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Revue de presse du 1er juillet 2014
Mardi, 01 Juillet 2014 14:38

Les coupures ne passent pas

Les coupures imposées par Québec au centres locaux de développement ne passent tout simplement pas dans la région.

Le premier budget du gouvernement de Philippe Couillard a retranché en moyenne 10% du financement de ces organismes à vocation économique à travers la province. En Gaspésie et aux Îles, le couperet a été encore plus tranchant avec 12% de réduction des budgets des six CLD, soit une manque à gagner de 406 000$, déplore le président de la CRÉ, Daniel Côté.

Ce dernier demande au gouvernement de revoir sa décision et de faire preuve d'un peu plus de sensibilité envers les réalités régionales. Chaque dollar investit par un CLD génère sept dollars en retombées économiques. (CHNC)

La Commission scolaire René-Lévesque se serre la ceinture

La commission scolaire René-Lévesque attend l’adoption officielle du budget Leitao pour boucler le sien. Le gouvernement du Québec annonçait récemment des compressions de 150 millions de dollars dans le portefeuille des Commissions scolaires. En tenant compte de toutes les restrictions imposées, cela signifie un manque à gagner de plus d’un demi million pour celle de René-Lévesque.

 

Le provincial a donné le feu vert sur les hausses de taxes scolaires si nécessaire. Il s’agit d’un appuie moral puisque ces décisions sont déjà sous la juridiction des Commissions.

 

La directrice générale dans René-Lévesque, Chantal Bourdages croit qu’il faudra faire preuve d’imagination pour éviter une augmentation : «On doit essayer d’analyser où l’on peut encore restreindre les dépenses. Ultimement, le conseil des commissaires aura à décider : est-ce que les contribuables devront payer davantage pour assurer la qualité des services?»

 

Il demeure difficile de prédire si les citoyens subiront une hausse des taxes scolaires cette année. Advenant le cas, elle serait de 2 sous du 100$ d’évaluation municipale. Il s’agirait d’une deuxième hausse consécutive puisque le compte avait augmenté de 4 sous du 100$ l’année dernière.

 

Les individus rencontrés se disent mécontents, mais ils sont pour la plupart résilients. «C’est sûr qu’on n’aime pas payer de plus en plus de taxes, que ce soit sous forme d’impôts fonciers ou de taxes scolaires. Par contre, je pense qu’on n’a pas le choix si l’on veut éliminer ce gros déficit-là», affirme l’un d’eux.

 

Avant, le provincial offrait un crédit d’impôts aux contribuables par la péréquation. Cette mesure permettait d'abaisser le compte de taxes scolaires. Il y a deux semaines, cette aide au citoyen a été annulée dans 26 des 72 commissions. Ici, la subvention avait déjà été coupée l’année dernière.

 

Baisse du budget pour les services aux élèves

Depuis 4 ans, la Commission René-Lévesque a dû jongler avec des restrictions atteignant plus d’1,2 millions de dollars. Cette fois, on anticipe un demi million en coupes.

 

Les restrictions sont toutefois surprenantes : «Ce qui est particulier cette année, ce qui n’était pas le cas dans les dernières années, le ministère n’avait jamais coupé dans les allocations de services aux élèves», confie la directrice.

 

Ces allocations permettent de répondre à des mesures elle-même imposées par le gouvernement. Elles comblent des besoins très variés, allant de l’aide aux devoirs à la lutte contre l’intimidation.

 

Même son de cloche ailleurs

Plusieurs commissions scolaires à travers la province soulignent qu’il n’y a plus de chair autour de l’os. Chantal Bourdages déplore la situation : «Probablement que les coupes précédentes étaient à faire si on a été capable de couper. Mais là le défi demeure pratiquement impossible.»

 

La commission scolaire René-Lévesque adoptera son budget le 19 août. Les citoyens sauront alors à combien se chiffre leur compte de taxes pour la prochaine année.  (CHAU TVA)

Le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec appréhende des coupures de postes au Centre hospitalier de Gaspé.

Le SIIIEQ soutient qu’en raison de la baisse de 5,5 millions de dollars de son budget pour 2014-2015, l’Agence régionale de la santé et de services sociaux de la Gaspésie et des Iles ira récupérer une partie de la perte financière dans le réaménagement de certains départements à l’Hôtel Dieu de Gaspé, comme le rapporte la présidente du syndicat, Micheline Barriault :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Micheline Barriault ajoute que souvent, les employeurs profitent des réorganisations pour augmenter la mobilité du personnel infirmier :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

La présidente du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeute de l’Est du Québec laisse présager une réduction de 8 postes à la suite de cette réorganisation.

Actuellement pour l’ensemble des services offerts dans la Côte-de-Gaspé, 297 personnes occupent une fonction d’infirmières pour le CSSS.

Micheline Barriault conclue en affirmant qu’une enquête réalisée au cours des dernières semaines auprès de ses membres révèle que les compressions budgétaires du gouvernement du Québec ont de graves conséquences sur le personnel infirmier partout en Gaspésie. (Radio Gaspésie)

« On doit poser les gestes pour rétablir l’équilibre budgétaire ». – Jean D’Amour

Réagissant à la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine qui souhaitait le rétablissement des crédits régionaux en forêt privée et aux Centres locaux de développement (CLD), le ministre responsable de la région, Jean D’Amour, soutient  « qu’il ne faut pas jouer les victimes et on devra composer avec les coupures ».

« C’est une coupure que l’on a faite aussi dans les autres régions. Ça a été le fondement de notre discours durant la campagne électorale. Il y a une situation financière difficile. C’est le défi auquel on est confronté », indique M. D’Amour.

Sur les compressions en forêt, M. D’Amour soutient qu’elles seront compensées par les autres usages : « Les emplois qu’on retrouvera moins dans les travaux sylvicoles en forêt privée, on les retrouvera soit dans les opérations forestières terrain ou dans le domaine de la transformation », analyse M. D’Amour.

Sur les CLD, M. D’Amour souhaite que les élus se demandent comment ils peuvent faire autant avec moins. « On ne peut pas dire d’un côté que la situation financière du Québec est pénible et ne pas poser les gestes en conséquence pour rétablir l’équilibre financier. On a dit des choses et on les fait. »

Prenant la balle au bond, M. D’Amour souligne que son gouvernement a agi rapidement dans le dossier de Ciment McInnis et ajoute que plusieurs annonces se feront d’ici deux semaines. Toutefois, il n’a pas voulu dévoiler quoi que ce soit sur les projets qui aboutiront.

Un gouvernement qui agit

Le ministre régional s’est lancé par la suite dans une charge à fond de train contre l’ancien gouvernement Marois, estimant que le gouvernement libéral a fait davantage en deux mois pour la Gaspésie que le règne péquiste de 18 mois.

Dans un cri du cœur, M. D’Amour indique avoir la région tatouée sur le cœur et « ne laissera pas tomber la Gaspésie ».

« Voyez le taux de chômage qui a diminué. C’est encore trop élevé pour moi. En un an et demi, les députés [péquistes] de la Gaspésie ont réussi à faire en sorte que le taux de chômage ne batte pas de records, mais ils s’en rapprochaient dangereusement. Pendant ce temps-là, que faisaient nos députés? Ils buvaient du café autour des tables », souligne M. D’Amour, ajoutant que le gouvernement précédant ne faisait « que des plans ». (GRAFFICI.CA)

Redynamiser le tourisme de Percé

Les meneurs socio-économiques de Percé ont résolument amorcé le virage jugé nécessaire depuis des années pour redynamiser le premier symbole touristique de la Gaspésie. De l'avis du maire André Boudreau, il faudra sans doute être patient avant que Percé retrouve sa popularité d'antan.

