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Revue de presse du 4 juin 2014
Mercredi, 04 Juin 2014 10:22

La CRÉ injecte des millions

La Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-îles investit plus de 2,5 M$ dans une trentaine de projets.

Dans Avignon, près de 234 000$ sont injectés dans l'aménagement forestier, 40,000$ en prévention des bris, la même somme va au sentiers de véhicules hors routes et 30 000$ sont destinés pour l'acquisition d'un statut de réserve faunique pour la rivière Restigouche. Dans Bonaventure, l'aménagement forestier reçoit près 190 000$, 25 000$ vont à la Côte-de-Gaspé, et 95 000$ en Haute-Gaspésie.

Par ailleurs, 62 000$ sont investit dans le développement du domaine skiable hors piste dans la Côte-de-Gaspé et 38 000$ pour l'amélioration des accès principaux aux plans d'eau de rivières. Dans Rocher-Percé, le secteur forestier touche plus de 63 000$ et 280 000$ vont à l'optimisation du sentiers de VTT. (CHNC)

Réseau des CRÉ du Québec : Nomination d’un nouveau porte-parole

Réunis à Montréal le 30 mai dernier, les membres du Réseau des CRÉ du Québec ont élu M. Jean-Maurice Matte, président de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Abitibi-Témiscamingue ainsi que préfet de la MRC de La Vallée-de-l’Or et maire de Senneterre, comme nouveau porte-parole. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, M. Matte sera assisté de deux collègues, également membres du comité de coordination du Réseau des CRÉ du Québec, à savoir Mme Manon Barbe, présidente de la CRÉ de Montréal, et M. Maurice Sénécal, président de la CRÉ de la Chaudière-Appalaches.

Les conférences régionales des élus travaillent activement au développement du Québec par des interventions adaptées à leur territoire respectif. « Fortement ancrées dans leurs milieux, elles prennent une part active à diverses initiatives structurantes pour le développement de toutes les régions du Québec. Je souhaitais donc, en acceptant de jouer le rôle de porte-parole du Réseau, franchir une étape de plus dans mon implication pour le développement du Québec, en prolongeant mon action en Abitibi-Témiscamingue à l’ensemble des territoires. C’est un grand privilège pour moi et un honneur de porter la voix de mes 18 collègues auprès du gouvernement du Québec », indique M. Matte. Rappelons que M. Matte avait aussi agi à titre de président de la CRÉ de l’Abitibi-Témiscamingue lors de la mise en place des conférences régionales au Québec en 2004.

« C’est en partie le climat de travail qui s’est instauré au fil des dernières années qui a motivé mon choix. Le fait de pouvoir agir aux premières loges d’un réseau de collaboration avec le gouvernement figure aussi parmi les raisons qui ont mené à ma décision », précise-t-il.

À la veille du dépôt du budget du gouvernement du Québec, le Réseau des CRÉ tient à réitérer que toutes les régions ont besoin de ressources suffisantes pour développer leurs territoires. « Dans le contexte budgétaire actuel, soutenir et appuyer les initiatives terrain dans chacune des régions est un très bon investissement. Les CRÉ sont des outils de développement régional incontournables », considère M. Matte. Le Réseau réitère ainsi au premier ministre ainsi qu’au ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire tout son soutien. Il mettra à contribution sa connaissance fine des milieux et son expertise pour accompagner le gouvernement dans la définition et la mise en place des stratégies gouvernementales en matière d’occupation du territoire, d’économie et de développement régional, de création d’emplois et de révision des programmes. Selon M. Jean-Maurice Matte, en tant qu’interlocutrices privilégiées du gouvernement du Québec en matière de développement des territoires, les CRÉ doivent être associées aux discussions à venir, afin d’adapter le tout aux réalités des diverses régions du Québec.

À propos du Réseau des conférences régionales des élus (CRÉ) du Québec

Le Réseau des CRÉ du Québec regroupe 19 conférences régionales des élus. Il met en relief la nécessité d’une intervention gouvernementale qui prend en compte les réalités vécues dans chacun des milieux. Il milite en faveur d’une action régionalisée et de la participation de toutes les CRÉ comme interlocutrices privilégiées du gouvernement pour les questions touchant le développement régional. (Communiqué de presse)

Les attentes sont grandes envers le budget du gouvernement Couillard qui sera déposé en fin de journée.

Plusieurs dossiers majeurs en Gaspésie sont en ce moment en attente de financement de la part de Québec.

Le président de la Conférence régionale des élus, Daniel Côté, espère que le budget réservera des montants pour la réfection du tronçon ferroviaire et pour le Fond de développement régional :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11809#1

Daniel Côté s’attend aussi à des retombées pour la région avec le projet de Stratégie maritime dévoilé par le Parti libéral en campagne électorale :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11809#1

Enfin, le président de la CRÉ espère que les libéraux tiendront leurs engagements électoraux envers le plan de relance soutenu par le gouvernement précédent qui renferme les priorités spécifiques de la Gaspésie.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Attentes budgétaires élevées dans l'Est du Québec

Même si le gouvernement libéral a déjà confirmé le projet de construction d'une cimenterie à Port-Daniel-Gascon, en Gaspésie, et qu'il n'a pas fermé la porte à l'exploitation pétrolière sur l'île d'Anticosti, les demandes demeurent nombreuses tant en Gaspésie que sur la Côte-Nord et au Bas-Saint-Laurent.

À la veille du dépôt du premier budget du gouvernement Couillard, le maire de Rimouski et ex-président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, souhaite que les municipalités obtiennent la marge de manoeuvre nécessaire pour réaliser leurs projets d'infrastructures.

Les municipalités, dit-il, en ont assez de se faire dicter quels projets de construction elles doivent oui ou non réaliser. Si elles n'obtiennent pas plus d'argent, elles veulent au moins déterminer elles-mêmes leurs projets d'infrastructures prioritaires.

« On sait que depuis 2008, l'ensemble des municipalités du Québec investit bon an mal an 4,3 milliards en infrastructures, souvent dans des projets dictés par les programmes qui sont élaborés par des fonctionnaires. [...] On souhaite avoir la possibilité d'investir dans ce qu'on juge prioritaire. C'est l'attente principale que j'ai », affirme Éric Forest.

Sur la Côte-Nord, les élus espèrent une relance économique avec la création de la Société du Plan Nord, une mesure de croissance économique promise par Philippe Couillard lors de la dernière campagne électorale.

La création de la Société du Plan Nord est attendue par les gens de la Côte-Nord, mais aussi par de nombreux travailleurs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie qui pourraient également en profiter.

« On doit avoir un fonds de diversification ici, pour le milieu. Il faut qu'une partie de ces redevances reste dans le milieu et permette de développer et de diversifier notre économie », affirme la présidente de la Jeune Chambre de commerce de Sept-Îles, Manon Langlois.

En Gaspésie, les attentes se situent notamment au niveau des transports, de la stratégie maritime et des fonds régionaux. « On entend beaucoup parler de stratégie maritime. C'est très bien, mais combien de sous vont être rattachés à cette politique-là », s'interroge le président de la Conférence régionale des élus (CRÉ) Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Daniel Côté. « L'autre élément qu'on va surveiller, c'est le fonds de développement régional, le fonds principal de la CRÉ qui a été amputé de 1 million de dollars. »

Commission scolaire de l'Estuaire

Selon la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), le premier budget du gouvernement de Philippe Couillard doit comprendre un montant de 300 millions de dollars pour couvrir les frais de système des commissions scolaires.

Pour sa part, la Commission scolaire de l'Estuaire souhaite que le ministère de l'Éducation soutienne davantage les élèves vulnérables. « Ça fait plusieurs années que la Commission scolaire de l'Estuaire investit beaucoup plus que ce qui nous est alloué par le ministère, justement pour donner des services adéquats à notre clientèle EHDAA [Élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage]. Le bon message qu'on reçoit de notre ministre, c'est que cette clientèle-là est sa priorité », explique la présidente de l'organisation, Ginette Côté.

Comme les libéraux ont placé l'éducation parmi leurs priorités, la FCSQ demande que le financement soit au rendez-vous, afin de ne pas affecter les services aux élèves.  (Radio-Canada)

Veille de budget, les attentes sont nombreuses

Mercredi sera un moment clé du gouvernement Couillard. Le dépôt du premier budget de son administration deux mois après son élection.

Il sera rendu public à 16h00 mais déjà, les analystes s’attendent à des compressions importantes. Des coupes, qui pourraient aussi avoir un impact dans les régions.

Nous avons voulu prendre le pouls de certains organismes particulièrement actif dans la région en commençant par le directeur de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs.  Maurice Quesnel s’attend à quelques mesures ciblées pour la Gaspésie :

 

« Je m’attend aussi à beaucoup d’aide pour la relance économique et l’emploi. Je sais qu’ils parlent déjà de certains projets pour la foresterie, le tourisme en tant que tel.»

