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Revue de presse du 17 juin 2014
Mardi, 17 Juin 2014 14:14

La CRÉ appuie la position de la Coalition Saint-Laurent et celle des Micmacs concernant le développement des hydrocarbures dans le golfe.

Rappelons que la semaine dernière, la Coalition Saint-Laurent publiait un rapport sur la question des hydrocarbures dans le Golfe Saint-Laurent. Après la lecture de ce rapport, la Conférence régionale de la Gaspésie affirme que les conclusions qu’il contient sont très pertinentes et nuancées.

À l’instar de la Coalition, le président de la CRÉ, Daniel Côté, affirme que les capacités d’intervention en cas de déversement sont insuffisantes et inadaptées. Il affirme également que d’importantes étapes légales ne sont pas franchies, notamment quant au plafond de la responsabilité financière des entreprises advenant un déversement.

Ce plafond est présentement à 30 millions de dollars, ce qui est nettement insuffisant alors que les dégâts peuvent se chiffrer en milliards de dollars après un déversement.

Daniel Côté explique que les conditions ne sont simplement pas réunies pour assurer la sécurité de l’environnement :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11852#1

La semaine dernière, la Coalition Saint-Laurent a joint sa voix à celle des pêcheurs, des Premières Nations et des environnementalistes des 5 provinces qui bordent le golfe afin de réclamer un moratoire concernant l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le golfe. (CIEU FM)

La CRÉ joint sa voix

La CRÉ joint sa voix aux groupes et aux Premières nations qui affirment que les conditions ne sont pas en place pour permettre les activités d'exploration des hydrocarbures dans le golfe du St-Laurent.

L'organisme rappelle que la mise en place d'une commission d'examen fédérale avait été évoqué en vertu d'une gestion intégrée. La Conférence avait aussi fait valoir le manque de données scientifiques qui empêche de dresser le portrait réel des impacts des activités d'exploration, souligne son président, Daniel Côté. Ce dernier rappelle Ottawa à ses devoirs en menant des consultations appropriées auprès de toutes les communautés concernées.

En 2013, un rapport du Commissaire à l'environnement indiquait que les capacités d'intervention en cas de déversement en mer sont insuffisantes et inadaptées. (CHNC)

Le maire de Ristigouche-partie-sud-est interpelle Québec pour qu’il aide sa municipalité à faire face à Gastem.

Gastem réclame à cette localité de 168 habitants de la MRC d’Avignon une somme de 1 million et demi de dollars pour avoir adopté un règlement visant à protéger ses sources d’eau potable. La compagnie d’exploration pétrolière et gazière estime que l’adoption de ce règlement lui a causé des pertes financières alors qu’elle avait déjà investi certaines sommes d’argent dans ses activités de recherche d’hydrocarbures.

De passage à Montréal aujourd’hui pour rencontrer les avocats de la municipalité, le maire François Boulay demande au gouvernement Québec un soutien financier. La somme réclamée par Gastem représente 5 fois et demie le budget global de la municipalité et 12 fois son revenu de taxation.

François Boulay estime qu’il est du devoir de ministre des Affaires municipales de consentir à une aide spéciale surtout qu’.il juge que le gouvernement est responsable de la situation actuelle :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11859#1

Il espère que les discussions seront plus faciles avec le gouvernement libéral. François Boulay en profite d’ailleurs pour décocher une flèche au député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy. Selon François Boulay, le député a brillé par son absence :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11859#1

C’était François Boulay le maire de Restigouche-Sud-Est pasting (CIEU FM)

Protection de l'eau potable : un village de la Gaspésie crie à l'aide

Le maire de Ristigouche-Sud-Est, François Boulay, est à Montréal pour dénoncer la poursuite de la pétrolière Gastem contre sa municipalité.

Le maire se dit inquiet pour la survie de la municipalité et demande l'aide de Québec.

La compagnie a déposé une poursuite de 1,5 million de dollars contre le village de 168 habitants à la suite de l'adoption, en mars 2013, par les élus d'une réglementation sur la protection de l'eau potable, qui limite les forages sur le territoire de la municipalité.

Gastem avait planifié des travaux pour l'été 2013 et obtenu un permis de forage un an auparavant.

Procédures judiciaires

La requête en dommages de Gastem a été contestée en cour par la Municipalité, qui prétendait qu'elle était irrecevable. En février dernier, la Cour supérieure a rejeté les arguments de la Municipalité, ce qui force la tenue d'un procès.

Gastem prétend que l'adoption du règlement sur la protection des sources d'eau par Ristigouche lui cause un préjudice irréparable.

Ristigouche-Sud-Est réplique qu'en l'absence de cadre réglementaire provincial, il était légitime pour la Municipalité d'adopter un règlement pour protéger les sources d'eau potable de l'introduction de substances chimiques provenant d'activités industrielles.

Une municipalité sans soutien

François Boulay croit que le ministère des Affaires municipales devrait soutenir financièrement sa communauté qui doit faire face à cette poursuite de 1,5 million de dollars.  La poursuite, souligne-t-il, représente cinq fois le budget annuel de la Municipalité, qui est de 275 000 $.

« On n'a pas les moyens. Au-delà du soutien du gouvernement, il [le gouvernement] faudrait qu'il prenne la responsabilité et qu'il adopte un règlement sur protection de l'eau, qu'il ait le mandat pour s'en charger ou qu'il transfère ce mandat à la compétence municipale et qu'on en finisse. » — François Boulay

Le maire Boulay souligne que, malgré les démarches de Ristigouche-Sud-Est pour alerter le gouvernement, personne n'a pris contact avec la Municipalité depuis le jugement de la Cour supérieure, en février dernier.

Le maire Boulay s'inquiète du fait que ni le gouvernement ni les élus locaux ne semblent s'intéresser au sort de sa municipalité. « J'espère que le gouvernement n'a pas décidé de nous abandonner à notre sort ou qu'il ait pris fait et cause en faveur de l'entreprise », a-t-il ajouté.

Au Québec, Gastem détient des droits d'exploration sur 1,1 million d'acres dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, la péninsule gaspésienne et les îles de la Madeleine.  (Radio-Canada)

Une pétrolière poursuit un village de Gaspésie

Aux prises avec une poursuite de 1,5 million, Ristigouche dénonce l’inaction de Québec

Le village de Ristigouche-Partie-Sud-Est se retrouve malgré lui dans une impasse financière. Il doit en effet se défendre en cour contre l’entreprise Gastem, qui le poursuit en raison de l’adoption d’un règlement sur la protection de l’eau qui bloque les projets d’exploration de la pétrolière. Son maire dénonce d’ailleurs l’inaction du gouvernement du Québec dans ce dossier qui pourrait créer un dangereux précédent pour les municipalités qui ont fait de même.

 

« Je crois que notre volonté de protéger l’eau est très valable, affirme au Devoir le maire du village gaspésien, François Boulay. Nous sommes à peine 168 habitants qui dépendent tous de puits artésiens ou encore des eaux de surface. Sans cette eau, est-ce qu’on resterait ici ? Non, on ne pourrait pas. Mais nous sommes obligés, en 2014, de prendre tous les moyens possibles pour protéger notre eau. Et pour ça, on doit livrer une bataille judiciaire avec des frais qui sont exorbitants. »

 

Toute cette saga a débuté lorsque Gastem, présidée par l’ancien ministre libéral Raymond Savoie, a annoncé en novembre 2011 son intention de procéder à un premier forage exploratoire à Ristigouche-Partie-Sud-Est, dans la baie des Chaleurs. Des citoyens ont alors appris que l’entreprise détenait des permis couvrant une bonne partie du territoire de la région, et ce, depuis 2007. La pétrolière a obtenu le feu vert de Québec en juillet 2012 et a par la suite procédé à la construction d’une plateforme de forage.

 

Des citoyens inquiets ont toutefois fait pression auprès du conseil municipal, qui a finalement adopté en mars 2013 un règlement interdisant tout forage dans un rayon de deux kilomètres autour d’une source d’eau. Jugeant l’adoption de ce règlement « illégale, ciblée et intempestive », Gastem a intenté en août 2013 une poursuite contre le petit village. Selon le libellé de la requête déposée en Cour supérieure, la municipalité « a outrepassé ses pouvoirs en créant de toutes pièces une nuisance par la prohibition d’une activité d’exploration ne présentant aucun inconvénient sérieux et n’étant aucunement susceptible de porter atteinte de quelque manière que ce soit à la santé publique ou au bien-être de la communauté ».

 

1,5 million de dollars

 

L’entreprise réclame 1,5 million de dollars en guise de remboursement des investissements qu’elle dit avoir effectués en vue de son forage. Elle ne souhaite toutefois pas poursuivre les travaux dans ce secteur, contrairement à ce que réclame présentement Pétrolia dans la bataille judiciaire qui l’oppose à la Ville de Gaspé. Un mois avant de lancer la poursuite, Gastem a en effet cédé ses permis d’exploration à Pétrolia « pour des raisons financières », précise la requête. Pétrolia n’a manifesté aucune intention de reprendre les travaux jusqu’à présent.

 

Pour le maire François Boulay, le montant exigé par la pétrolière est complètement démesuré. « Pour nous, c’est énorme. Nous n’avons même pas les moyens d’assumer les frais judiciaires. Et avec une telle poursuite, si nous devions perdre, on ne survivra pas. Alors, tout le monde dans la municipalité attend et souhaite qu’on puisse s’en sortir. » Il faut savoir que le budget total de la municipalité pour 2014 se chiffre à 275 000 $. Les recettes fiscales s’élèvent à 121 700 $ pour la même période. Le village a donc tenté de faire rejeter la poursuite, mais celle-ci a été jugée recevable par la cour l’hiver dernier.

 

Raymond Savoie croit toutefois que son entreprise est en droit de récupérer ses investissements. En entrevue, il rappelle ainsi qu’il détenait tous les permis nécessaires au moment où le règlement de protection de l’eau potable a été adopté. Selon lui, les « craintes » liées aux travaux d’exploration pétrolière ont été créées « artificiellement » dans la municipalité.

 

Gastem, dont l’action valait 2 ¢ lundi à la Bourse de Toronto, n’en est pas à son premier échec au Québec. Ses visées sur les îles de la Madeleine, où elle souhaitait mener des forages gaziers, ont été pour ainsi stoppées. Selon un rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, de tels travaux sont difficilement envisageables, en raison des risques pour les sources d’eau irremplaçables dont dépendent les Madelinots.

 

Dangereux précédent

 

Le maire de Ristigouche-Partie-Sud-Est estime par ailleurs que si Gastem avait gain de cause, cela créerait un dangereux précédent pour les municipalités qui ont adopté un tel règlement, dit « de Saint-Bonaventure ». Elles sont plus de 70 au Québec à l’heure actuelle. Plusieurs d’entre elles se situent dans la vallée du Saint-Laurent et ont donc agi de la sorte pour bloquer la voie à l’exploration et à l’exploitation du gaz de schiste. Selon M. Boulay, des pétrolières et des gazières conscientes de la controverse suscitée par leur industrie pourraient vouloir profiter de l’occasion pour « récupérer » leurs investissements avant de laisser tomber leurs permis. Ceux-ci tapissent toujours une bonne partie de la rive sud du Saint-Laurent.

 

M. Boulay dénonce d’ailleurs le silence et l’inaction du gouvernement du Québec dans ce dossier. « Il est clair pour moi que le gouvernement du Québec a une responsabilité. Nous nous retrouvons dans l’impasse actuelle à cause de l’inaction du gouvernement. Nous, on veut protéger notre eau, mais on ne nous donne pas les moyens de la protéger. Et comme nous sommes “loin” de Québec, nous sommes très souvent oubliés. »

 

Le règlement devant déterminer les règles de protection des sources d’eau potable des municipalités, promis déjà sous le gouvernement péquiste, n’existe toujours pas. Et au cabinet du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, on a refusé lundi de commenter le dossier de Ristigouche-Partie-Sud-Est puisqu’il se trouve devant les tribunaux. La municipalité n’a toujours pas eu non plus le moindre contact avec le gouvernement du Québec à ce sujet. (Le Devoir)

Ristigouche implore le gouvernement de l'aider

Ristigouche Sud-Est demande l’aide du gouvernement dans sa bataille contre la compagnie gazière et pétrolière Gastem. La poursuite d’1,5 millions de dollars pourrait avoir des conséquences désastreuses pour cette petite municipalité de 168 âmes.

Gastem affirme avoir perdu cette somme en raison d’un règlement adopté par Ristigouche en 2013, règlement  qui interdit le forage à moins de deux kilomètres d’un puit d'eau potable.

