui voit son achalandage diminué.

Par ailleurs, le bureau d'information touristique à New Richmond a connu une augmentation de 30% de son achalandage en juin et près de 700 personnes de plus se sont rendues sur place en juillet, comparativement à l'été dernier.

En hébergement, la fréquentation s'est maintenue en juillet au Riotel à Bonaventure, alors que le camping de Carleton maintient le rythme de l'an dernier.

La Baie Bleue enregistre une hausse de 5%. Mais son propriétaire, Stéphane Boudreau, précise que l'achalandage stagne depuis quelques années en Gaspésie et que les efforts doivent se poursuivre pour étirer la saison touristique. (CHNC)

Plan Baie

Au sud de la Gaspésie, dans la baie des Chaleurs, notre journaliste part à la rencontre de pirates, de pêcheurs et de poissons pour découvrir le plaisir de faire les choses à contre-courant

Je dois me rendre à ma chambre d’hôtel par mes propres moyens et mon hésitation amuse visiblement mon hôte, Raphaël, qui me tend en guise de clé une pagaie et un gilet de sauvetage. J’ai beau être dans la baie des Chaleurs, la cinquantaine de mètres qui sépare la berge de ma chambre, une yourte flottant sur une plateforme de bois, me donne quelques sueurs froides. Rien à craindre, m’assure Raphaël avec un œil espiègle, les yourtes ne partent presque jamais à la dérive. Mes bagages entre les jambes, je suis finalement moins préoccupée par l’eau sous mon kayak rouge (à peine 90 cm) que par celle que ma pagaie fait entrer dans l’embarcation. Même si je navigue dans un barachois, le courant me rend un peu fébrile. Après avoir raffiné ma technique, je glisse fièrement vers mes quartiers flottants.

De retour sur le plancher des vaches et profitant des derniers rayons du soleil sur la terrasse de la brasserie Le Naufrageur, au cœur de Carleton-sur-Mer, j’ai tôt fait de comprendre que, contrairement à moi, les gens du coin n’ont pas peur de se mouiller,
éloignement oblige. Ce coin du sud de la Gaspésie grouille d’aventuriers qui se sont jetés à l’eau pour faire vivre cette région reculée du Québec, bordée par l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. « On a commencé à brasser dans le sous-sol de la boulangerie. On voulait une petite brasserie parce qu’on n’avait pas d’endroit où sortir, mais maintenant, disons que c’est nous qui faisons sortir le monde », explique Sébastien, l’un des proprios, boulanger de formation. Il dépose devant moi une palette de dégustation circulaire en bois, gravée d’une rose des vents au centre, une bière sur chaque point cardinal. Je prends la Corte-Real, une blonde qui fleure bon l’écorce de pamplemousse. Si on a baptisé cette ale en l’honneur d’un explorateur portugais dont la caravelle a sillonné les eaux du coin, plusieurs des 30 bières brassées dans les cuves métalliques derrière le bar portent le nom de bateaux qui se sont échoués sur les côtes gaspésiennes. Le nom de la brasserie est un autre hommage à ce rude passé, évoquant les pirates qui provoquaient des naufrages depuis la terre ferme avec de faux feux sur la berge. Le soir tombe : sur la terrasse, on allume un feu et les clients, bière en main, s’en rapprochent. Laissant descendre la dernière gorgée de ma Léonne, je constate que la technique de ces naufrageurs modernes est au point.

Un frigo ? Une sécheuse ? Un lave-vaisselle ? Dany, marin, cofondateur de la coop Écovoile et, comme je le découvre, armateur à temps perdu, tente de me faire deviner de quoi est fait son poste de pilotage. Le bicoque jaune serin qui file à 12 nœuds est un amalgame de deux bateaux et d’un électroménager si bien réassigné que je ne peux l’identifier. Alors qu’un nordet pousse le TaxSea au centre de la baie, je regarde le paysage gaspésien. Routes et maisons en moins, c’est probablement exactement ce qu’a vu Jacques Cartier de la Grande Hermine, lui qui a rebaptisé ce que les Micmacs appelaient Mowebaktabaak (grande baie) en baie des Chaleurs.

Christian Fraser, un géomorphologue de la région, m’avait « prévenue » : il faut voir au-delà de ce paysage vert et mer. Les eaux de la baie sont riches en zostères, qui forment une forêt sous-marine où grandissent les poissons. Au loin, les monts Notre-Dame recèlent des agates grosses comme un poing. Dans les grandes rivières fraient des saumons pesant jusqu’à 20 kg. Au fond de la baie, dans le parc national de Miguasha, on trouve des fossiles vieux de 380 millions d’années, dont un serait rien de moins qu’un chaînon manquant de l’histoire de l’évolution. Alors qu’on s’apprête à virer pour retourner vers la rive, Jean-Louis, un membre de l’équipage, pointe l’île aux Hérons, inhabitée, et me souffle à voix basse, presque comme un secret, que le derrière de l’île cache une longue plage de sable blanc où il se baigne tout l’été.