 

Jean D’Amour, le ministre responsable de la région lui a donné raison hier, en marge de la conférence de presse à Port-Daniel Gascon, Il a évoqué l’idée d’un budget où les Gaspésiens y trouveront leur compte : « Il y aura probablement des réponses dans le budget, toute la question du tourisme maritime, tout le volet des pêches...il y a toujours des projets concrets, sur lesquels je vais élaborer un peu plus tard. J’aurai d’autres annonces à faire, notamment en matière de forêt.

 

Enfin ici à Carleton, le maire Denis Henry,  sans surprise,  aimerait voir son enveloppe bonifiée. Ce qui pourrait être fait, entre autre, par versement de la TVQ aux municipalités. Ce qui était le cas par le passé :

 

« On sait que notre citoyen, c’est lui qui paye directement pour tous les services qu’on offre à la population. Et nous ce qu’on voudrait c’est alléger sa facture, sa facture de taxation.»

 

Sur  la question du budget, nous vous invitons à répondre à notre question de la semaine (CHAU TVA)

Budget provincial : l'UMQ propose des mesures structurantes

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) souhaite que le budget déposé par le gouvernement du Québec mercredi réponde aux attentes du milieu municipal. Les municipalités sont des partenaires incontournables d'une prospérité durable du Québec, car en plus d'investir plus de 16 milliards de dollars dans l'économie québécoise, elles créent les milieux de vie attractifs et accueillants dont le Québec a besoin pour l'implantation de nouvelles entreprises et le développement de la main-d'œuvre. « Nous sommes conscients de l'état des finances publiques et c'est pourquoi nous tendons la main au gouvernement pour la mise en œuvre d'un partenariat Québec-municipalités inspiré du Livre blanc municipal. Par ailleurs, nous souhaitons des mesures structurantes à long terme, notamment en matière d'infrastructures municipales, de l'Entente fiscale et financière, du financement du transport collectif, des régimes de retraite des employés municipaux et des redevances en matière de ressources naturelles », a déclaré la présidente de l'UMQ et mairesse de Sainte-Julie, madame Suzanne Roy.

L'UMQ réitère au gouvernement ses priorités à court terme :

Régimes de retraite
L'UMQ rappelle l'urgence de la situation et l'importance de déposer un nouveau projet de loi rapidement. Ce projet de loi devra établir des balises précises devant encadrer la restructuration des régimes de retraite des employés municipaux et orienter les négociations qui suivront. Elle insiste également sur l'importance de respecter la capacité de payer des citoyens en limitant le coût des régimes

Entente Québec-municipalités
À l'aube des prochaines négociations, l'UMQ souhaite que la prochaine entente Québec-municipalités jette les bases à la réforme fiscale et financière proposée par le Livre blanc municipal, notamment en permettant une diversification des sources de revenus des municipalités et un réel partage des fruits de la croissance avec elles. Trente ans après la réforme de 1980, il est grand temps de donner aux municipalités les outils dont elles ont besoin.

Infrastructures
Le prochain budget permettra par la suite au gouvernement de déposer son Plan québécois des infrastructures (PQI). Pour l'UMQ, il doit mieux tenir compte des besoins municipaux. Une récente étude de Deloitte - E&B Data démontre que les besoins dans les infrastructures municipales sont immenses et que leur déficit est de plus de 34 milliards de dollars. L'UMQ rappelle que 58 % des infrastructures publiques au Québec relèvent du palier municipal alors que le PQI ne consacre que 8 % de son cadre financier à celles-ci. L'UMQ demande au gouvernement un rééquilibrage dans ce domaine dans le prochain budget.

De plus, le programme de la Taxe sur l'essence (TECQ) est échu depuis le 31 décembre 2013 alors que le Fonds Chantiers Canada-Québec (FCCQ) est échu depuis le 31 mars 2014, et ce, au moment où les municipalités amorcent leur saison de construction. L'UMQ souhaite une signature rapide des ententes liées à ces programmes.

Par ailleurs, bien que les municipalités du Québec soient celles qui connaissent le mieux leurs besoins et priorités, elles demeurent exclues de la conception des programmes leur étant destinés. Tout en réclamant de nouveau une voix à la table de négociation à l'instar des municipalités des autres provinces canadiennes, l'UMQ souhaite que les prochains programmes élargissement la catégorie des infrastructures visées par ceux-ci.

Financement du transport collectif
L'UMQ souligne que les besoins sont déjà immenses et risquent d'augmenter pour atteindre les objectifs gouvernementaux en matière de réduction des gaz à effet de serre. Au moment où les municipalités assument déjà plus de 34 % de la facture, la politique d'austérité du gouvernement ne doit pas se faire sur le dos des municipalités. L'UMQ souhaite que le gouvernement maintienne son niveau de contribution.

À propos de l'UMQ
Depuis sa fondation en 1919, l'UMQ représente les municipalités de toutes tailles dans toutes les régions du Québec. Elle a pour mission de promouvoir le rôle fondamental des municipalités dans le progrès social et économique de l'ensemble du territoire québécois et de soutenir ses membres dans la construction de milieux de vie démocratiques, innovants et compétitifs. Sa structure, qui regroupe ses membres en caucus d'affinité : municipalités locales, municipalités de centralité, cités régionales, grandes villes et municipalités de la Métropole, est l'expression de toute la diversité et de la solidarité municipale. Ses membres représentent plus de 80 % de la population et du territoire du Québec.  (Communiqué de presse)

Abolition des directions régionales

L'abolition de la direction du ministère de l'Éducation de la Gaspésie-les-Îles-Bas-St-Laurent aura des répercussions majeures, selon le Syndicat de la fonctions publique du Québec.

Le premier ministre Philippe Couillard met en application l'une de ses promesses phares faites en campagne électorale. Ainsi, les directions régionales seront abolies dès septembre prochain, ce qui représente 15 pertes d'emplois à Rimouski chez les fonctionnaires qui seront, pour certains, transférés dans d'autres ministères, confirme la présidente régionale du SFPQ, Hélène Chouinard.

Une décision qui met un terme à un service public qui était fort utile pour les parents d'élèves aux prises avec des difficultés. D'autant plus qu'une centralisation des pouvoirs n'aidera en rien, ajoute Mme Chouinard. (CHNC)

La Commission des transports du Québec tiendra des audiences publiques sur les demandes de réduction de services d’Orléans Express.

Le transporteur veut seulement garder deux aller-retour par jour en Gaspésie au lieu des six existants en plus de cesser de desservir le secteur de Percé.

La commission base sa décision sur le nombre important de commentaires reçus de plusieurs régions du Québec qui sont touchées par les demandes d’Orléans Express.

Le directeur des communications, Guy Maillot.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Les audiences devraient débuter en septembre.
Pour l’instant, Orléans doit continuer d’offrir le même service en attendant une décision de la Commission des transports sur ses demandes.

Guy Maillot affirme que le verdict de la commission se basera sur les commentaires reçus lors des audiences, mais aussi sur rentabilité du transporteur vis-à-vis les circuits qu’il opère.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

La Commission de transport du Québec ne peut mentionner pour l’instant les régions qui seront visitées par les audiences publiques ni la durée de ces dernières.
Les personnes qui veulent soumettre des commentaires sur les demandes d’Orléans Express ont jusqu’au 9 juin prochain pour le faire sur le site internet de la commission ou par courrier. (Radio Gaspésie)

Orléans Express plombé par le covoiturage favorisé par Internet

Le modèle québécois de transport interurbain est désuet, selon Keolis Canada. La multinationale propriétaire des autobus Orléans Express demande la permission d'abandonner des routes pour mieux les confier aux autorités régionales et réclame urgemment une aide indirecte de l'État pour endiguer ses pertes. «Le statu quo n'est plus une option», martèle son président, Denis Andlauer.

Keolis a déposé en mai une requête de modification de desserte auprès de la Commission des transports du Québec (CTQ). Il est suggéré de rayer complètement des trajets vers Percé, La Tuque, Thetford Mines et Victoriaville et de diminuer le nombre de départs sur plusieurs autres routes régionales tout en préservant le corridor Québec-Montréal, le plus payant.

Le principe de l'«interfinancement» guide l'organisation du transport interurbain au Québec depuis des décennies. Les transporteurs se voient confier un monopole sur une route lucrative, mais doivent en échange desservir des régions éloignées où la rentabilité est plus difficile. Orléans Express exploite ainsi la ligne Québec-Montréal, qui finance le service dans le centre et l'est de la province. Ou plutôt finançait.

En entrevue éditoriale au Soleil, mardi, le président de Keolis Canada a sorti de sa poche de veston le petit appareil qui plombe ses résultats financiers : un téléphone intelligent. Grâce à Internet, désormais accessible partout, la clientèle naturelle des autobus s'est tournée vers le covoiturage, constate-t-il.

Concurrence pas chère

En l'espace de quelques clics, étudiants et travailleurs peuvent désormais réserver un siège dans l'automobile d'un particulier et franchir les 250 kilomètres séparant la métropole et la capitale pour 15 à 20 $. Le même trajet coûte environ 50 $ plus taxes en autocar. C'est «trop cher», de l'aveu même de M. Andlauer, qui se dit forcé de maintenir de tels prix pour soutenir ses parcours régionaux.