Peu d’avenues s’offrent à cette bourgade, qui n’est pas équipée financièrement pour affronter un géant comme Gastem. Elle demande donc à Québec de l’épauler pour payer sa défense ou trouver une autre solution pour sortir de cette impasse.

Me Jean-François Girard, procureur de Ristigouche Sud-Est est clair : «Dans ces circonstances, il faut qu’on trouve des moyens de soutenir la municipalité en prévoyant un programme de subventions particulier, ou en faisant appel à des sources particulières.»

 

Des demandes qui demeurent sans réponse

Le maire de Ristigouche, François Boulay assure qu’il a signalé la situation au gouvernement, mais qu’il n’a pas eu de retour. Il est d’ailleurs en visite à Montréal pour tenter d’attirer l’attention des autorités sur sa cause.

Du côté du Ministère des Affaires municipales, on dit ne pas avoir vu de traces de ces demandes. Nous leur avons demandé quelle aide pouvait être apportée à la municipalité dans ce genre de situation et il n’y aucune réponse pour le moment. Le Ministère explique qu'il ne peut se porter garant de toutes les poursuites subies par les municipalités.

Plusieurs d'entre elles ont adopté des règlements similaires à celui de Ristigouche pour rassurer leur citoyens, comme l’explique son avocat : «Il y en a plus de 70 au Québec. Les municipalités qui ont agit ainsi, est-ce qu’elles doivent nécessairement faire les frais d’une poursuite judiciaire et assumer cette situation seules,  sans aucun soutient de la part du gouvernement ?»

Selon lui, la situation est tributaire de l'omission du gouvernement du Québec d'adopter une réglementation à l’échelle provinciale pour protéger les sources d’eau potable jusqu'à maintenant. Un flou qui devrait être éclairci avec le dépôt du règlement sur l’eau, que Québec a promis en juin 2014.

 

Les avocats en droits de l'environnement sont pessimistes pour Ristigouche

L'un deux a analysé la situation pour nous. Selon lui, le règlement sur l’eau n’aura pas de réel impact dans le cas de Ristigouche. Gastem réclame 1,5 million pour des dommages passés donc la poursuite devrait suivre son cours.

Cet avocat souligne également l’importance de se questionner sur la création de ce genre de règlement municipal de protection de l’eau: peuvent-ils exister tout court ? Dans le cas de Gaspé et Pétrolia, la juge avait invalidé le règlement, ce qui permettait à la compagnie de forer.

Il ajoute que le seul recours en ce moment pour Ristigouche était de sortir publiquement et d’espérer l’aide du gouvernement, ce que la ville a fait aujourd’hui.

Une autre avocate affirme que Ristigouche connaîtra le même sort que Gaspé et que son réglement municipal sur l'eau sera invalidé. Les municipalités ne peuvent inventer des règlements dans des domaines où ils n'ont aucun pouvoir. Elle souligne que dans ce genre de situations, aucune assurance responsabilité ne paiera la facture pour la ville et que ce sera aux contribuables de régler la note.

Si le règlement provincial sur l’eau n’aidera probablement pas la municipalité de Ristigouche, il pourra empêcher ce genre de poursuites dans l’avenir. L'avocate ajoute que pour adopter de genre de loi, il faudra toutefois beaucoup de temps.

Les ministères de l’Environnement et des Affaires municipales se gardent un droit de réserve dans tout de qui touche directement la cause de Ristigouche puisqu’elle est présentement devant les tribunaux.

Dans le dernier chapitre du procès, la municipalité avait tenté de démontrer que la poursuite de Gastem en était une de type bâillon, ce que la juge a invalidé.  (CHAU TVA)

Ristigouche-sud-Est interpelle Québec

La municipalité de Ristigouche-sud-Est lance un cri d'alarme à Québec.

L'administration locale demande au gouvernement de l'aider financièrement pour faire face à la poursuite de 1,5 M$ de la part de Gastem. La société d'exploration gazière réclame cette somme pour les dommages causés par l'adoption du règlement sur l'eau potable qui a eu pour effet d'empêcher son projets de puits exploratoire.

Avec un budget de 275 000$, la localité ne peut faire face à une telle réclamation et souhaite un coup de pouce de Québec pour l'aider à couvrir les frais encourus par la poursuite, indique le maire, François Boulay. La somme pour faire face à la poursuite et préparer la défense est évaluée à quelque 140 000$. Le procès débutera au cours des prochains mois. (CHNC)

Haldimand : des risques pour la santé humaine, selon un avis professionnel

Le comité Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé demande au premier ministre du Québec de mettre un terme au projet d’exploration pétrolière à Haldimand, en invoquant un avis qui fait état de risques potentiels pour la santé humaine.

« On demande au premier ministre Philippe Couillard d’utiliser son pouvoir discrétionnaire pour ne pas donner suite au projet Haldimand, a déclaré Lise Chartrand, présidente du comité. Ce que nos experts disent, c’est que les conséquences sont réelles et que l’étude n’est pas complète. »

« À défaut de pouvoir obtenir une EES [évaluation environnementale stratégique], le comité est allé chercher, à ses frais, l’opinion d’une experte », explique Mme Chartrand.

Chantal Savaria, ingénieure géologue et évaluatrice environnementale agréée, dirige la firme Savaria Experts Conseils. Son avis professionnel est « une analyse qualitative basée sur l’information disponible dans la littérature scientifique », précise-t-elle, et ne traite ni de valeurs de concentrations ni de scénarios d’exposition.

Plusieurs contaminants sont associés aux activités d’exploration et d’exploitation pétrolière, conclut Mme Savaria, et plusieurs cas de migration de ces contaminants vers les eaux souterraines et l’air ont été documentés.

Les contaminants peuvent migrer « sur des distances allant au-delà d’un kilomètre de la tête du puits d’exploration et ainsi affecter la zone résidentielle à proximité », écrit-elle. Ces substances ont « des effets démontrés sur la santé humaine et parfois même à petites doses », ajoute l’ingénieure.

Mme Savaria recommande de procéder à une évaluation quantifiée du risque toxicologique basé sur des cas similaires au projet envisagé. « Les habitants de Sandy Beach-Haldimand n’ont pas à subir des effets sur la santé humaine et il est tout à fait inacceptable de procéder à des travaux avant d’en connaître l’impact potentiel. »

Pétrolia a déjà foré deux puits dans le secteur Haldimand et souhaite en forer un troisième à 350 mètres de résidences et à 850 mètres de puits artésiens. (GRAFFICI.CA)

La Chambre de commerce de la Baie-des-cHaleurs a mis la main sur le prix le plus convoité du Gala de la Fédération des chambres de commerce du Québec, hier soir.

L’organisme a remporté le prix Chambre de commerce de l’année, en raison de ses efforts à organiser divers événements, allant de petits-déjeuners de réseautage, à un gala annuel, en passant par des soupers gastronomiques.

Le président de la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, Jean-Marie Perreault, est bien heureux d’avoir remporté ce prix, une reconnaissance pour la petite équipe de personnel permanent que compose l’organisme :
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Les chambres de commerce de Sherbrooke et de Fleurimont se trouvaient en nomination dans la même catégorie.

Le Gala se tenait au Centre des congrès de Lévis. La chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs compte 350 membres.  (CIEU FM)

Femmessor a octroyé 1 million de dollars depuis 2003

Femmessor Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a octroyé 89 prêts, pour un total de 1 017 217 $ répartis dans 71 entreprises dirigées par des femmes depuis 10 ans.

 

L’organisme basée à Carleton-sur-mer estime que ce coup de main financier a permis de créé 250 emplois. Femmessor est constitué de dix femmes, dont six entrepreneures.

 

Elle représente chacune une MRC du territoire. L’organisme s’est donné pour mission de promouvoir l’entrepreneuriat féminin comme outil de création d’emploi et de développement économique de la région.  (CHAU TVA)

Le TechnoCentre éolien qualifie de succès la présentation de son 8ième Colloque de l’industrie éolienne québécoise à Gaspé.

L’événement qui se tenait de lundi à mercredi a attiré près de 300 participants de la filière éolienne, en provenance d’un peu partout. Plusieurs thèmes ont été abordés, notamment les marchés d’énergie et d’exportation, l’innovation, l’entrepreneuriat, les particularités d’opération des parcs éoliens au niveau de l’entretien et du climat froid.

Le directeur du TechnoCentre, Frédéric Côté, rapporte que l’événement confirme qu’il y a un véritable potentiel dans ce domaine pour les prochaines années :
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Le colloque regroupait une vingtaine de conférenciers provenant de la Suède, de l’Allemagne, des États-Unis, du Canada et du Québec.

Pour le directeur du TechnoCentre, l’événement possède une portée internationale considérant la présence de chercheurs de divers pays d’un groupe de travail sur l’éolien en climat froid de l’Agence internationale de l’énergie.    (CIEU FM)

Éolien: une tour météo

Une toute nouvelle tour météorologique a récemment été installée sur le site de recherche du TechnoCentre éolien à Rivière-au-Renard.

L'infrastructure spécialisée de 126 mètres de hauteur, propriété du Cégep de la Gaspésie, sera exploitée par le TCE qui agit comme Centre collégial de transfert de technologie en énergie éolienne. Le rôle et l'utilité de la tour de mesure seront de caractériser l'exploitation de l'énergie éolienne en climat froid et en terrain complexe. Pour se faire, l'équipement de pointe analysera des épisodes météorologiques exceptionnels, dont le givrage, à l'aide de 40 capteurs et d'équipements installés au sol.

L'étude du cisaillement du vent et l'évaluation du sillage de l'éolienne en temps réel est aussi programme de recherche. Un projet plutôt singulier, note le directeur du TechnoCentre éolien, Frédérick Côté. (CHNC)

Licenciements à la Société de chemin de fer

Si une entente n’est pas conclue rapidement avec Québec, la Société de chemin de fer de la Gaspésie licenciera près de 20 travailleurs.

C’est ce que confirme le président, Éric Dubé. Les 17 employés visés travaillent à la réfection du réseau. L’avis de licenciement leur a été livré vendredi dernier. Plus précisément, il s’agit 12 agents de la voie, 2 contremaîtres, 2 superviseurs et un technicien. Ces employés sont non-syndiqués mais sous-contrat avec l’employeur. L’embauche de plusieurs d’entre eux remonte à l’époque où c’est la Société de chemin de fer du Québec qui était propriétaire des infrastructures. 4 employés, des 21 dédiés aux travaux de réfection n’ont pas reçu d’avis de licenciement. Si la situation demeure telle quelle, la société économisera 791 mille dollars en masse salariale.

Éric Dubé explique que l’organisation n’a pas eu d’autres choix en raison de la lenteur des discussions avec Québec concernant le financement pour la réfection du chemin de fer. Les besoins sont évalués à 107 millions :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11864#1

Éric Dubé explique qu’il est tôt pour donner des détails concernant les négociations à venir avec le ministère des Transports. I explique que son organisme fera le point lors de la réunion du C.A, cet après-midi, suivie d’une rencontre avec la Conférence régionale des élus, demain :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11864#1

Les activités courantes de la Société ne sont pas affectées et la sécurité des opérations est assurée, selon Éric Dubé. Pasting (CIEU FM)

Avis de mises à pied à la SCFG

À moins d'une confirmation d'une nouvelle aide financière de Québec rapidement, quelque 20 personnes dédiées aux travaux de réfection de la voie ferrée de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) perdront leur emploi le 30 juin.

GRAFFICI.CA a appris qu'un avis de licenciement a été donné à ces travailleurs vendredi dernier. Cette décision est prise en raison de la lenteur de Québec à donner une réponse aux demandes de 107 M$ de la SCFG afin d'assurer la pérennité de la voie ferrée pour le prochain quart de siècle.

« On a deux semaines pour régler. Je pousse très fort sur le politique. J'attends des retours d'appels. Mais malheureusement, on a dû prendre cette décision », indique le président de la SCFG, Éric Dubé.

Le personnel touché par cette décision est celui qui réalisait les travaux dans le cadre de l'entente avec Québec pour la réfection de la voie ferrée. Le personnel des trains et administratif n'est pas affecté par cette décision.

« Je m'attends à ce qu'ici à la fin du mois, on aura une bonne idée [pour le prochain financement]. Par la Loi, on n'a pas le choix. On a dit à nos employés que si on règle avant deux semaines, ils vont rester en poste », souligne M. Dubé.

« Il reste encore de l'argent à engager, mais les travaux ne pourront pas se réaliser avant le 30 juin. Les fonctionnaires nous ont dit de ne pas faire de nouveaux travaux. Il reste de l'argent pour peut-être un mois », avance M. Dubé qui a demandé une prolongation équivalente de l'entente.