M. Boudreau, élu en novembre, avait lui-même déclaré il y a un an qu'un «coup de barre» s'imposait pour freiner le lent déclin du tourisme à Percé. Ce déclin prenait notamment la forme d'une période de pointe débutant plus tard, une pointe n'atteignant plus les sommets des années 60 à 90, surtout au centre de Percé, une municipalité s'étendant sur 80 kilomètres en raison d'une fusion forcée de huit villages en 1971.

«Il y a un changement qui est déjà fait. Les deux principales compagnies d'excursions maritimes ont acheté la troisième. Le visiteur qui achète un billet pour aller en mer prend le premier bateau qui passe quelle que soit la compagnie. Il n'y a plus de chicanes entre les compagnies pour s'arracher les visiteurs [...] La réorganisation débouche sur des économies considérables. Il n'y a plus trois bateaux pour aller chercher chacun trois, quatre personnes sur l'île Bonaventure à la fin de la journée. Un seul suffit dans ce cas», explique le maire.

C'est symbolique, mais l'atmosphère créée par la compétition entre excursionnistes marins menait souvent à des querelles ouvertes, devant la «visite», une situation dénoncée par les touristes et bien des Gaspésiens.

Nouveau type de collaboration

André Boudreau y voit un nouveau type de collaboration dont Percé aura besoin dans sa transition, notamment parce que l'administration municipale s'est aussi consacrée à poursuivre le sauvetage du quai, l'incontournable lieu de convergence des visiteurs et des citoyens du village.

Le ministère fédéral des Pêches et des Océans l'avait barricadé le 1er mai 2013, pour des raisons de sécurité, ce qui avait soulevé un tollé, tout en assurant à Percé des appuis venant des cinq continents. Le quai avait été rouvert moins de deux jours plus tard par le maire de l'époque. La Ville de Percé prévoit d'ailleurs que les excursionnistes en mer contribueront, comme divers organismes à l'échelle de la MRC, à l'entretien du quai, mais pas à sa réfection.

«Il est clair que c'est le fédéral, pour une durée de vie acceptable, qui paiera pour sa remise en bon état», assure le maire Boudreau. La note est inconnue pour le moment, mais il est clair qu'elle se comptera en millions de dollars.

Le projet de Géo-parc, un complexe visant à profiter de la vue qu'offre le mont Sainte-Anne, dominant Percé, progresse aussi, puisque 6 millions $ ont été dénichés, pour cette initiative de 7,3 millions $ qui démarrera en 2016.

Il y a plus. «On travaille avec les commerçants à la mise en place de divers volets, dont un sceau de qualité en hébergement, et pour la formation et l'embauche des employés», ajoute-t-il, pour répondre aux critiques formulées dans le passé au sujet de la qualité de certains établissements, et de lacunes en matière de main-d'oeuvre.

Changements climatiques

Les gens de Percé travaillent aussi, alors que les changements climatiques renforcent les tempêtes, à un concept de protection du littoral qui tiendra compte, assure M. Boudreau, de la beauté de cet arrondissement naturel.

«Ce qu'on veut, dans un contexte de finances publiques serrées, c'est le financement des études dans un premier temps [...] On a une bonne idée de ce qu'on veut [...] Si quelqu'un parle d'ériger un mur, on dit : "Une minute! On est à Percé. Il faut y penser."»

Ces changements mettront du temps avant de déboucher sur des résultats majeurs, admet André Boudreau, qui voit peu de différence entre l'achalandage de début de saison en 2013 et celui de 2014.

«On est encore à la Saint-Jean, dit-il. Ça ne débarque pas comme avant, après la fin des classes. Ce n'est pas pire, pas mieux qu'au cours des dernières années [...] Comme je le disais l'an passé, il faut mettre notre belle nappe, et mettre plusieurs choses dessus. On y travaille fort.» (Le Soleil)

Gaspé accueillera la finale régionale des Jeux du Québec en vélo de montagne

La finale régionale de vélo de montagne des Jeux du Québec se tiendra le 5 juillet prochain sur les pistes du mont Béchervaise, à Gaspé. Le club Vélocipeg de Gaspé, organisateur de cette finale, attend entre 30 et 70 jeunes du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Le président du club, Jean-François Tapp, a bon espoir de voir les jeunes de la région bien performer à la finale provinciale : « Les jeunes de la Gaspésie et de l'Est-du-Québec auront été les mieux encadrés au cours des 15 dernières années. Il y a maintenant plusieurs clubs dans la région. Je pense qu'ils seront plus forts que ceux qu'on a vus par le passé en raison de cette vague dans la région ».

Gaspé a obtenu cette finale en raison des liens de M. Tapp au sein de l'Association régionale de cyclisme des régions de l'Est-du-Québec. L'hiver dernier, lors la planification des finales régionales et après avoir vu la performance des jeunes cyclistes sur la scène régionale, il a foncé tête première, sans en parler à son club.

« Il n'était pas question de laisser filer cette finale au Bas-Saint-Laurent parce que l'année passée, environ 80 % des jeunes qu'on a vus sur le circuit régional provenaient de la Gaspésie », explique M. Tapp, en se basant sur l'expérience acquise par l'organisation du festival Bouette et Bitume.

Ouvert à tous

Tous les jeunes nés entre 1998 et 2001 peuvent participer à cette finale régionale.

« C'est une qualification ouverte à tous. Pour participer aux Jeux en soccer par exemple, il faut être membre d'une équipe. En athlétisme, on ne se lance pas au saut à la perche sans en avoir fait auparavant. Du cyclisme, tous les jeunes sont capables d'en faire. Des surprises peuvent arriver », espère M. Tapp.

Le budget d'opération pour cette journée est de quelque 2500 $. Chaque participant doit assumer son déplacement et son logement.

La finale provinciale se tiendra en août prochain, à Longueuil. Les finales de vélo de montagne se tiendront au mont Saint-Bruno. (GRAFFICI.CA)

Les entrepreneurs de la région Gaspésie/Les Iles sont en mesure de profiter des services du Réseau de mentorat.

Le Réseau M permet aux nouveaux entrepreneurs de la région de bénéficier de l’expérience de personnes déjà bien établies dans le monde des affaires dans tous les secteurs d’activité. Les entrepreneurs entretiennent une relation d’accompagnement libre et confidentielle.

Actuellement, 83 entrepreneurs profitent d’une relation privilégiée avec l’un des 34 mentors dans la région.

À l’échelle du Québec, 57,7% des entrepreneurs franchissent le cap des 2 ans d’existence et seulement 34% atteignent 5 années d’opération. Ainsi, la formule du mentorat accroit significativement le taux de survie de l’entreprise du mentoré.

De plus, le Réseau M a souligné la contribution de l’un de ses mentors de Gaspé soit Alban Arseneault de la Côte-de-Gaspé. Il a été nominé dans le cadre du prix décerné par le réseau provincial de mentorat. Alban Arseneault fait partie des 3 finalistes de ce prix qui vise à reconnaitre les efforts des mentors de tout le Québec. Dans sa carrière, il a agit à titre de mentor depuis 12 ans et a conseillé 14 entrepreneurs de la région. Au moment de prendre sa retraite en 2000, Mr. Arseneault était actionnaire et président de Cablo G à Gaspé. (Radio Gaspésie)

La MRC du Rocher-Percé s’inscrira aux audiences de la commission des transports du Québec, dans le dossier du transporteur Kéolis.

