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Revue de presse du 25 juillet 2014
Vendredi, 25 Juillet 2014 11:41

Les vacances passent par Internet

La majorité des vacanciers font une recherche sur le web avant d'arrêter leurs choix, selon les spécialistes du tourisme en ligne.  Nous sommes allés à leur rencontre pour connaître leurs habitudes de planification en matière de vacances estivales.

 

Internet est un outil incontournable. Même durant les vacances. Les habitudes des touristes sont réelles. La statistique ne dément pas. 90 % utilisent le web pour planifier leur séjour.

 

« On commence au début de l’année, au mois d’avril et on réserve jusqu’au mois d’octobre. Tout sur Internet. À part au Nouveau-Brunswick, on passe par le site du tourisme de la province. On fait toutes nos réservations comme ça », nous explique Jacques Santerre et Linda Thériault de Beauharnois.

 

« Je voyage beaucoup par Internet. Je regarde où je m’en vais et après j’appelle. Je ne fais pas de réservation par Internet », nous raconte Michel Benoît de Terrebonne.

 

Les images et les commentaires sur les différents sites Internet leur donnent une meilleure idée des destinations et des facilités qui s’offrent à eux. Recherche de prix, recherche d’hébergement, réservation ou encore recherche d’activités, tout y passe.

 

Certains préfèrent toutefois partir à l’aventure.

 

« On voyage sans réservation et sans vérifier sur Internet. On voyage en moto donc on suit la température » explique Gabriel Jean de Rimouski.

 

Luc Jobin de Saint-Lin-Laurentides est en vacances avec sa famille. « On est parti sans réserver cette année. Des fois nous faisons des réservations d’avance, mais cette année on voulait se promener un peu », raconte-t-il.

 

Internet est le moyen de recherche par excellence pour les vacanciers. Mais c’est aussi une réalité à laquelle les établissements d’hébergement doivent s’adapter, surtout en matière de réservation en ligne. « On n’est pas encore prêt pour le camping, parce que c’est gros. Il faut le faire parce que c’est un point important pour amener plus de touristes et avoir une plus grande visibilité » nous explique Ethel Michon, propriétaire au Motel et Camping Colibri de Caraquet. (CHAU TVA)

Protection de l'eau : l'industrie pétrolière et gazière satisfaite

Lerèglement sur le prélèvement des eaux et leur protectionprésenté mercredi par le ministre de l'Environnement David Heurtel est accueilli favorablement par l'industrie pétrolière et gazière.

Il s'agit d'un premier pas dans la bonne direction, selon Mario Lévesque, président de l'Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers. Ça fait longtemps, rappelle M. Lévesque, qu'on attend des règles claires qui permettront à l'industrie de se développer.

Les normes seront parmi les plus sévères en Amérique du Nord, selon Mario Lévesque, mais on est une industrie qui s'adapte. Il ajoute que cela rassure aussi les entreprises : « Tous les investisseurs au niveau mondial vont savoir ce qu'il va se passer ici. »

Le président et directeur général de Gastem, Raymond Savoie, est du même avis. « On est capable de vivre avec et on est capable de se structurer autour. C'est lorsqu'il n'y a pas de réglementation qu'il y a un flou que c'est problématique », indique le PDG de la pétrolière.

Son entreprise a d'ailleurs entrepris des poursuites de 1,5 million de dollars en dommages et intérêts contre la Municipalité de Ristigouche-sud-Est, en Gaspésie, à la suite d'une réglementation municipale sur la protection de l'eau potable. Gastem avait alors dû cesser ses travaux préparatoires à un forage.

Au lendemain de la présentation de la réglementation de Québec, Raymond Savoie admet que si ces normes avaient été en place, il n'y aurait pas eu de différend avec la municipalité.

Le règlement, estime Mario Lévesque de l'Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers, apporte un cadre législatif stable et permet à l'industrie de mieux planifier ses projets. « Cinq cents mètres, dit-il, on sait qu'on ne peut pas aller à cette distance. Aucune fracturation à moins de 600 mètres d'une nappe phréatique en dessous. Tu peux faire des calculs économiques en fonction de ça et voir si un projet peut se faire ou non. »

Le coût des études hydrogéologiques, qui sera défrayé par l'industrie, n'est pas un irritant. « On le fait déjà partout, explique Mario Lévesque, quand on travaille en Alberta, en Colombie-Britannique dans les Territoires du Nord-Ouest, on fait ces caractérisations. »

Raymond Savoie estime les coûts de l'étude, payé par les pétrolières, à environ 70 000 $ pour un forage qui requiert un investissement de plusieurs millions.