« Si on n'a pas le temps de négocier la nouvelle entente de 107 M$, ils peuvent bonifier pour les besoins de 2014 dans l'ancienne entente. C'est ce qu'on essaie de négocier avec le politique », indique M. Dubé.

Un montant de 14 M$ est demandé pour la prochaine année afin de préparer les appels d'offres et les plans et devis pour les travaux futurs. Même si la SCFG en obtenait plus, elle ne pourrait pas le dépenser.

M. Dubé assure que malgré tout, la circulation ferroviaire se fait de façon sécuritaire sur les tronçons ouverts aux trains.

La SCFG doit tenir un conseil d'administration mardi pour faire le point sur la situation. (GRAFFICI.CA)

Financement privé pour le rail

Les industriels de la région sont invités à participer au financement de la réfection du chemin de fer en Gaspésie.

Avec des coûts évalués à plus de 100 millions de dollars, le gouvernement du Québec ne veut assumer seul la facture de la mise à niveau du rail gaspésien.

Le ministre responsable de la région, Jean D’Amour, affirme avoir rencontré des entreprises et des élus qui sont ouverts à l’idée de participer financièrement à la mise à niveau du tronçon ferroviaire :
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Jean D'Amour précise aussi que l’argent qu’investira son gouvernement ne proviendrait pas du Plan québécois des infrastructures de 1 milliard 269 millions de dollars annoncé la semaine dernière pour la Gaspésie et les Îles :
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Le ministre responsable de la région est assez confiant que le gouvernement fédéral va contribuer aux investissements sur le rail gaspésien avec le programme d’infrastructure Chantier Canada.  (CIEU FM)

Via Rail: Toone demeure confiant

Le député néodémocrate de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone demeure confiant de revoir le service de train passager de Via Rail dans la région.

Depuis la suspension du service en décembre 2011, les élus de la région tentent de convaincre Via Rail de revoir sa décision qui était basée sur la manque de sécurité de l'infrastructure. Des travaux au coût de plusieurs millions de dollars ont depuis rendu le tronçon sécuritaire de Matapédia à New Carlisle, selon la Société du chemin de fer de la Gaspésie. Dans ce contexte, Philip Toone garde espoir que la nouvelle direction de Via Rail saura entendre raison.

Le député Toone rappelle Ottawa à ses devoirs envers les Gaspésiens et insiste sur l'importance de ce moyen transport en terme de retombées économiques pour la péninsule. (CHNC)

Orléans Express préfère attendre la décision de la Commission des transports

Les compressions chez le transporteur Orléans Express n’arriveront pas de sitôt.

La compagnie repousse à une date ultérieure les coupes qui avaient été annoncés pour le 6 juillet. Orléans Express avait annoncé son intention de limiter les arrêts de ses autobus à 13 municipalités dans l’Est du Québec.

Si la Commission des transports donne son aval, il serait impossible de monter ou de descendre de l'autocar ou de livrer des colis ailleurs que dans les communautés choisies par le transporteur.

Orléans Express souhaite attendre que la Commission étudie sa demande de modification avant de rendre sa decision. (CHAU TVA)

Cimenterie à Port-Daniel-Gascons : les cimenteries québécoises exigent un BAPE

Malgré le feu vert donné par Québec dans le dossier de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons, en Gaspésie, le Regroupement pour l'équité dans l'industrie cimentière n'écarte pas la possibilité de recourir aux tribunaux pour contester le projet.

L'organisme, qui regroupent les quatre cimenteries du Québec, voudrait forcer le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs à assujettir ce projet au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

« Nous réfléchissons avec nos procureurs. Si on le fait, c'est parce que nos avocats nous disent que nos chances sont excellentes », a indiqué en entrevue son porte-parole, Michel Binette, qui est également vice-président de l'Association cimentière du Canada.

Ce dernier se défend de vouloir faire dérailler le projet, mais déplore le refus du gouvernement du Québec de soumettre le projet de cimenterie - qui recevra 450 millions de dollars en fonds publics - à une évaluation indépendante.

« Ultimement, ça ne veut pas dire que ce projet ne verrait pas le jour [...] mais nous pensons que minimalement, question de protéger la réputation de notre industrie, cet exercice devrait être fait », a souligné M. Binette.

Les promoteurs du projet à l'époque - Ciment McInnis, actuellement contrôlé par la famille Beaudoin-Bombardier - avaient déposé leur projet en mai 1995, soit un mois avant l'entrée en vigueur de la loi pouvant le renvoyer à un examen du BAPE.

Selon Québec, tout semble ainsi en règle pour que le dossier puisse aller de l'avant, presque 15 ans plus tard.

« La loi modifiant la Loi sur la qualité de l'environnement, entrée en vigueur le 22 juin 1995, stipule que les projets dont la demande d'autorisation a été faite avant cette date et dont le dossier a été complété avant l'entrée en vigueur du règlement découlant de cette loi [...] sont exemptés de la procédure », a indiqué le ministère du Développement durable et de l'Environnement.

Un porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, croit qu'une telle contestation du projet devant les tribunaux, si elle devait aller de l'avant, pourrait à tout le moins contraindre les promoteurs à retourner à leur table à dessin.

« Un BAPE forcerait le dépôt d'une étude d'impact, a-t-il souligné, au cours d'un entretien. Le gouvernement pourrait ne pas émettre de certificat d'autorisation. »

À son avis, le projet qui a reçu le feu vert de Québec au début du mois de juin est bien différent de ce qui avait été présenté en 1995, notamment puisqu'il ferait augmenter de plus de deux millions de tonnes par année les émissions de gaz à effet de serre (GES).

« Il y a des démarches juridiques qui peuvent questionner [le processus] et la cour peut reconnaître que ce n'est pas le même projet et qu'il y a lieu de tenir des consultations publiques, a affirmé M. Bonin. Le Protocole de Kyoto n'existait même pas en 1995. »

Le projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons, qui doit en principe créer 200 emplois directs une fois les activités lancées en 2016, doit cibler le marché des exportations au nord-est des États-Unis.

Il est toutefois la cible de critiques de la part du Regroupement, qui estime qu'il risque de cannibaliser les quatre autres cimenteries actuellement en exploitation au Québec.

« Des représentants américains des États de New York, de la Pennsylvanie et du Michigan ont soulevé que (la cimenterie) pourrait contrevenir aux règles de certaines ententes commerciales internationales et de l'Organisation mondiale du commerce », a rappelé M. Binette.

Ce dernier craint l'imposition d'une taxe à la frontière américaine sur le ciment exporté vers les États-Unis, comme lors du litige concernant le bois d'oeuvre canadien il y a quelques années.

« Trois des quatre cimenteries québécoises exportent une partie de leur production vers le même marché [le nord-est des États-Unis], a souligné le porte-parole du Regroupement. Ça aurait alors un autre impact. »

M. Binette craint également que la production des futures installations de Port-Daniel ne se retrouve sur le marché québécois, où, selon lui, les cimenteries fonctionnent actuellement à 60 % de leur capacité.

Le projet de financement pour la construction de la cimenterie de Port-Daniel avait été annoncé par le gouvernement péquiste au mois de janvier, soit quelques mois avant le déclenchement des élections.

Après avoir semé le doute sur sa volonté d'aller de l'avant, le nouveau ministre libéral de l'Économie, Jacques Daoust, a décidé, au début du mois, d'honorer la promesse du précédent gouvernement.  (Radio-Canada)

Cimenterie: le BAPE refait surface

Le secteur cimentier jongle avec l'idée d'aller devant les tribunaux concernant l'exemption d'un Bureau d'audiences publiques en environnement dont profite la future cimenterie de Port-Daniel.

Le Regroupement pour l'équité dans l'industrie cimentière n'écarte donc pas la possibilité de déposer un recours extraordinaire d'ici deux à trois semaines confirme son porte-parole, Michel Binette. La filière québécoise du ciment, appuyée par les syndicats, s'oppose farouchement au projet d'un milliard de dollars du promoteur Ciment McInnis, en dénonçant ce qu'elle qualifie de concurrence déloyale en raison des prêts gouvernementaux qui y sont consentis.

Le regroupement cimentier inclut Ciment Lafarge à Saint-Constant, Holcim de Joliette, Ciment-Québec à Saint-Basile-de-Portneuf et Colacem de Grenville-sur-la-Rouge. (CHNC)

Diane Lebouthillier est confiante devant les cimentiers

La préfète de la MRC du Rocher-Percé ne s'inquiète pas des pressions du Regroupement pour l’équité dans l’industrie cimentière.

Les industriels du ciment menacent de recourir aux tribunaux pour que le projet de Port-Daniel soit soumis au Bureau d’audiences publiques en environnement.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11860#1

Et, la préfète de la MRC souligne qu'une compétition dans le domaine du ciment risque de changer les conditions commerciales actuelles :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11860#1

Les groupes écologistes de la région ont aussi, à maintes reprises, réclamés la tenue d’audiences publiques.

Ciment McInnis estime qu’il perdrait deux ans avec ce processus, et échapperait au momentum entourant la croissance prévue de la demande de ciment, sur la côte-est américaine.

Le porte-parole du Regroupement pour l’équité dans l’industrie cimentière du Québec, Michel Binette, indique que les procureurs estiment excellentes, les chances d’obtenir gain de cause.

La préfète Diane Lebouthillier ne sent pas le projet menacé.

Elle est d’avis que le projet de Ciment McInnis passe la rampe de la légalité en notant que les promoteurs l’ont déposé en 1995, tout juste avant l'entrée en vigueur de la loi pouvant le renvoyer à un examen du BAPE. (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Le Conseil régional de l’environnement aurait souhaité plus de transparence dans certains projets industriels en Gaspésie.

L’organisme tenait son assemblée générale la semaine dernière. L’équipe du conseil de l’environnement a surtout traité des questions portant sur le pétrole et les hydrocarbures, sur la cimenterie de Port-Daniel et sur le transport de matières dangereuses sur le rail, après la tragédie de Lac Mégantic.

Le CREGIM a également déposé un mémoire à la Commission des enjeux énergétiques du Québec, à Gaspé.

Au cours de l’assemblée annuelle, les membres du conseil de l’environnement se sont interrogés sur les moyens quel devrait prendre l’organisme pour promouvoir ses axes de priorités.

Yanick Desbiens, agent de communication et de gestion au CREGIM, affirme que la cause environnementale connaît des avancées importantes.

Cependant, force est de constater, que la transparence de certains grands projets industriels a connu des reculs :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11856#1

Le Conseil régional de l’environnement a aussi profité de sa rencontre annuelle pour décerner le Prix régional en environnement à Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts pour souligner l’intégration exemplaire du développement durable et à l’ensemble de leurs programmes et activités.  (CIEU FM)

18 millions en forêt publique

Québec annonce près de 18 millions pour les travaux sylvicoles de la Gaspésie-et-des-Îles.

À fin du mois d’avril, le premier ministre Couillard a annoncé des crédits supplémentaires de 42 millions de dollars pour les travaux sylvicoles en Gaspésie en forêt publique, faisant passer ces derniers de 183 à 225 millions de dollars.

Le gouvernement annonçait cette semaine que c’est 18 millions qui seront consacrés à la Gaspésie.

De cette somme, 10 millions ont été accordés pour des travaux en Gaspésie et il resterait donc une somme de 8 millions supplémentaires à investir sur les parterres de coupe.

De plus, le gouvernement annonce également que le Programme de création d’emplois en forêt est maintenu en Gaspésie.

Cependant, il connaît une baisse importante passant de 5,5 millions à 1 millions pour la Gaspésie.

Pierre-Olivier Lussier, du cabinet du ministre de la Forêt, affirme que cette diminution est compensée par l’augmentation des budgets dédiés à la sylviculture.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Déplacer l'université en région

C'est officiel, le CEGEP de la Gaspésie et des Îles offrira désormais de nouveaux cours universitaires en région. A Gaspé ou à New Carlisle, certains étudiants pourront choisir de continuer leur DEC et de s'inscrire sur place au Baccalauréat.

L'entente signée le 9 juin dernier entre l'Université du Québec à Rimouski et le CEGEP de la Gaspésie et des Îles a ainsi officialisé leur collaboration pour les deux prochaines années. Cette annonce intervient comme une nouvelle chance pour les étudiantes et étudiants Gaspésiens et Madelinots qui désirent étudier plus longtemps, et rester travailler en région.

« Asseoir le partenariat entre le CEGEP de la Gaspésie et des Îles et l'UQAR », c'est l'objectif principal de cette entente-cadre signée entre les deux établissements de l'Est du Québec, rappelle Marie-Christine Fortin, porte parole du CEGEP de la Gaspésie et des Îles.