Rappelons que le transporteur a demandé de réduire son nombre de trajets en Gaspésie, de réduire le nombre d’arrêts ainsi que de supprimer la liaison entre Grande-Rivière et Gaspé, en passant par Percé.

La préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, est consciente que le statut quo n’est pas possible, compte tenu du faible achalandage dans les autobus voyageurs du secteur. Cependant, elle estime qu’il est possible de diminuer les services sans les couper totalement sur une portion du territoire.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Diane Lebouthillier rappelle que la clientèle du service d’autocars est souvent dépourvue de véhicule automobile, d’où l’importance de maintenir le service actif sur l’ensemble du territoire, quitte à en réduire la fréquence.

De plus, le maire de Percé, André Boudreau, compte déposer un mémoire aux audiences de la commission des transports, comme sa municipalité est directement touchée par les coupures demandées par Kéolis. (Radio Gaspésie)

Le TechnoCentre Éolien estime que la Gaspésie ne peut développer pleinement son potentiel éolien en raison du manque d’infrastructure de transport d’électricité.

Selon les informations divulguées par Hydro Québec, ses infrastructures de transport d’énergie dans la région permettraient d’obtenir seulement 75 mégawatts d’énergie éolienne. Le directeur du Technocentre, Frédéric Côté, explique que cette situation empêche la Gaspésie de développer son plein potentiel éolien. Il y aurait encore 1000 mégawatts à développer en Gaspésie.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11901#1

Le seul moyen pour tirer avantage des futurs appels d’offres éoliens serait d’investir pour améliorer la capacité du réseau de transport d’Hydro Québec. Frédéric Côté affirme que cette situation pénalise les promoteurs qui présentent des projets de parcs éoliens en Gaspésie. Hydro Québec impose dans les projets des coûts supplémentaires pour intégrer son réseau.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11901#1

Sur les 450 mégawatts en appels d’offres en ce moment, 300 sont réservés à la région Gaspésie et Bas-Saint-Laurent.

Avec une capacité de seulement 75 mégawatts pour la Gaspésie, c’est donc dire que la région voisine pourrait aller chercher les 225 mégawatts restants.  (CIEU FM)

Énergie éolienne : Les libéraux pourraient lancer de nouveaux appels d'offres

Le gouvernement Couillard pourrait procéder à de nouveaux appels d'offres pour l'achat d'énergie éolienne, et ce, même si elle est vendue à perte par Hydro-Québec.

Talonné de questions par la Coalition avenir Québec (CAQ), qui souhaite mettre un frein au développement de la filière éolienne parce que jugée «coûteuse» et «ruineuse», le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a reconnu jeudi qu'il pourrait y avoir de nouveaux appels d'offres à l'avenir. Il a toutefois précisé que ces appels à soumissionner ne se feraient pas à n'importe quel prix.

«S'il y a des projets d'éolien à regarder dans le futur, ils devront être évalués par le gouvernement comme étant des projets vraiment très significatifs pour une communauté», a-t-il déclaré lors de l'étude des crédits budgétaires de son ministère.

Le ministre a du même souffle réitéré qu'il irait de l'avant avec l'appel d'offres de 800 mégawatts (MW) d'énergie éolienne qui avait été annoncé par le précédent gouvernement.

Il a fait valoir que la filière éolienne soutenait quelque 2000 emplois directs au Québec, particulièrement en région.

Le porte-parole de la CAQ en matière d'énergie et de ressources naturelles, Gérard Deltell, demandait à M. Arcand d'annuler cette invitation à soumissionner. Selon lui, l'achat de 800 MW supplémentaires d'énergie éolienne produite à perte coûtera 140 millions $ par année aux contribuables québécois, et ce, pendant 20 ans.

«Quand on se rend compte que ça ne marche pas, quand on se rend compte que ça coûte trois fois trop cher [...] il faut avoir le courage de dire "assez, c'est assez"», a-t-il lancé.

M. Deltell a rappelé que le développement du parc éolien était en grande partie responsable de la récente hausse de 4,3 % des tarifs d'Hydro-Québec. (TVA Nouvelles)

La Ville de Gaspé affirme que Pétrolia n’est pas encore en mesure de forer à Haldimand 4.

Le maire Daniel Côté veut amener certaines précisions dans le dossier suite à une rencontre avec le nouveau pdg de Pétrolia, Alexandre Gagnon.

Le maire explique que même si d’après lui, Pétrolia peut se conformer au règlement municipal sur la protection de l’eau potable, l’entreprise ne l’a pas encore démontré. Donc, il n’est pas possible de forer pour l’instant.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11900#1

Toujours selon le maire de Gaspé, le nouvel élément qui vient aussi pencher en faveur de Pétrolia est l’étude de l’INRS qui démontre le faible risque de contamination de l’eau potable avec les forages pétroliers.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11900#1

Daniel Côté explique que le prochain règlement du gouvernement sur la protection de l’eau potable va apporter d’autres éléments qui pourraient influencer la décision de Pétrolia d’aller de l’avant ou non avec son forage à Haldimand 4. Pétrolia a décidé de suspendre son forage en janvier 2013 suite à l’adoption du règlement de la Ville de Gaspé.   (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Pétrolia: Des forages à Gaspé cet été?

Pétrolia pourrait entreprendre ses forages au puit Haldimand No. 4 à l’été ou à l’automne.

La Ville de Gaspé a rencontré pour la première fois, il y a deux semaines, le président-directeur général de la société d’exploration pétrolière, Alexandre Gagnon.

Le maire de la municipalité, Daniel Côté, soutien que Gaspé n’a pas changé de position dans le dossier. Tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de règlement provincial pour la protection de l’eau potable, c’est le règlement de sa municipalité qui sera opérant, même s’il est plus contraignant pour Pétrolia.

La Ville de Gaspé demande donc à Pétrolia de prouver que l’entreprise est en mesure de le respecter avant d’entreprendre ses travaux. Le maire est d’avis que les représentants de Pétrolia sont en mesure de le respecter. Il ne croit pas que ce soit le règlement municipal qui retarde les explorations. (CHAU TVA)

PORT-DANIEL : Heurtel ignore la quantité de GES à prévoir

La cimenterie de Ciment McInnis en Gaspésie rivalisera vraisemblablement avec les plus grands

émetteurs de gaz à effet de serre (GES) du Québec. Les cheminées de l’usine cracheront dans deux ans des centaines de milliers de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Quelle quantité ? « Je n’ai pas le

chiffre », a lâché le ministre de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, en

commission parlementaire jeudi.

Plus de trois semaines après le feu vert du gouvernement libéral au projet controversé de 1,1 milliard de dollars — dont 450 millions d’argent public —, il a été incapable de spécifier la quantité de GES dont le Québec devrait ajouter à son bilan carbone à la suite du démarrage de la production de 2,2 millions de tonnes de ciment par année à PortDaniel–Gascons.

« C’est pour ça qu’on aimerait bien avoir un BAPE, parce qu’on souhaiterait avoir précisément toutes ces donnéeslà», a rétorqué la députée solidaire Manon Massé. Elle a profité de l’étude des crédits pour réclamer une nouvelle fois la tenue d’un « BAPE » sur le projet de Ciment McInnis, dans lequel le gouvernement du Québec, Investissement Québec et la Caisse de dépôt et placement ont investi 450 millions de dollars.