Vent favorable

La mise en place du règlement rend Mario Lévesque plus optimiste quant à l'avenir de son industrie au Québec.

Il croit que le développement de la filière gazière pourrait reprendre d'ici deux ou trois ans, après les études environnementales. « L'industrie, dit-il, est mature et beaucoup plus sécuritaire. Les techniques de fracturation se sont beaucoup améliorées. »

Gastem qui avait décidé de se tourner vers d'autres régions que le Québec pourrait aussi réexaminer ses projets. « Il y a, souligne le PDG, définitivement un mouvement favorable vers le développement. On continue nos projets à l'extérieur, mais ça nous donne un peu d'espoir pour le Québec et pour les procédés d'exploration. »

Mario Lévesque estime qu'en vertu du nouveau règlement, le prochain développement de l'industrie gazière sera sans doute plus respectueux des milieux habités.

« Dans les basses terres, les puits vont se faire à la fin des champs, on parle de 1,5 km des points d'eau. Peut-être un développement plus lent mieux ordonné sur le long terme », fait valoir le porte-parole de l'Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers.  (Radio-Canada)

Le maire des Îles est déçu et inquiet face au règlement sur le prélèvement et la protection de l’eau potable déposé mercredi par le gouvernement provincial.

Jonathan Lapierre déplore qu’on n’y retrouve aucunement de clause spécifique à la protection des nappes phréatiques de l’archipel.
Pourtant, dit-il, le rapport du BAPE sur les effets liés à l’exploration et à l’exploitation des ressources naturelles sur l’eau potable reconnaissait leur vulnérabilité et leur caractère irremplaçable : 
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/3328953-un-effort-pas-suffisant?redirect=%2F

Rappelons qu’à l’instar d’autres municipalités québécoises, les élus madelinots avaient adopté un règlement pour protéger leurs sources d’eau et qui interdisait tout forage dans un rayon de moins de six kilomètres d’un puits; et à moins de deux kilomètres s’il desservait une population de moins de 20 personnes.
Or, le nouveau règlement provincial, qui a préséance sur les autorités municipales, fixe cette distance à 500 mètres.
Le maire des Îles réitère qu’aucun compromis n’est possible sur la protection des nappes phréatiques du territoire :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/3328953-un-effort-pas-suffisant?redirect=%2F

Jonathan Lapierre dit accueillir favorablement le fait que Québec encadre mieux la protection de l’eau potable.
Toutefois, il presse le ministre de l’Environnement, David Heurtel, de reconnaître un caractère particulier pour les sources d’eau potable de l’archipel. (CFIM)

Eau potable et forages: les Madelinots déçus

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, est «déçu» et «inquiet» que Québec n'ait pas tenu compte des particularités des Îles-de-la-Madeleine dans son Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, présenté mercredi.

Les forages pétroliers ou gaziers seront permis à 500 mètres de sources d'alimentation en eau potable, à moins qu'une étude hydrogéologique recommande d'élargir cette marge. Ce règlement provincial rend caducs les règlements municipaux sur la question, qui fixait la limite à deux kilomètres de tout puits artésien et à six kilomètres d'un puits desservant plus de 20 personnes.

«On est entourés d'eau salée, explique M. Lapierre. Si une contamination survenait, la municipalité ne pourrait pas puiser son eau.»

Un rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, publié en décembre 2013, a reconnu la vulnérabilité de l'eau souterraine des Îles et son caractère irremplaçable, rappelle le maire. Il exige une rencontre avec le ministre de l'Environnement, David Heurtel. (Le Soleil)

Pour Sylvain Roy le règlement sur la protection de l’eau potable devra être modulé en fonction des réalités régionales.

C’est ce qu’affirme le député de Bonaventure suite au dépôt du règlement sur la protection de l’eau potable par le gouvernement du Québec. Plus tôt cette semaine, le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a présenté à Gaspé son règlement qui était attendu depuis deux ans.