« Cette entente permet de rapprocher l'Université du CEGEP pour permettre aux personnes ayant eu une première formation en Gaspésie ou aux Îles de rester pour continuer leur formation ; pour ensuite pourvoir éventuellement travailler en région », ajoute Jean-Pierre Ouellet recteur de l'Université du Québec à Rimouski.

« L'entente provient d'une volonté de travailler ensemble. Nous nous sommes dotés d'un mécanisme de communication », précise le recteur de l'UQAR.

Un comité de directeurs, composé par les dirigeants des deux établissements, et un comité ad hoc, désigné pour encourager les projets interinstitutionnels, organiseront dorénavant cette collaboration durant deux ans officiellement.

Les étudiantes et étudiants Gaspésiens et Madelinots pourront donc poursuivre leurs études supérieures dans leur région ; à condition que leur domaine d'études soit offert au CEGEP.

Par exemple, prochainement, les deux établissements désirent mettre en place un dispositif d'équivalences pour les études en sciences de la gestion.

« L'UQAR est présente depuis longtemps en Gaspésie, dans de nombreux secteurs de la recherche », se réjouit le recteur de l'Université du Bas-St-Laurent. C'est donc une étape supplémentaire franchie pour enrichir les perspectives scolaires des futurs travailleurs Gaspésiens et Madelinots.

« Cette entente nous permet d'avancer pour aller de l'avant et faire de nouveaux projets » affirme Marie-Christine Fortin, porte parole du CEGEP de la Gaspésie et des Îles.  

L'entente-cadre signée permettra de faciliter les équivalences de diplôme et d'encourager les projets collaboratifs. Officiellement ensemble pour deux ans, les deux établissements sont dorénavant en mesure de déposer des demandes de financement pour de nouveaux projets auprès des ministères.

La collaboration entre l'UQAR et le CEGEP de la Gaspésie et des Îles n'est pas nouvelle. Grâce aux équivalences de cours validées par l'UQAR depuis 2001, les étudiantes et étudiants en diplôme d'études collégiales inscrits en soins infirmiers pouvaient déjà obtenir leur diplôme de Baccalauréat en 5 ans au lieu de 6.

« Il existe plusieurs modalités d'ententes, avec soit le déplacement des professeurs, soit avec des cours à distance via les nouvelles technologies», explique le recteur de l'UQAR.

Les cours en sciences de l'infirmier ont pu être donnés à distance. La visioconférence a notamment permis de joindre les professeurs de Rimouski aux étudiants de Percé et de Ste Anne des Monts. En complétant le nombre requis d'inscriptions, ce rapprochement a favorisé le démarrage d'un cheminement DEC-BAC directement en Gaspésie.

Cette entente demeure un exemple concret de réussite, selon la porte parole du CEGEP de Gaspésie et des Îles. Entre 2008 et 2013, sur les 62 diplômés du DEC et du BAC en soins infirmiers, les trois quarts ont décidé de rester travailler en Gaspésie ou aux Îles. De plus, cette collaboration répond à une demande criante de diplômés de la part des employeurs de la région.

« En Gaspésie, peu de personnes poursuivaient leurs études universitaires après leur diplôme technique » explique le recteur Jean-Pierre Ouellet.
De 2008 à 2013, la proportion d'inscriptions au BAC en soins infirmiers pour les titulaires du DEC est passée de 5, 6 % à 71,4 %, selon les chiffres de l'Ordre des Infirmiers du Québec.

En 5 ans, on recense donc plus de 10 fois plus d'inscriptions au BAC de la part des futurs travailleurs infirmiers de la Gaspésie et des Îles.
Photo : L'entente signée le 9 juin dernier entre l'Université du Québec à Rimouski et le CEGEP de la Gaspésie et des Îles a ainsi officialisé leur collaboration pour les deux prochaines années. (GRAFFICI.CA)

Le service Internet communautaire à Nouvelle a coûté en moyenne 50 000$ par année aux contribuables depuis son lancement en 2008.

Le nombre d'abonnés est passé de 100 à 550 foyers. Ce développement a engendré des coûts de plus en plus important pour l'administration. Jugeant que le statu quo n'est plus possible, les élus ont mené un sondage auprès de la population. Présentés lundi, les résultats démontrent que les citoyens souhaitent le maintien du service.

Ces derniers, qui doivent débourser 50$ chaque année pour l'obtenir, sont même prêts à payer plus cher, à condition que la vitesse soit augmentée, rappelle le conseiller municipal, Raymond Fallu. Un plan avec différents scénarios sera préparé et présenté au conseil municipal en septembre prochain. (CHNC)

Îles-de-la-Madeleine : l'Office des pêcheurs de homard se fera entendre

Les bas prix versés aux pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine provoquent le mécontentement.

La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec entendra parler de l'Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine, cette semaine. L'Office contestera, jeudi, le prix versé aux 325 homardiers des Îles par les acheteurs  pour les quatre dernières semaines de pêche de la saison.

« On suit les prix depuis plusieurs années et jusqu'à la deuxième semaine, on avait toujours eu les plus hauts prix dans tout l'Atlantique, explique le directeur de l'Office, Léonard Poirier. Et là, cette année, on se retrouve ni plus ni moins à la queue, dans les derniers prix qui sont offerts aux pêcheurs dans l'Atlantique »

Le prix moyen n'a pas dépassé la barre des 3,90 $, la livre, pour ces quatre semaines. Il s'agit du prix le plus pas dans l'est du pays.

Une convention signée, en 1991, par les pêcheurs et les acheteurs de l'archipel gère, par une formule, le prix versé à quai aux Îles.

Selon Monsieur Poirier les prix versés aux Îles ne sont pas représentatifs du marché. L'Association québécoise de l'industrie de la pêche qui représente les acheteurs des Îles et l'Office des pêcheurs présenteront leur plaidoirie, jeudi, devant les régisseurs du gouvernement.

Une décision pourrait être connue la semaine prochaine.  (Radio-Canada)

Le prix du homard continue de baisser

Le prix du homard versé à quai pour la cinquième semaine de pêche a glissé à trois dollars 82 la livre, dans l’archipel.
Les pêcheurs ont donc reçu un prix moyen de trois dollars 94, jusqu’à présent.
C’est un pour cent de moins que pour la même période de l’an dernier.
Les captures sont, quant à elles, en hausse de 30 pour cent, avec un total de plus de cinq millions 250 mille livres en cinq semaines.
C’est donc dire que les revenus moyens des homardiers de l’archipel sont en hausse de 29 pour cent par rapport à 2013.
Par rapport à la même période de 2012, ils enregistrent une progression de 13 pour cent de leurs revenus bruts.
L’Office des pêcheurs de homard des Îles n’en conteste pas moins les prix versés à quai depuis la semaine du 18 mai.
La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec tiendra une audience jeudi, à Québec, pour entendre sa demande de révision.
Les acheteurs de l’archipel seront représentés par l’AQIP, l’Association québécoise de l’industrie de la pêche. (CFIM)

Tourisme de croisières : projets d'avenir aux Îles-de-la-Madeleine

L'Association touristique des Îles de la Madeleine (ATR) mise sur le développement du tourisme de croisières.

Le président de l'organisme, Sébastien Cummings y voit même la clé pour assurer la prospérité des îles. « C'est le projet pour le développement économique des Îles dans le futur. J'y crois énormément », comment M. Cummings.

Sébastien Cummings croit que l'archipel est extrêmement bien situé pour attirer les touristes de la mer. « On se compare très bien avec les autres ports d'escales que sont la Côte-Nord et la Gaspésie. On dépasse même la Côte-Nord de pas mal », relève M. Cummings.

D'après le responsable de l'ATR, les croisiéristes qui s'arrêtent aux Îles sont impressionnés par l'offre des Madelinots tant sur le plan de l'art, de la restauration que des produits locaux. « On a un produit formidable, fait-il valoir, je pense que les Îles peuvent devenir après Québec et Montréal, la destination des croisières au Québec et au Canada. »

Plusieurs millions de dollars ont été consacrés jusqu'à maintenant dans la modernisation du port de Cap-aux-Meules et le terminal des croisières. Toutefois, Sébastien Cummings, estime qu'il faudra investir encore pour que l'archipel puisse se distinguer dans cette industrie en croissance.

Nouveautés de la CTMA

C'est d'ailleurs ce que la CTMA fera cette année, qui est arrivé aux Îles dimanche matin avec 325 passagers à bord du Vacancier.

Le navire de croisières de la CTMA ajoutera en septembre prochain de nouvelles escales à Saguenay, à Gaspé et à Havre-Saint-Pierre. Un départ aura aussi lieu à partir de Trois-Rivières vers les Îles.

Le directeur de la CTMA, Emmanuel Aucoin, estime que la coopérative de transport doit s'ajuster aux besoins de la clientèle automnale, surtout constituée de retraités. « Ce sont des gens qui sont prêts à vivre une expérience, il faut leur faire vivre cette expérience », souligne M. Aucoin.

Quinze croisières du CTMA et quinze internationales sont prévues dans l'archipel cette année. Au total, 16 000 visiteurs sont attendus qui génèreront plus de 4 millions de dollars en revenus.  (Radio-Canada)

Escuminac:la savonnerie devient économusée

La Savonnerie du Village à Escuminac se joint au réseau des Économusées du Québec.

L'entreprise obtient cette certification après quatre ans de travail. Pour obtenir ce titre, l'entreprise doit œuvrer dans le secteur des métiers d'art ou de l'agroalimentaire et utiliser un savoir-faire traditionnel dans la fabrication de ses produits. La propriétaire, Danielle Vallée, se dit très fière de se joindre au réseau. Cette certification permettra à la Savonnerie d'obtenir un meilleur rayonnement, selon Mme Vallée.

L'entreprise fabrique des produits à base de lait de chèvre. Trois personnes y travaillent l'hiver et cinq pendant la période estivale. Trente-trois économusées existent dans la province, dont deux en Gaspésie. (CHNC)

Prix régional en Environnement décerné à Exploramer

Exploramer a eu droit aux grands honneurs cette semaine.

Le Conseil régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine a décerné le Prix régional en Environnement à l’organisme gaspésien pour souligner l’intégration exemplaire du développement durable à l’ensemble de leurs programmes et activités.

Le conseil a tenu à souligner le travail de sensibilisation et d’éducation lié aux espèces marines du Saint-Laurent.

Il a également été fait mention du programme Fourchette bleue qui encourage les restaurants et les poissonneries à offrir des saveurs méconnues parmi les nombreuses espèces comestibles du Saint-Laurent, dans une perspective de développement durable et de protection de la biodiversité. (CHAU TVA)

La renaissance du Holy Name Hall de Douglastown

Une salle de cinéma et de spectacles de Gaspé est en phase de retrouver ses lettres de noblesse grâce au travail de gens de Douglastown qui ont choisi de ne pas la laisser tomber en ruine il y a quelques années.

Le Holy Name Hall, une salle pouvant accueillir un peu plus de 200 personnes assises, est traitée comme un véritable petit joyau depuis deux ans. Après de longues démarches, l’argent nécessaire pour effectuer des réparations qui ne pouvaient plus attendre est finalement venu.

Deux phases de travaux ont été effectuées. La première, à l’automne 2012, a permis de refaire la toiture de l’édifice, les galeries et un mur de brique qui s’affaissait. Total de la facture : $125 000.00

La deuxième phase des travaux, qui sera achevée pour le début de la Semaine irlandaise de Douglastown, a également engendré des coûts de $125 000.00. On a changé les portes et fenêtres, en plus de refaire l’isolation et le revêtement extérieur, en bois de cèdre.

Selon Luc Chaput, coordonnateur du projet, il manque toutefois un dernier $125 000.00 pour mener à terme la remise à niveau de cette salle historique, qui fut le premier cinéma de la pointe gaspésienne.

« Il reste tout le travail intérieur à faire. L’intérieur de la salle a besoin d’être rafraichi. Mais le plancher de bois d’origine, de même que les bancs de velours et de fer forgé conserveront le style antique de la salle. Nous avons déjà commencé quelques petits travaux pour être en mesure d’accueillir les spectacles cette année, comme par exemple l’installation d’un bar et le réaménagement des sièges. Mais il faudra investir bien davantage et surtout, trouver les sous pour le faire » explique M. Chaput.

À noter que jusqu’ici le travail a entièrement été effectué par des gens de la région immédiate. C’est Martin Lapierre, un ébéniste de Val d’Espoir, qui a conçu les magnifiques portes de cèdre. Par ailleurs, ce sont les Boiseries Wakeham et Val Construction qui ont été appelé pour la phase deux des travaux. « J’ai été enchanté et impressionné par la qualité du travail de ces gens là » a confié Luc Chaput. « On a beaucoup de talent chez-nous et vraiment, c’est au-delà de mes espérances » a ajouté le grand manitou de la semaine irlandaise de Douglastown.

