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Revue de presse du 23 juin 2014
Lundi, 23 Juin 2014 10:34

Le train touristique L'Amiral de nouveau sur les rails

Attention, attention! Embarquement immédiat! Le train touristique l'Amiral a effectué son voyage inaugural aujourd'hui à 10 h à partir de la gare de Carleton-sur-Mer et jusqu'à celle de Bonaventure.

Inauguré en juillet dernier, le train en est à sa 2e saison de fonctionnement. À bord, les passagers peuvent déguster différents produits du terroir.

« Ben nous ce qu'on a tenté de développer à bord c'est vraiment une expérience sensorielle », explique la coordonnatrice Laurie Denis.

En plus d'une dégustation de mets du terroir, les passagers peuvent se procurer des breuvages typiques de la Gaspésie.

« On peut parler de la ferme Bourdages, la Pit caribou, la bière Naufrageur, l'hydromel de Maria, du vin Carpinteri de Saint-Ulric, donc on a vraiment mis l'accent sur la mise en valeur des produits d'ici. Pis en plus de ça, les gens peuvent siroter un bon café en regardant les beaux paysages qu'offre la Gaspésie, vus du rail », fait valoir la coordonnatrice.

L'an dernier, le train avait proposé cinq voyages grands publics. Cette année, le nombre a été porté à 15.

« En plus de ça s'ajoutent les voyages en collaboration avec Escale Gaspésie pour desservir la clientèle des croisiéristes internationaux » explique Laurie Denis.  (Radio-Canada)

Chemin de fer: une rencontre est souhaitée

La Société du chemin de fer de la Gaspésie et la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles souhaitent reconduire l'entente de financement avec Québec portant sur la réfection du rail.

L'injection de nouvelles sommes presse afin de sauver une vingtaine d'emplois qui y sont rattachés puisque l'entente prend fin le 30 juin. Sur cinq ans, la Société demande 107 M$ et un montant de 14M$ est nécessaire pour la prochaine année. Le président de la CRÉ, Daniel Côté, confirme qu'une demande de rencontre a été soumise aux ministres Jean D'Amour (responsable de la Gaspésie-les-Îles) et Robert Poëti (ministre des Transports).

Daniel Côté rappelle qu'un rail en bon état peut rapporter gros à la région. (CHNC)

Terminal pétrolier à Belledune : des élus discutent du projet avec le CN et Chaleur Terminals

Une quarantaine d'élus et autres responsables municipaux ont rencontré vendredi l'entreprise Chaleur Terminals et le Canadien National (CN) pour parler de la sécurité ferroviaire au Bas-Saint-Laurent.

La mairesse de Mont-Joli Danielle Doyer a demandé que cette rencontre soit organisée pour être rassurée quant au projet de terminal pétrolier au port de Belledune, au Nouveau-Brunswick.

Si le projet se concrétise, deux fois plus de trains chargés de pétrole pourraient traverser le Bas-Saint-Laurent, soit quatre convois par jours, ce qui représente près de 240 wagons-citernes de pétrole sur le territoire de la Mitis et de la Matapédia.

Le maire de Rimouski, Éric Forest, celui d'Amqui, Gaëtan Ruest, et la préfète de la MRC de la Matapédia, Chantal Lavoie, ont participé à la rencontre. Un grand nombre des 40 élus présents ont exprimé leurs inquiétudes relativement au projet. Le maire Éric Forest dit être rassuré par les informations fournies par le CN.

«  Ils nous ont vraiment informés sur les protocoles qu'ils suivent quant aux inspections, quant aux communications, quant aux façons de savoir, quels volumes vont transiter sur nos territoires. [...] Je pense que ç'a sécurisé beaucoup de gens qui étaient là lors de la rencontre.  » — Éric Forest- maire de Rimouski

Un projet en développement

Les travaux de construction d'un terminal pétrolier au port de Belledune pourraient s'amorcer dès cet été. C'est du moins ce que souhaite le promoteur albertain, Chaleur Terminals. L'entreprise aimerait lancer ses activités à la fin de l'année 2014 ou au début de l'année 2015.

Dans une première phase, huit réservoirs d'une capacité de 150 000 barils de pétrole seraient construits au port de Belledune. Le projet prévoit aussi la construction d'un pipeline de 3 km entre le terminal ferroviaire et le terminal 2 du port de Belledune. Chaleur Terminals projette aussi d'aménager 12 autres réservoirs dans une deuxième temps. Les navires qui transporteront le pétrole auront une capacité de chargement variant entre 250 000 et 600 000 barils.