Il n’y a pas que des secrets naturels dans le coin. Au fumoir Cascapédia, Anne Trépanier, bouteille en main, vaporise de brandy un saumon frais fumé avant de le passer à la tranche. Mon regard suit ses mains qui déposent une à une les fines tranches sur un
carton doré comme on suit une balle au tennis. Le fumoir à peine plus gros qu’un garage est établi dans les terres, loin du brouhaha de la 132, la route principale ceinturant la péninsule. Anne, enseignante la semaine, et son fils, Jordan, guide de pêche, passent leurs week-ends à saumurer, badigeonner, fumer, trancher et empaqueter des saumons, qu’elle exporte aux quatre coins de la province. Si ce n’était des photos de chasse et de pêche collées en mosaïque sur les murs de la cabane aux côtés de poissons en céramique, je penserais qu’elle me prend pour un poisson avec ses histoires de pêche. Ce n’est pas la spectaculaire grosseur des bêtes au bout de l’hameçon qui me fait douter, mais bien l’identité de ceux qui tiennent la canne. La pêche est tellement miraculeuse ici qu’elle a attiré pendant longtemps la haute société britannique, dont la princesse Louise, fille de la reine Victoria. En 1880, celle-ci a acheté et a fait remorquer une cabane de la ville de Québec jusqu’aux rives de la Cascapédia. De nos jours, un autre genre de royauté fréquente les luxueux camps de pêche du coin. Anne mentionne Bobby Orr, Oscar de la Renta, puis se retourne vers son fils : « C’était quoi déjà son nom à la fashion lady, Wintour ? » Je peine à imaginer la rédac chef de Vogue en cuissardes. Peut-être était-elle inspirée par les plumes et fourrures avec lesquelles Tod Cochrane fabrique des mouches, comme je l’ai vu plus tôt chez Sexton & Sexton. Cette boutique de pêche, avec son mur entier de plumes multicolores, de fourrures teintes et de fils brillants, ferait la joie des costumiers du Crazy Horse. Installé à sa table où est monté un petit étau, Tod maniait de minuscules ciseaux et coupait un à un poils et plumes pour les assembler sur l’hameçon avec une précision chirurgicale. Il a rougi lorsque je l’ai appelé « designer de mouches » et m’a assurée que ses choix étaient fonctionnels et non esthétiques.

Même si la pêche m’est techniquement inaccessible
(sa pratique est fortement réglementée et les permis sont attribués annuellement par tirage), les aventurières de ma trempe ont la possibilité de frayer avec les saumons. Quand les gens de Cime Aventures, une sorte de Club Med sauvage bordant la rivière Bonaventure, me proposent une expédition en apnée dans le Trou Creux, une fosse à saumon, je saute sur l’occasion.
Après une quinzaine de minutes à ramer pour passer la fosse du Malin, au rapide sournois avec ses hauts-fonds mettant au défi mon sens de l’équilibre, nous arrivons près d’une plage de galets lisses à la lisière d’une pinède. Mon guide, Mathieu, remonte les canots et nous installe à la table à pique-nique qui trône en solitaire sur les roches pour m’expliquer où je dois entrer dans l’eau pour aller observer les saumons qui remontent le courant tout au fond. Après ces explications, je résume : c’est comme du rafting, mais c’est moi l’embarcation. L’eau de la Bonaventure, sans débris et filtrée sur des kilomètres de roches, est d’une clarté hallucinante. Et le mot est bien choisi : par beau temps et à une certaine profondeur, l’ombre du canot est si nette sur le lit de la rivière qu’on a l’impression de voir des canots voler. Mais pour l’instant, dans l’eau agitée où nous nous trouvons, impossible de se méprendre : les canots ne volent pas. Ils flottent (et parfois chavirent) dans les remous. En combinaison étanche rouge vif, je me sens plus comme une astronaute que comme une plongeuse, mais au moins l’air de la combinaison me maintiendra à la surface. Masque sur les yeux et tuba en bouche, je fais à peine quelques pas que le courant m’emporte. Une fois submergée, je fais l’étoile et je tourbillonne dans les rapides. Le fond marin qui s’ouvre à moi a beau être simple (une petite roche, une moyenne roche, une grosse roche), dans la clarté de l’eau je vois en détail les stries et les plis de chacune. Alors que le courant me pousse légèrement vers l’autre rive, un reflet attire mon attention. Je suis rassurée de savoir que lorsqu’ils remontent les rivières, les saumons ne s’alimentent pas. C’est une information pertinente, car les bêtes qui nagent sous moi sont grosses comme des petits requins de récif, et moi, j’ai drôlement la couleur d’un appât. Pendant qu’ils glissent agilement entre les roches, je tente une manœuvre peu gracieuse pour m’en approcher. Le courant en décide autrement et m’indique que contre lui, la résistance est inutile. Je tournoie une dernière fois avant de m’échouer plus bas dans la rivière. Je remonte sur la plage, me jette à l’eau et, entêtée, tente de combattre à nouveau la force du courant. À la troisième tentative, je rassemble mes énergies et, au sortir d’un tourbillon, je prends mon souffle, me submerge et, victoire, battant des jambes de toutes mes forces, je fais quelques mètres sous l’eau.