On le comprend, puisqu’un seul coup d’œil par la porte de la salle, riche en histoire et toute en bois, donne une idée de la magie qui pourrait s’y installer une fois terminée. Reste à souhaiter que l’argent nécessaire à la réfection complète de ce petit bijou de l’Histoire sera au rendez-vous.

Le Holy Name Hall est une salle de taille intermédiaire qui pourrait sans surprise voir sa popularité augmenter d’ici les prochaines années. Certains artistes et producteurs ont déjà émis le souhait de s’y auto-produire. Il est d’ailleurs possible de réserver la salle à compter de maintenant. Par ailleurs, tous les spectacles de la programmation de la Semaine Irlandaise de Douglastown s'y dérouleront cette année. (Le Pharillon)

Pour une autonomie alimentaire à Val d'Espoir

Produire la santé ensemble ouvrira les portes d'un nouveau café-épicerie à Val d'Espoir le 18 juin prochain. Le lieu vise à promouvoir l'idée d'autonomie alimentaire et devenir un point de rencontre pour les villageois.

Entre commerce de produits ''santé'' et lieu d'échange pour la communauté, « l'Épicerie-Café Le Moulin » situé sur le site enchanteur de la côte des pères à Val-d'Espoir, offrira divers produits de base issus de l'agriculture locale. Du riz, du quinoa, des flocons d'avoine, du sarrasin de la Baie-des-Chaleurs, ou des aliments en conserve, seront vendus en ''vrac'' dans l'épicerie. Des bleuets cueillis à Sainte-Anne-des-Monts ou d'autres fruits et légumes provenant de l'entreprise de production agroécologique des Jardins Elémentaires, serviront notamment à la vente de «smoothies » fraîchement pressés au café.

« On souhaite que les gens viennent prendre un café ou acheter des tomates locales, certes, mais aussi qu’ils aient accès à toute l’information nécessaire pour construire un poulailler ou démarrer un jardin, explique Karine Leblanc. Notre objectif est de devenir un véritable carrefour d’idées sur l’autonomie alimentaire et la recherche de nouvelles solutions. »

L'Épicerie-Café Le Moulin désire renforcer le savoir-faire agricole et culinaire des communautés grâce à ses jardins comestibles. À l'extérieur du café, les clients pourront ainsi cueillir des tomates eux-même et les manger.

« On aura un petit coin pour les enfants pour qu'ils puissent jouer, et éducatif en même temps. On aimerait que ça devienne un lieu familial », ajoute-t-elle.

Éduquer la population à l'idée de « cultiver pour bien manger », améliorer l'économie locale et renforcer les liens entre les communautés autour de Val-d'Espoir restent les objectifs centraux de ce nouveau lieu de rencontre.

Karine Leblanc désirerait aussi rejoindre les communautés par l'art. Dans le cadre du projet ''Participation et pouvoir d'agir'', des spectacles de marionnettes organisés au café pourraient bientôt servir de médium pour informer.

Le financement de ce projet provient en partie des économies engrangées dans le cadre du laboratoire rural de Produire la santé ensemble, achevé en mars 2013. Après 7 ans d'expérimentation, les actifs et bénévoles de cet organisme à but non lucratif se sont mobilisés pour continuer le projet en ouvrant un commerce. « Il n'y a presque aucun commerce dans le village », affirme Karine Leblanc.

''Produire la santé ensemble'' compte aujourd'hui trois employés à temps plein et trois autres à temps partiel. Un emploi saisonnier sera créé à l'occasion de l'ouverture du nouveau café-épicerie.   (GRAFFICI.CA)

Bureau d'accueil de Pointe-à-la-Croix fermé cet été, des conséquences sur la saison touristique?

Le bureau d’accueil touristique de Pointe-à-la-Croix n’ouvrira pas ses portes cette année. À chaque début de saison touristique, l’histoire se répète : le bureau réussit à rassembler le budget nécessaire à son ouverture à la dernière minute. Mais cette année, le manque à gagner est trop important.

C’était aujourd’hui la date butoir. Dans les dernières années, la Chambre de commerce de la Gaspésie réussissait de justesse à remplir les trous dans le budget. Cette année, ce n’était plus possible sans l’appui du milieu et des élus.

Selon le président de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs, Jean-Marie Perreault, cette fermeture pourrait avoir des répercussions sur la saison touristique. Le bureau d’accueil touristique de Pointe-à-la-Croix est à un endroit des plus stratégiques. C’est la porte d’entrée sur le Québec pour les touristes qui arrivent du Nouveau-Brunswick.

«C’est 15 à 20 000 personnes qui risquent de tourner vers la gauche plutôt que de tourner vers la droite en arrivant à Pointe-à-la-Croix!», déclare M. Perreault. Les employés du bureau de Pointe-à-la-Croix ont envoyé des centaines de touristes vers la Baie-des-Chaleurs ces dernières années. Sans quoi plusieurs d’entre eux se seraient peut-être dirigés vers le Bas-Saint-Laurent. «C’est certain que ça va avoir un impact négatif sur l’ensemble des intervenants du secteur touristique en Gaspésie, ça, c’est clair.»

 

D'énormes trous dans le budget

L’an dernier, le bureau d’accueil touristique avait dans ses coffres 37 586 $ en début de saison. Mais les frais d’exploitation se sont élevés à 50 900 $. C’est la Chambre de commerce de la Gaspésie qui a épongé la différence. Cette année, impossible.

«Si on regarde le bureau de l’autre côté de la Gaspésie, il passe à peu près le même nombre de visiteurs et ils ont des subventions pas mal plus importantes», témoigne Jean-Marie Perreault. Pour lui, c'est une aberration: «Il n’est pas considéré comme un bureau transfrontalier alors qu’ils reçoivent les gens qui arrivent d’une autre province.»

La Chambre de commerce va même jusqu’à souhaiter un scénario catastrophe pour faire bouger les choses: «Si c’est ce que ça prend que le bureau soit fermé pendant une année pour que nos élus réagissent.. je pense que ça vaut la peine de le faire.»

Rappelons que l’an dernier, le ministre du Tourisme de l’époque, Pascal Bérubé, avait signé le chèque crucial d’une subvention de 30 000 $, deux jours avant l’ouverture prévue du bureau. (CHAU TVA)

Pas d'argent pour l'accueil touristique à Pointe-à-la-Croix

La Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs n'a pas les moyens financiers de maintenir le bureau d'accueil touristique de Pointe-à-la-Croix.

Les gestionnaires du bureau d'accueil avaient besoin de 50 000 $, mais Québec ne semble pas vouloir contribuer au budget de fonctionnement. Si l'argent ne vient pas, les portes demeureront closes durant la prochaine saison estivale.

Le président de la Chambre de commerce, Jean-Marie Perreault, ne comprend pas que le poste d'accueil situé à la frontière du Québec et du Nouveau-Brunswick ne soit pas reconnu pas le ministère du Tourisme. « C'est, rappelle M. Perreault, un poste transfrontalier qui devrait être pris en charge par le ministère du Tourisme. On le fait très bien du côté de l'ATR et du côté de Matane. »

Entre 15 000 à 20 000 personnes s'arrêtent chaque année au poste d'accueil touristique de Pointe-à-la-Croix.  (Radio-Canada)

Jeux de Paspébiac, un évènement rassembleur

Paspébiac est l’hôte d’un important rassemblement de babybommer cette fin de semaine. Du 12 au 15 juin la municipalité présentait la 11ième édition des Jeux des 50 ans et plus. 1000 participants provenant de plus de 60 villes et villages gaspésiens.

 

L’initiative arrive dans un contexte ou la mise en forme est dans l’air du temps. Plusieurs évènement du genre ont été organisés cette semaine.

 

Dans le cas de Paspébiac, une équipe de 225 bénévoles a été déployée sur le terrain pour assurer le bon déroulement de l’événement.

 

La cérémonie d’ouverture a eu lieu jeudi soir et le volet sportif débute le vendredi et se poursuit le samedi.  (CHAU TVA)

Sylvie Bernier en région pour de saines habitudes de vie

La championne olympique Sylvie Bernier était de passage à Gaspé mercredi pour rencontrer différents acteurs actifs au niveau de la jeunesse et de la santé afin de promouvoir de saines habitudes de vie auprès des jeunes.

Il y a beaucoup de travail à faire pour améliorer le portrait de la situation : « Vos données sont moins bonnes que la moyenne provinciale. C'est pourquoi on essaie de mobiliser toute une communauté pour renverser cette tendance », indique Mme Bernier, ambassadrice des saines habitudes de vie à Québec en forme.

Les experts estiment qu'un enfant ou un adolescent devrait faire au moins 60 minutes d'activités physiques par jour. Au Québec, 69 % des filles du secondaire n'atteignent pas cette norme alors qu'en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, cette donnée est de 76 %. L'écart est de quelque 10 % chez les garçons.

« Ce qu'on se rend compte, c'est peut-être un manque d'accessibilité à une offre diversifiée d'activités physiques. Outre le transport, la pénurie d'intervenants et de bénévoles est ressortie lors d'une rencontre en octobre dernier », analyse Mme Bernier.

Le potentiel d'activités est présent

La région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a un grand potentiel en milieu naturel, selon Mme Bernier.

« Souvent, on néglige cette portion qui est tellement peu coûteuse pour le jeu extérieur. Le plein air est une alternative plus qu'intéressante pour les milieux dévitalisés. Ici, on fait de gros efforts », souligne Mme Bernier.

La responsabilité de bouger n'appartient pas qu'à l'école. « On doit cesser de croire que tout incombe au cours d'éducation physique. Il y a plein d'autres moments dans la journée où on peut faire bouger les enfants. Malheureusement, on a laissé aller ces moments-là : les pauses actives ou les activités parascolaires », explique-t-elle.

« Tant qu'on ne travaillera pas ensemble avec tous les intervenants, en maternelle, en CPE, pour faire bouger l'enfant... C'est important que tous les gens qui sont en position décisionnelle décident de renverser la tendance », estime Mme Bernier, soulignant que quelque 300 intervenants sont impliqués dans la région dans ce processus.

Elle souligne que changer les comportements est un travail à long terme, donnant l'exemple de la cigarette où la lutte s'est faite de façon progressive. (GRAFFICI.CA)

François Roussy répondra sous peu aux attaques du témoin « A »

L’ancien maire de Gaspé promet de se défendre contre les témoignages qui lui ont porté ombrage à la Commission Chabonneau lundi.

 

François Roussy promet une réponse sous forme de communiqué d’ici quelques heures. Hier, le témoin « A » relatait des pratiques douteuses entre la firme Roche et l’ancien maire de Gaspé.

 

La firme aurait réussi à obtenir deux contrats pour des usines d'eau potable en échange d’une promesse d'investissement pour la relance du club de hockey de Gaspé et un voyage tous frais payés en France de même que des billets de hockey pour le club de hockey le Canadiens. (CHAU TVA)

Roussy est allé en France aux frais de Roche, dit le témoin A

L'ancien maire de Gaspé François Roussy s'est bel et bien rendu à Paris et à Saint-Malo aux frais de la firme de génie Roche, a soutenu lundi un ex-ingénieur de cette firme devant la commission Charbonneau.

L'ex-ingénieur de BPR et Roche, qui témoigne derrière un paravent, se trouve ainsi à contredire l'ex-maire Roussy, qui avait nié que Roche avait payé son voyage en 2009, lorsque l'histoire avait été rapportée par certains médias au cours des dernières semaines.

Le témoin non identifié a toutefois admis que, comme il l'avait soutenu, l'ex-maire Roussy devait au départ aller à Saint-Malo à l'invitation de l'Association des ingénieurs-conseils. Sauf que les choses avaient changé entre-temps et les autres firmes de génie ont eu des problèmes d'horaire, ce qui fait que seule Roche a couvert les coûts du voyage.

Ce voyage comptait une portion à Saint-Malo et une autre à Paris, et avait cours à l'occasion des fêtes du 475e de Gaspé.

«On a fait beaucoup de terrasses», a rapporté le témoin, soulignant qu'à Paris, l'hôtel payé était situé à côté de la tour Eiffel.

À l'époque, Roche lorgnait de gros contrats reliés à l'eau potable à Gaspé, un premier à Rivière-au-Renard plus deux autres - un potentiel de 20 à 50 millions $ de travaux, soulignent les dirigeants de Roche dans un courriel.