Le projet échappera à l’examen Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) puisqu’il a été entrepris avant l’entrée en vigueur de la nouvelle mouture de la Loi sur la qualité de

l’environnement en juin 1995. « La réglementation en matière d’examen des impacts

[environnementaux] est entrée en vigueur après le début du projet », a expliqué M. Heurtel.

Le ministre a écarté la possibilité de soumettre malgré tout le projet au BAPE. D’ailleurs, il ignorait ses pouvoirs en cette matière. « Il faudrait que je vérifie », a-t-il dit lors d’un impromptu de presse.

« Mais, ça ne veut pas dire que la loi ne s’applique pas », a-t-il

ajouté. Ciment McInnis devra« possiblement » prendre part au Système de plafonnement et d’échange de droits d’émissions deGES (SPEDE). « Tant qu’on n’a pas le véritable chiffre [c’est] difficile de savoir. »

1,75 million de tonnes

Les établissements laissant échapper au moins 25 000 tonnes métriques de GES (en équivalent CO2)

sont soumis au SPEDE. La cimenterie de PortDaniel en émettra environ 70 fois plus (1,75 million de

tonnes) si elle produit de 2,2 à 2,5 millions de tonnes de poudre de ciment, avait indiqué leprésident

de Ciment McInnis, Christian Gagnon.

« Si le ministère ne le sait pas, on a un problème », a lancé le président de l’Association québécoise de

lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle. « Règle générale : une tonne de ciment égale une tonne de GES. » Mais, l’utilisation de grandes quantités de coke de pétrole pourrait fausser le calcul, puisqu’« il émet plus de GES » comparativement au combustible habituel, c’estàdire

le charbon. « Ainsi, ça pourrait être beaucoup plus que 2 millions de tonnes de GES. »

M. Bélisle s’étonnait jeudi de l’absence d’évaluation sur les impacts sur la qualité de l’air de la cimenterie de PortDaniel dans les classeurs du ministère de l’Environnement. « C’est très discutable. » À l’heure actuelle, « plusieurs estimations flottent », a précisé M. Heurtel sans donner plus de détails.

« Il y a divers chiffres, mais je n’ai pas le chiffre précis », a-t-il affirmé, insistant sur la grande difficulté d’anticiper les émissions de GES d’« une cimenterie qui n’est pas construite encore ». « J’ai

posé des questions, mais je n’ai pas de réponses à toutes les questions », a-t-il conclu. (Le Devoir)

Cimenterie de Port-Daniel : le ministre Heurtel ignore la quantité de GES émise

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel ignore quelle quantité de gaz à effet de serre (GES) sera émise par la cimenterie de Port-Daniel.

En Commission parlementaire, la députée de Québec solidaire dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, a demandé au ministre si le chiffre de deux millions de tonnes de GES rejetés annuellement par la cimenterie était réaliste.

« Je n'ai pas les chiffres dont parle la députée, si elle peut me donner ses sources, je serai heureux de les examiner », a répondu le ministre Heurtel.

Devant l'insistance de la députée Manon Massé, David Heurtel a répété que le projet ne serait pas soumis au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Le projet de cimenterie de Port-Daniel a été déposé en mai 1995, soit un mois avant l'entrée en vigueur de la loi pouvant le renvoyer à un examen du BAPE.  (Radio-Canada)

Vingt mises à pied effectives à la SCFG

La Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) a dû procéder vendredi dernier à la mise à pied de la vingtaine de travailleurs affectés à la réfection de la voie ferrée puisque Québec n’a pas encore autorisé le prolongement du programme actuel au-delà du 30 juin.

Le président, Éric Dubé, a indiqué que les ministres du gouvernement du Québec n’étaient pas disponibles en raison de l’étude des crédits budgétaires en cours à l’Assemblée nationale.

« Au niveau des horaires de tout le monde, ce n’était pas évident. On s’attend à avoir une rencontre dans la semaine du 7 juillet. Au niveau des fonctionnaires, ça travaille beaucoup », indique M. Dubé.

Le personnel touché par cette décision est celui qui réalisait les travaux dans le cadre de l'entente avec Québec pour la réfection de la voie. Le personnel des trains et administratif n'est pas affecté par cette décision.

« S’ils répondent à notre demande, ça peut aller très vite. Si on prolonge l’entente de trois mois et on fait une avance sur une prochaine entente, les travaux reprennent », indique M. Dubé.

Un montant de 14 M$ est demandé pour la prochaine année afin de préparer les appels d'offres et les plans et devis pour les travaux futurs. Même si la SCFG en obtenait plus, elle ne pourrait pas le dépenser. Au total, 107 M$ doivent être investis afin de réhabiliter la voie ferrée pour les 25 prochaines années.

De l’espoir

M. Dubé mise beaucoup sur la reconduction de l’entente administrative sur la taxe sur l’essence, annoncée la semaine dernière par Ottawa et Québec et dans laquelle 5 milliards $ pour les 10 prochaines années seront versés à la province afin de réaliser des travaux d’infrastructures.

« Les chemins de fer privés et locaux sont maintenant admissibles. Il y en a trois au Québec. On s’entend qu’il n’y en a pas beaucoup qui demandera 100 M$. Si c’est une priorité pour Québec, le fédéral sera là », analyse M. Dubé.
« Si Québec n’avait pas envie de faire quoi que ce soit, il n’aurait pas négocié ça », lance M. Dubé.

Le président invite maintenant les utilisateurs actuels et potentiels à se manifester directement auprès de Québec afin de donner du poids aux revendications de la SCFG. « On aura des choix déchirants à faire puisque cela prendra plus de temps. Les clients sont jusqu’à New Richmond et la prochaine étape sera la cimenterie. Après ça, pour la marchandise, passé Port-Daniel, on n’a pas de client », indique M. Dubé. (GRAFFICI.CA)

20 mises à pied à la Société du Chemin de Fer

Les vingt employés qui s’occupaient de l’entretien du réseau de la Société de chemin de fer de la Gaspésie ont été mis à pied vendredi dernier. L’entente de financement avec Québec se terminait le 30 juin et n’a pas été reconduite pour le moment.

 

Le directeur général, Olivier Demers, se désole de la situation. Pour le moment, le budget permet de continuer les activités régulières, mais freine l’entretien annuel des infrastructures. «Malgré les coupures de postes, on s’est assuré qu’on pouvait, pour un certain temps du moins, maintenir les opérations de base du réseau. On parle ici du train touristique l'Amiral et du trafic à Nouvelle pour le bois d’œuvre et les copeaux de l’usine Temrex», explique-t-il.

 

La reconduction de l’entente de 5 milliards sur le Fonds de la taxe sur l’essence entre Québec et Ottawa donne de l’espoir au directeur général puisque les chemins de fer sont admissibles à ces subventions.