De retour sur la terre ferme, séchée et réchauffée, je suis reçue au chalet principal par Gilles – proprio de Cime et hybride de Richard Desjardins et d’Indiana Jones – et par un plat d’ailes de canard grésillantes. On m’offre une Bonne Aventure, une rousse de la brasserie Pit Caribou, et je raconte, gestes à l’appui, comment j’ai tenté de m’approcher des saumons. Gilles me regarde, hochant la tête avec un sourire en coin et un regard satisfait. Il semble approuver mon acharnement et appuyer l’idée qu’ici, il faut parfois faire les choses à contre-courant, mais d’abord et surtout se jeter à l’eau.

Carnet de voyage

01 Voyez la baie des Chaleurs (presque) comme l’a vue Jacques Cartier et testez votre pied marin à bord du TaxSea, le catamaran de 8 m d’Écovoile.

02 Le saumon est fumé traditionnellement, à froid et au bran de scie d’érable, au fumoir Cascapédia. Faites-en le plein sur place ou il vous faudra le commander par courrier à Anne Trépanier. (418 392-6207)

03 Dans un décor métissé (murs de lambris, poêle à bois et tajines colorés), Mustapha et Mohamed Benhamidou du Marin d’eau douce vous servent un fondant suprême de saumon de l’Atlantique à l’amérindienne, saupoudré de sucre d’érable et passé au fumoir.

04 Essayez quelques-unes des 30 bières brassées à la microbrasserie Le Naufrageur, produites à 99 % d’orge, de blé et d’avoine québécois. Le lendemain, épongez vos excès avec un croissant pur beurre de la boulangerie voisine, tenue par les mêmes proprios.

05 En matinée, sortez l’aventurier en vous et pagayez sur la cristalline rivière Bonaventure à Cime Aventures, puis passez la nuit en pleine nature dans l’un de ses éco-logis sur pilotis.

06 Au Musée de la rivière Cascapédia, voyez à quoi ressemble la séduisante Lady Amherst, la mouche identique à celle qui a été utilisée pour hameçonner, dans la Cascapédia en 1939, un poids lourd de 25 kg.  (Air Canada enRoute)

Le Festi-Plage de Cap-d’Espoir a accueilli plus de 12 mille personnes pour sa dixième édition.

Il s’agit d’un nouveau record d’assistance pour l’évènement qui s’est déroulé la semaine et le weekend derniers. Le spectacle de Marc Dupré et ses invités de La Voix a attiré une foule de plus de 4 mille personnes sur la plage.

Le président du comité organisateur, Ghislain Pitre, affirme que la programmation de cette dixième édition constitue une fierté, puisqu’elle a permis à l’évènement de se tailler une place de choix parmi les attractions estivales de l’est du Québec.

Ghislain Pitre souligne la contribution totalement bénévole des organisateurs de l’événement qui ont contribué au succès de ce dixième Festi-Plage. (Radio Gaspésie)

Percé connait une saison touristique difficile.

Depuis 2011, la capitale touristique de la Gaspésie a vu sa fréquentation de touristes diminuer.

Cette année-là, le bilan touristique de Percé s’est soldé par une baisse moyenne de 15%. En 2012 et 2013, la fréquentation a diminué d’environ 5% annuellement.

Jusqu’à maintenant cette année, la baisse se situerait entre 15 et 20% et plus, selon les secteurs d’activité.

Mona Cahill, qui est directrice adjointe des croisières Les Bateliers de Percé et qui possède des commerces en restauration et hôtellerie, confirme que les touristes sont moins nombreux en 2014.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Autre exemple, l’hôtel Le Manoir de Percé affiche une baisse de 30% de sa clientèle par rapport à 2013.

Au bureau d’information touristique, on confirme une diminution pour l’hébergement à Percé. La directrice Marie Leblanc.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Au parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, les touristes sont aussi moins nombreux jusqu’à maintenant. Le directeur Rémi Plourde.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Enfin, les terrains de camping semblent moins affectés par la baisse de fréquentation. Même s’il y a moins de touristes, ces derniers utilisent autant ce type d’hébergement que l’an dernier. (Radio Gaspésie)

L'acceptabilité sociale de Ciment McInnis est à son plus haut niveau selon la préfet

L’acceptabilité sociale est à son plus haut niveau selon la préfet, Diane Lebouthillier. La politicienne dénonce les récriminations des éditorialistes de la presse qui dépeignent la Gaspésie comme une région anti-environnement.