Sylvain Roy affirme dans un premier temps que la distance minimale de 500 mètres prévue entre un forage et une source d’eau potable lui semble raisonnable. D’ailleurs, le règlement sur lequel travaillait le P.Q, quand il était au pouvoir, prévoyait la même distance. Il espère maintenant que la réglementation sera appliquée selon les réalités régionales :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12011#1

Sylvain Roy affirme aussi que ce règlement ne viendra pas régler toutes les questions. Il se dit d’accord avec le maire de Gaspé, Daniel Coté, qui affirme que le forage Haldimand 4 continuera de susciter la controverse, car il se trouve trop près des maisons. Pour Sylvain Roy l’acceptabilité sociale est un facteur qui devra entrer en ligne de compte dans l’attribution de permis de forage :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12011#1

Le député affirme que le règlement devra être analysé en détail, car la version qui a été présentée est, somme toute, assez sommaire. (CIEU FM)

Programme de développement régional et forestier - Un investissement de près de 2 M$ pour des projets forestiers en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Le ministre délégué aux Transports et à l'Implantation de la Stratégie maritime, ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, M. Jean D'Amour, annonce au nom du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Laurent Lessard, un investissement de 1 987 639 $ pour l'exercice financier 2014-2015 dans le cadre du Programme de développement régional et forestier.

« Ce programme est un appui de taille non seulement pour les acteurs régionaux engagés dans la gestion de la forêt publique, mais aussi pour les travailleurs et les communautés. En plus de créer des emplois et de la richesse dans notre région, les montants associés à ce programme serviront notamment au financement de projets qui mettent en valeur les produits de la forêt et favorisent la gestion intégrée des ressources provenant du territoire forestier », a indiqué le ministre D'Amour.

Le Programme de développement régional et forestier est doté d'une enveloppe de 18 M$ pour 2014-2015 pour l'ensemble du Québec. Créé afin de poursuivre le modèle de gouvernance régionalisée instauré en 2005 sous le nom d'approche intégrée et régionalisée et mis en œuvre par les conférences régionales des élus, il s'inscrit dans les orientations gouvernementales en matière de développement économique régional.

Ce programme contribue à la tenue d'activités de concertation régionale, comme la coordination des tables locales de gestion intégrée des ressources et du territoire et des commissions régionales sur les ressources naturelles et le territoire. De plus, il permet la réalisation de projets qui visent la mise en valeur, le développement et la protection des ressources du milieu forestier et qui s'arriment avec les objectifs des plans régionaux de développement intégré des ressources et du territoire. À titre d'exemple, le financement peut servir au développement et à la mise en valeur de la matière ligneuse et des produits forestiers non ligneux, ou encore à un projet récréotouristique structurant en milieu forestier.

« Malgré le contexte budgétaire difficile, nous avons décidé cette année d'investir des sommes considérables par l'entremise de ce programme. Ces sommes démontrent l'importance que notre gouvernement accorde à la création d'emplois et aux retombées économiques directes dans nos régions. Nous voulons travailler de concert avec les instances régionales dans l'intérêt des travailleurs et des communautés », a conclu le ministre Lessard. (Portail Québec)

Le directeur général du TechnoCentre éolien salue la décision du gouvernement du Québec de maintenir le développement éolien dans ses plans.

Tout récemment, le ministre de l’Énergie et des ressources naturelles, Pierre Arcand, a annoncé la mise en place d’un groupe de travail pour développer la filière éolienne québécoise. Composé de représentants de l’industrie et du gouvernement, le groupe ciblera les marchés potentiels. Pour Frédéric Côté, l’industrie éolienne québécoise pourra tirer profit des futurs développements énergétiques en Amérique du Nord :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Contrairement à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec qui considère que le gouvernement du Québec doit ralentir dans ses investissements dans le domaine éolien en raison des surplus d’électricité, Frédéric Côté remet les choses en perspective :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Parmi les scénarios envisagés par le ministère de l’Énergie et des ressources naturelles du Québec, on analyse la possibilité de développer l’énergie éolienne au Nord-du-Québec et le Nunavik sur les territoires non desservis par Hydro-Québec.

Actuellement, l’industrie génère plus de 5 mille emplois au Québec, dont mille 200 en Gaspésie et la MRC de la Matanie. (Radio Gaspésie)

Cimenterie en Gaspésie : six enjeux environnementaux

Les experts du ministère de l'Environnement ciblent six enjeux environnementaux à surveiller dans le projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

Ces cibles ont été établies à partir de l'étude de répercussions environnementales remise par Ciment McInnis. L'entreprise y fait aussi valoir les correctifs ou les atténuations qu'elle entend apporter pour limiter les impacts. Ces mesures sont jugées suffisantes par le ministère pour autoriser le projet.