VIA Rail, transporteur ferroviaire subventionné par le fédéral, offre aussi des rabais alléchants entre Québec et Montréal.

Même en dehors des grands centres, Keolis doit composer avec une nouvelle concurrence, celle des transporteurs régionaux financés par les MRC. Autour de Québec, il y en a dans Portneuf, Lotbinière et sur la Côte-de-Beaupré. La Gaspésie et la Mauricie sont aussi très bien organisées.

«Le modèle s'est complètement brisé» entre 2009 et 2013, conclut le grand patron d'Orléans Express.

Il n'ose pas réclamer la déréglementation totale, car ses effets sont subis et pervers. Les transporteurs délaissent alors les routes régionales, peu ou pas rentables, pour se faire la guerre sur les tronçons où des profits sont encore possibles. C'est ce qui se passe en Alberta et aux États-Unis.

Fini les «runs de lait»

Pour rompre rapidement avec des pertes de 500 000 $ par mois, M. Andlauer avance plutôt un bouquet de mesures.

D'abord, la rationalisation des routes, qu'il estime incontournable, devrait se faire en collaboration avec les autorités régionales, selon lui. Des navettes financées par les MRC et les conférences régionales des élus (CRE) pourraient ainsi rabattre les clients vers des plaques tournantes (hubs) régionales.

Marc-André Varin, vice-président développement des affaires, marketing et communications de Keolis Canada, parle d'éliminer ainsi les «runs de lait» qui déplaisent tant aux clients.

Des discussions ont déjà été entamées en ce sens, avant même le dépôt de la requête de modification de desserte, mais le nombre important d'interlocuteurs rend l'exercice complexe. Ces derniers jours, des maires ont d'ailleurs dénoncé publiquement la proposition d'Orléans Express.

Denis Andlauer avance aussi la possibilité d'exploiter des tronçons moins fréquentés à contrat. Le donneur d'ouvrage encaisse alors tous les revenus, paie le transporteur à un tarif horaire convenu d'avance et... essuie les pertes. Il faudrait pour cela des subventions provinciales, car les autorités locales n'ont pas les moyens de ramasser la facture.

Le gouvernement pourrait aussi financer directement des routes moins payantes, supprimer les taxes sur les billets ou encore diminuer les frais d'utilisation de la gare d'autocars de Montréal, énumèrent les dirigeants de Keolis Canada.

Ceux-ci promettent de ne pas mettre d'argent dans leurs poches au-delà de la marge de profit de 7 % réclamée par le siège social. «On ne veut pas faire du 25 % de profit», assure le président, qui n'écarte pas un scénario de fermeture comme dans les Maritimes advenant un cul-de-sac.

Keolis espérait une décision de la CTQ pour le mois de juillet, mais devra patienter plusieurs mois encore. Des audiences publiques se tiendront à partir de la fin d'août dans quelques villes du Québec, a confirmé mardi Guy Mailhot, porte-parole de la Commission des transports du Québec. Toutes les parties espèrent une décision d'ici la fin de l'année.

Intercar: mêmes problèmes, même combat

Deuxième plus gros transporteur interurbain au Québec, Intercar livre sensiblement le même combat qu'Orléans Express pour garder une certaine profitabilité. «Les problèmes ne touchent pas seulement Orléans, ils concernent l'ensemble des corridors interurbains en Amérique du Nord», a lancé le propriétaire d'Intercar, Hugo Gilbert. «La baisse d'achalandage est généralisée, notamment parce que les voitures sont plus accessibles, elles consomment moins d'essence et aussi, il y a plus de covoiturage.»

Intercar, qui dessert le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord, a de plus déjà rationalisé ses services, au point où la plupart des liaisons ont le service minimal. «Ça ne veut pas dire qu'on va le faire, mais si jamais on fait une demande [auprès de la Commission des transports] dans les prochaines années, ce sera pour abandonner un service, pas pour le réduire, parce que c'est déjà au minimum», a ajouté le dirigeant.

Hugo Gilbert signale aussi que l'interfinancement, soit le financement des corridors non rentables par une hausse des revenus des corridors rentables, atteint ses limites dans le contexte actuel. «L'interfinancement est de moins en moins possible et il n'y a pas une compagnie qui y échappe. L'industrie va sûrement avoir besoin d'un coup de pouce de l'État, par le biais de programmes d'aide, d'allégement ou d'autres formules», a conclu celui qui préside aux destinées de la compagnie fondée par son grand-père en 1959.  (Le Soleil)

Orléans Express ne veut plus rouler à perte

Des municipalités de certaines régions éloignées du Québec ne veulent pas que leur situation géographique excentrique les pénalise davantage en les isolant encore plus du reste de la province. C'est pourtant ce que projette de réaliser le transporteur interurbain Orléans Express, qui veut mettre fin à son service d'autocars dans certaines villes.

La nouvelle n'a pas reçu un grand écho à Montréal, où les citadins de la grande ville sont généralement plutôt insensibles aux drames et aux difficultés qui affligent les populations des régions éloignées.

Au début du mois de mai, Orléans Express a avisé la Commission des transports du Québec (CTQ) qu'elle voulait notamment mettre fin à sa desserte des villes de La Tuque, Grand-Mère, Thedford Mines et Percé, et qu'elle comptait réduire son service sur plusieurs autres liaisons.

Ainsi, la ville de Gaspé, qui accueille l'équivalent de deux trajets et demi par jour en provenance du nord et deux trajets et demi à partir du sud, ne serait plus reliée que par un seul trajet quotidien par le nord.

Le desserte du sud de la péninsule gaspésienne s'arrêtera à Grande-Rivière et ne transitera donc plus par Percé, selon le plan de redressement qu'a présenté la société de transport.

Les maires de Percé et de La Tuque ont déjà transmis une plainte à la CTQ parce que la fin du service d'autocars affectera leur population, particulièrement les personnes âgées et les jeunes. Ils souhaitent que la CTQ empêche Orléans Express d'aller de l'avant avec son projet de réduction de service.

Le transport interurbain par autocar est réglementé au Québec au même titre que le transport aérien et c'est la Commission des transports du Québec qui décide quelles villes doivent être desservies par les sociétés de transport.

Depuis 1990, la CTQ a toujours forcé Orléans Express - et antérieurement Voyageur - à réaliser de l'interfinancement, c'est-à-dire à financer la desserte de liaisons déficitaires à même les revenus excédentaires qu'elle tirait de sa principale liaison, soit le corridor hyper achalandé Montréal-Québec.

Bien que le transport interurbain par autocar soit un moyen de transport en commun, les entreprises n'obtiennent aucune forme de financement public, comme le train (Via Rail obtient chaque année une subvention de fonctionnement de 300 millions de dollars), les systèmes d'autobus métropolitains ou les trains de banlieue peuvent en recevoir.

Des pertes lourdes à transporter

Le problème d'Orléans Express, c'est que même sa ligne «payante» Montréal-Québec ne rapporte plus comme avant. Depuis 2008, la société de transport subit une constante érosion de sa clientèle et cumule maintenant des déficits d'exploitation qu'elle ne peut plus supporter.

«On encaisse, en moyenne, des pertes de 500 000$ par mois. Plus de 5 millions l'an dernier. Si le gouvernement veut par souci d'équité pour les municipalités éloignées nous forcer à maintenir des liaisons, il faudra qu'il en finance les coûts», m'explique Marc-André Varin, vice-président, développement des affaires, de Keolis Canada, la société qui gère Orléans Express.

«Nous, on a fait du démarchage auprès de petites sociétés de transport régionales qui sont prêtes à prendre les trajets pour nous amener les passagers, un peu comme le transporteur aérien régional Jazz le fait avec Air Canada», renchérit le gestionnaire.

Il est maintenant convenu que cette problématique fera l'objet d'une commission parlementaire où seront entendues toutes les parties qui seront touchées par la réorganisation que propose Orléans Express.

Parmi les raisons qui expliquent la baisse de clientèle d'Orléans Express dans son tronçon principal Montréal-Québec, Marc-André Varin identifie la popularité grandissante du covoiturage organisé qui, à lui seul, prive l'entreprise de 190 000 passagers par année.

Via Rail, généreusement subventionnée par le gouvernement fédéral, offre aussi des tarifs réduits sur sa liaison Montréal-Québec qui sont meilleur marché que le trajet en autocar.

Keolis Canada est une filiale de la société française Keolis SA, plus important opérateur de bus, de métros et de tramways d'Europe avec une présence dans 15 pays et des revenus annuels de plus de 5 milliards d'euros.

Keolis SA est détenue à 70% par la Société nationale des chemins de fer français et à 30% par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui est actionnaire depuis 2007. Keolis Canada a fait l'acquisition d'Orléans Express en 2002 et en est devenue l'unique actionnaire en 2012. (La Presse)

Perspective de croissance: résidentiel en hausse, non résidentiel en baisse

La construction de résidences privées en Gaspésie connaîtra une hausse alors que le secteur non résidentiel lui sera confronté à des baisses majeures de l’ordre de 20 %.