 

Selon, mme Lebouthillier, la Gaspésie ne négocie pas la protection de son environnement contre des emplois avec la cimenterie à Port-Daniel comme l’affirmait certains médias nationaux qui ont relancé la semaine dernière l’idée de soumettre à un BAPE le projet de Ciment McInnis.

 

Selon mme Leboutillier, els médias nationaux font fausse route quand ils abordent la question de l’acceptabilité sociale du projet de Ciment McInnis :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

« Elle est forte dans la communauté de Port-Daniel-gascons, dans la MRC et dans la région parce que le projet de cimenterie date de 20 ans passés et déjà l’acceptabilité sociale était là pour ce projet-là ! » (CHAU TVA)

Les gaspésiens sont suffisamment informés pour déterminer s’ils appuient ou non le projet de cimenterie.

C’est ce que prétend le préfet de la MRC Rocher-Percé, Diane Lebouthillier. Cette dernière a senti le besoin de réagir aux nombreux articles et éditoriaux des grands médias qui remettent en cause ce projet.

Diane Lebouthillier affirme que la population de la Gaspésie est informée des tenants et aboutissants du projet.

Elle soutient que la compagnie a toujours fait preuve de transparence et ce dès le début du projet. Elle rappelle qu’un comité de suivi a été mis en place et elle affirme que les études environnementales ont été approuvées par le gouvernement et qu’elles peuvent être consultées sur le site de Ciment McInnis. Diane Lebouthillier affirme qu’il est faux de dire que la population est muselée :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

D’ailleurs Diane Lebouthillier ajoute que ce n’est pas la situation économique difficile de la Gaspésie qui explique l’appui des gaspésiens au projet. Selon elle, la population est outillée pour faire des choix éclairés.

Elle se désole de voir que l’opposition au projet provient de l’extérieur :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Elle rappelle qu’un sondage Léger Marketing a démontré en 2012 que 78% de la population appuyait le projet. À noter cependant qu’à la publication de ce sondage certains écologistes avaient émis des doutes concernant sa fiabilité. (Radio Gaspésie)

Cégep : demandes d'admission en baisse

Les demandes d'admission sont en baisse au Cégep de la Gaspésie et des Îles, comparativement à l'an dernier.

La maison d'enseignement a reçu 784 demandes pour la session d'automne. À la même date l'an dernier, 810 demandes avaient été enregistrées.

Malgré cette diminution, le Cégep considère ses données satisfaisantes, compte tenu qu'il y avait cette année quelque 160 étudiants de moins en 5e secondaire sur le territoire.

À l'automne 2013, 1163 cégépiens étaient inscrits dans l'un des campus.

Le nombre réel d'étudiants pour l'année 2014-2015 sera connu en septembre. (CHNC)

Augmenter les salaires pour combler le manque d’emplois en région

Augmenter les salaires pour combler le manque d’emplois en région. Est-ce vraiment une solution ? De nouvelles données montrent qu’une hausse des salaires n’est pas la panacée aux pénuries de main-d’oeuvre .

 

La toute dernière édition du rapport Postes à pourvoir, publié par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), montre clairement que les pénuries de main-d’oeuvre persistent même quand les employeurs qui cherchent à pourvoir leurs postes vacants augmentent les salaires pour attirer des candidats.

Les plus petites entreprises (de 1 à 19 employés) continuent d’être les plus touchées par les pénuries de main-d’oeuvre, leur taux de postes vacants étant de 4,1 %.

 

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante il y aura 312 000 postes vacants au Canada au 1er trimestre de 2014. (CHAU TVA)

Agriculture biologique: l'essor est-il encore possible?

Les agriculteurs biologiques gaspésiens rencontrent un éventail d’aléas freinant le plein essor du marché. Le vaste territoire, les prix compétitifs, les légumes venus de l’étranger et les points de vente éloignés représentent de grands défis à surmonter. Sur le terrain, tous sont unanimes : l’augmentation de la place du bio dans la péninsule passe par l’amélioration du réseau de distribution.

L’expert en agroalimentaire de chez EcoRessources, Renaud Sanscartier, croit fermement en cette nécessité : «Le fait de s’associer entre fermes permet d’offrir une plus grande diversité de produits et d’ainsi aller chercher une nouvelle clientèle. Par exemple un producteur de viande peut s’associer avec un producteur de légumes.»

Les producteurs locaux croient également qu’un réseau mieux organisé serait souhaitable pour tous les maillons de la chaîne, du producteur au consommateur.

 

Une motivation bien réelle

Bien au-delà de la Gaspésie, les Serres Jardins Natures, qui sont reconnues pour leurs tomates, ont su s’imposer dans l’industrie du bio. Malgré leur système déjà bien en place, ils sont sensibles aux difficultés que rencontre les plus petits producteurs dans l’organisation de leur distribution. Leur réseau pourrait servir de tremplin pour le transport de quantités moindres.