Les six principaux enjeux environnementaux de la cimenterie de Port-Daniel :
-les émissions de gaz à effet de serre (GES)
-les émissions atmosphériques de contaminants et la qualité de l'air ambiant
-les milieux humides et fauniques
-les impacts sociaux
-bruits en exploitation
-les risques technologiques, notamment le déversement d'ammoniaque.

Les GES

La production de GES, supérieure à 2 tonnes par année, représentera près de 10 % du total annuel des émissions du Québec. La mise en production de la cimenterie est prévue pour 2016. Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, compte sur le marché du carbone pour contrôler les émissions de GES. En fait, le ministre estime que la mise en production de Ciment McInnis sera une bonne chose puisqu'elle stimulera le marché québécois du carbone.

Le plafond de gaz à effet de serre ne sera pas modifié, explique le ministre. « C'est le but du marché du carbone de forcer les industries à trouver de meilleures façons pour respecter ces limites », poursuit David Heurtel.

Ce dernier croit que les incitatifs financiers vont amener tant Ciment McInnis que les autres industries polluantes à se tourner vers d'autres solutions, moins nocives pour l'environnement. « C'est de montrer que le système fonctionne. »

Dans le cas de la cimenterie, on sait que Ciment McInnis est déjà à l'œuvre pour trouver des combustibles de remplacement, souligne le ministre de l'Environnement.

La qualité de l'air

Selon le rapport de Ciment McInnis, les normes seront respectées.

Toutefois, le ministère admet que la norme de particules totales en suspension pourrait être dépassée, mais de manière limitée et à une faible fréquence. Le ministre indique qu'un suivi sera effectué.

Milieux humides et espèces fragiles

Ciment McInnis s'est aussi engagé à instaurer un programme de compensation pour la perte ou la détérioration ou la destruction de milieux humides.

Des projets de restauration pourraient aussi être mis sur pied en concertation avec la MRC du Rocher-Percé.

L'entreprise s'est aussi engagée à ne pas déboiser durant des périodes précises pour ne pas perturber certaines espèces d'oiseaux à statut précaire.

Poussière, vibrations et... dynamite

Les promoteurs sont aussi très attentifs à l'acceptabilité sociale du projet et appliqueront un programme de suivi psychosocial, relève le ministère.

Plusieurs résidences et propriétés, à proximité des sites d'exploitation, ont été acquises par Ciment McInnis au cours des dernières années afin de limiter les impacts auprès des résidents. Le rapport fait état de bruit, de vibrations, de la circulation de véhicules lourds, de poussière ou de rejets de dynamitage.

Le promoteur a aussi prévu des mesures d'atténuation du bruit lors de la construction de la cimenterie et des installations portuaires.

Le bruit

L'exploitation de la carrière de calcaire nécessitera des dynamitages fréquents et générera une circulation accrue de camions et de machinerie lourde

En fait, le bruit pourrait représenter un inconvénient majeur pour la population de Port-Daniel. Ciment McInnis mettra en place un programme pour suivre spécifiquement le climat sonore durant la première année d'exploitation.

Matières dangereuses

Plusieurs matières dangereuses seront utilisées. Selon les experts du ministère, ce sont les déversements d'ammoniaque qui représentent le risque environnemental le plus important.

Par contre, les impacts hors site d'un déversement et de la formation d'un nuage toxique seraient sans conséquences, selon les scénarios envisagés. Le ministère note qu'il s'agit essentiellement d'un danger pour les travailleurs.  (Radio-Canada)

Même si Greenpeace stipule que la cimenterie de Port-Daniel pourrait devenir le plus important émetteur de gaz à effet de serre au Québec, le député de Gaspé affirme que ce projet constituera un gain en matière de protection de l’environnement.

Gaétan Lelièvre ne nie pas que la cimenterie produira des GES, mais il affirme que le procédé qui est utilisé pour fabriquer le ciment est nettement plus écologique que ce qui est employé ailleurs, comme sur la côte est américaine.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

D’ailleurs, plusieurs cimenteries beaucoup plus polluantes devront fermer aux États-Unis, puisqu’elles ne sont plus conformes aux normes établies en matière de protection de l’environnement. C’est ce marché que comblera Ciment McInnis.