Les données, tirées des perspectives d’investissement de l’institut de la statistique du Québec place la région en bas de lice parmi les 17 régions administratives en matière d’investissement prévu cette année.

Selon l’organisme, en Gaspésie, le financement de projet, tous secteurs confondus, connaîtra un recul de 8%. C’est la baisse la plus importante après la région Chaudière-Appalaches avec 9,9%.

L’organe statistique du gouvernement va même jusqu’à prédire une baisse de 21,6% pour la construction d’édifice public en Gaspésie. La seule hausse potentielle demeure au sein de la construction résidentielle avec une augmentation prévue de 1,2%.  (CHAU TVA)

La Gaspésie et ses secrets sur Evasion.tv

La série Web « Les Trésors cachés de la Gaspésie » a officiellement été lancée hier sur Évasion.TV.

Cette série de 35 capsules dont la durée varie entre deux et quatre minutes, nous entraînera dans de recoins fascinants de la région.

Avec l’aide de Sarah L’Italien, cinéaste et coréalisatrice du projet, cette série nous transportera dans le secteur des Chic-Chocs, sur la réserve Matane en plus de comprendre un volet consacré aux rivières gaspésiennes, dont la Pabos.

Ce qui est intéressant, c’est que les découvertes proposées par l’équipe sont faciles d’accès pour ceux qui recherchent l’exotisme.

Pour visionner la première capsule on se rend à l’adresse www.evasion.tv/emissions/les-tresors-caches-de-la-gaspesie (L’Avantage)

La nouvelle présidente de l’Association touristique de la Gaspésie (ATR), Nathalie Blouin du Groupe Riôtel de Matane, a déjà une bonne idée du défi qui l’attend pour son premier mandat.

D’entrée de jeu, Nathalie Blouin mentionne qu’il faut peut-être penser à trouver des manières différentes d’assurer le développement touristique, entre autres pour aider les entreprises à bénéficier de financement.

« On se doit d’être proche d’eux par rapport à leurs besoins ou leur marketing », précise la présidente, dont l’objectif est aussi de renouveler l’offre touristique.

« On sait que nous avons un parc hôtelier désuet », dit-elle, et ce, même si des améliorations ont été réalisées grâce aux programmes de Tourisme Québec et de la taxe sur l’hébergement.

« Même s’il y a encore du travail à accomplir, une bonne mise à niveau s’impose », poursuit-elle en disant qu’il ne faut également pas délaisser les attraits touristiques qui éprouvent aussi leur lot de difficultés à se renouveler, à s’assurer un financement adéquat et à offrir une saison entière.

« On doit être créatif pour faire un grand pas en avant, car la concurrence est féroce entre les régions et l’international », commente Nathalie Blouin, qui note que les destinations soleil deviennent également très populaires même en été.

De l’avis de Nathalie Blouin, que ce soit pour l’hébergement ou des visites, le client doit obtenir un bon rapport qualité-prix.

« On doit être créatif pour faire un grand pas en avant » Nathalie Blouin

Elle estime aussi que les entreprises doivent songer à s’associer et miser sur des stratégies promotionnelles de début et de fin de saison.

« Tu es mieux de mettre des têtes sur les oreillers et d’avoir des gens qui vont visiter les attraits que de n’avoir personne », dit-elle, en indiquant que l’industrie doit être proactive.

Elle est aussi d’avis que Percé, qu’elle considère comme la Tour Eiffel de la Gaspésie, stagne et que de gros efforts sont nécessaires pour lui redonner son lustre.

Même s’il y a du travail à réaliser, la présidente de l’ATR reste positive, car la Gaspésie est encore parmi les premières destinations préférées des Québécois et notamment des communautés ethniques qui sont de plus en plus nombreuses à visiter la Gaspésie.

Nathalie Blouin souligne enfin que dans sa stratégie, la région doit tenter de séduire les familles et les jeunes en proposant des destinations propres à ces marchés.

L’ATR doit tenir des états généraux cet automne pour analyser l’ensemble de cette industrie qui génère des retombées de 240 M$ annuellement. (L’Avantage)

Billets d'avions trop chers : la Gaspésie moins attrayante pour les touristes européens

La Gaspésie observe une baisse de touristes européens en ce début de saison.

Outre la crise économique qui perdure et la force du dollar canadien, ce ralentissement s'explique également par le prix élevé des billets d'avion vers les grandes villes canadiennes comme Montréal et Toronto.

Cette réalité nuit à son tour aux régions éloignées telles que la péninsule gaspésienne.

La ville de Percé, par exemple, n'y échappe pas, comme l'explique l'hôtelier Jean-François Gagné.

« Le transport aérien, on me disait que c'est facilement entre 150 et 250 dollars de plus le billet cette année pour un Européen, et ça paraît beaucoup. On le voit autant avec la clientèle française, les Allemands, les Suisses, les Espagnols, les Italiens », indique-t-il.

Selon une étude de la Chambre de commerce du Canada, le Canada fait partie des cinq pays où les billets d'avion sont les plus chers et surtout les plus taxés.

Résultat : les États-Unis deviennent de plus en plus attrayants pour les touristes étrangers.

Problèmes de transport

En Gaspésie, les difficultés liées aux transports n'ont jamais été aussi importantes.

Il n'y a plus de trains de passagers pour une période indéterminée. De plus, Keolis Canada menace de diminuer ses arrêts d'autocar.

Pour Marie Leblanc, directrice du bureau d'information touristique de la Gaspésie, le service qu'offre Orléans Express est essentiel.

« L'autobus d'Orléans Express arrête quotidiennement, durant toute l'année, devant le bureau d'information touristique et on est à même de constater que, quotidiennement, il y a des gens qui embarquent et débarquent », explique-t-elle.

Forte visite québécoise

Pour leurs parts, les visiteurs québécois demeurent élevés alors qu'ils représentent 70% de la clientèle touristique en Gaspésie.

Rien n'est acquis, toutefois, en raison des nouvelles habitudes de voyage, selon Joël Ross de l'Association touristique de la Gaspésie.

La directrice générale évoque la proximité des États-Unis, qui offrent « des taux de plus en plus alléchants ».

« Les voyages dans le sud sont convoités par plein de monde. Avant, personne n'allait dans le sud en plein été », ajoute-t-elle.

Malgré ce contexte, le Parc national Forillon reste l'un des seuls endroits en Gaspésie à connaître un fort achalandage.

Un autre défi pour la région est d'attirer les touristes américains, qui fréquentent moins la péninsule depuis quelques années en raison de la force du dollar canadien et du prix élevé de l'essence.  (Radio-Canada)

Le gouvernement du Québec va déposer ce mois-ci un nouveau règlement sur la protection de l’eau potable.

Attendues depuis plus d’un an, les nouvelles règles viendront encadrer  les activités pétrolières situées près des sources d’approvisionnement en eau potable.

Québec présentera finalement les distances qu’il juge sécuritaires entre les puits de forages et les sources d’eau potable.

Le ministre de L’Environnement, David Heurtel, affirme que le sort des activités reposera ensuite entre les mains des entreprises :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11803#1

Enfin, le gouvernement  veut, avec ce geste, uniformiser la réglementation sur la protection de l’eau potable au Québec.

La Ville de Gaspé a adopté en décembre 2012 un règlement pour protéger son eau potable, ce qui a provoqué un litige juridique avec la compagnie Pétrolia.

Ristigouche-Sud-Est a elle aussi adopté un règlement et elle s’est retrouvée en cour contre la compagnie Gastem.  (CIEU FM)

Plan d'action gouvernemental sur les hydrocarbures: Les Québécois seront mieux protégés en attendant un virage vert

Le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) est satisfait que le gouvernement provincial démontre, dans le Plan d'action gouvernemental sur les hydrocarbures qu'il a rendu public le 30 mai dernier, qu'il souhaite légiférer et règlementer l'exploitation du gaz et du pétrole. Il est cependant déçu que le gouvernement ne montre aucun intérêt à diminuer la dépendance du Québec aux hydrocarbures.

De l'ouverture et de la transparence

«Le gouvernement semble vouloir développer une approche intégrée pour protéger les citoyens et travailler en toute transparence en favorisant l'acceptabilité sociale des projets», affirme Marie-Claude Leclerc, directrice générale du ROBVQ. En effet, le Plan d'action mentionne que le gouvernement souhaite «écouter les citoyens, les accompagner dans leur démarche et les informer tout au long de celle-ci».

Pour le ROBVQ, il apparaît évident que les organismes de bassins versants du Québec (OBV) pourraient aider le gouvernement à respecter cet engagement. «Les OBV sont des organismes de concertation qui connaissent les préoccupations des acteurs de leur milieu concernant l'eau», soutient Madame Leclerc. Elle ajoute que «les OBV souhaitent travailler avec le gouvernement, lui faire part de ces préoccupations pour qu'il soit en mesure de les intégrer aux différents projets».