Germain Babin et ses partenaires ont fondé la compagnie il y a treize ans. En tant que directeur des ventes, il comprend bien la problématique : «Nous, on a un volume de base qui pourrait permettre d’alimenter un réseau organisé à travers toute la région. Il n’y a encore rien qui s’est concrètiser, mais c’est toujours dans l’air et nous, comme producteur, nous sommes prêts à en être l’instigateur. Il faut bien entendu que d’autres producteurs soient intéressés.»

 

À L’Intégrale, cette épicerie écologique basée à New Richmond depuis 25 ans, on croit aussi qu’une meilleure organisation est la clé du succès. «Le territoire est grand et difficile à desservir. Pour que la cohésion soit plus grande, il faut qu’il y ait un regroupement à mon avis», affirme la propriétaire, Eve Grant.

Cette pionnière du bio affirme que c’est parfois difficile de garantir un produit au consommateur : «C’est souvent nous qui devons aller à la pêche aux informations. On doit rappeler notre producteur, lui dire qu’on n’a plus de son produit, faire les suivis pour qu’il soit toujours sur les tablettes, disponible au client.»

 

Un marché difficile d’accès

Tous les agriculteurs biologiques vous le diront, les demandes des commerçants sont parfois difficiles à satisfaire. Des demandes qui deviennent encore plus sévères lorsqu’on cogne à la porte des grands marchés d’alimentation. On y exige des quantités ponctuelles, un esthétique irréprochable et des moments de livraison fixes.

 

Pour Germain Babin des Jardins Natures, la clé de leur succès repose sur cette fiabilité irrépréhensible : «Il faut s’assurer de respecter nos ententes avec les clients. Lorsque ton acheteur te dit «Les trois prochaines semaines, je vais avoir besoin de tant de milliers de caisses», il faut être capable de répondre à la demande.»

 

Selon l’agroéconomiste, Goeffroy Ménard, ce n’est pas tous les commerçants qui font leur part : «Même s’ils peuvent favoriser l’achat bio local, ils ne le font pas nécessairement.»

 

L’agriculteur Luc Potvin estime que tout le monde peut faire sa part pour augmenter la place du bio sur les tablettes : «J’invite les gens qui sont intéressés par des produits gaspésiens, des produits locaux, des produits bios, à les demander lorsqu’ils font leurs courses. Si le propriétaire constate qu’il y a une demande, il sera plus enclin à en offrir davantage.»

Des modes de distribution alternatifs

Face à ces difficultés, plusieurs producteurs se tournent vers le circuit court, qui assure une meilleure marge de profit et moins de pertes de produits.

 

Aux Jardins Viridis à Maria, Luc Potvin a choisi ce mode de distribution : «Nous on a privilégié une formule qu’on appelle un circuit court. Il n’y a pas d’intermédiaire. C’est une relation directement du producteur à celui qui va manger le produit.»

 

Nicolas et Mélanie de La Cigale et la Fourmi, à Carleton, ont également choisi cette approche, qu’ils trouvent beaucoup plus humaine. Chaque semaine, ils vendent le fruit de leurs récoltes dans les marchés publics. Plus de 70 familles de la région y viennent chaque semaine récupérer leur panier de légumes. «Pour nous, il n’est pas question d’agrandir nos terres. On veut avoir les mains dedans et éviter d’utiliser de la grosse machinerie», explique Mélanie.

 

La formule a toutefois ses limites et certains consommateurs préfèrent le côté pratique des grandes surfaces. L’offre de produits biologiques y est parfois limitée et ne répond pas toujours aux besoins de ses clients.

 

Mais la demande est-elle si importante ?

Le marché du bio serait-il tout simplement saturé? Luc Potvin croit que non : «Moi je pense qu’il y a encore vraiment de la place pour d’autres producteurs. Disons qu’il y a 80 000 Gaspésiens. Prenons pour acquis qu’ils consommeraient chacun cinq livres de carottes par année. Pas par semaine, je dis bien par année. On aurait besoin de 400 000 livres de carottes bios durant l’année. On peut multiplier ça pour chaque aliment !»

 

Du côté de L’Intégrale, la propriétaire constate une hausse constante de ses ventes : «Partout au Québec, il y a une croissance d’environ 10% par année. On se trouve dans ce barème-là. Je crois qu’il encore place à de nombreux producteurs de biologique en Gaspésie ! Il y a plein de terres qui ne sont pas utilisées. On pourrait entre autres cultiver des céréales ou des petits fruits.»

 

Le conseiller Geoffroy Ménard croit que le marché peut encore accueillir des producteurs, mais il émet toutefois une certaine réserve : «Si on se rapporte uniquement au marché de la Gaspésie, on a quand même un grand territoire et une faible densité de population. Le nombre de clients potentiellement intéressés est relativement limité.»