Gaétan Lelièvre affirme que l’importante quantité de gaz à effet de serre qui sera émise par la cimenterie de Port-Daniel découle de la taille du projet:
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Gaétan Lelièvre affirme que globalement, ce projet constitue une avancée en matière d’environnement. Il stipule que les GES voyagent au-delà des frontières et que l’impact d’une cimenterie aux procédés modernes en remplacement d’autres usines plus polluantes doit être considéré dans une optique internationale.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

C’était le député de Gaspé Gaétan Lelièvre. (Radio Gaspésie)

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs annonce que la remise à l’eau obligatoire des grands saumons dans la rivière York est en vigueur à compter d’aujourd’hui.

En concertation avec la Société de gestion des rivières de Gaspé, cette décision a été prise afin de protéger les grands saumons qui attendent la période de fraie. Ainsi, la remise à l’eau est obligatoire pour les saumons mesurant 63 centimètres et plus capturés dans le secteur entre le côté en aval du pont de Wakeham et l’embouchure du ruisseau Patch.

Toutefois, la limite prises pour les petits saumons mesurant moins de 63 centimètres continuera d’être de 2 saumons par jour, et ce, jusqu’à la fin de la saison de pêche dans ce secteur, soit le 30 septembre. (Radio Canada)

Pas de saumon, pas de pêcheur

La saison 2014 en sera une à oublier pour les gestionnaires de rivières à saumon; les saumons se font rares et les pêcheurs manquent à l'appel.

C'est le cas notamment sur les rivières Mitis et Matane. Frédéric Roy de la ZEC de la rivière Mitis indique avoir vendu seulement 150 droits d'accès. « À la même époque l'année dernière, on avait déjà vendu plus de 2000 droits d'accès », fait-il valoir.

À Matane, Donald Harrisson lance sa ligne, même s'il devra remettre à l'eau le grand saumon de plus de 63 cm. Il s'interroge sur l'avenir de son sport. « Le grill, le grill, c'est bien beau le grill, c'est très bon, mais si on pogne tout le grill, dans trois ou quatre ans qu'est-ce qu'il y aura dans la rivière. »

Il l'avoue, il sera moins présent sur la rivière cette année.

Ces défections ont un impact sur les revenus des sociétés de gestion. « La semaine dernière, on a eu notre première mise à pied », relève Frédéric Roy de la ZEC de la rivière Mitis

Des mesures de conservation sont mises en place pour protéger l'espèce

Des inventaires de l'espèce sont en cours dans les rivières à saumon de l'Est du Québec.

S'il n'y a pas assez de montaison, les prises seront probablement restreintes dans d'autres rivières  (Radio-Canada)

Le sud de la Gaspésie, «le spot» pour le bar rayé

Les Gaspésiens et les touristes profitent ces jours-ci d'une pêche prisée, qui n'était plus possible au Québec depuis des décennies. Ils peuvent taquiner le bar rayé du côté sud de la péninsule. Et dès demain, ils pourront même conserver une capture par jour pendant un mois.

Julie Gagné, de Saguenay, lance sa ligne à partir de la plage de Barachois, près de Percé. En voyage en Gaspésie, cette mordue de pêche a entendu dire que le bar rayé était présent et que Barachois était «le spot». Il n'en fallait pas plus pour qu'elle empoigne sa canne. «C'est un gros poisson [jusqu'à un mètre de long], assez combatif. Il paraît que tu as un gros thrill», dit-elle.

Ce «gros thrill», Gilbert Scantland, de Gaspé, l'a vécu à maintes reprises ces dernières semaines. Déjà pêcheur de saumon, M. Scantland affirme que «le saumon aiguise ta patience; avec le bar, tu exerces ton bras! L'autre jour, j'ai pris une quinzaine de bars en deux heures. Comme ça peut prendre 10 à 15 minutes à le ramener, il n'y a pas eu beaucoup de temps où je n'étais pas «connecté» à un bar». M. Scantland libère toutes ses prises.

En 2013, la pêche au bar avec remise à l'eau obligatoire a été instaurée en zone côtière du côté sud de la Gaspésie (du pont de Campbellton au Cap Gaspé) entre le 15 juin et le 30 septembre. La nouveauté en 2014: du 26 juillet au 24 août, les pêcheurs peuvent conserver un bar par jour, s'il mesure moins de 65 cm.