Des outils règlementaires adéquats

Le ROBVQ réclame depuis plusieurs années un meilleur encadrement de la filière des hydrocarbures notamment par l'adoption d'un règlement sur le prélèvement des eaux et de leur protection et d'une loi sur les hydrocarbures. «Nous sommes ravis que le gouvernement prévoie enfin agir en ce sens», confie Madame Leclerc. Cependant, le Plan d'action gouvernemental ne donne pas beaucoup d'information sur le contenu des outils règlementaires qu'il souhaite mettre en place.

Le ROBVQ demande que ceux-ci tiennent compte des impacts cumulatifs des différents projets à l'échelle d'un bassin versant, notamment en matière d'altération des écosystèmes aquatiques, de prélèvements d'eau de surface et souterraine, de risques liés au transport des hydrocarbures et de conciliation des usages.

Et la diminution de la dépendance aux hydrocarbures?

Comme le ROBVQ l'a exprimé lors de la Commission sur les enjeux énergétiques en octobre dernier, les efforts du gouvernement du Québec en matière de développement énergétique ne devraient pas viser le développement de la filière des hydrocarbures, mais plutôt son contrôle et son suivi, de même que la diminution de la dépendance aux hydrocarbures.

Il importe de s'assurer que l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures n'aient aucun impact sur les populations et sur l'environnement et donc sur la ressource eau. Madame Leclerc affirme que «s'il est nécessaire d'aller de l'avant dans l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures, cela doit être uniquement pour une période transitoire vers l'utilisation d'énergies vertes». Elle conclut en disant que «le gouvernement doit se doter dès maintenant d'un plan pour réduire la dépendance du Québec au pétrole».

Rappelons que les OBV sont des organismes mandatés par le gouvernement en vertu de la « Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection ». En concertation avec les acteurs de l'eau, ils élaborent et mettent à jour un plan directeur de l'eau, en font la promotion et assurent le suivi de sa mise en oeuvre. Le ROBVQ représente 40 OBV établis sur l'ensemble du Québec méridional regroupant ainsi plus de 800 acteurs de l'eau et 200 salariés. (RIM)

Débat à l'UQAR sur l'exploitation des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent

L'exploitation des ressources naturelles dans le golfe du Saint-Laurent a été au cœur des discussions à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), mardi soir, dans le cadre du 48e congrès de la Société canadienne de météorologie et d'océanographie.

Près de 200 personnes ont participé à cette soirée qui visait à faire la lumière sur les enjeux liés à l'extraction des hydrocarbures.

Les intervenants ont notamment abordé le développement économique et les impacts environnementaux liés au potentiel pétrolier dans l'est du Québec.

Pour Daniel Bourgault, chercheur et professeur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski, l'exploration des hydrocarbures soulève de nombreuses inquiétudes.

Un déversement de pétrole au gisement Old Harry, selon lui, serait lourd de conséquences pour le golfe.

« Une particularité du golfe du Saint-Laurent est que c'est un milieu qui est quand même assez fermé [...] C'est quand même connecté avec l'Atlantique. Les connexions sont quand même assez étroites, de sorte que la circulation est contrainte à l'intérieur du golfe. Si on y met un polluant, il est assez difficilement évacué », soutient-il.

Certains environnementalistes, tels que Steven Guilbeault, directeur principal d'Équiterre, ont quant à eux prôné un virage vers l'électrification des transports.

M. Guilbeaut estime que ce virage est plus compatible avec la lutte contre les changements climatiques.

Pour sa part, Jean-Thomas Bernard, professeur en économie à l'université d'Ottawa, maintient que la dépendance au pétrole demeurera importante pour les prochaines décennies.

« Tous les modes de transports aujourd'hui dépendent presque exclusivement du pétrole », affirme-t-il.

« Il y a une demande pour les produits pétroliers [...] Dans les pays en voie de développement, il y a un marché potentiel énorme », ajoute le professeur.

Il y a actuellement trois projets d'exploration pétrolière dans l'est du Québec.

À Gaspé, la compagnie Pétrolia espère reprendre les travaux de forage dès cet été, après qu'ils aient été mis en veilleuse en janvier 2013.

Quant à l'île d'Anticosti, des programmes d'exploration se dérouleront comme prévu pendant la saison estivale.

Finalement, le gisement Old Harry dans le golfe du Saint-Laurent devrait faire l'objet de forages exploratoires d'ici la fin de l'année.   (Radio-Canada)

Toone amène le débat de VIA jusqu'à Ottawa

La question du retour de Via rail s’est retrouvée à la chambre des communes vendredi.

Le député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, a eu l’occasion de poser une question sur  le non-retour de VIA Rail en Gaspésie.

Monsieur Toone déplore que le projet de réfection des rails n’ait pas convaincu l’entreprise de revenir dans la région.

Le député s’en est pris aux conservateurs les accusant de favoriser les grands centres. « Assez les excuses !  le gouvernement va-t-il rappeler à ViaRail qu’il doivent respecter leurs engagement ou ils vont tout simplement abandonner les régions »  (CHAU TVA)

Cimenterie: bon pour le train

La cimenterie de Port-Daniel aura des effets positifs sur l'ensemble des réseaux de transport de la Gaspésie, croit le maire de Gaspé et président de la CRÉGÎM, Daniel Côté.

Le feu vert donné par le gouvernement libéral de Philippe Couillard au projet cimentier de 1,1 milliard de dollars de Ciment McInnis est non seulement une bonne nouvelle pour la MRC du Rocher-Percé, mais il rejaillira à l'échelle régionale, se réjouit M. Côté.

Le rail gaspésien s'en portera mieux, une fois la cimenterie en opération, estime Daniel Côté. L'État québécois a confirmé hier une aide financière de 350 millions, soit 250M$ en prêt et 100M$ en capital-action. La direction de Ciment McInnis a rappelé que 75% des emplois qui seront créés proviendront de la Gaspésie (CHNC)

Jean D’Amour estime que Québec se devait de s’impliquer dans le dossier de la cimenterie de Port-Daniel.

Outre les considérations d’ordre financier, le ministre responsable de la région note qu’il fallait tenir compte du fort taux de chômage dans la région, de plus de 20 %

Jean D’Amour ne cache pas qu’il y ait eu certaines craintes entourant ce dossier mais il a rappelé l’engagement du premier ministre Philippe Couillard, en campagne électorale, face à ce projet créateur d’emplois.

Jusqu’à la prise de décision officielle, la semaine dernière, le premier ministre a maintenu son appui dans dossier, a-t-il noté.

Jean D’Amour a aussi remercié son collègue au Développement économique, Jacques Daoust, pour la rapidité dont il a fait preuve pour boucler le dossier, et prendre sa décision.

En conférence de presse, hier, le ministre responsable a noté que ce que souhaite le gouvernement, c’est de conserver les jeunes dans la région, et les faire revenir également :
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Le pdg de Ciment McInnis, Christian Gagnon, a confirmé que les nouvelles conditions de prêt d’Investissement Québec satisfont les promoteurs.  (CIEU FM)

Le maire de Port-Daniel-Gascons a maintenant pleinement confiance que le projet de cimenterie de Port-Daniel se réalise.

Présent à l’annonce de Ciment McInnis hier, Henri Grenier a souligné qu’une deuxième annonce en moins de 6 mois est de bon augure pour la concrétisation de ce dossier d’envergure pour cette petite municipalité de la MRC du Rocher-Percé.

Henri Grenier est satisfait du dénouement annoncé hier :
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Même position du président de la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, qui appuie le dossier depuis le début.

Jean-Marie Perreault note qu’il avait confiance en un dénouement positif.  Lors du souper gastronomique gaspésien à Montréal la semaine dernière, auquel assistaient le premier ministre Couillard et le pdg de Ciment McInnis,

Christian Gagnon, un feu vert au projet semblait imminent :
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Quelques changements différencient cette annonce de celle du gouvernement  péquiste.

Le prêt, et non plus la garantie de prêt de 250 millions de dollars, consenti par Investissement Québec a été confirmé parce que les autres investisseurs impliqués dans le dossier ont offert la garantie irrévocable de leur participation.  Le gouvernement anticipe des revenus d’intérêt de 10 millions de dollars par année grâce au prêt consenti par Ciment McInnis.  Pour la région, ce projet constitue 2000 emplois à l’étape de la construction et 200 directs pendant l’opération.  (CIEU FM)

Le député de Bonaventure ne croit pas que le gouvernement libéral ait évité que le projet de Ciment McInnis devienne un second échec comme la Gaspésia.

Sylvain Roy soutient que le gouvernement de Pauline Marois avait donné son accord à un projet solide, même si les partenaires n’avaient pas signé de garantie irrévocable avant que le nouveau gouvernement libéral ne se penche sur le dossier et que le ministre du développement économique ne l’exige.

S’il donne du crédit au présent gouvernement, le député de l’opposition trouve aussi hasardeux que le ministre Daoust prétende que le montage financier de Ciment McInnis présentait des risques semblables au dossier de Papiers Gaspésia.