 

Les discussions entre l’organisation et le gouvernement devraient se poursuivre dans les prochaines semaines. Une reconduction de l’entente permettrait aux vingt employés de revenir au travail. (CHAU TVA)

D'autres étaient informés du présumé complot

Il n’y a pas que Jonathan Lapierre, Joël Arseneau et Hubert Poirier qui étaient au courant du présumé complot pour faire gonfler la subvention gouvernementale du projet d’eau potable de Grande-Entrée.
Le Journal de Montréal écrivait récemment que l’Unité permanente anticorruption les soupçonne d’avoir trompé le ministère des Affaires municipales, en 2008, en lui présentant un faux projet de taxation pour justifier sa demande pour un octroi hors-norme de 95 pour cent.
Or, selon les documents de preuve présentés par l’UPAC pour obtenir son mandat de perquisition au bureau de Roche à Québec, et dont CFIM a obtenu copie, deux autres employés de la Municipalité des Îles en étaient informés.
Il s’agit de Dominique Delaney, qui en était la trésorière de l’époque, et de Jean Richard, au poste de directeur des travaux publics.
En fait, selon l’UPAC, un courriel daté du 10 juillet 2008 provenant de chez Roche, a été d’abord adressé à Mme Delaney, avec copie conforme à MM. Lapierre, Arseneau et Poirier.
Ce courriel fait état d’une réunion de travail, avec l’ingénieur de Roche dont l’identité est frappée d’une ordonnance de non-publication, à laquelle participaient Jonathan Lapierre, Hubert Poirier et Jean Richard, pour monter le projet de taxation du projet d’infrastructure de Grande-Entrée.
Selon l’UPAC, on en retrouve une version officielle présentée au ministère, et une autre version présentée au niveau municipal. (CFIM)

Candidatures au Fonds Gérard-D-Lévesque

Les étudiants de 35 ans et moins de la région ont jusqu'à aujourd'hui pour déposer leur candidature à la Fondation Gérard-D.-Levesque.

Plusieurs bourses seront remises au début du mois d'octobre : une de 5 000 $ à un étudiant à la maîtrise ou au doctorat, des bourses de 1 500 $ à ceux inscrits au baccalauréat, d'autres de 1 000 $ à des élèves au collégial technique et des bourses de 500 $ à des élèves de formation professionnelle. Par ce soutien, les partenaires du fonds souhaitent valoriser la qualité des résultats scolaires et la persévérance aux études.

Cette reconnaissance vise également à encourager les étudiants à poursuivre leurs études dans un secteur susceptible de produire des retombées pour le développement régional. Pour obtenir plus d'information et télécharger le formulaire de candidature, visitez le www.portailjeunesse.ca. (CHNC)

Des coupures sont à prévoir chez Radio-Canada en Gaspésie

La Société Radio-Canada met en place son nouveau plan stratégique.

L’annonce faite par le président de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, prévoit une diminution de sa production d’émissions générales de télévision au cours des 5 prochaines années. Du même coup, la société d’état souhaite doubler sa portée sur ses plateformes numériques. Le plan prévoit également l’abolition de 1,000 à 1,500 emplois.

Le délégué syndical des employés de la Gaspésie et des Îles, Michel-Félix Tremblay, mentionne que les détails des compressions dans la région seront annoncés ultérieurement.

Le dévoilement du plan stratégique annoncé jeudi dernier par le président de CBC/Radio-Canada laisser quand même présager une diminution du temps d’antenne lors des bulletins de nouvelles régionales de 18 heures dans l’Est du Québec, comme le rapporte Michel-Félix Tremblay :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11903#1

Les effets de ce virage effectué par la SRC pourraient également avoir des impacts sur la qualité de la couverture journalistique, à nouveau Michel-Félix Tremblay :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11903#1

C’était Michel-Félix Tremblay, délégué syndical des employés de Radio Canada pour la région Gaspésie/Les Îles.  (CIEU FM)

Compressions à Radio-Canada : réactions négatives dans l'Est du Québec

Le nouveau plan stratégique de Radio-Canada reçoit un accueil glacial de la part de plusieurs intervenants régionaux. La société d'État a annoncé jeudi qu'elle souhaite doubler sa couverture numérique, mais diminuer sa production télévisuelle. De 1000 à 1500 emplois seront abolis d'ici 2020.

Le député de la Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, condamne les nouvelles compressions de 45 millions de dollars à Radio-Canada. Selon lui, cette décision aura des « conséquences désastreuses » sur la qualité de l'information, particulièrement en région.

« On parle de 25 % des employés qui perdraient leur emploi, rappelle M. Fortin. Des compressions qui vont affecter les effectifs tant du côté radio que de la télévision. On le sait, la capacité pour la région à être bien informée est névralgique dans les choix que l'on prend comme décideur, comme communauté. Donc, cet angle d'attaque-là fait en sorte que les régions vont souffrir de façon accrue. »

Les arguments de Jean-François Fortin sont partagés par le président nord-côtier du conseil central de la CSN, Guillaume Tremblay. Ce dernier est également d'avis que les compressions mettent en péril l'information régionale.

« Ils disent qu'ils vont moderniser; je pense que ça fait cinq ans qu'ils veulent plutôt démanteler, affirme M. Tremblay. Ce sont les conservateurs qui sont derrière ça. Vous savez, tous les pays qui ont des diffuseurs publics, tous les pays qui se respectent, tous les pays qui parlent d'être démocratiques ont un diffuseur public qui est capable de nous donner de l'information riche et diversifiée. »

« Vouloir s'attaquer comme ça à notre diffuseur public, je pense qu'on vient porter une attaque à toute la communauté de la Côte-Nord. » — Le président du conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay

Le directeur du Festival en chanson de Petite-Vallée résigné

Le directeur du Festival en chanson de Petite-Vallée ne semble pas étonné par les récentes annonces. Alan Côté affirme que la collaboration de Radio-Canada avec son festival, qui a maintenant 32 ans, s'est amenuisée année après année.

Il est attristé que la société d'État soit rendue dans une situation pareille, mais il dit avoir déjà fait son deuil du diffuseur public dans l'organisation de son événement.

« Le mal est fait depuis longtemps pour nous, lance M. Côté. On a connu de grosses années où Radio-Canada engageait l'orchestre, faisait des captations de spectacles et enregistrait des disques. Dans les dernières années, ce n'est que de la couverture médiatique, ce qui est intéressant, mais notre deuil est presque fait. »

Alan Côté souligne également que Radio-Canada a mis fin, cette année, à un partenariat qui permettait au Festival de tenir les auditions des « chansonneurs » dans les studios de Montréal.

« On a baissé les bras », résume-t-il.

Un téléjournal régional raccourci?

Il n'est pas exclu que Le téléjournal Est du Québec passe de 60 à 30 minutes dès 2015.

La direction de Radio-Canada a annoncé jeudi que seuls les marchés de Montréal, Québec, Ottawa et de l'Acadie conserveraient à coup sûr un bulletin régional d'une heure à la télévision.

Les autres marchés, comme celui de l'Est du Québec, seront évalués en fonction de quatre critères, dont le potentiel de revenus publicitaires.

La direction n'a pas été en mesure de confirmer si des emplois seront abolis dans la région.  (Radio-Canada)

Radio-Canada : moins de télé, moins d'employés, plus de numérique

CBC/Radio-Canada souhaite doubler sa portée sur ses plateformes numériques et diminuer sa production d'émissions générales de télévision au cours des cinq prochaines années, selon son nouveau plan stratégique. Du même souffle, la société d'État annonce l'abolition de 1000 à 1500 emplois.

« On ne parle pas de sacrifice, on parle de renouveler la grille de la télévision de Radio-Canada, dit le président de CBC/Radio-Canada Hubert T. Lacroix. Ça fait plusieurs années que certaines émissions sont à notre grille, il faut les renouveler. Il faut suivre les habitudes de consommation des Canadiens. De plus en plus, ils consomment les médias sur la mobilité, le numérique, sur l'appareil de leur choix, dans leur poche »

Hubert T. Lacroix espère que cette transformation mettra un terme à l'hémorragie qui frappe la société d'État. Le 10 avril dernier, Radio-Canada avait annoncé des compressions de 130 millions de dollars et la suppression de l'équivalent de 657 postes à plein temps au cours des deux prochaines années.