 

Pour attirer un consommateur, il faut l’informer. Les agriculteurs biologiques n’ont ni le temps, ni l’argent pour les grandes campagnes de publicités qu’on voit par exemple dans l’industrie laitière. Un problème de financement que déplore Geoffroy Ménard.

 

Vers un nouveau modèle

 

Luc Potvin aimerait voir grandir le biologique en Gaspésie, mais, pour cela, il faut que la population parle : «Acheter et manger, c’est voter. Dépendamment de là où vous mettez votre dollars, vous orientez ça vers les champs ici ou...vers les champs en Californie. Ils sont sûrement très beaux ces champs, mais ils sont loin de nous.»

La volonté et le besoin de s’organiser sont bien tangibles. Plusieurs lancent des perches, d’autres tardent à les prendre. Au final, il y a peu d’initiatives qui voient réellement le jour. Et après tout, le bio reste une question de valeurs et de choix de vie. (CHAU TVA)

Le gouvernement fédéral a démontré une fois de plus son incapacité à gérer adéquatement les ressources naturelles.

C’est ce qu’affirme le député de la Gaspésie suite à la décision de Pêches et Océans de délivrer un permis de pêche au sébaste à un bateau usine.

Rappelons qu’un bateau de 180 pieds, le Ocean Breaker, a été aperçu par des pêcheurs au large des côtes des Îles-de-la-Madeleine. Ce type de bateau peut pêcher plus de 1 million de tonnes de poisson de fond en un seul voyage.

Pour Philip Toone ce genre de pêche constitue un recul de près de 30 ans en matière de gestion de la ressource. Il accuse Pêches et Océans de jouer sur les mots.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Philip Toone affirme que l’état exact des stocks de poisson de fond est toujours sujet à débat. Il ne comprend pas comment Pêches et Océans Canada peut justifier une telle décision qui sera néfaste pour les pêcheurs de la région.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Philip Toone demande aussi au gouvernement de dévoiler ses réelles intentions concernant la protection de l’estuaire du Saint-Laurent. Récemment l’appellation zone de protection marine a été changée pour zone d’intérêt sur le site Internet du MPO. (Radio Gaspésie)

Les pêcheurs de homard de la Gaspésie obtiennent une autre saison record.

Pêche et Océans Canada vient de dévoiler les chiffres concernant le total des captures pour 2014. Il s’agit d’une augmentation d’environ 25% par rapport à l’an dernier et de 50% comparativement à 2012.

Le directeur pour la région Gaspésie-Bas-Saint-Laurent, Vincent Malouin, affirme que ces résultats n’ont pas été vus depuis plus de 15 ans.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12028#1

Les secteurs de la Baie des Chaleurs et le côté nord de la Gaspésie ont connu les plus fortes augmentations allant jusqu'à 90 % de plus de captures. Au total, c’est 3,2 millions de livres de homard qui ont été capturées en 2014 contre 2,6 millions en 2013.

Vincent Malouin attribue ces bons résultats aux nombreuses mesures prises par les pêcheurs à partir de 2005 afin de diminuer la pression sur la ressource.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12028#1

Le directeur de Pêches et Océans pour la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent explique que le prix moyen payé aux pêcheurs a atteint 4 dollars 50 la livre comparativement à 4 dollars 42 en 2013. La valeur des débarquements a atteint plus de15 millions de dollars cette année. (CIEU FM)

Pêche au homard : une saison 2014 particulièrement fructueuse

Le bilan de la pêche au homard s’est distingué cette année en Gaspésie, avec un volume de débarquements qui a augmenté de près de 50 % depuis 2012. Selon le Regroupement des pêcheurs professionnels du Sud de la Gaspésie, ces bons résultats découlent en grande partie de la baisse de l’effort de pêche initiée depuis 1992.

GRAFFICI.CA a pris connaissance de données préliminaires compilées par Pêches et Océans Canada. La quantité globale de homard pêchée en Gaspésie est estimée à 1,52 million de kilos (3,34 millions de livres), soit une hausse de 23 % par rapport à 2013, et de 47 % par rapport à 2012.

La quantité moyenne de homard, pêchée par les quelque 162 pêcheurs gaspésiens, s’approche des 10 000 kilos, soit 22 000 livres, pour la saison 2014.

« L'augmentation du nombre de homards débarqués concerne particulièrement les extrémités des zones de pêche », selon O’Neil Cloutier, directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du Sud de la Gaspésie. De Paspébiac vers l’amont de la baie des Chaleurs, au sud, et autour du parc Forillon, au nord, certains secteurs de pêche ont vu les prises augmenter à hauteur de 90 %, d’après lui.

Plus au centre, la pêche est aussi restée particulièrement fructueuse. En témoigne Jean-Pierre Cloutier, pêcheur de homard depuis plus de 30 ans à L’Anse-à-Beaufils : « Ça a été une pêche historique cette année! Habituellement, durant les bonnes journées, on fait 200 à 300 livres. Cette année, ça arrivait qu’on ramasse 800 livres par jour ».