Dans le cadre de ce processus d'octroi de mandat, l'ex-maire Roussy a en revanche demandé à Roche d'investir dans la communauté, en relançant par exemple une équipe de hockey et en participant à un fonds d'aide pour les infrastructures.

Roche devait injecter 4 % de la valeur de ses mandats dans ces initiatives. «Au départ, la Ville exigeait 15 % de ristourne. Mais on a fait comprendre que c'était impossible de donner plus que les profits qu'on peut retirer d'un tel projet. Tout ça s'est terminé avec une ristourne de 4 %, des fois 5 %», a précisé le témoin.

La Ville de Gaspé a aussi exigé que le mandat de Roche soit partagé avec des firmes locales.

«Une fois que la Ville a décidé de travailler avec Roche, il y avait une condition: on vous le donne, mais vous devez obligatoirement sous-traiter avec des firmes que le maire et le directeur général [Gaétan Lelièvre, aujourd'hui député du Parti québécois] nous ont identifiées. Ce n'était pas une entente de sous-traitance entre firmes privées - ce qui devrait être normal -, c'était une imposition politique», a opiné le témoin.

«L'entente était de 150 000 $ ou 160 000 $ qui allaient être retournés par l'ensemble des quatre firmes qui travaillaient sur le projet», a noté l'ingénieur non identifié. Ces fonds aidaient toutefois la communauté.

«Ils ont mis beaucoup de pression pour négocier quelque chose comme ça, qui était à la limite du tolérable ou du raisonnable», a-t-il commenté.

En contre-interrogatoire, l'avocat représentant la firme Roche, Me Michel Massicotte, a relevé un aspect important: la Ville de Gaspé a finalement procédé par appel d'offres et non par mandat octroyé de gré à gré, comme l'espérait Roche. Et ce n'est pas Roche qui a décroché le contrat, mais BPR.

Par Hydro-Québec?

Le témoin a voulu répliquer aux représentants des firmes de génie qui, avant lui, ont dit à la commission d'enquête qu'elles avaient fait des dons aux partis politiques provinciaux, non pas directement pour obtenir un contrat du gouvernement, mais pour créer un réseau, être bien vues.

L'ingénieur, qui a une longue expérience pour BPR et Roche, ne croit pas que ces firmes aient pu investir 100 000 $ par année uniquement pour tisser de tels liens, si utiles soient-ils.

Il a formulé l'hypothèse voulant qu'il y ait bel et bien un retour d'ascenseur de la part du gouvernement, mais que celui-ci passe par des sociétés d'État comme Hydro-Québec. «Ma perception, c'est qu'il y a des canaux, des filières qui sont autres que celles que vous avez explorées, à date, pour retourner les ascenseurs», a-t-il dit à la Commission.

«J'ai compris vers les années 2002, 2003, que de réels retours d'ascenseur se donnaient via de grandes institutions ou sociétés d'État comme ça, qui n'étaient pas soumises - je ne sais pas si c'est le cas aujourd'hui - au vérificateur général. Donc l'imputabilité n'est pas la même», a-t-il avancé.

À l'époque où il travaillait pour BPR, il avait remarqué que le président était prêt à faire beaucoup pour entrer dans «le club sélect des grandes firmes qui travaillent avec Hydro-Québec». Il s'est souvenu qu'un mandat de gérance de 300 millions $ avait d'ailleurs été donné de gré à gré à un consortium formé d'Axor-BPR-Dessau-SM pour Eastmain en 2004.

Le témoin a terminé à 19h30 lundi, la Commission ayant exceptionnellement prolongé ses audiences.

Le prochain témoin sera Bruno Lortie, ancien directeur de cabinet de la ministre Nathalie Normandeau. Il a été décrit par d'autres témoins comme un homme au caractère difficile et influent, mais en qui la ministre avait pleine confiance. (Le Soleil)

Roche aurait engagé le fils de Gaétan Lelievre

Un ancien employé de Roche a affirmé à la Commission Charbonneau ce matin que la firme a déjà engagé le fils de Gaétan Lelièvre pour s’assurer d’être dans les bonnes grâces du politicien.

Le témoin, qui a préféré garder l’anonymat, a aussi raconté que la firme avait demandé la permission à François Roussy, l’ancien maire de Gaspé avant de confirmer l’embauche du fils du politicien.

François Roussy, selon le témoin de la Commission, avait accepté l’offre sans y voir un conflit d’intérêts.

Le témoin a raconté que l’embauche d’un fils de politicien équivaut à une contribution politique aux yeux des dirigeants de la firme. (CHAU TVA)

Gaétan Lelièvre explique l’embauche de son fils chez Roche

Lors des audiences de la Commission Charbonneau, un témoin, ex-employé de Roche, a déclaré que sa firme a engagé le fils du député de Gaspé en espérant un retour d’ascenseur.

Le témoin a expliqué qu’il aurait également demandé la permission au maire de Gaspé de l’époque, François Roussy avant de faire l’embauche. Ce dernier ne s’y serait pas opposé. Au moment où son fils a été engagé, Gaétan Lelièvre occupait le poste de directeur général à la ville de Gaspé « C’est vrai que mon fils a été embauché par Roche. Il était alors étudiant en ingénierie et se cherchait un emploi d’été. Je lui avais alors conseillé de ne pas appliquer chez des firmes de génies où il pourrait y avoir apparence de conflit d’intérêts. » Gaétan Lelièvre ajoute qu’il avait également déconseillé à son fils de postuler à la ville de Gaspé pour les mêmes raisons. Son fils lui aurait alors répondu « Tu ne veux pas que je travaille nulle part? »

Finalement, le fils Lelièvre a appliqué pour un poste chez Roche à Gaspé et a obtenu l’emploi comme signaleur. « Ce n’était pas un secret. On le voyait sur le bord de la rue tout l’été. C’était un emploi étudiant payé aux alentours de 12 $ de l’heure. »

Honnêteté et intégrité

Le député de Gaspé nie vigoureusement toute implication dans l’embauche de son fils. « Je n’ai jamais fait de pression auprès d’eux pour qu’ils l’engagent. J’ai œuvré pendant 30 ans au niveau municipal et les gens me connaissent pour mon honnêteté et mon intégrité. Je me suis battu régulièrement lors des réunions de chantier pour contester des délais et des dépassements de coûts. »

Il ajoute qu’il lui aurait été pratiquement impossible d’influencer les gens à la Ville quant à l’octroi des contrats en raison de la structure mise en place. « Chaque contrat était analysé par un comité composé d’un greffier, deux ingénieurs de la Ville et un comptable. J’ai pris part à moins de 5 % de ces rencontres. Je ne voulais pas être impliqué dans le processus. »

Pièges et arnaques

Pour Gaétan Lelièvre, il semble évident que ces façons de faire des firmes d’ingénierie sont des pièges tendus. « Ils ont profité du fait que mon fils se cherchait un emploi pour tenter de m’influencer dans l’avenir. C’est de l’arnaque. J’ai arrêté de compter le nombre de soupers et de voyages qui m’ont été offerts et que j’ai refusé dans toutes mes années à la ville de Gaspé. »

Le député ajoute que les gens des firmes de génie dont celui qui a soulevé son nom à la Commission Charbonneau sont payés pour faire des relations publiques. « Ce sont des vautours », a-t-il ajouté.

Gaétan Lelièvre est très amer que son nom ait été soulevé dans un contexte où l’opinion publique est très critique à tout ce qui peut tourne autour de la politique et des firmes d’ingénierie. « Il n’y a rien d’illégal dans tout ça. Je n’ai jamais favorisé aucune firme. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, la simple apparence de conflit d’intérêts est scrutée à la loupe. » (Le Riverain)

L'ex-maire de Gaspé, François Roussy, ainsi que l'ancien directeur général de la municipalité Gaétan Lelièvre sont écorchés par les révélations du témoin mystère à la commission Charbonneau.

Ce témoin affirme qu’une fois que la Ville a décidé de travailler avec Roche, il y avait une condition, celle de devoir obligatoirement sous-traiter avec des firmes que le maire et le dg avaient identifiées.

Ce n’était pas une entente de sous-traitance entre firmes privées — ce qui devrait être normal — c’était une imposition politique, a-t-il ajouté. Un ex-ingénieur de cette firme a soutenu, lundi, devant la commission Charbonneau, que François Roussy s’est bel et bien rendu à Paris et à Saint-Malo aux frais de la firme de génie Roche.

L’ex-ingénieur des firmes BPR et Roche, qui témoigne derrière un paravent, se trouve ainsi à contredire l’ex-maire Roussy, qui avait nié que Roche avait payé son voyage, lorsque l’histoire avait été rapportée dans les médias, au cours des dernières semaines.

Le témoin non identifié a toutefois admis que comme il l’avait soutenu, l’ex-maire Roussy devait au départ y aller à l’invitation de l’Association des ingénieurs-conseils.

Toutefois, les choses auraient changé entre-temps et les autres firmes de génie ont eu des problèmes d’horaire, ce qui fait que seule Roche a défrayé les coûts du voyage.

Le voyage comptait une portion à Saint-Malo et une autre à Paris et avait cours dans le cadre des fêtes du 475e de Gaspé.

Le témoin non identifié répond ici au procureur de la Commission Charbonneau, Simon Tremblay.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11862#1

À l’époque, Roche lorgnait de gros contrats reliés à l’eau potable à Gaspé, un premier à Rivière-au-Renard et deux autres à venir — un potentiel de 20 à 50 millions $ de travaux, soulignent les dirigeants de Roche dans un courriel.  (CIEU FM)

La grande séduction : Roche a sorti le grand jeu pour Gaspé

Un ex-ingénieur de Roche, qui témoigne sous le couvert de l'anonymat, a expliqué à la commission Charbonneau les efforts déployés par sa firme pour tenter d'obtenir de Gaspé deux contrats pour des usines d'eau potable en 2009 en se prêtant à diverses demandes de son maire François Roussy et du directeur général Gaétan Lelièvre. L'histoire avait déjà été révélée en partie par les médias.

Après un an de négociations, une promesse d'investissement de plusieurs milliers de dollars pour la relance du club de hockey de Gaspé, ainsi qu'un voyage tous frais payés en France assorti de billets de hockey au Centre Bell pour M. Roussy, Roche avait finalement pu crier victoire.

« Après un an de stratégie, les planètes sont toutes alignées pour un mandat à Roche de gré à gré, 20 à 50 millions de travaux, pas gagné totalement, mais encore deux semaines et OK », écrivait le 11 mai 2009 le témoin au président de Roche Mario Martel, au vice-président André Côté et au directeur de Roche-Gaspé, Claude Lescelleur.

La conclusion de l'entente était cependant sous réserve que Roche accepte certaines conditions de MM. Roussy et Lelièvre. Ainsi, la firme de génie devait donner une partie du contrat en sous-traitance à trois firmes locales, en plus d'avoir à déposer 4 % des honoraires professionnels qu'elle en tirerait dans un fonds de renouvellement des infrastructures.

« La Ville exigeait 15 % de ristourne, mais on fait comprendre que c'était impossible de donner plus que les profits qu'on peut retirer d'un tel projet. Et tout ça s'est terminé par une ristourne de 4 %, des fois 5 % », a expliqué le témoin.

Le fardeau d'environ 150 000 $ ou 160 000 $ devait cependant être partagé avec les trois autres firmes, Roche en assumant environ la moitié, a-t-il précisé.

« Ils ont mis beaucoup de pression pour négocier quelque chose comme ça qui est, à ma connaissance, à la limite du tolérable. Mais je ne suis pas juriste... » — Le témoin

Le contre-interrogatoire du témoin par l'avocat de la firme Roche a cependant permis d'apprendre que le contrat a finalement été donné en appel d'offres.

Le témoin a convenu que le dossier n'avait finalement pas été donné de gré à gré à Roche, ce qu'il explique par les craintes que suscitaient à la Ville les activités de l'escouade Marteau et les révélations qui se multipliaient à l'époque dans les médias sur la collusion et la corruption au Québec.

Pour l'amour du hockey...

Le témoin a expliqué que cette entreprise de lobbying avait commencé en 2008, alors que la firme venait d'obtenir de Gaspé un important contrat à Rivière-au-Renard, un village incorporé à Gaspé.

Roche avait alors été sollicitée par le maire Roussy pour investir dans la relance du club de hockey local, ce qui a tout de suite été vu comme une opportunité de mettre le pied dans la porte.

« Il est clair qu'une telle intervention serait formidable et donnerait, à mon avis, une clé maîtresse pour discuter en septembre prochain pour les usines d'eau potable », écrivait en juin 2008 le directeur de Roche-Gaspé Claude Lescelleur au témoin.