« Ces dernières années nous avons dû ajuster trop souvent la taille du diffuseur public. Cela ne peut plus continuer. » — Hubert Lacroix, président de CBC/Radio-Canada,

Des centaines d'emplois disparaîtront

Cependant, M. Lacroix reconnaît que Radio-Canada comptera de 1000 à 1500 employés de moins d'ici 5 ans, parce que les personnes qui partent à la retraite ne seront pas remplacées. Cette diminution s'ajoute aux compressions déjà annoncées en avril. Ça signifie que Radio-Canada perdra 25 % de sa main-d'oeuvre actuelle d'ici 2020.

« On va réduire nos infrastructures, on réduit le nombre de personnes qui travaillent à CBC/SRC. Ça signifie environ une centaine de millions de dollars de coûts qui sont sortis de Radio-Canada pour nous permettre d'éliminer tout déficit structurel, de se créer une marge de crédit et de réinvestir dans nos émissions de télévision chez les Anglais et les Français. »

Lors d'une rencontre avec les employés dont plusieurs ont exprimé des inquiétudes sur l'avenir de leur emploi, de la société d'État et du service auxquels les citoyens des régions du pays ont droit, Hubert Lacroix a assuré qu'aucune fermeture de station régionale n'était prévue et que son plan, qui s'appuie sur les nouvelles technologies et une organisation plus flexible, allait permettre aux citoyens de toutes les régions du pays de continuer d'avoir accès à leur diffuseur public.

« La dernière fois que Radio-Canada a reçu une augmentation de son budget, c'était en 1973. » — Hubert Lacroix, président de CBC/Radio-Canada

Aux critiques qui ont été formulées envers la direction qui n'a pas, selon certains, déployé assez d'efforts devant le Parlement pour sensibiliser les élus à l'importance d'un financement viable pour CBC/Radio-Canada, Hubert Lacroix a répondu que son administration s'est présentée chaque fois qu'elle a pu pour plaider en faveur d'un meilleur financement.

Louis Lalande, vice-président principal des Services français, soutient lui aussi que la haute direction n'a manqué aucun rendez-vous pour défendre le diffuseur public. C'est au tour des Canadiens de se manifester, dit-il.

« Si les Canadiens jugent approprié de défendre Radio-Canada, c'est à eux aussi à faire leur part, parce que Radio-Canada appartient à tous les Canadiens. » — Louis Lalande, vice-président principal des Services français de CBC/Radio-Canada

Le président de la société d'État a rappelé au passage que les problèmes de financement à Radio-Canada ne sont pas d'hier. La dernière fois que le budget de Radio-Canada a été augmenté par le gouvernement fédéral remonte à 1973, a précisé M. Lacroix.

Réduire de moitié les espaces de bureaux

M. Lacroix ajoute que Radio-Canada veut réduire de moitié les espaces de bureaux de la société partout au Canada. « Radio-Canada ne fait pas dans l'immobilier, on fait dans le contenu. »

« Toutes nos ressources, il faut les investir en contenu. On ne peut plus supporter les infrastructures de production, nos édifices. Il faut réduire de moitié le nombre de pieds carrés qu'on a au Canada. Comme on a fait à Halifax, Rimouski, Matane et Saskatoon, où on a regroupé les gens dans des espaces plus petits, efficaces et modernes. »

Faits saillants

  • L'offre télévisuelle de base de début de soirée sera réduite et assortie d'ajouts régionaux, de manchettes plus fréquentes et de nouvelles de dernière heure pour créer une expérience de type « mobile »;
  • La production d'émissions à l'interne sera réduite de manière significative dans toute l'organisation, à l'exclusion de l'information, des affaires publiques et de la radio;
  • Le journalisme sportif sera offert davantage sur le web et les plateformes mobiles;
  • Une réserve de 25 à 30 millions de dollars sera créée, soit 5 % des revenus commerciaux, pour aider à gérer le risque financier et investir dans la transition vers le mobile et le numérique.

(Radio-Canada)

Coupes additionnelles de 45 millions $ à Radio-Canada

Le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, a condamné la décision politique de procéder à de nouvelles coupes de 45 millions de dollars à Radio-Canada. Il estime que cette décision aura des conséquences désastreuses à court, moyen et long termes sur la qualité de l'information, particulièrement en régions, et sur la créativité de la SRC.

« Avec la série de coupes qu'a entrepris le gouvernement Harper, les standards de qualité auxquels nous a habitué la télévision publique vont être revus à la baisse. Moins de recherchistes, moins de journalistes, moins de déplacements, le service de l'information risque d'être durement affecté, croit Jean-François Fortin. Et comme d'habitude, ce sont les régions qui en seront les premières victimes. »

« Quant aux dramatiques, il faudra s'attendre à une télévision de plus en plus conventionnelle qui n'osera plus se démarquer par son audace. Rapport qualité-prix et cotes d'écoute, voilà les critères qui vont prendre le plus d'importance. Avec un gouvernement qui la surveille avec sa hache, je crois que Radio-Canada va opter pour la prudence. »

Le député Fortin ne doute pas que ces coupes additionnelles sont un choix strictement politique et qu'elles s'inscrivent dans la longue série d'attaques contre la démocratie orchestrées par les conservateurs. « Le gouvernement Harper s'est attaqué au programme de contestation judiciaire, au financement des partis politiques, aux pouvoirs du DGE, à la culture et à l'information. L'ennemi, pour les conservateurs, c'est la démocratie. Une démocratie qui aurait l'audace de ne pas penser comme ils le veulent. C'est dangereux ce qui se passe », s'est inquiété Jean-François Fortin.

Le gouvernement conservateur devrait annoncer dans le prochain budget un important surplus de plusieurs milliards de dollars. Les coupes additionnelles annoncées ne peuvent être qu'idéologiques, croit le député de la Gaspésie.

« Il faut que ça cesse. Il faut que le gouvernement arrête de s'acharner sur la télévision publique et il faut qu'Hubert Lacroix se lève pour la SRC. À moins qu'il n'approuve les coupes. Et si c'est le cas, qu'il le fasse savoir. Parce que, franchement, si on ne doute pas de l'identité de ceux qui s'attaquent à la SRC, à l'information et aux régions, on commence à douter de celui qui a pour mandat de défendre la télévision publique », a conclu Jean-François Fortin. (L’Avantage)

La Société Radio-Canada met en place son nouveau plan stratégique.

L’annonce faite par le président de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, prévoit une diminution de sa production d’émissions générales de télévision au cours des 5 prochaines années. Du même coup, la société d’état souhaite doubler sa portée sur ses plateformes numériques. Le plan prévoit également l’abolition de 1,000 à 1,500 emplois.