Quelque 200 personnes seraient embauchées lors de la construction. La gestion du terminal entraînerait la création de 20 à 30 emplois permanents.  (Radio-Canada)

Des coupures en forêt privée

Les coupures budgétaires en forêt privée mécontentent les regroupements forestiers de la région.

Si l'enveloppe destinée à la forêt publique est demeurée stable cette année par rapport à l'an dernier, c'est tout le contraire dans le privée, alors que le programme d'investissement s'est vu amputé de tous ses crédits, soit 193,000$. À cela s'ajoute une réduction de 560 000$ dans le Programme de création d'emploi en forêt. Une coupure totale de 753 000$ que cette filière a du mal à digérer, confirme le directeur du Groupement forestier coopératif de la péninsule, Claude Berger. (CHNC)

Gaétan Lelièvre demande de clarifier la situation du FAIR

Le député du comté de Gaspé, Gaétan Lelièvre, demande au ministre responsable de la région Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, Jean D’Amour, de clarifier l’état de situation du Fonds d’aide aux initiatives régionales pour la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine (FAIR).

Rappelons que le FAIR est l’outil financier spécifique à la région Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine. Le FAIR a été mis en place pour appuyer la Stratégie d’intervention gouvernementale pour le développement de la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine. Cette stratégie quinquennale, déposée en mai 2013, a été établie suite à une vaste consultation de l’ensemble des intervenants de la région, de façon consensuelle.

Lors de son implantation, le FAIR était doté de 6 millions de dollars annuellement pour 5 ans, et était géré par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire.

« Suite à la venue du gouvernement libéral de M. Couillard, la responsabilité du FAIR a été confiée au ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional, M. Jean-Denis Girard, au sein du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Exportation.

Ce transfert du MAMROT vers le MEIE occasionne des délais importants dans le traitement des dossiers. J’interpelle donc M. D’Amour pour qu’il clarifie rapidement la situation administrative du FAIR et qu’il rassure les promoteurs quant au moment ou ils recevront une réponse à leur demande de financement », a déclaré M. Lelièvre.

« Je tiens à rappeler au gouvernement, et plus spécifiquement au ministre responsable de notre région ainsi qu’au ministre responsable du FAIR, la saisonnalité de notre économie. Nous avançons rapidement dans la saison estivale, et tout retard dans le traitement des demandes de financement peut mettre en péril la réalisation de projets dans la région. Nous ne pouvons accepter qu’un transfert de responsabilité administrative d’un programme aussi important pour la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine cause préjudice à notre économie », a conclu le député de Gaspé. (L’Avantage)

FAIR: Lelièvre interpelle Québec

Le député de Gaspé demande à Québec de clarifier la situation au sujet du Fonds d'aide aux initiatives régionales pour la Gaspésie-les-Îles, le FAIR.

Gaétan Lelièvre interpelle à ce sujet le ministre responsable de la région, Jean d'Amour, en lui demandant ce qu'advient de cet outil mis en place pour appuyer la Stratégie d'intervention pour le développement de la Gaspésie. Par voie de communiqué, le député péquiste précise qu'à la suite de l'élection des Libéraux la responsabilité du FAIR a été transférée au ministère de l'Économie, ce qui, selon lui, occasionne d'importants délais dans le traitement des dossiers.

M. Lelièvre exhorte le ministre régional, Jean D'Amour, d'annoncer le plan de match de son gouvernement pour rassurer les promoteurs en attente de financement. (CHNC)

SADC: plus d'un million investi

La Société d'aide au développement de la collectivité de la Baie-des-Chaleurs a investi un peu plus d'un million de dollars au cours de la dernière année.

La SADC a injecté quelque 886 000$ dans 22 projets d'affaires grâce à ses différents fonds d'investissement. Les autres contributions ont été réparties dans des dossiers de développement local et d'accompagnement aux entreprises. L'organisme qualifie la dernière année financière de bonne, sans être exceptionnelle. Les prêts consentis se sont maintenus par rapport à l'année précédente, mais les premiers mois de 2014 laisse entrevoir de jours meilleurs, soutient la directrice générale, Lyne Lebrasseur.

La SADC évalue que ses interventions ont permis de créer ou de maintenir de 162 emplois dans la dernière année. (CHNC)

Commission Charbonneau: Nathalie Normandeau «s'est occupée de nous»

Malgré la tourmente dans laquelle est plongée l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau depuis 2012, ses détracteurs sont assez rares en Gaspésie. Un coup de sonde du Soleil montre même que si elle revenait sur sa décision d'abandonner la politique, les Gaspésiens lui offriraient probablement un siège à l'Assemblée nationale.