Le témoin a confirmé au maire, par écrit, que Roche et son partenaire Kwatroe investiraient 26 500 $ sur trois ans dans ce projet de relance de 50 000 $. Selon Claude Lescelleur, c'était l'équivalent de redonner 1 % des honoraires anticipés.

Ce projet n'a cependant pas abouti, a confirmé le témoin en contre-interrogatoire.

Le témoin a par la suite expliqué que le maire François Roussy avait fait un séjour de sept jours en France aux frais de Roche en mars 2009, pour participer à un congrès de génie à St-Malo.

« Roche a assumé la totalité des dépenses », a expliqué le témoin, qui fait état d'un séjour à St-Malo, mais aussi à Paris.

À la défense de M. Roussy, le témoin a précisé que le maire, qui savait bien que Roche avait payé pour lui à Paris, croyait cependant, à tort, que la partie à St-Malo était assumée par l'Association des ingénieurs-conseils de France.

Le témoin a expliqué qu'au départ, l'Association des ingénieurs-conseils du Québec devait payer le billet d'avion de M. Roussy, et que son pendant français devait défrayer son hébergement à Saint-Malo. Le plan a cependant changé lorsque le président de Roche, Mario Martel, a invité le témoin à prendre des vacances par le fait même, et à étendre l'invitation à François Roussy.

À la fin, le maire Roussy est allé en voyage avec le témoin d'un dimanche à un autre, se contentant de participer au congrès de St-Malo le jeudi et le vendredi, faisant l'impasse sur la journée de samedi. « Dans les faits, Roche a payé les billets d'avion de M. Roussy, a payé les chambres d'hôtel. Le voyage a été beaucoup plus long que trois jours. Le voyage a duré 7 ou 8 jours au complet ».

« Je dois préciser par contre que M. Roussy, dans son esprit, le billet d'avion et l'hébergement pour la partie St-Malo étaient assumés par l'Association des ingénieurs-conseils. Ça devait être ça à l'origine », a tenu à préciser le témoin. « Ça ne s'est pas soldé totalement comme lui l'espérait. »

« Il était conscient qu'il venait quand même [que], sur 7 jours, il était conscient qu'il acceptait 4 jours de gratuité sur le bras de Roche. » — Le témoin

Les explications de Roussy

Une copie caviardée du mandat de perquisition utilisé par l'Unité permanente anti-corruption (UPAC) pour saisir des documents au siège social de Roche à Québec, le 29 janvier dernier, avait déjà permis de lever le voile sur les liens entre Roche et la Ville de Gaspé.

On y apprenait que le maire Roussy aurait exigé une ristourne « de 5 % des honoraires engendrés par les contrats dans le fonds de renouvellement des infrastructures » destinée à financer des projets pour la communauté de Gaspé » et qu'il aurait été invité au congrès de Saint-Malo, aux frais de Roche.

En entrevue à Radio-Canada, M. Roussy avait indiqué qu'il était à Saint-Malo en 2009 pour les fêtes entourant le 475e anniversaire de la venue de Jacques-Cartier en Gaspésie. Il affirmait que son billet d'avion et trois chambres d'hôtel avaient été payés par l'Association des ingénieurs-conseils du Québec et que la Ville de Saint-Malo avait ensuite payé ses dépenses.

M. Roussy avait aussi démenti avoir exigé une ristourne à Roche. « Je n'ai jamais demandé une ristourne pour la communauté. J'ai souhaité à ce qu'on réinvestisse dans la communauté. La seule chose qu'on a toujours voulu faire dans nos actions, c'est soutenir le développement économique », avait-il déclaré.

François Roussy, qui est récemment devenu conseiller politique de Gaétan Lelièvre, avait aussi démenti toute demande précise en ce qui concerne la relance du club de hockey.

« C'est sûr qu'on voulait voir une équipe de hockey, mais on n'a jamais fait une commande, pour dire "vous remettez en place une équipe". Qu'il y ait des gens qui commanditent, c'est normal. J'ai souhaité à ce que tous les gens du milieu investissent », s'est-il justifié.

Le témoin affirme avoir donné 2000 $ à un avocat de Drummondville, André Komlosy, pour sa campagne sous la bannière conservatrice dans le cadre des élections de 2008. Il lui a plus tard donné une nouvelle fois 2000 $, cette fois pour le parti de l'ex-mairesse de Drummondville dont il était le gendre.

M. Komlosy est maintenant à l'emploi de la firme SM. Le témoin affirme avoir été remboursé pour ses dons par Pluritec, une firme affiliée à Roche, ce dont M. Komlosy était au courant.

La filière Côté-Lortie à l'œuvre aux Îles-de-la-Madeleine

L'ex-ingénieur de Roche a expliqué plus tôt que sa firme avait pu obtenir de l'information privilégiée sur un dossier aux Îles-de-la-Madeleine grâce aux entrées qu'avait Marc-Yvan Côté au cabinet de la ministre des Affaires municipales.

Ainsi, dès avril 2008, l'ex-ministre libéral avait appris, grâce à ses liens avec son chef de cabinet Bruno Lortie, que le projet d'aqueduc et d'égouts à Cap-aux-Meules obtenait son financement, soit de nombreuses semaines avant que la ministre Nathalie Normandeau ne l'annonce et alors que les fonctionnaires n'avaient pas encore signé les documents.

Le témoin avait déjà souligné la semaine dernière que c'est grâce aux interventions de l'ex-ministre libéral auprès de Bruno Lortie que le ministère avait finalement accordé une subvention.

Partis et firmes de génie, des liens incestueux

Depuis qu'il a été appelé à la barre, le « témoin A » explique les liens incestueux que les partis politiques entretiennent avec les firmes de génie et d'autres firmes de services professionnels pour faire du financement politique.

Il a décrit en détail les stratagèmes utilisés par BPR et Roche pour faire d'importantes contributions politiques aux grands partis provinciaux, tout en prenant soin de maquiller ces dons pour qu'ils semblent avoir été faits par des individus.

Il a notamment confirmé, à l'instar de plusieurs autres témoins, que Bruno Lortie était la porte d'entrée de Marc-Yvan Côté au cabinet du ministère des Affaires municipales. Cet ex-responsable du développement des affaires de Roche et ancien ministre libéral l'appelait à la rescousse lorsqu'un dossier était bloqué au ministère.

M. Côté s'est lui-même décrit comme le « père adoptif » de M. Lortie, qui a été son attaché politique dans le gouvernement Bourassa. Il a déclaré que c'est M. Lortie qui lui a demandé de s'impliquer dans une activité annuelle de financement tenue chaque année à Québec pour le compte de Mme Normandeau.

La semaine dernière, Marc-Yvan Côté a lui-même admis qu'il a confondu ses activités de démarchage au bénéfice de Roche avec ses activités de financement politique au profit de Mme Normandeau dans le dossier de Saint-Siméon, dans Charlevoix.

Il a expliqué avoir invité le maire de la municipalité au souper de financement annuel pour la ministre Normandeau afin qu'il puisse lui faire des représentations au sujet d'une demande de subvention pour un projet d'infrastructures dans lequel Roche était impliqué.

Devant l'insistance de France Charbonneau, il a admis qu'il s'agissait là d'une entorse aux règles d'éthique.

La commission Charbonneau a rendu hommage lundi au commissaire Roderick A.Macdonald, emporté par le cancer à l'âge de 65 ans. La juge France Charbonneau a loué tant sa culture que sa générosité, son sens de la justice et son courage devant l'adversité. (Radio-Canada)

Affaire Chevarie: le PQ appelle à la transparence

Le critique de l’opposition officielle en matière d’éthique et de déontologie, Stéphane Bergeron, se déclare préoccupé par les informations troublantes qui circulent au sujet du député des Îles, depuis quelques semaines.
Selon les révélations de la Commission Charbonneau, le comité électoral de Germain Chevarie a bénéficié d’un appui illégal de cinq mille dollars de la firme d’ingénieurs Roche, en 2008, pour commander un sondage biaisé de sorte à manipuler l’opinion publique.
Le député péquiste de Verchères s’étonne du mutisme du premier ministre Couillard, à ce sujet :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/3013333-affaire-chevarie-le-pq-appelle-a-la-transparence?redirect=%2F

Stéphane Bergeron se demande également comment il est possible que Germain Chevarie n’ait pas été au courant des manigances de son entourage immédiat, au mépris des lois électorales :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/3013333-affaire-chevarie-le-pq-appelle-a-la-transparence?redirect=%2F

Cela dit, nul n’est coupable à moins de preuve du contraire, de souligner le critique de l’opposition officielle en matière d’éthique et de déontologie.
Stéphane Begeron n’en appelle pas moins le chef libéral à se distancier de son député des Îles, jusqu’à ce qu’il fasse la lumière sur les allégations de malversation qui le concernent. (CFIM)

Chevarie maintient sa confiance en son équipe de 2008

Le député des Îles à l’Assemblée nationale affirme qu’il n’était pas au courant des stratagèmes illégaux de son équipe électorale pour favoriser son élection en 2008.
Il dit n’avoir jamais eu connaissance de la commande d’un sondage biaisé pour influencer l’opinion publique, ni du versement d’une somme de cinq mille dollars, de la part de la firme Roche, pour le financer :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/3013597-chevarie-maintient-sa-confiance-en-son-equipe-de-2008?redirect=%2F

Germain Chevarie qui dit néanmoins se rappeler de ce sondage, ne croit pas qu’il ait influencé le vote des Madelinots en sa faveur :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/3013597-chevarie-maintient-sa-confiance-en-son-equipe-de-2008?redirect=%2F

Selon le témoin de Roche à la Commission Charbonneau, Germain Chevarie tirait de l’arrière dans la campagne électorale de 2008, lorsque le sondage dirigé a été mené pour renverser la vapeur.
Le candidat libéral a finalement remporté l’élection par 316 voix de majorité, contre Jeannine Richard. (CFIM)

500 $ pour rencontrer Jean Charest?

Le Parti libéral du Québec aurait chargé 500$ par tête pour rencontrer en privé le premier ministre, Jean Charest, en marge de l'ouverture du Musée de la Gaspésie à Gaspé, en 2009.

C'est du moins ce qu'a mentionné ce matin devant la Commission Charbonneau un ex-ingénieur de Roche et de BPR qui témoigne sous le sceau de la confidentialité. Selon les correspondances présentées en preuve en lien avec ces allégations, l'ancien directeur général du bureau de Roche à Gaspé, Claude Lescelleur, aujourd'hui décédé, aurait écrit au vice-président que le PLQ aurait offert des rencontres privées avec M. Charest en échange de 500$ par personne.

Une proposition offerte à l'occasion de la réouverture du Musée en septembre 2009, après d'importants travaux d'agrandissement. (CHNC)

L'ex-chef de cabinet de Normandeau témoigne à la commission

L’ex-chef de cabinet de Nathalie Normandeau, Bruno Lortie, témoigne aujourd’hui à la commission Charbonneau.

 

Il a mené les campagnes de financement de l’ancienne ministre de 2003 à 2011. Bruno Lortie et l’ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté, qui a travaillé pour Roche de 2004 à 2011,  sont très proches. Comme des frères, selon Bruno Lortie. Rappelons qu’un ex-ingénieur de Roche a affirmé hier que la relation privilégiée entre les deux hommes a permis de faire avancer certains dossiers pour la firme de génie. Aujourd’hui à la Commission on tente d’en apprendre davantage sur ces allégations, mais rien de nouveau pour le moment.  (CHAU TVA)

Au coeur du financement de Nathalie Normandeau avec Bruno Lortie

L'ex-chef de cabinet de Nathalie Normandeau a convenu avoir organisé entre 2003 et 2010 les événements de financement annuels de la ministre. Bruno Lortie s'appuyait sur ses amis Marc-Yvan Côté de Roche et Christian Côté de Dessau pour l'organisation respective des cocktails tenus chaque année à Québec et Montréal.

M. Lortie a expliqué que Nathalie Normandeau avait des objectifs de financement à atteindre, fixés par le PLQ, et que ces événements servaient à combler la différence avec le financement qui venait de sa circonscription gaspésienne.

Mme Normandeau, qui pouvait ramasser quelque 25 000 $ dans sa circonscription, devait donc trouver la même somme pour un total de 50 000 $, alors qu'elle était ministre déléguée au Tourisme (2003-2005). L'objectif est passé à 100 000 $ lorsqu'elle est devenue ministre aux Affaires municipales (2005-2009).

M. Lortie a reconnu que parmi les invités aux cocktails se trouvaient notamment des représentants des firmes Roche, BPR et SNC-Lavalin ainsi que des maires, mais il soutient qu'ils étaient choisis par ses organisateurs et que lui-même ne se mêlait pas de cet aspect.