Et, Sylvain Roy ajoute qu’au-delà des risques, le gouvernement devait mettre à l’avant-plan la création d’emplois :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11805#1

Ce projet, estime le député de Bonaventure, permettra à la région de prendre sa place sur l’échiquier économique mondial :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11805#1

Sylvain Roy travaillera à ce que les retombées en lien avec cet investissement de taille soient les plus importantes possibles dans la région.  Il compte veiller au grain, particulièrement à l’égard de l’embauche de la main d’œuvre régionale. (CIEU FM)

Ciment McInnis confie la préparation du terrain de la future cimenterie de Port-Daniel à la firme de Saint-Omer, LFG.

L’entreprise gaspésienne exécutera le contrat en partenariat de gestion avec l’une des 3 plus importantes entreprises en construction au Québec, EBC.

LFG refuse de dévoiler la valeur exacte du contrat.

Il s’agit toutefois d’un mandat important pour la firme puisqu’une équipe de 25 opérateurs, techniciens et ingénieurs de la région y seront attitrés pour une durée de 26 semaines, à raison de 45 heures par semaine.

Le contrat de préparation de terrain a été octroyé, par Ciment McInnis, dans le lot de 12 à 14 contrats majeurs dont la valeur oscille entre 5 à 100 millions de dollars.

Comme le domaine de la construction est difficile cette année, le directeur général de Construction LFG, Harold Bérubé, note que ce contrat s’inscrit directement dans la vision de l’entreprise :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11807#1

LFG a fait l’acquisition de matériel, pour remplacer ses équipements plus désuets.  La main d’œuvre attitrée à ce contrat sera, pour l’essentiel, gaspésienne :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11807#1

Les travaux devraient commencer au début de la semaine prochaine sur le site.  (CIEU FM)

Cimenterie : des détracteurs

Les cimenteries existantes, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire tirent à boulets rouges sur le gouvernement Couillard à la suite de la confirmation de Québec des investissements de 450 M$ dans le projet de Ciment McInnis, de Port-Daniel-Gascons.

« L'industrie se sent trahie par son propre gouvernement. Il y a des limites à réunir autant d'aides gouvernementales, même contradictoires, pour un seul et même projet! Le projet de Port-Daniel-Gascons ne peut bénéficier du beurre et de l'argent du beurre, surtout pas dans le contexte difficile des finances publiques québécoises », soutient le porte-parole du Regroupement pour l'équité dans l'industrie cimentière québécoise, Michel Binette.

Les projections sur lesquelles le gouvernement semble se baser sont trop élevées par rapport  à la consommation réelle de ciment, selon une analyse économique commandée par le Regroupement.

Réactions politiques à Québec

Sans surprise, la Coalition avenir Québec, qui dénonce le projet depuis la première annonce faite par l'ancien gouvernement Marois, critique l'aide financière accordée par le gouvernement Couillard.

« Le premier ministre a passé la campagne électorale à dénoncer les politiques péquistes de développement économique et à accuser Pauline Marois d’avoir nui à l’économie du Québec. Or, une des premières annonces majeures de son gouvernement consiste en un copier-coller du projet péquiste bâclé de cimenterie en Gaspésie », souligne le chef, François Legault.

Il répète que chaque emploi créé par la cimenterie coûtera 1 M$ aux contribuables québécois.

À l'Assemblée nationale, le premier ministre Philippe Couillard a répliqué que c'était « une belle proposition d'affaires où les risques sont bien répartis ».

Pendant ce temps, Québec solidaire accueille cette nouvelle avec « une grande déception », soulignant que l'aide de Québec aurait pu servir à diversifier l'économie de la région plutôt qu'à « subventionner la destruction du climat ».

« Comment le Québec peut-il lutter efficacement contre les changements climatiques si la cimenterie de Port-Daniel-Gascons est susceptible d'ajouter 1,7 million de tonnes de gaz à effet de serre par année à notre bilan? », dit le député de Mercier, Amir Khadir. (GRAFFICI.CA)

Cimenterie en Gaspésie - « Philippe Couillard doit cesser d'appliquer le programme péquiste » - François Legault

Après l'annonce en matinée d'une dépense de 350M$ de fonds publics pour créer une cimenterie en Gaspésie, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, a profité de la période des questions à l'Assemblée nationale, lundi, pour demander à Philippe Couillard de cesser d'appliquer le programme péquiste en matière de développement économique.

« Le premier ministre a passé la campagne électorale à dénoncer les politiques péquistes de développement économique et à accuser Pauline Marois d'avoir nui à l'économie du Québec. Or, une des premières annonces majeures de son gouvernement consiste en un copier-coller du projet péquiste bâclé de cimenterie en Gaspésie. Les libéraux devraient continuer de copier les idées de la CAQ plutôt que d'appliquer le programme péquiste de développement économique », a déclaré le chef de la Coalition.

En chambre, M. Legault a continué à faire valoir que le montant de 350M$ de fonds publics investi dans ce projet était complètement démesuré pour créer environ 250 emplois directs et indirects. En réponse aux questions du chef de la Coalition, le premier ministre Couillard a toutefois continué à défendre le ratio de plus d'un million de dollars de subvention par emploi dans ce projet. Il a de plus été incapable de dire ce qu'il allait répondre aux autres entrepreneurs qui pourraient vouloir bénéficier d'une telle largesse de l'État.

« Philippe Couillard n'est même pas capable de nous fournir les critères à partir desquels, selon lui, un entrepreneur est éligible à une subvention de plus d'un million de dollars par emploi. Pour nous, c'est clair, aucun projet ne devrait bénéficier d'une telle subvention. C'est complètement disproportionné. On savait déjà que l'économie, ce n'était pas la force du PQ. Maintenant, on sait aussi que ce n'est pas la force du gouvernement libéral », a conclu François Legault.  (Portail Québec)

Le marché du homard est bloqué

Les pêcheurs de homard de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince- Édouard doivent rester attachés à quai cette semaine.
En Nouvelle-Écosse, c’est parce que les usines et les viviers sont presqu’à pleine capacité, tandis qu’à l’Île-du-Prince-Édouard les entreprises de transformation manquent de main-d’oeuvre.
Jerry Amirault, de l’Association des transformateurs de homard, dit qu’on ne sait plus où mettre les crustacés vivants, cette semaine, parce que le système est bloqué.
Un pêcheur de Cape John, en Nouvelle-Écosse, Ronnie Heighton, dit que cette fermeture inattendue lui fera perdre quatre mille dollars, cette semaine.
Tout comme aux Îles-de-la-Madeleine, la pêche au homard n’y dure que deux mois. (CFIM)

Homard gaspésien : captures en hausse, mais prix à la baisse

La saison est excellente jusqu'à maintenant pour les homardiers gaspésiens, qui terminent leur cinquième semaine de pêche.

Les captures de homard sont en hausse de 30 % en Gaspésie, comparativement à 2013. Seule ombre au tableau : le prix a chuté à 4,25 $ la livre au débarquement. Les pêcheurs s'expliquent mal cette baisse des prix puisque les grandes chaînes d'alimentation vendent le homard vivant plus cher que l'an dernier.

Le directeur général du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, Oneil Cloutier, précise qu'il a vu un prix de 6,99 $ la livre dans les supermarchés comme IGA, Métro ou Loblaws. « C'est 1 $ de plus que l'an passé, à la même date, souligne M. Cloutier, pourtant on est payés au même prix que l'an dernier, alors il y a1 $ qui se promène là-dedans et qui ne va pas dans les poches des pêcheurs. »

Pendant ce temps, les pêcheurs de homard des Maritimes traversent des moments beaucoup plus difficiles.

Les usines de transformation de la Nouvelle-Écosse n'achèteront pas de homard au cours des prochains jours. Au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard, les pêcheurs doivent diminuer leurs prises. Les équipages sont limités à 800 livres de homard.

Les captures sont en hausse partout et les usines ne veulent pas transformer autant de homard. Dans certaines régions, les prises sont deux fois plus importantes que l'an dernier.

Pour l'instant, la crise qui sévit dans les Maritimes ne touche pas les pêcheurs du Québec, mais au cours des prochains jours, cette surabondance sur les marchés pourrait influencer à la baisse les prix payés sur les quais de la province.  (Radio-Canada)

Des postes toujours disponibles dans le secteur des pêches

Pas moins de 175 personnes ont pu trouver un travail ce printemps dans les usines de pêche dans les secteurs de Grande-Rivière, Sainte-Thérèse-de-Gaspé et Rivière-au-Renard grâce au prêt de main-d'oeuvre mis sur pied par le Regroupement des employeurs du secteur bioalimentaire 2011.

« Ça a été une très bonne campagne cette année », indique le directeur du regroupement, Jean-Paul Shannon qui souligne que l'ensemble des activités médiatiques a permis ce succès. Le regroupement avait estimé les besoins à 160 travailleurs pour la reprise du travail dans les usines.

Et le regroupement poursuit son travail puisque les industriels ont toujours des besoins alors que les travailleurs provenant des secteurs du tourisme ou de la forêt retournent actuellement à leurs tâches régulières.

« Ces gens commencent à se retirer et il se crée d'autres besoins. Les étudiants de cégeps nous aident beaucoup. Il y en a plusieurs qui viennent travailler dans les usines. C'est un emploi intéressant pour eux », indique M. Shannon.