Plusieurs de ces mêmes Gaspésiens suivent la commission Charbonneau avec incrédulité. Et quand ils croient, ils pardonnent souvent à leurs élus.

C'est l'heure du petit déjeuner au restaurant Adams, à Gaspé, au lendemain du témoignage de Nathalie Normandeau. Précédemment, d'autres élus locaux ont été nommés; les conversations portent sur la commission.

«Moi, je trouve qu'ils font une tempête dans un verre d'eau avec François Roussy [l'ex-maire de Gaspé], lance Chantal Lebreux. Ça a été un excellent maire. Un voyage d'affaires payé par Roche [NDLR : selon les allégations du témoin A], il y a des choses bien pires, et on n'en parle pas.»

À la table voisine, une infirmière retraitée préférant l'anonymat n'a plus confiance en M. Roussy ou en l'ex-directeur général de Gaspé, Gaétan Lelièvre, devenu député péquiste. «À la prochaine élection, je ne prendrai pas de chance : je ne voterai pas pour eux. J'avais une confiance inouïe envers François. Maintenant, je doute beaucoup.»

«On se garde une petite réserve, ça prend plus de preuves que ça», commente une tablée de retraités de Desjardins. «Ils peuvent bien dire n'importe quoi, ils ne seront pas poursuivis. C'est comme celui qui témoigne la face cachée. Quand tu es sincère, tu te montres la face! »

Témoignage crédible

Jocelyne Huet, mairesse de Cloridorme, un village dont le projet d'assainissement des eaux a été souvent cité à la commission, est «écoeurée de tout ça, c'est une folie, c'est ridicule, c'est trop! On essaie d'aider notre monde, dans les petites municipalités. Il y avait des déversements partout, des odeurs, c'était invivable. Mme Normandeau, je l'aimais beaucoup, elle s'est occupée de nous!»

Gaston Langlais, de Gaspé, un critique virulent de l'actualité, vilipende les firmes d'ingénieurs, «une gang de bandits», et les partis politiques. Nathalie Normandeau «a l'air d'une folle : elle ne savait pas que Bruno Lortie [son chef de cabinet] et Marc-Yvan Côté [de Roche] étaient chums. Ben voyons! Elle joue à l'innocente».

Il épargne MM. Roussy et Lelièvre. «Personne n'a dit qu'ils avaient mis de l'argent dans leurs poches. [François Roussy] a pris des billets de hockey pour son père et un voyage en France [NDLR : selon les allégations du témoin A]. C'est des petites "pinottes", on devrait être gênés d'en parler!»

À New Richmond, le maire Éric Dubé suit la commission surtout à travers les nouvelles. Il a trouvé le témoignage de Mme Normandeau assez crédible.

«Je n'ai pas de misère à croire que Nathalie s'est occupée de la Gaspésie et de ses citoyens [...] Les décisions discrétionnaires? Malheureusement, nous sommes pris avec les mêmes programmes d'un bout à l'autre du Québec. Les réalités de Drummondville, qui se positionne à l'international, et de Cloridorme sont très différentes, mais elles sont soumises aux mêmes normes. On le vit présentement avec la réduction de 10 % du budget des CLD [centres locaux de développement]. Ça n'a pas le même impact à Laval que dans Bonaventure», dit M. Dubé.

Il note que les firmes de génie n'auraient pas un tel rôle si l'État avait gardé ses compétences internes. «Le gouvernement devrait être le dernier chien de garde, pas une firme de génie. Je suis producteur agricole. Ce n'est pas normal que je mette en doute un ingénieur, mais je viens de le faire et j'ai peut-être réduit de 750 000 $ le coût d'un de nos projets.» (Le Soleil)

« J'ai été sali, c'est clair », déplore Lelièvre

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, ne digère tout simplement pas que son nom ait été sali par le témoin A à la commission Charbonneau et déplore ne pas avoir pu être entendu à son tour.

Lors de son récent témoignage, le témoin A a fait plusieurs allégations qui ont fini par être contredites en contre-interrogatoire ou après des vérifications faites par M. Lelièvre, documents à l'appui. À  titre d'exemple, le témoin a déclaré que le fils de Gaétan Lelièvre avait été embauché par Roche comme ingénieur à l'été 2009 en empochant un salaire de 15 000 $ du temps que son père était directeur général de la municipalité. Vérification faite. On sait maintenant que son fils a, dans les faits, empoché 5000 $ et qu'il a travaillé comme assistant technique et signaleur. Au moment de son embauche, un courriel, dévoilé à la commission Charbonneau, envoyé le 23 mars 2009, démontre que le témoin A  a affirmé au directeur régional de Roche, Claude Lescelleur (aujourd'hui décédé) que « ça sera payant pour nous à court comme à long terme (...) C'est comme donner ça à Gaétan... mais indirectement ».