Le bar rayé fait le bonheur des pourvoyeurs. Grey Ghost Destinations de Barachois accueille surtout des saumoniers. Mais cette année, son propriétaire, Donald Bourgoin, estime que «15 à 20 % de ma clientèle vient juste pour le bar rayé». Ce sont surtout des Québécois, dont certains allaient au Massachusetts ou dans le Maine pour taquiner le bar.

La Gaspésie peut faire valoir une combinaison unique: ses réputées rivières à saumon et la pêche au bar rayé. En cette année de faibles montaisons de saumon, «ça aide, indique M. Bourgoin. Si ça ne mord pas dans le saumon, on amène nos clients au bar rayé.»

Le bar rayé était rare en Gaspésie jusqu'en 2009, lorsque des individus qui frayent dans la rivière Miramichi, au Nouveau-Brunswick, ont multiplié leurs incursions sur les côtes gaspésiennes, où ils viennent s'alimenter.

Le bar observé en Gaspésie, qui fait partie de la population du sud du golfe, ne doit pas être confondu avec celui du fleuve Saint-Laurent, disparu dans les années 60 et réintroduit depuis 2002. La population du fleuve, encore fragile, est toujours frappée d'un interdit de pêche.

Crainte pour le saumon

Avec l'arrivée des bars surgit une crainte : qu'ils se délectent des saumoneaux qui descendent les rivières en mai. En 2013 et en 2014, des bars et des jeunes saumons ont été munis d'émetteurs pour suivre leurs déplacements.

Selon des résultats préliminaires, ces craintes seraient injustifiées. «La dévalaison [des saumoneaux] était pratiquement terminée quand les bars se sont pointés dans les estuaires», indique Valérie Bujold, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Le contenu des estomacs de bars sera aussi analysé. «À première vue, il ne semble pas y avoir une forte proportion de saumoneaux, dit Mme Bujold. [...] Les proies majoritaires sont plutôt celles qui se déplacent en bancs, comme les épinoches et les lançons.»

La biologiste incite les pêcheurs à prendre leurs précautions s'ils veulent profiter longtemps du bar. «Quand on fait la remise à l'eau, c'est important de laisser le poisson sous l'eau le plus possible, de limiter l'exposition à l'air», dit Mme Bujold. (Le Soleil)

Un navire-usine en pleine action a été aperçu à moins de 100 kilomètres des Îles-de-la-Madeleine il y a deux semaines.

L’Océan Breaker de Terre-Neuve a pêché le sébaste dans la Zone 4C, au sud du Golfe St-Laurent, où un moratoire sur le poisson de fond est toujours en vigueur. Pêches et Océans Canada a reconnu avoir délivré tous les permis nécessaire au navire en dépit de la réglementation.

Une situation incompréhensible qui ne plait guère aux pêcheurs locaux, qui respectent le moratoire. Réginald Cotton, de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec, tente de comprendre la logique de Pêches et Océans. Il rappelle que ce type de bateau a été banni de la zone 4C dans les années 70 :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12009#1

Ce type de navire usine peut pêcher plus d’un million de livres de sébaste en un seul voyage. L’Océan Breaker mesure 180 pieds et est organisé pour congeler et emballer le poisson sur place pour qu’il soit prêt à mettre sur le marché lors de l’arrivée au quai :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12009#1

Pour Réginald Cotton, la situation dépasse l’entendement :  
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=12009#1

(CIEU FM)

Projet de loi sur la délivrance simple et sécuritaire des permis d'armes à feu: une bonne nouvelle pour les chasseurs québécois

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) est très favorable au nouveau projet de loi déposé aujourd’hui par le ministre fédéral de la sécurité publique et de la protection civile, Steven Blaney. La Loi sur la délivrance simple et sécuritaire des permis d’armes à feu vient en effet modifier la Loi sur les armes à feu et le Code criminel, afin de simplifier l’octroi de permis pour les Canadiens respectueux de la loi et de renforcer l’interdiction d’armes à feu pour les individus coupables d’infractions.

Ce projet de loi comporte plusieurs éléments, dont :

-       la fusion du permis de possession seulement et du permis de possession et d’acquisition;

-       la création d’une période de grâce à la fin de la période de validité de cinq ans des permis, afin que les individus ne soient pas criminalisés en raison d’erreurs administratives;

-       le renforcement de l’interdiction d’armes à feu pour les individus reconnus coupables de violence domestique.