À titre d'exemple, mardi, le regroupement avait six emplois à combler.

L'organisme a mis en place un mécanisme qui permet aux travailleurs des secteurs du tourisme ou de la forêt qui doivent composer avec la période du trou noir de l’assurance-emploi d’effectuer un maillage avec les industriels en manque de main-d’œuvre.

Cette année, le regroupement s'était donné comme mission d'élargir le bassin de main-d'oeuvre. On pensait notamment aux gens oeuvrant sur les terrains de golf, les cueilleurs de petits fruits ou les déneigeurs.

« On n'a pas eu beaucoup de monde de ces secteurs-là. C'est encore ceux du tourisme et de la forêt qui sont venus », indique M. Shannon, qui ajoute que les industriels sont satisfaits du travail de placement.

Pour la dernière année financière, du 1er avril 2013 au 31 mars 2014, quelque 250 personnes ont signé la fiche d'engagement et 226 placements ont été effectués.  (GRAFFICI.CA)

Mariculture : Potentiel inexploité à Carleton

Les mariculteurs peinent à retirer un minimum de bénéfices des fruits de leur travail. Pourtant, le quai de Carleton a un potentiel incroyable pour cette industrie. L’an dernier, 250 000 livres de moules y ont transité, c’est 20 fois moins que sa pleine capacité.

 

Entre St-Omer et Maria, on compte 11 sites maricoles. À plein régime, ils pourraient raporter annuellement 5 millions de livres de moules dans vos assiettes. Mais ce n’est pas le cas. Pour pouvoir augmenter leur ratio, les mariculteurs comptent sur la réfection du quai de Carleton: «On ne peut pas faire d’élevage sans avoir une infrastructure portuaire. Il faut faire du déchargement, charger l’équipement, c’est essentiel pour notre activité», explique le mariculteur et président de l'administration portuaire de Carleton, Éric Bujold.

 

Toutes les moules cultivées dans le secteur transitent obligatoirement au quai de Carleton. Il est cependant de plus en plus difficile pour les mariculteurs d’opérer, puisqu’ils ont de moins en moins d’accès au quai. «Nos opérations se font toujours, mais on est restreints. Des fois c’est plus long, des fois il faut travailler autrement», révèle M. Bujold.

 

Qui dit plus de temps, dit plus de dépenses. Plusieurs mariculteurs des environs se sont retirés dans les dernières années, étant donné les difficultés dans le domaine. Éric Bujold gère les 4 entreprises maricoles qui sont toujours actives: «Ça décourage les mariculteurs et les promoteurs qui voudraient faire de l’élevage ici. On a un site privilégié pour ça.»


Les mariculteurs n’ont pas accès à l'ensemble du quai pour leur débarquement. L’an dernier, la zone proscrite était fixée à 3 mètres du bord du quai à certains endroits. Cette année, elle a été repoussée de 2 mètres, donc à 5 mètres du bord du quai. Les mariculteurs craignent de ne plus du tout avoir accès au quai.


Les  bords du quai sont tellement affaiblis qu’on craint que la structure ne s’effondre. «Il faut se déplacer dans les sections du quai qui sont moins avantageuses pour notre travail. Soit elles sont moins à l’abri des intempéries ou bien l’équipement de déchargement y est inexistant dans ce coin-là», témoigne le mariculteur. L’idée de déplacer les opérations vers un autre quai de la région n’est pas envisagée. L’option serait très coûteuse.

 

Actuellement, 6 mariculteurs travaillent au quai de Carleton. À son plein potentiel, 40 d’entre eux pourraient y travailler. Ce qui serait souhaitable pour ces travailleurs, c’est que le quai soit cédé à la municipalité. (CHAU TVA)

Quai de Sainte-Anne-des-Monts : Feu vert pour des travaux

Après plus de six ans sans enveloppe importante, le quai de Sainte-Anne-des-Monts a reçu le feu vert du directeur régional lui-même de Pêches et Océans Canada pour effectuer des travaux urgents de réparation pouvant atteindre 15 000 $.

Le quai de Sainte-Anne-des-Monts pourra respirer un peu mieux puisque le directeur régional de Pêches et Océans Canada, Bernard Beaudoin a demandé à Sylvain Gaumond de lui fournir une estimation pour des travaux de réparation du quai. « C’est la première fois depuis six ou sept ans que nous avons droit à une enveloppe qui pourrait s’élever jusqu’à 15 000 $ pour des travaux essentiels. » Les travaux consisteront en majorité à réparer la surface du quai et à boucher les trous. Celui-ci ajoute que ces réparations empêcheront l’infiltration d’eau dans les caissons et freinera ainsi la dégradation du quai. « Je lève mon chapeau au député Jean-François Fortin qui est intervenu personnellement auprès de Pêches et Océans Canada pour faire débloquer ce dossier. Je suis particulièrement heureux qu’un de nos élus ait agi concrètement pour nous aider. »

Impressionné

Le responsable du quai de Sainte-Anne-des-Monts, Sylvain Gaumond était fort heureux de la visite de Bernard Beaudoin qui a d’ailleurs mentionné que les installations étaient bien entretenues. Le directeur régional de Pêches et Océans a également souligné la certification « trois gouttes » du programme Éco-Marina remis par l’Association maritime du Québec. « Cette certification est emblématique d’une volonté des maîtres de quai d’entreprendre un long processus afin d'être conforme aux normes du programme qui comprend la visite régulière d’inspecteurs. Chaque « goutte » obtenue est une plus-value », explique Judith Camiré, directrice des programmes de l’AMQ

Tournés vers l’avenir

Le député de la Haute-Gaspésie, Jean-François Fortin prévoit organiser une table ronde dans les prochaines semaines où tous les acteurs seront présents. « Je veux voir la corporation du havre, la ville de Sainte-Anne-des-Monts, la SADC, le député provincial, des représentants des pêcheurs et des utilisateurs du quai ainsi que moi-même autour de cette table. Il devra s’en dégager une vision commune que je pourrai amener aux hautes instances de Pêches et Océans pour l’avenir à long terme du quai. »

Pour ce qui est de sa plus récente intervention, l’adjoint du député, Benoît Lévesque Beaulieu s’est dit ravi de ce dénouement. « Très souvent, les députés d’opposition sont reconnus seulement pour critiquer. C’est bien que nos actions aient porté leurs fruits. » (Le Riverain)

Les travailleurs de la Coopérative Forestière de la Gaspésie ont réintégrer la forêt, hier.

Malgré une période de fonte plus lente qu’à l’habitude, les travaux de reboisement et de débroussaillage ont donc pu tout de même commencer.

Le directeur de la coopérative, René Babin, explique que les conditions météorologiques des derniers jours ont permis à une centaine de travailleurs de prendre le chemin de la forêt, avec seulement une semaine de retard comparativement à l’an passé :
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La majorité des travailleurs de la Coopérative forestière de la Gaspésie est donc au travail.

Une dizaine d’autres seront engagés quand les budgets du Programme de création d’emploi  seront confirmés.   René Babin explique que l’ambiance est bonne, car le début de saison rassemble les meilleures conditions pour travailler.

La chaleur n’est pas encore accablante, les mouches sont rares et le sol est encore mou :
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René Babin affirme qu’il a bien hâte de connaître la répartition régionale des budgets supplémentaires qui ont été annoncés.

Le gouvernement libéral a en effet annoncé à la fin avril une augmentation de 42 millions des budgets destinés aux travaux sylvicoles portant ces derniers à 225 millions de dollars.  (CIEU FM)

Tordeuse au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie : la SOPFIM arrosera 4500 hectares

La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) était de passage à Causapscal, mardi soir, pour faire le point sur l'évolution de la tordeuse des bourgeons de l'épinette au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Au cours des prochains jours, la SOPFIM arrosera 4500 hectares de forêts infestés par l'insecte.

Des propriétaires de lots privés se disent inquiets de constater que cet arrosage ne sera fait que sur la forêt publique.

Pourtant, la forêt privée représente une part importante des zones infestées.

« Ça serait bon qu'ils (la SOPFIM) arrosent en fin de compte. Même si je suis sur le privé, je fais faire de l'argent au gouvernement quand même dans un sens en vendant mon bois », affirme Louis-Marie d'Anjou, propriétaire de lots privés.

D'après Régis Landry, également propriétaire, les forêts sans protection nuisent aux travaux d'aménagemen en éclaircie commerciale et précommerciale.

« Ces forêts-là ne seront pas protégées. Il y a un danger qu'elles soient détruites », craint-il.

Une démarche « complexe »

Selon le directeur régional du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Paul St-Laurent, l'arrosage de lots privés est une démarche très complexe qui est actuellement à l'étude. Ce ne serait pas fait cette année.

« On parle d'un morcellement du territoire. Il faut que les propriétaires soient d'accord. On a donc une complexité liée à l'exercice. » — Paul St-Laurent

Puisque l'épidémie ne fait que débuter dans la région, le ministère attend de voir la progression de la tordeuse dans les forêts avant d'envisager l'arrosage de lots privés.