« C'est quoi ça, c'est de l'arnaque! C'est un piège qui a été tendu... », tonne en entrevue téléphonique Gaétan Lelièvre. « J'avais fait mes vérifications à l'époque auprès du ministère des Affaires municipales au moment de l'embauche de mon fils et tout était dans les règles. Écoutez, j'ai décidé de faire de la politique et j'assume les risques qui viennent avec le métier. Se faire salir ça fait partie du jeu. Mais que ça déteigne sur ma famille et qu'on se soit servi de mon garçon pour m'atteindre, je trouve ça bas, très bas! »

BPR, pas Roche

Le témoin a aussi dérapé sur une autre de ses allégations, poursuit M. Lelièvre en rappelant que le témoin a déclaré en 2009 que « les astres sont alignés » pour obtenir un contrat d'une quarantaine de millions de dollars de gré à gré pour un projet de mise à norme de l'eau potable « parce qu'on collabore avec la Ville de Gaspé ». Or, rappelle M. Lelièvre, « on est allé en appel d'offres à travers le Québec comme il se doit et pas en 2009, mais bien en 2012. Et c'est BPR, pas Roche qui a eu le contrat. Tout a été fait dans les normes en vigueur. Et pendant mes neuf années comme directeur général, j'ai toujours agi dans les règles. »

Si M. Lelièvre ne remet pas en question le bien-fondé de la commission Charbonneau, il aurait toutefois souhaité être entendu pour remettre les pendules à l'heure. « Les nouvelles passent. Les gens retiennent les grands titres. J'ai beau donner ma version des faits comme je le fais avec vous aujourd'hui et dans les médias régionaux, mais c'est beaucoup plus difficile de le faire avec les médias (nationaux). Ma réputation ne sera pas lavée à 100 %. J'ai été sali, c'est clair ». (GRAFFICI.CA)

Commission Charbonneau : les Îles sous la loupe

Plusieurs documents déposés à la commission Charbonneau font état d'une grande proximité entre des élus municipaux des Îles et la firme Roche à l'époque où la municipalité travaillait sur les projets d'alimentation en eau potable de Grande-Entrée et le réaménagement de la route 199 à Cap-aux-Meules-Fatima.

Des courriels déposés à la commission montrent que des ingénieurs de la firme Roche étaient en contact avec un représentant du Cabinet de l'ex-ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, et servaient d'intermédiaires pour faire avancer le projet.

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, cette semaine, le maire de l'époque, Joël Arseneau confirme que la firme Roche a légitimement joué qu'un rôle important dans l'obtention des subventions par la Municipalité. « C'est un travail d'équipe dans la mesure où on les paie pour faire du développement de plans et de devis », indique l'ancien maire.

Les élus mucnipaux, dit-il, se fiaient beaucoup aux recommandations de la firme Roche pour faire avancer le dossier. Selon ce dernier, « il était possible d'obtenir de l'information de leur part, parce qu'ils étaient à Québec, parce qu'ils étaient en lien avec un certain nombre de personnes au gouvernement. Ils arrivaient à mieux comprendre que nous où étaient les obstacles et comment les surmonter. »

Le projet d'alimentation en eau potable de Grande-Entrée aura coûté près de 12 millions de dollars. Québec a payé 95 % de la facture.

Estimés à 3,9 millions de dollars en 2006, les coûts du projet de Grande-Entrée grimpent rapidement à 9,6 millions en 2008, notamment en raison de l'ajout au devis de l'approvisionnement en eau de l'usine de transformation de produits marins de Grande-Entrée.

Le projet passe difficilement la rampe auprès des fonctionnaires du ministère des Affaires municipales pour qui il manque plusieurs pièces au dossier avant d'en faire la recommandation.

Dans un courrier interne, daté d'août 2008, Yvan Dumont, chef d'équipe des programmes à Infrastructures-Québec, fait état que le projet pourrait se traduire par une augmentation de taxes de 600 $ par an pour les résidents de Grande-Entrée. Le fonctionnaire note que les contribuables n'en ont pas été avisés.