Ce projet de loi comporte également la création de cours obligatoires sur la sécurité des armes à feu pour les premiers propriétaires d’armes. C’est-à-dire qu’il ne sera maintenant plus possible de challenger l’examen seulement pour le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu. La FédéCP a toujours prôné l’éducation et la sécurité en matière d’utilisation d’armes à feu et croit donc que ce changement constitue une excellente nouvelle qui renforce ces deux aspects. Fait à noter, la réussite de ce cours est déjà obligatoire pour obtenir un certificat du chasseur au Québec.

Tous ces éléments constituent sans aucun doute des éléments facilitateurs pour la perpétuation de la chasse au Québec, tout en renforçant l’aspect de la sécurité, qui est primordial pour la FédéCP.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (www.fedecp.com)est un organisme sans but lucratif qui représente 125 000 membres. Depuis 1946, sa mission est de contribuer, dans le respect de la faune et de ses habitats, à la gestion, au développement et à la perpétuation de la chasse et de la pêche comme activités traditionnelles, patrimoniales et sportives. (Communiqué de presse)

Les Québécois floués par Roche, selon l’UPAC

La firme de génie se serait livrée à de la surfacturation pour ensuite donner des subventions à Gaspé

La firme de génie Roche aurait usurpé les contribuables québécois en puisant dans leurs poches de l’argent qui était ensuite remis sous forme de commandite pour des activités organisées par la Ville de Gaspé.

C’est ce qu’affirme l’Unité permanente anticorruption (UPAC), lit-on dans de nouveaux documents d’enquête rendus disponibles hier, à la suite des démarches menées par un groupe de médias, dont Le Journal.

Ainsi, en 2009, Roche a donné 17 500 $ en commandite pour l’organisation des fêtes du 475e anniversaire de Gaspé. La firme jouait donc le beau rôle d’une entreprise impliquée dans la communauté.

Or, l’UPAC soutient que cette somme provient de surfacturation dans un contrat public décroché par Roche et financé en grande partie par le gouvernement provincial, pour la réfection du centre du secteur Rivière-au-Renard de la ville de Gaspé.

«Concernant une commandite de 17 500 $ aux fêtes du 475e de Gaspé

(…), le contenu des courriels datés du 16 et du 20 octobre 2009 font état de la connaissance de la haute direction de la surfacturation d’honoraires par Roche dans le dossier de Rivière-au-Renard», ont noté les policiers après avoir rencontré un témoin dont l’identité doit demeurer cachée.

Les citoyens étaient ainsi bernés, croyant que la firme s’impliquait gracieusement dans la communauté, alors que c’est finalement eux qui payaient pour ces subventions.

Le fameux 4 %

Selon la thèse de la police, Roche aurait utilisé un stratagème semblable en finançant le club de hockey senior Le Phénix, en Gaspésie, avec la complicité de la firme Kwatroe.

«Roche et Kwatroe passe (sic) pour des sauveurs… La rumeur à l’effet que l’on contribue pour 40 000 $ alors qu’on investira chacun 5000 $ payés à même des surplus du budget d’honoraires… Imagine l’impact que ça aura à moyen terme», ont-ils retrouvé dans la boîte courriel d’une personne en lien avec le stratagème.

L’UPAC croit que, par ce stratagème, les firmes voulaient répondre à une demande de François Roussy, alors maire de Gaspé, qui aurait exigé une ristourne de 4 % de certains contrats octroyés par la municipalité, servant à financer des événements communautaires.

Ces nouvelles révélations sont contenues dans les éléments de preuve fournis par les policiers pour obtenir des mandats de perquisition dans divers bureaux administratifs de chez Roche, ainsi qu’à la Ville de Gaspé.

À ce jour, les éléments d’enquête des policiers n’ont pas été prouvés devant un juge, et aucune accusation criminelle n’a encore été déposée dans cette affaire.

Les policiers anticorruption enquêtent sur les agissements de Roche en Gaspésie depuis le début de l’année. La firme aurait fait du financement politique illégal et tenté de corrompre des élus et des fonctionnaires.

Quelques jours après avoir été rencontré par les enquêteurs, Claude Lescelleur, le patron du bureau de Roche à Gaspé, s’est enlevé la vie. (Journal de Montréal)

 
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