Le délégué syndical des employés de la Gaspésie et des Iles, Michel-Félix Tremblay, mentionne que les détails des compressions dans notre région seront annoncés ultérieurement :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Le dévoilement du plan stratégique annoncé jeudi dernier par le président de CBC/Radio-Canada laisser présager une diminution du temps d’antenne lors des bulletins de nouvelles régionales de 18 heures dans l’Est du Québec, comme le rapporte Michel-Félix Tremblay :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Les effets de ce virage effectué par la SRC pourraient également avoir des impacts sur la qualité de la couverture journalistique, à nouveau Michel-Félix Tremblay :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

C’était Michel-Félix Tremblay, délégué syndical des employés de Radio Canada pour la région Gaspésie/Les Iles. (Radio Gaspésie)

OGM et pesticides menaçent les abeilles

Un apiculteur de la Baie-des-Chaleurs souhaite faire de la Gaspésie une région sans organisme génétiquement modifié (OGM). Depuis quelques années, la production de soya transgénique s'accentue, sans compter l'utilisation des pesticides néonicotinoïdes qui, selon un rapport international publié cette semaine, causerait un tort considérable aux abeilles.

L'apiculteur, John Forest, transfère des reines pour développer de nouvelles ruches dans un champ de Carleton-sur-Mer. Cette opération vise à rendre ses abeilles plus résistantes.

« C'est une technique qui fait que la diversité génétique est plus variée, explique M. Forest. La plupart des gens prennent une bonne ruche et ils font 100 reines, peut-être 200 reines avec la même ruche. Cela veut dire que toutes les reines sont sœurs. »

Même si ses abeilles sont plus résistantes, John Forest, a dû retirer ses ruches installées à Cascapédia-Saint-Jules l'an dernier, de même qu'à Caplan et Bonaventure, puisque certains agriculteurs y cultivent du soya transgénique. La production de miel biologique est incompatible avec les semences résistantes aux herbicides développés par Monsanto.

« L'année passée, j'ai perdu 50 % de mes ruches, estime John Forest. Cette année, j'en perds 25%. Avant l'arrivée des traitements des semences des OGM, j'avais 3 ou 4% de perte annuellement. J'ai vu que l'environnement se dégrade. »

Des pesticides montrés du doigt

L'apiculteur n'est peut-être pas au bout de ses peines. Une étude récente démontre qu'un autre produit, les pesticides de type néonicotinoïdes, affecte beaucoup les abeilles. Ces pesticides enrobent les semences de maïs et de soya.

« C'est un pesticide qui est systémique, explique la chargée de projet chez Équiterre, Nadine Bachand. Cela veut dire que le pesticide va se retrouver par la suite dans tous les tissus de la plante, autant dans la tige, les feuilles que dans le nectar et le pollen. »

Les groupes environnementaux demandent aux gouvernements de bannir ces pesticides neurotoxiques qui contaminent, selon eux, toute la chaîne alimentaire.

John Forest rêve, lui aussi, d'une Gaspésie sans OGM. Il a déjà interpellé l'Union des producteurs agricoles, en vain.

« Il est jamais trop tard pour bien faire, croit M. Forest. Je serais pour faire une zone exclusive sans OGM en Gaspésie ». Il interpelle d'ailleurs les gens intéressés à fonder un groupe pour défendre l'environnement. »

Selon Équiterre, 70% des cultures et 35% de la production alimentaire dépendent de la pollinisation effectuée par les abeilles.  (Radio-Canada)

L’Université du Québec à Rimouski est à compléter un projet de recherche sur la modélisation de la glace côtière, avec images vidéo et scénarios climatiques.


Les images proviennent des caméras de suivi postées depuis quelques années en certains endroits du littoral, comme à Pointe-aux-Loups et sur la Martinique.
Leur intégration à des scénarios climatiques servira d’outil pour la planification territoriale des Îles.
Ainsi, selon les prévisions de l’UQAR, les glaces du secteur ouest des Îles, protégeront les berges contre l’érosion une quarantaine de jours de moins par année, d’ici 2055.
La réduction de la protection du secteur est, où les vents dominants de l’hiver éloignent les glaces des côtes, sera d’une cinquantaine de jours de moins.
Globalement, on anticipe une réduction de 68 pour cent du couvert de glace autour des Îles d’ici 40 ans, de préciser Pascal Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière :
http://www.cfim.ca/nouvelle3/-/pub/4IWy/content/3085934-modelisation-des-glaces?redirect=%2F

Cette réduction du couvert de glace aura un impact, non seulement sur l’érosion des berges, mais sur tout l’écosystème côtier, incluant la population de phoques du Groënland, d’expliquer M. Bernatchez.
Pour aider la Municipalité des Îles à s’y adapter, l’UQAR est à concevoir un outil informatique de géographie spatiale qui lui sera facile à utiliser :
http://www.cfim.ca/nouvelle3/-/pub/4IWy/content/3085934-modelisation-des-glaces?redirect=%2F

Cet outil de planification territoriale sera disponible dès l’automne. (CFIM)

Mystère autour de la découverte de phoques sans tête

En 14 jours, le Réseau québécois d'urgence des mammifères marins (RQUMM) a recensé 10 carcasses de phoques décapités sur les berges du Saint-Laurent entre Sainte-Anne-des-Monts et Saint-Maxime-du-Mont-Louis, à Cap-Chat, à Métis-sur-Mer et sur les plages de l'Île-d'Anticosti.

Pour les experts interviewés, de tels cas de phoques retrouvés sans tête ne sont pas nouveaux. Par contre, autant en si peu de temps, ce serait un précédent.

« Ce n'est pas très inquiétant, assure toutefois la porte-parole du RQUMM, Josiane Cabana. Ça suscite beaucoup de curiosité à cause du mystère. Plusieurs hypothèses ont été émises, mais ce n'est pas possible de confirmer une cause en particulier. »

Hypothèses

Certains croient qu'il pourrait s'agir de l'oeuvre du requin blanc, qui serait de retour dans le golfe du Saint-Laurent. « Ça ne peut pas être un requin parce qu'il l'aurait déchiqueté et l'aurait tout mangé, réfute le président et directeur scientifique du Groupe d'étude sur les élasmobranches et le requin du Groenland, Jeffrey Gallant. S'il s'attaque à un phoque, il mange ses flancs qui contiennent beaucoup de gras, plutôt que la tête qui est pleine d'os. »

D'autres hypothèses ont été soulevées. « Si c'était l'hélice d'un bateau, pourquoi il ne manquerait que la tête, s'interroge Mme Cabana? Est-ce un braconnier ou une personne qui collectionne les crânes? Est-ce un nouveau type de prédateur? Si oui, pourquoi mangerait-il seulement la tête? On n'arrive pas à le déterminer. »

Certains pensent que ces phoques auraient pu se coincer entre les glaces et que leur tête se serait détachée. « Les carcasses sont assez fraîches, spécifie la porte-parole du Réseau. Ça ne date pas de cet hiver. »

D'autres croient que ces phoques auraient pu s'empêtrer dans des filets de pêche et que les pêcheurs leur auraient coupé la tête pour les dégager de leurs agrès. « On aurait trouvé des marques sur le corps et il n'y en a pas », souligne Josiane Cabana.

Selon la porte-parole du RQUMM, la cause la plus probable est la mort naturelle. « Les nécroseurs vont manger les yeux et une partie de la tête finit par se détacher », estime-t-elle.

Espèce?

Des biologistes d'Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts ont été dépêchés sur les lieux afin d'identifier l'espèce. « On peut confirmer que ce sont de jeunes phoques à cause de leur taille, indique la directrice générale du musée, Sandra Gauthier. C'est surtout par la mâchoire et les dents qu'on peut identifier l'espèce. Comme la tête est manquante, on ne peut pas le confirmer à 100 %, mais on suppose que ce sont des phoques du Groenland. »

Le Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins invite les personnes qui découvrent des mammifères marins, qu'ils soient morts ou vivants, à appeler au 1 877 7BALEINE (1 877 722-5346). (GRAFFICI.CA)

Une septième carcasse de phoque sans tête trouvée en Haute-Gaspésie

Le mystère entourant les carcasses de phoques sans tête trouvées sur les berges de la Haute-Gaspésie demeure entier. Une septième carcasse de phoque similaire aux autres a été analysée cette fin de semaine par l'organisme Exploramer.