Il y est aussi mentionné que le ministère ne peut pas approuver un règlement d'emprunt de 100 000 $ pour les études préliminaires du projet puisque les personnes habilitées à voter n'ont pas donné leur approbation.

Ces doléances et d'autres reviendront dans plusieurs missives internes subséquentes du ministère des Affaires municipales.

Néanmoins et malgré le fait que le projet n'ait pas été recommandé par les fonctionnaires, plus de 5,6 millions seront versés en subvention par le ministère pour le raccordement en eau de l'usine de Grande-Entrée en avril 2009.

Cette aide sera ensuite majorée à 7,1 millions de dollars en juillet 2012, avec l'approbation des fonctionnaires. Québec versera 4,3 millions par décret gouvernemental pour le raccordement du secteur résidentiel de Grande-Entrée en septembre 2011.

L'actuel maire, Jonathan Lapierre, qui était à l'époque conseiller n'a pas voulu commenté. Joël Arseneau, l'ex-maire, n'a pas voulu rediscuter de la situation.

L'UPAC s'est rendue aux Îles-de-la-Madeleine à la fin mai. Jonathan Lapierre et l'ex-maire Joël Arseneau indiquent tous deux qu'ils n'ont été rencontrés par les enquêteurs.  (Radio-Canada)

BPR a déjà accordé plus ou moins deux mille dollars de commandites par année dans l’archipel, selon un courriel daté du 29 novembre 2004, déposé en preuve à la Commission Charbonneau.

Il en ressort entre autre que la firme d’ingénieurs a versé mille 500 dollars à la Municipalité des Îles, cette année-là, pour appuyer les festivités soulignant le 10e anniversaire de son jumelage avec Miquelon et La Manche.
C’est Claude Vigneau qui était maire, à l’époque.
Le directeur-général de la Municipalité, Hubert Poirier, n’y voit rien de répréhensible.
Il dit que la sollicitation de commandites est chose courante, pour éviter de faire payer les contribuables pour des événements spéciaux ou des voyages d’échange, par exemple.
Ainsi, la firme Roche, tout comme la CTMA, le Bon Goût Frais des Îles, Tourisme Îles-de-la-Madeleine, les caisses Desjardins, le CLD et la SADC ont commandité, en 2009, l’événement Région en vedette, où l’archipel était à l’avant-plan du congrès annuel de la Fédération québécoises des municipalités.
C’est Joël Arseneau qui était maire à ce moment-là.
Et encore aujourd’hui, sous la gouverne de Jonathan Lapierre, Hubert Poirier explique que la Municipalité des Îles est à la recherche de commandites pour célébrer le 20e anniversaire de son jumelage avec Miquelon et La Manche. (CFIM)

La rivière York contaminée par le dépotoir de Gaspé

Radio-Canada a appris que l'une des plus belles rivières à saumons en Amérique du Nord, la rivière York, qui attire depuis des décennies des pêcheurs du monde entier, est contaminée par le dépotoir municipal de Gaspé, au Québec. Depuis 10 ans, le lieu d'enfouissement technique de Gaspé fait de l'ombre au légendaire cours d'eau en rejetant directement dans la rivière ses eaux usées une fois les déchets traités. En théorie, ce qui est rejeté à la rivière ne devrait pas être contaminé, puisque le lixiviat - le jus de déchets - est auparavant traité dans les bassins municipaux.

Mais, depuis 2007, l'eau rejetée dans le cours d'eau contient régulièrement plus de contaminants que ce qui est autorisé par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, selon ce que nous avons appris en consultant des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Les rapports obtenus indiquent que des coliformes fécaux, du zinc, du phosphore, des matières en suspension et de l'azote se retrouvent en quantités de deux à trois fois supérieures aux normes gouvernementales.

En regardant ces données, le directeur des programmes de la Fédération du saumon atlantique, Charles Cusson, s'est dit « estomaqué ».

« C'est désolant, surtout quand on considère le travail qui est fait pour essayer de conserver l'espèce. Le saumon atlantique a déjà beaucoup de défis pour survivre, et de rajouter un élément comme ça, qui est créé par l'homme, me laisse très perplexe. » — Charles Cusson, de la Fédération du saumon atlantique

C'est « inacceptable », dit un guide de pêche

Le pire est survenu en décembre 2010. Les bassins de traitement du lieu d'enfouissement technique de Gaspé menaçaient de déborder en raison des pluies abondantes et du redoux. La Ville a alors choisi de déverser son lixiviat non traité directement dans la rivière afin d'éviter que ses bassins débordent et causent encore plus de dommages.