Des mesures de conservation bénéfiques


Ces chiffres records illustrent une amélioration constante des prises de homard en Gaspésie.
Les raisons sont multiples, mais semblent avant tout découler des mesures de conservation mises en place depuis 1992 par Pêches et Océans Canada et par les pêcheurs, selon O’Neil Cloutier. « Les pêcheurs y sont pour beaucoup, ils ont respecté leurs engagements pris avec le gouvernement. »

Depuis 1992, les femelles homard sont marquées par un « V » sur la queue pour être identifiées et remises à l’eau. Par ailleurs, de 1996 à 2003, la taille minimum légale du homard pêché est passée de 76 mm à 82 mm. La taille maximale a quant à elle été fixée en 2010 à 145 mm. « Ça a permis de doubler la ponte des homards. Et ça a raffermi les stocks », estime O’Neil Cloutier.

De plus, depuis 2005, dans le cadre du programme sur la baisse de l’effort de pêche, le nombre de casiers mis à l’eau et de permis de pêche a été diminué.

« Les mesures de conservation mises en place expliquent en grande partie les chiffres », confirme Vincent Malouin, directeur regional de Pêches et Océans Canada.« Le beau temps y est aussi pour beaucoup; les pêcheurs n’ont pas perdu une journée de pêche », ajoute-t-il.

L’augmentation des prises et les changements climatiques pourraient être liés, estiment les observateurs interrogés. Les homards semblent en effet s’être déplacés vers le nord, notamment du Nouveau-Brunswick vers la Gaspésie, à cause des changements de température.

Les prix stagnent

Si les pêcheurs sont pour la plupart très satisfaits de la saison 2014, le prix de vente du homard, qui varie selon la quantité pêchée, devient une nouvelle donnée à considérer. Les homardiers gaspésiens ont reçu en moyenne 4,52 $ la livre pour leurs prises en 2014, comparativement à 4,42 $ en 2013 et 4,66 $ en 2012.
« Plus t’en prends, moins c’est cher, témoigne O’Neil Cloutier. C'est la problématique que l’on vit actuellement, l’offre est trop forte pour la demande. »

L’objectif des prochaines années demeure ainsi de stabiliser les captures de homard pour éviter une nouvelle baisse du prix de vente auprès des transformateurs. « Sinon, c’est les pêcheurs qui vont encore payer la note », conclut M. Cloutier.  (GRAFFICI.CA)

Exportations en chute... à l'exception du crabe des neiges!

Alors que les exportations québécoises de produits de la mer ont connu une chute à hauteur de 13 pour cent des volumes en 2013, celles de crabe des neiges ont progressé.
C’est dû à plusieurs facteurs, d’expliquer l’économiste Martial Ménard du ministère des Pêches et des Océans Canada :
http://www.cfim.ca/nouvelle4/-/pub/m7Cb/content/3432337-exportations-en-chute-a-l-exception-du-crabe-des-neiges?redirect=%2F

Les acheteurs américains se portent acquéreurs d’environ 94 pour cent du total des exportations de crabe des neiges du Québec, tandis que le Japon en reçoit cinq pour cent.
Selon Monsieur Ménard, la dépréciation du dollar canadien aurait dû profiter aussi aux exportations des autres espèces, si d’autres facteurs n’avaient pas atténué l’effet escompté.
Il cite en exemple l’offre mondiale de homard qui augmente continuellement depuis une dizaine d’année, faisant chuter à la fois les exportations québécoise et les prix.
Si les marchés extérieurs se sont légèrement refermés ces dernières années, entre autres des suites de la récession de 2009, Martial Ménard se réjouit de constater que le marché domestique va de mieux en mieux :
http://www.cfim.ca/nouvelle4/-/pub/m7Cb/content/3432337-exportations-en-chute-a-l-exception-du-crabe-des-neiges?redirect=%2F

L’économiste entrevoit dont l’avenir positivement et souligne que les perspectives économiques pour 2014 sont encourageantes, particulièrement au niveau de la croissance projetée du PIB des États-Unis.
Mentionnons que le homard, la crevette et le crabe des neiges constituent 70 pour cent de toutes les exportations de produits marins du Québec. (CFIM)

Produits marins: Légère diminution des exportations québécoises

Les exportations québécoises de produits marins ont chuté de 13 % entre 2012 et 2013 selon Pêches et Océans Canada.

Les différents marchés ciblés par les exportateurs, notamment les États-Unis, ont acheté moins de ces produits. Ce sont les exportations de homards qui se sont butées à la plus forte diminution.

Le directeur général d’Unipêche MDM, Gino Lebrasseur, ne croit pas que cette situation provienne d’une baisse d’intérêt de la part des acheteurs. «On a diminué, on a fait moins de production. Ce qui est arrivé, c’est que la pêche aux homards a commencé beaucoup plus tôt en 2013, ce qui fait que nous on a commencé plus tard à transformer», explique-t-il.