C'est un citoyen ayant aperçu l'animal mort sur les berges de Cap-Chat qui a alerté l'organisme.

Toutefois, l'état avancé de décomposition du corps de l'animal n'a pas permis à l'équipe d'Exploramer de confirmer si la coupure au niveau de la tête était semblable à celle observée sur les six autres carcasses.

Les experts continuent de compiler les données dans ce dossier. Mais, selon la directrice générale d'Exploramer, Sandra Gauthier, ces morts suspectes risquent peu de faire l'objet d'une enquête formelle.

« Il n'y a pas d'enquête actuellement. Il n'y a aucun programme au Québec pour faire le ramassage des carcasses de phoques. Il y a en a pour les bélugas, mais pas pour les phoques », souligne Sandra Gauthier.

Le Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins demande au public de signaler toute autre carcasse trouvée.  (Radio-Canada)

Le mystère des phoques sans tête

Des photos de carcasses de phoques sans tête circulent sur Internet depuis la semaine. Ces décès ont tous été constatés en Haute-Gaspésie. Une autre carcasse a été retrouvée sur les berges de Cap-Chat durant la fin de semaine. Les experts ne s’inquiètent pas pour le moment, mais la situation soulève certaines questions.

 

Josiane Cabana coordonne le Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins. L’organisation intervient dans ce genre de situations et recueille toutes informations liée aux décès de ces animaux. Elle explique que ce type de découverte demeure relativement normal. « Ce qui est particulier, c’est qu’il y a eu plusieurs mentions, dans un court laps de temps, sur un petit territoire. Les cas se ressemblent beaucoup puisque la tête était manquante et que la coupure était vraiment franche au niveau du cou », explique-t-elle.

 

Les spécialistes ont émis plusieurs hypothèses. On a entre autres pensé à des causes naturelles comme une infection, entraînant la chute de la tête d’un animal mort. Plusieurs internautes ont aussi réagi, clamant qu’un requin blanc était derrière cela. Les spécialistes soutiennent que c’est extrêmement peu probable. La netteté de la coupure suggère qu’il pourrait plutôt s’agir d’une hélice de bateau ou même de braconnage. Cette dernière idée serait surprenante puisque la tête du phoque ne recèle pas de richesse particulière. Aucune des hypothèses n’est retenue pour l’instant.

 

Depuis le 11 juin, Urgence Mammifères a répertorié 9 autres cas de carcasses de phoque ailleurs au Québec. La plupart ne présentaient toutefois pas de blessures apparentes.

 

Chaque année, on dénombre environ 75 cas de carcasses retrouvées sur le rivage et aucune enquête n’est prévue pour le moment. La survie des différentes espèces de phoques est loin d’être menacée. Si on retrouve d’autres carcasses sans tête dans le même secteur, les autorités concernées pourraient procéder à une réelle analyse.  (CHAU TVA)

Interdiction de feu à ciel ouvert

La SOPFEU a lancé hier soir une interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité dans l'ensemble du territoire de la Gaspésie.

Le risque de feu de forêt est élevé dans la Baie-des-Chaleurs et modéré sur la pointe gaspésienne. Aucun feu de forêt n'est cependant en activité sur la péninsule. L'interdiction touche également les autres régions de l'Est-du Québec. Dimanche soir, les équipes de la SOPFEU combattaient 14 feux de forêt au Québec et en zone nordique. (CHNC)

La course à pied de plein air débarque en Gaspésie.

Pour la première fois, le Parc national de la Gaspésie accueillera vendredi 27 juin, plus de 150 coureurs à l'occasion de son Ultra Trail du Mont-Albert. De cinq à 100 kilomètres, les parcours tout terrain en sentier s'inscrivent comme des lieux de surpassement de soi et de rencontre entre passionnés.

« On le fait pour le plaisir », affirme Éric Caron, un des coureurs de l'Ultra Trail.
À partir de 14 h vendredi, il compte affronter le Mont-Albert de face, avec la course contre-la-montre du « Kilomètre Vertical ». D'un dénivelé de 1000 mètres, le parcours débute en bas du mont, et va jusqu'au sommet sur une distance de cinq kilomètres.  

Dès le samedi, Éric Caron prévoit de continuer le Trail avec la course « Skyrace », pour un 22 kilomètres de plus, sur un parcours qui sillonne le Mont Albert en boucle.

Les plus entraînés parcourront 42 kilomètres sur 10 heures maximum, jusqu'à 100 kilomètres sur 2 jours (seuls ou en équipe), dans le cadre des courses « Skymarathon » et « Ultra Skymarathon ».

Un dépassement de soi

Le plus difficile selon M. Caron, « c'est ce qu'on appelle ''le mur'' ». Après deux heures de courses, soit environ 36 kilomètres parcourus, les réserves de glycogène (ou d'énergie) s'épuisent; « c'est là que le mur va frapper ». À ce moment-là, chacun a sa méthode : certains coureurs mangent des barres de protéines, d'autres préfèrent sucer des bonbons pour faire le plein d'énergie.

Une course aussi intense, « c'est 90 % dans la tête et 10 % de physique. [...] On est toujours contre soi-même », se confie-t-il.

Les trails sont ouverts à tous. C'est d'ailleurs l'esprit de camaraderie que viennent aussi chercher les coureurs, selon Éric Caron. « Parfois, le cœur bat presque normalement et on est capable de parler entre nous. On s'encourage » raconte-t-il.

Courir dans la nature

Ces courses diffèrent du marathon traditionnel, souvent organisé sur des surfaces relativement planes, et d'une distance établie à 42 kilomètres, en référence à l'antiquité grecque.

Le trail implique une capacité de gestion du parcours, selon Éric Caron. « Il faut être attentif aux roches, aux racines, ne pas se mouiller les pieds pour éviter les ampoules. Il faut aussi gérer son énergie en fonction du paysage. Les trajets en montagne sont irréguliers ».
En semi-autonomie, les coureurs doivent être capables de s'équiper pour s'abreuver, se nourrir ou même dormir, durant presque tout le parcours.

Importé d'Europe, le concept de trail, ou de course à pied tout terrain, existe officiellement depuis 1993, quand l'italien Marino Giacometti décide d'en faire un sport officiel.

« Nous avons un territoire exceptionnel et notre équipe caressait le désir de partager ce terrain de jeux, depuis quelques années déjà, aux coureurs trail », se réjouit Jean-François Tapp, porte-parole de l'événement.
L'idée d'organiser un trail en Gaspésie vient de Jose Nicolas et Matt Nelson, fondateurs de l'agence événementielle de courses d'aventure et d'endurance, Land's End Expedition Racing.

L'UltraTrail du Mont-Albert envisage de récolter 2 dollars par inscriptions en faveur du Fonds Parcs Québec, pour la protection et conservation des parcs nationaux, ainsi qu'à l'Organisation Impossible2possible, qui soutient les jeunes en quête d'aventure.  

La Fédération Internationale de Skyrunning, implantée depuis cette année au Canada, organise ce type de course tout terrain uniquement au Québec et en Colombie-Britannique. (GRAFFICI.CA)

 
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