« C'est inacceptable, c'est le premier mot qui me vient à l'esprit, indique un guide de pêche local, Michel Beaudin. On ne jette pas du jus de poubelle dans une rivière à saumons reconnue mondialement! C'est honteux, il faut que les gens mettent en place un système qui fait que, s'il y a des rejets, ça soit des rejets qui soient acceptables et qui répondent aux normes. »

Une enquête en cours

Le ministère de l'Environnement a émis plusieurs avis de non-conformité au lieu d'enfouissement de Gaspé au fil des ans pour non-respect des normes de rejet.
Une enquête est en cours. À l'issue du processus, le lieu d'enfouissement technique pourrait faire l'objet de poursuites pénales ou écoper d'une amende.

Un lien avec la maladie qui affecte le saumon?

La situation actuelle au lieu d'enfouissement technique inquiète d'autant plus que le saumon de l'Atlantique est maintenant répertorié comme une espèce en péril.

Celui de la rivière York souffre depuis trois ans d'une grave maladie fongique, la saprolégniose, qui s'attaque aux saumons préalablement blessés et qui se traduit par des lésions blanchâtres sur la peau des saumons. Des centaines de saumons qui remontaient la rivière York sont morts depuis 2011.

« C'est certain qu'il y a une possibilité qu'il y ait un lien entre les maladies qui affectent les saumons depuis plusieurs années et ce qui sort du fameux tuyau en provenance du dépotoir. L'effluent de la rivière peut avoir déclenché la maladie chez les saumons », estime Charles Cusson.

La société de gestion des rivières de Gaspé, où coule la rivière York, rejette toutefois cette idée. Selon Benjamin Wadham Gagnon, un biologiste de la ZEC Gaspé, le fait que les saumons d'une autre rivière de la région, la Saint-Jean, aient eux aussi été atteints de la maladie en 2009 - est signe que la saprolégniose n'a aucun lien avec la présence de contaminants municipaux, puisqu'aucun rejet du dépotoir de Gaspé ne vient perturber la qualité de cette rivière.

« Nous n'avons pas encore d'explication pour la mortalité des saumons dans ces deux rivières », nous a-t-il déclaré, avant d'insister sur le fait qu'un comité de vigilance a été mis sur pied avec la municipalité afin de suivre la situation de près.

Gaspé cherche désespérément une solution

À la Ville de Gaspé, on a récemment augmenté la capacité des bassins de traitement afin d'éviter qu'un épisode comme celui de 2010 se reproduise. Elle tente maintenant de purifier davantage le lixiviat avant qu'il ne soit rejeté à la rivière.

« On a même mandaté cette année un nouveau consultant qui nous aide à faire ce qu'on pourrait appeler en jargon des recettes, pour s'assurer justement qu'à très court terme la problématique soit réglée », explique le directeur général de la Ville, Sébastien Fournier.  (Radio-Canada)

Collecte de données sur la truite arc-en-ciel dans l'est du Québec

Les pêcheurs sont invités à collaborer pour une cinquième année consécutive

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sollicite la collaboration des pêcheurs sportifs dans le cadre du suivi annuel des captures de truite arc-en-ciel.

Tout en respectant les limites réglementaires, les pêcheurs sont invités à conserver et à enregistrer toute truite arc-en-ciel capturée dans les rivières du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de la Capitale-Nationale (à l'est de la rivière Sainte-Anne), du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord.

Des stations d'enregistrement sont mises en place à cet effet dans la plupart des postes d'accueil des rivières à saumon et dans certains bureaux du Ministère. Consultez l'emplacement de ces stations au www.faune.gouv.qc.ca/station-enregistrement. Encore cette année, un prix d'une valeur de 250 $ par région sera attribué au hasard parmi les pêcheurs participants, le premier vendredi de décembre.

La truite arc-en-ciel est très prisée par les pêcheurs sportifs et par l'industrie piscicole en raison de sa combativité, de la qualité de sa chair et de sa facilité d'élevage et d'ensemencement. D'autre part, le caractère migrateur de cette espèce lui a permis de coloniser plusieurs rivières de l'est du Québec.

Le suivi annuel des captures de truites arc-en-ciel, mis en place au printemps 2010, permet de mieux documenter l'évolution de la dispersion de cette espèce non indigène dans les rivières de la province.

Depuis sa mise en place, il a permis d'enregistrer 355 truites arc-en-ciel capturées dans 29 rivières. À ces mentions s'ajoutent quelque 150 spécimens observés ou capturés dans les passes migratoires ou lors d'inventaires à la pêche électrique ou en apnée, faisant grimper à 33 le nombre de rivières supportant maintenant cette espèce.