Si les exportations de homards battent légèrement de l’aile, c’est tout le contraire pour cette pêche en Gaspésie, qui a connu une année record avec une augmentation d’environ 25 % par rapport à l’an dernier. La Baie-des-Chaleurs et le nord de la Gaspésie ont connu les plus fortes augmentations:  jusqu'à 90 % de captures supplémentaires.  (CHAU TVA)

La CSN réclame un moratoire, afin de pouvoir évaluer les conséquences d'éventuelles coupures de services chez le transporteur Orléans Express.

Le transporteur veut éliminer 4 de ses 6 dessertes journalières en Gaspésie et veut aussi cesser de desservir la population entre Gaspé et Grande-Rivière, et ainsi délaisser la Ville de Percé.

Le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine CSN affirme que les conséquences de coupures toucheront non seulement ses membres, mais également l'ensemble de la population Gaspésienne. Son organisation a donc jugé nécessaire de prendre position dans le dossier. Jacques Mimeault:
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12033#1

Jacques Mimeault affirme que les procédures se déroulent trop rapidement et qu'il faudrait que les instances concernées se consultent avant qu'une décision soit prise dans ce dossier.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12033#1

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles CSN déposera une prise de position aux audiences de la Commission des transports du Québec au sujet de la diminution de services de Kéolis.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Chefs autochtones: des salaires 2 à 3 fois plus élevés que ceux des maires

Les communautés autochtones de la Gaspésie et du Canada doivent publier leurs salaires et leurs états financiers depuis mercredi en vertu de la Loi sur la transparence financière des Premières Nations.

 

On apprend notamment que le chef Claude Jeannotte, de la Nation Micmac de Gespeg à Gaspé, reçoit un salaire de 64 000 dollars, sa rémunération totale est de 119 00$ par année (incluant les frais de voyage).  Des revenus à six chiffres de 2 à 3 fois plus élevé que la rémunération d’un maire en Gaspésie. Sa communauté ne compte que 707 résidents.

En revanche, notons que les chefs des communautés autochtones doivent aussi s’occuper du système de santé et d’éducation de leurs communautés contrairement aux élus municipaux des municipalités non autochtones. Mentionnons que les chefs des Listiguj et de Gesgapegiag n’avaient toujours pas publié les informations sur leurs rémunérations, même si la loi leur impose de le faire depuis mercredi. (CHAU TVA)

Philipe Toone fourbit ses armes en vue de la prochaine campagne électorale.

Rappelons que l’élection fédérale devrait avoir lieu le 19 octobre 2015.

Le député de la Gaspésie, Philipe Toone, a été déclaré candidat officiel par acclamation. Il affirme que si sa formation est portée au pouvoir un des premiers gestes d’un gouvernement néo-démocrate serait d’abolir la réforme de l’assurance-emploi des conservateurs.

Il rappelle que celle-ci a été faite sans consultation et qu’elle a des effets très négatifs sur la population gaspésienne :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12034#1

Le député affirme aussi qu’un gouvernement néo-démocrate redonnerait la caisse de l’assurance emploi aux chômeurs et aux employeurs.

Philipe Toone explique qu’il lui reste un peu plus d’un an pour bien se préparer un vue des prochaines élections. Il croit que sa formation a fait ses preuves et qu’elle est prête pour le pouvoir :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12034#1

Présentement le parti conservateur compte 160 sièges à la Chambre des communes contre 98 pour le Nouveau Parti Démocratique. Le Parti Libéral en compte 35. (CIEU FM)

L’ouverture de L’Espace René-Lévesque à New-Carlisle est maintenant prévue en juin 2016.

La Fondation de la Maison René-Lévesque a acquis le terrain où sera situé le circuit à la mémoire du Premier-Ministre du Québec grâce aux contributions de ses membres et donateurs. Le projet muséal entame la phase cruciale de sa réalisation et sa construction devrait débuter d’ici l’été prochain. Près de 1200 québécois ont contribué financièrement jusqu’à maintenant.

Plus de 2 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour compléter le projet initialement prévu pour 2015, comme le précise le président de la Fondation de la maison René-Lévesque, Louis Bernard : 
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12030#1

Le projet initial incluait aussi l’appropriation de la maison où le fondateur du Parti québécois est né. Louis Bernard affirme que la Fondation n’a pu s’entendre avec l’actuel propriétaire et que le dossier est maintenant dans les mains de la Ministre Hélène David.

Le litige ne ralentit en rien la réalisation du circuit dont la conception muséographique et les plans architecturaux ont été réalisés grâce à deux subventions gouvernementales.

La Fondation compte sur différents programmes et organismes gouvernementaux ainsi que de grands donateurs pour combler le manque à gagner.   (CIEU FM)

 
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