Il remettait tout au plus à la ministre la liste des invités, obtenue de ses organisateurs, la veille de l'évènement, sans plus de commentaire.

Bruno Lortie soutient pour sa part n'avoir jamais fait de sollicitation, et précise qu'il arrivait que Violette Trépanier et Marcel Leblanc, deux responsables du financement au PLQ, mettent aussi la main à la pâte pour trouver les 30 à 40 invités souhaités par cocktail.

L'ex-chef de cabinet de la ministre a expliqué qu'il s'agissait généralement toujours des mêmes invités et que, règle générale, ces derniers ne parlaient pas spécifiquement de dossiers avec la ministre.

« Moi je vous dis que règle générale, on ne nous parlait pas de dossiers.  » — Bruno Lortie

« Je ne vous dis pas qu'il n'est peut-être pas arrivé que quelqu'un nous parle de son projet qu'il a à telle place, mais spécifiquement de dossiers ? Il se peut que la ministre ait été sensibilisée à un projet précis : je ne suis pas capable de nier ou de confirmer », a-t-il nuancé, ajoutant : « Est-ce qu'un maire a pu nous parler d'un dossier, fort probable. Honnêtement, fort probable ».

Il a reconnu par ailleurs qu'il était arrivé une fois, tout au plus - au meilleur de ses souvenirs - que la ministre remette à un maire présent une lettre d'intention confirmant une subvention d'infrastructure, soit à la mairesse de Boisbriand.

« Il est arrivé à une occasion où elle a remis une enveloppe. Mais elle n'a pas fait d'annonce comme (…) Je fais référence à Boisbriand. » — Bruno Lortie

M. Lortie a soutenu que le « financement, c'était juste un ajout à mes tâches », et que cette activité lui « plaisait autant qu'un trou de balle dans la tête ».

Lortie contredit Zambito

Bruno Lortie a par ailleurs reconnu que l'entrepreneur Lino Zambito l'avait approché pour organiser un cocktail, mais il soutient que ce dernier se proposait d'amasser 100 000 $ pour le PLQ, et pas spécifiquement pour la ministre Normandeau - qui en sera néanmoins l'invitée d'honneur.

L'ex-chef de cabinet de la ministre Normandeau soutient que dès que l'ex-entrepreneur d'Infrabec l'a approché, il l'a dirigé vers Violette Trépanier. Il soutient d'ailleurs que c'est le PLQ qui a pris l'événement en charge et que, « dans la tête de Mme Trépanier, cet argent-là n'allait pas dans le comté de Mme Normandeau : ça restait au parti ».

Lors de son témoignage, Lino Zambito avait précisément dit que le cocktail qu'il avait organisé était pour Nathalie Normandeau.

« J'ai toujours vu Marc-Yvan Côté comme mon grand frère »

Marc-Yvan Côté, qui a travaillé pour la firme Roche de 1994 à 2011 a reconnu devant la commission qu'il était « capable d'avoir de l'information » sur des dossiers qui intéressaient la firme Roche par son ami Bruno Lortie, mais s'est défendu d'avoir jamais obtenu de « l'information privilégiée ».

Pour sa part, Bruno Lortie n'a pas hésité à reconnaître sa grande proximité avec le vice-président de Roche Marc-Yvan Côté, dont il avait été l'attaché politique alors que ce dernier était ministre.

Il convient donc, comme d'autres en ont témoigné devant la commission, que ce dernier l'appelait pour savoir où en étaient rendus certains dossiers. Il admet avoir aussi pu avoir rencontré des personnes à sa suggestion.

Les témoignages d'un ex-ingénieur de Roche, fait sous le couvert de l'anonymat, et de l'ex-vice-président de Roche André Côté, ont cependant permis de préciser que, dans les faits, cette relation privilégiée entre les deux hommes avait contribué à débloquer le financement pour plusieurs dossiers d'infrastructures municipales défendus par Roche auprès du ministère.

Devant la commission Charbonneau, l'ex-vice-président principal au développement des affaires de Roche, Marc-Yvan Côté, a admis avoir été impliqué entre 2004 et 2009 dans le financement du cocktail annuel à 1000 $ le billet qu'organisait son ami Bruno Lortie au profit de la ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau.

Son rôle, a-t-il tenu à préciser, se limitait à trouver des invités, disant avoir, par ces efforts, réussi à amasser entre 10 000 $ et 15 000 $ annuellement pour la ministre. Il mettait aussi à contribution André Côté et France Michaud de Roche, qui ont déjà admis devant la commission leur rôle dans le financement politique.

Selon Marc-Yvan Côté, ces cocktails étaient au cœur de la stratégie de financement de l'ex-ministre pour atteindre l'objectif de 100 000 $ par année établi par le PLQ pour les ministres libéraux.

Un urbaniste longtemps au service de la firme Dessau, Christian Côté, a lui aussi dit avoir aidé M. Lortie à trouver des invités pour ces cocktails entre 2005 et 2008. La commission a présenté en preuve une liste de représentants d'entreprises ayant acheté des billets pour le cocktail de 2005 et de maires y ayant été invités, liste envoyée par Christian Côté à Bruno Lortie à la veille de l'événement.

La stratégie, a-t-il expliqué, était de solliciter la présence de maires que l'on savait souhaitée par ces entrepreneurs, et qui assumaient alors le prix de leurs billets.

Lortie « en menait large » au cabinet

Le témoignage d'un ex-attaché politique de Nathalie Normandeau, Michel Bienette, a aussi permis d'apprendre que M. Lortie, « en menait large » au ministère des Affaires municipales et que la ministre avait en lui une « confiance » « peut-être à la limite du raisonnable ».

Son témoignage a notamment permis de faire ressortir que Bruno Lortie recevait à son bureau au ministère, en tête-à-tête, André Côté de Roche, Charles Meunier de BPR et Christian Côté de Dessau, des firmes qui représentaient alors 95 % de l'ensemble des municipalités dans les quelque 1500 dossiers sur la table à l'époque.

Ces individus, a-t-il ajouté, lui remettaient des listes de projets en attente de subventions des Affaires municipales.

M. Binette croit par ailleurs possible que M. Lortie ait pu retarder, dans quelques cas, des dossiers qui n'avaient pas, par exemple, la bonne couleur politique, ce qu'a cependant rejeté du revers de la main Vincent Lehouillier, un autre attaché politique aussi interrogé par la commission.

Brève biographie de Bruno Lortie

Bruno Lortie s'est présenté comme un militant libéral de longue date qui, dès 1986, se met au service du gouvernement de Robert Bourassa comme attaché politique du ministre Marc-Yvan Côté. Il est resté à ses côtés jusqu'à son départ en janvier 1994. Il est alors brièvement chef de cabinet de Gaston Blackburn.

Il a travaillé par la suite à la permanence du Parti libéral du Canada à Québec de 1997 à 2003. Il est alors sollicité par le cabinet de Jean Charest pour devenir le chef de cabinet de Nathalie Normandeau, ministre déléguée au Tourisme et aux Régions. Il continue à être son chef de cabinet lorsqu'elle est nommée aux Affaires municipales, portefeuille qu'elle va détenir jusqu'en 2009. Il la suivra alors aux Affaires gouvernementales et quittera la politique en même temps qu'elle, en 2011. Il se retrouve alors chez Hydro-Québec mais est rapidement remercié et travaille depuis à son compte.  (Radio-Canada)

Le PQ s'indigne devant la nomination de mini-députés

Si le député péquiste de Bonaventure s’est peu indigné de la nomination d’un mini-député dans son comté, l’élue péquiste Lorraine Richard y voit un détournement de démocratie.

Dans le quotidien Le Soleil ce matin, la députée de Duplessis et celui de Rimouski dénonceny cette manœuvre de 2 ministres libéraux, d’avoir nommé 3 candidats défaits aux dernières élections comme agents de liaison dans les circonscriptions où ils ont été battus.

En effet, le ministre responsable de la région, Jean D’Amour, a nommé comme bras droit, le candidat libéral défait dans Bonaventure, Damien Arsenault et celle dans Gaspé, Annie St-Onge.

Le ministre Yves Bolduc a nommé Laurence Méthot attachée politique régionale pour dossiers de la Côte-Nord. La députée Lorraine Richard promet qu’elle ne collaborera pas avec cette représentante libérale.

Le député péquiste de Rimouski, Harold Lebel admet qu’il a, lui-même, été recruté par le cabinet de Jacques Parizeau, lors de sa propre défaite, en 1994. Mais il a été nommé à Québec et il y a eu des sous-ministres en régions, qui provenaient de filière péquiste, mais n’était pas des agents politiques.

Un élu de la Côte-Nord, qui refuse de se faire identifier, cite l’exemple suivant : Vous êtes maire d’une petite municipalité. Vous avez un dossier important. Vous faites affaire avec la députée, qui se trouve dans l’opposition, mais l’agent de liaison libéral risque de ne pas être content et de retarder le dossier. Ou encore, vous passez par le bras droit du ministre régional et la députée est en colère.

Lors de sa nomination au début mai, Damien Arsenault avait refusé d’émettre un commentaire.  (CIEU FM)

Mario Beaulieu ne fait pas l’unanimité en Gaspésie

Cette fin de semaine les 19 000 militants du Bloc Québécois ont élu Mario Beaulieu comme chef. Un choix que plusieurs considèrent controversé en raison de ses opinions plutôt arrêtées sur la question de la protection du français. Gaspé compte 3500 anglophones et 14 000 francophones. Nous sommes allez prendre le pouls de chacune des communautés.

 

Les militants ont fait leur choix. Mario Beaulieu est le nouveau chef du Bloc Québécois. Les critiques arrivent de toute part, en commençant par celles de  l’ancien chef Gilles Duceppe qui ne s’est pas gêné pour le dépeindre comme un radical. Mais ici, à Gaspé, Mario Beaulieu, le pur et dur, est plutôt inconnu lorsqu’on interroge les gens dans la rue.

 

« J’ai entendu aux nouvelles, mais je ne le connais pas plus que ça»

« De mémoire non je ne connais pas»

« Non ça ne me dit rien pantoute »

 

20% de la population entre coin du banc et Petite Vallée est anglophone. Une communauté qui préfère ne pas déterrer la hache de guerre.  Pour eux, le Bloc Québécois fait partie du passé, mais les débats politiques lors de leur ascension au pouvoir ont laissé des marques profondes. Certains commerçants craignent de parler à la caméra par peur que cela nuise à leurs ventes.

 

« I can see where they are going the want to protect the language and i am 100% behind that. What I disagree with is the way they are going about it.” Nous disait ce propriétaire de commerce.

 

« Il semble être un homme bien correct, mais d’après moi ça n’ira pas bien loin. » Avançait cet homme interrogé.

 

Certains francophones, comme ce passant, estiment plutôt que Mario Beaulieu apportera de la stabilité à un parti qui en a grandement besoin.

 

«J’ai le goût de dire que c’est une bonne chose qu’on sait où le Bloc Québécois veut en venir. Depuis quelques années il m’apparaît, ça balance… ils ne sont jamais trop certains.  »

 

Le nouveau chef bloquiste disait ne pas vouloir siéger à la chambre des communes avant les élections de 2015. D’ici là Mario Beaulieu aura beaucoup de travail à faire pour mobiliser et unir ses troupes qui sont divisées après cette déchirante course d’un an. (CHAU TVA)

Nouvelles infirmières au centre de santé

Le Centre de santé et de services sociaux de la Baie-des-Chaleurs accueillera 22 nouvelles infirmières cette année.

À la fin du mois de mai, les finissantes et finissants en technique de soins infirmiers du cégep de Carleton terminaient leur formation.

Ce projet a vu le jour en 2011 en collaboration avec le centre de santé et a permis d’accueillir 8 nouvelles infirmières.

De ce groupe, 3 nouvelles recrues ont profité du soutien offert aux infirmières auxiliaires déjà à l’emploi de l’organisation.

Au total cette année, le CSSS accueillera 15 nouvelle candidates infirmières comparativement à 8 en 2013.

L’objectif de doubler son recrutement a donc essentiellement été atteint.

Avec les 7 infirmières recrutées depuis janvier, c’est donc un total de 22 nouvelles infirmières qui joignent l’équipe du centre.

La direction affirme que l’organisation récolte aujourd’hui les fruits du partenariat établis avec le cégep de la Gaspésie, l’UQAR, l’Agence de santé et le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeute, pour augmenter l’offre de formation dans la région.

Plusieurs finissantes peuvent aussi profiter de la formation au baccalauréat en soins infirmiers, qui se donne à New Carlisle pour poursuivre leur scolarité tout en travaillant pour le CSSS. (CIEU FM)

 
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