Grâce à la collaboration des pêcheurs et des responsables des stations d'enregistrement, il a été possible de faire des prélèvements sur certaines de ces captures, nous donnant ainsi l'occasion d'effectuer des analyses génétiques pour mieux identifier l'origine de la dispersion des truites arc-en-ciel. Les analyses sont encore en cours, mais on peut déjà avancer qu'il existe plus de lignées génétiques impliquées dans le processus de colonisation que ce qui avait été constaté avant la mise en place du suivi.

État de situation

Il se capture de plus en plus de truites juvéniles, notamment dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, laissant présager que l'espèce s'est bien implantée dans certains secteurs. Considérant la compétition que la truite arc-en-ciel exerce sur le saumon atlantique et l'omble de fontaine, surtout durant leurs premières années de vie, cette situation préoccupe le Ministère.

Les biologistes et techniciens de ces régions tentent depuis quelque temps déjà de déterminer les cours d'eau à risque de voir s'implanter une population de truite arc-en-ciel et d'y localiser les frayères.

Cette mesure s'inscrit par ailleurs dans le Plan d'action de la truite arc-en-ciel 2012-2018, qui a été publié par le Ministère au cours de la dernière année. Ce plan a pour but de mettre en place une série d'actions pour réduire l'impact de la truite arc-en-ciel sur les salmonidés indigènes, tout en favorisant les possibilités de mise en valeur de ce poisson auprès des pêcheurs sportifs.

Dans la foulée du plan d'action, le Ministère a décidé d'accroître les possibilités de capture de la truite arc-en-ciel. En effet, depuis le 1er avril 2014, il n'y a plus de limite de capture pour cette espèce dans le nord et l'est du Québec, de même que dans l'ensemble du Saint-Laurent.

Ailleurs au Québec, soit dans les zones de pêche 4 à 6, 8 (excluant le fleuve), 9 à 11, 13, 15 et 25, la limite de prise et de possession a été fixée à dix truites arc-en-ciel par jour. Une limite plus restrictive pourrait toutefois s'appliquer dans certains territoires fauniques structurés.

Rappelons que la limite de prise et de possession est une mesure visant à protéger certaines espèces d'une surexploitation par la pêche sportive et à assurer une répartition équitable de la ressource entre les utilisateurs.

Pour plus d'information sur la condition de la truite arc-en-ciel au Québec, visitez le site www.faune.gouv.qc.ca. (L’Avantage)

Recherche pour développer un appât alternatif

Merinov poursuit ses recherches pour maximiser l’effort de pêche.

Parallèlement à ses travaux en mer pour maximiser l’utilisation de la boëtte traditionnelle, Merinov mène des recherches en laboratoire pour développer des appâts alternatifs pour la pêche au homard.

Le biologiste Jean-François Laplante explique qu’on a réussi, l’an dernier, à identifier les molécules attractives de six types d’appât, dont le loup-marin.

Ce sont les chercheurs du laboratoire de chimie analytique à Gaspé qui sont mis à contribution :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11886#1

Cette année, les recherches se poursuivent pour identifier le type de matrice qu’il serait le plus économiquement profitable à agencer avec les molécules d’appât.

Jean-François Laplante précise que cette matrice doit pouvoir se dégrader adéquatement dans des températures variant entre un et 14 degrés Celsius :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11886#1

Les essais en mer de ces appâts alternatifs sont prévus pour la saison 2015.  (CIEU FM)

La plus grande découverte de l’histoire du Parc National de Miguasha a officiellement été présentée hier devant une centaine de personnes.

Le nouveau roi de Miguasha, l’Elpistostege Watsoni, un fossile unique au monde vieux de 380 millions d’années est maintenant accessible au public au centre d’une toute nouvelle et dynamique programmation.

Le spécimen complet de 1,6 mètres, surnommé Elpi, est à l’origine de l’espèce. Il est une phase importante de la transition des poissons aux tétrapodes. Une grande fierté pour les travailleurs du parc qui ont dû garder le secret de la découverte pendant près de trois ans.

Tous les espoirs reposent donc sur l’attrait de la nouvelle exposition pour relever le Parc National de Miguasha qui a connu une baisse de visites et des coupures importantes durant les dernières années, comme l’explique le directeur du parc Rémi Plourde :
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Même si le début de la saison touristique semble ordinaire, Rémi Plourde croit que le rare fossile aura un impact significatif sur l’achalandage dès cette année, grâce à une visibilité nationale sans précédent pour Miguasha.
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Rémi Plourde et son équipe espèrent attirer principalement les familles en remplaçant le statisme habituel des musées par des activités avec des pics et des pelles ainsi que des marionnettes :
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Elpi, le roi de Miguasha, aura aussi une collection de produits dérivés à son effigie et même sa propre monnaie.  (CIEU FM)

L'espoir revient lentement chez Orbite

Après plusieurs espoirs déçus, les actionnaires d'Orbite reprennent peu à peu confiance.

À l'assemblée annuelle, tenue jeudi à Montréal, les questions des actionnaires étaient nombreuses, mais le ton était beaucoup plus posé que l'an dernier, alors que les mauvaises nouvelles s'accumulaient.

Grâce à une nouvelle technologie, Orbite veut produire de l'alumine à partir d'argile gaspésienne. Le procédé fonctionne bien en laboratoire, mais l'entreprise québécoise n'a pas encore réussi à l'utiliser avec succès à l'échelle industrielle.

L'an dernier, Orbite a décidé de changer son équipement de production, qui connaissait d'importants problèmes de fiabilité. Le nouvel équipement, fabriqué par la firme finlandaise Outotec, doit arriver à l'usine de Cap-Chat, en Gaspésie, cet été.

«C'est comme comparer une Volkswagen avec une Jaguar ou une Cadillac», a illustré le président et chef de la direction d'Orbite, Glenn Kelly, jeudi.

Arrivé au conseil d'administration en pleine tourmente, il y a un an, Claude Lamoureux s'est dit satisfait des progrès réalisés en 2013. «Je suis beaucoup moins inquiet que je l'étais», a-t-il confié. Mais il ne pavoise pas encore.

«Il faut produire trois tonnes tous les jours. Après ça, on pourra crier victoire», a lancé l'ancien PDG du Régime de retraite des enseignants de l'Ontario (Teachers').

Alumine haute pureté

Si tout va comme prévu, l'usine de Cap-Chat fabriquera ses premières tonnes d'alumine de haute pureté, un produit utilisé en électronique, en janvier 2015. Comme il se doit, les actionnaires d'Orbite commencent à avoir l'oeil sur les revenus qui se profilent à l'horizon.

«Si vous faites l'hypothèse d'un prix de 25 000$ la tonne, notre capacité de production sera de 3 tonnes par jour, soit 1000 tonnes par année, alors ça représente des revenus aux alentours de 25 millions pour une année complète», a détaillé Glenn Kelly. L'entreprise vise la rentabilité à sa première année d'exploitation commerciale.

M. Kelly espère aussi conclure, dès que possible, un partenariat avec la firme française Veolia qui permettrait d'utiliser la technologie d'Orbite pour traiter et recycler les «boues rouges», des déchets produits par le procédé traditionnel de fabrication d'alumine (Bayer).

Les deux entreprises ont signé l'an dernier un accord de collaboration, mais aucun contrat définitif ne les lie. Même si un représentant de Veolia siège au conseil d'Orbite, cette dernière n'exclut pas d'aller de l'avant avec une autre entreprise qui serait prête à lui faire une offre financièrement intéressante.

«Des ententes sur papier où il n'y a pas d'échange d'argent, ça ne vaut pas cher», a souligné Claude Lamoureux. (La Presse)

Jean-François Fortin affirme qu’il croit toujours à l’avenir du Bloc Québécois à Ottawa.

Le député bloquiste de la Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia se rallie à son nouveau chef, Mario Beaulieu, malgré qu’il appuyait son rival, André Bellavance.

L’élection de Mario Beaulieu à la tête du parti politique, un militant pur et dur indépendantiste, en a surpris plusieurs et a été accueillie de façon négative par la plupart des analystes politiques qui affirment que les positions de nouveau chef ne sont pas au diapason avec celle des Québécois.

Alors que Mario Beaulieu clame qu’il faut de plus en plus parler de souveraineté, les sondages démontrent que cette option n’est pas souhaitée par une majorité de Québécois.

Jean-François Fortin a été surpris du choix des délégués mais affirme que la démocratie s’est exprimée :
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Jean-François Fortin estime que l’arrivée de Mario Beaulieu ne signifie pas nécessairement la radicalisation du Bloc. Il affirme qu’il faut donner la chance au coureur :
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Le député affirme qu’il a toujours l’intention de se représenter aux prochaines élections et qu’un des premiers défis de Mario Beaulieu sera de convaincre les 3 autres députés bloquistes élus de faire de même.   (CIEU FM)

 
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