Par ailleurs, le syndicat des producteurs forestiers rencontrera ses membres pour les informer de l'évolution de l'épidémie de tordeuse de bourgeons de l'épinette et sur certaines actions qui peuvent être prises par les propriétaires de boisés.

La SOPFIM, quant à elle, sera à Pointe-Lebel ce soir.

Selon le ministère des Ressources naturelles du Canada, la tordeuse demeure l'un des insectes les plus destructeurs envers les épinettes et sapins au pays.

Dans le cas d'une infestation majeure de l'insecte, des dizaines de millions d'hectares peuvent être défoliés.  (Radio-Canada)

Le dernier hiver difficile aura un impact sur la chasse au chevreuil

Le dernier hiver difficile qu'a connu la Gaspésie aura un impact sur les chasseurs de cerfs de Virginie au cours de la prochaine saison alors que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) estime que la récolte de mâles adultes pourrait osciller autour de 1250 bêtes cet automne.

« L'hiver a été difficile. Il y a eu beaucoup d'accumulation de neige et le taux d'enfoncement dans la neige a été assez important, surtout dans les secteurs de Gaspé et de Sainte-Anne-des-Monts », explique le biologiste Martin Dorais.

Toutefois, la situation a été un peu moins difficile dans la Baie-des-Chaleurs où 80 % du cerf de Virginie de la Gaspésie se concentre.

Conséquence : le ministère appréhende une baisse de la récolte de mâles adulte de l'ordre de 25 % en 2014 par rapport à 2013. L'an dernier, 1725 mâles adultes et 258 cerfs sans bois avaient été abattus à la suite de la délivrance de 465 permis spéciaux de chasse au cerf sans bois.

Aucun prélèvement de cerf sans bois ne sera autorisé en 2014. Quant aux périodes de chasse à l'arc, à l'arbalète et à l'arme à feu, elles seront prolongées de deux jours puisque la récolte prévue de mâles adultes devrait être supérieure à 900 individus.

« Tout est basé sur le plan de gestion du cerf de Virginie élaboré par le ministère, en consultation avec la table régionale-faune qui décrit les modalités pour favoriser la mise en valeur de l'espèce », précise M. Dorais.

L'an dernier, le ministère estimait la population de chevreuils à quelque 10 000 têtes.

C'est à la fin de la période de chasse 2014 que le ministère pourra mieux évaluer l'impact du dernier hiver et du printemps tardif.

Si le prochain hiver s'avérait difficile, l'impact serait plus difficile pour la population. Toutefois, le ministère rappelle que le chevreuil est une espèce qui se reproduit assez facilement et qu'un hiver facile ou modéré favorise sa survie et l'accroissement rapide de sa population. (GRAFFICI.CA)

Le chantier Navale Forillon livre son nouveau bijou

Le chantier naval Forillon s’apprête à livrer un tout nouveau traversier à une entreprise de l’Outaouais. Les tests commencent mercredi et si tout va bien, l’embarcation prendra le large dans une dizaine de jours.

 

Depuis octobre, une cinquantaine d’employés du chantier naval Forillon travaille jour et nuit sur un traversier de 3 millions de dollars. Des ouvriers compétents, qui ont mis un peu moins de 30 000 heures pour construire le navire. Le Bourbonnais 7 est le cinquième traversier bâtit par l’entreprise. Une expertise qui commence à se faire entendre selon  Jean-Nil Morissette, Gestionnaire de projet.

 

« Avec le cinquième on peut dire que ça n’en devient notre spécialité en plus des bateaux de pêche. »

 

« Nous avons longtemps été dans les bateaux de pêche, mais maintenant on s’enlignent plus dans les traversiers depuis quelques années, mais là nous revenons tranquillement vers la pêche avec nos nouveaux contrats. » nous disait Jean-David Samuel, Directeur des opérations.

 

Construction bien d'ici

C’est une entreprise de Québec qui a fait la conception des plans, dans le cas du bateau en attente de livraison, mais la construction elle, est 100 % gaspésienne.

 

« En tout, du début à la fin c’est autant la production d’acier que mécanique, tuyauterie, électricité, électronique c’est ce que ça représente. » continuait Jean-Nil Morissette.

 

Entre le la théorie et la pratique il y a toute un monde. De la conception à la réalisation, les défis ont été nombreux, en commençant par celui d’une communication efficace.

 

Pour un gestionnaire de projet comme monsieur Fournier ;« C’est le défi du chantier naval de nos jours, éviter que la perte de temps parce que l’information n’est pas bonne. »

 

La page du Bourbonnais 7 est sur le point d’être tournée. Mais l’entreprise maritime a encore beaucoup de travail sur la planche à dessin. En commençant par un immense bateau pour un pêcheur néo-écossais.

 

« Un gros projet, puis ensuite plusieurs réparations ou petites constructions. Disait  Jean-David Samuel. Donc des projets plus mineurs et un gros projet majeur. »

 

Les échéanciers de livraison du navire étaient prévus pour juin 2014 et ils seront respectés. L’équipage du navire partira cette fin de semaine à direction de Masson-Anger afin d’assurer la livraison du bateau. (CHAU TVA)

Suzanne Ferguson succède à M. Gino Richard comme agent de liaison de l’UQAR

Une nouvelle agente de développement de la formation et de la recherche en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Rimouski, le 3 juin 2014 – L’Université du Québec à Rimouski annonce la nomination de Mme Suzanne Ferguson au poste d’agente de développement de la formation et de la recherche pour la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Originaire de Gaspé, Mme Ferguson sera à l’écoute des besoins exprimés par le milieu à l’égard du développement d’activités de formation et de recherche de l’UQAR sur l’ensemble du territoire de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. « Nous nous réjouissons de l’arrivée de Mme Ferguson qui s’inscrit de plain-pied dans un nouvel élan de déploiement des services universitaires en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine », souligne le vice-recteur à la formation et à la recherche, François Deschênes.

Diplômée de l’UQAR au baccalauréat en enseignement du français, Suzanne Ferguson a travaillé pendant plus de 25 ans au sein de la fonction publique québécoise dans les domaines des communications gouvernementales, de la prestation de services aux citoyens et aux entreprises et du développement des services gouvernementaux en région. « Son expérience et sa connaissance du milieu sont des atouts précieux pour permettre à l’UQAR de poursuivre, avec le soutien du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science et en collaboration avec ses partenaires de la région, les développements autant en formation qu’en recherche. », indique M. Deschênes.

En poste depuis le 12 mai, Mme Ferguson est rattachée au Service de la formation continue de l’UQAR. Les bureaux de l’Université du Québec à Rimouski à Gaspé sont situés au Cégep de la Gaspésie et des Îles, au 96, rue Jacques-Cartier. On peut joindre Mme Ferguson au 418 368-1860 ou au 1 866 711-8727. La liste des formations offertes en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine est disponible sur le site de la formation continue de l’UQAR au www.uqar.ca/formationcontinue.

Suzanne Ferguson succède à M. Gino Richard, qui a agi comme agent de liaison de l’UQAR en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine au cours de la dernière année. « Le Service de la formation continue est heureux d’accueillir Mme Ferguson au sein de son équipe et profite de l’occasion pour remercier M. Richard pour sa contribution et lui souhaiter la meilleure des chances dans ses nouveaux projets professionnels », mentionne la directrice Louise Bolduc. (CHAU TVA)

Le TechnoCentre éolien dispose dorénavant d’une nouvelle tour météorologique d’une hauteur de 126 mètres sur son site de Rivière-au-Renard.

Propriété du Cégep de la Gaspésie et des Iles, cette tour sera exploitée par le TechnoCentre qui agit comme Centre collégial de transfert de technologie en énergie éolienne. Le directeur du TechnoCentre, Frédéric Côté, précise l’importance de ce nouvel outil dans la recherche sur le climat froid et en terrain complexe :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Les données recueillies par les différentes infrastructures de recherche permettront de mieux comprendre les facteurs qui affectent la performance des éoliennes en climat froid afin de maximiser la production d’énergie des parcs éoliens.

Frédéric Côté rapporte que l’ajout de la nouvelle tour météorologique est complémentaire aux équipements déjà implantés sur son site à Rivière-au-Renard :
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Avec l’installation de ce nouvel équipement, le TechnoCentre éolien détient maintenant les 2 tours météo les plus hautes au Canada. Du même coup, le centre de recherche et de transfert technologique de Gaspé bonifie son matériel qui lui permettra de consolider sa position stratégique aux niveaux régional, national et international.

Parmi les acteurs de la filière éolienne susceptibles d’avoir un intérêt pour les résultats des analyses du TechnoCentre, notons les communautés de recherche en énergie éolienne, les industriels et développeurs de projets de même que des manufacturiers. (Radio Gaspésie)

La ville de Grande-Vallée vient de procéder à l’embauche d’un conseiller de développement économique.

André Lemieux occupera ce poste, afin de promouvoir le potentiel de développement de la municipalité.

Comme le mentionne la mairesse de Grande-Vallée, Nathalie Côté, le conseil municipal voit cette embauche comme un investissement.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Le conseiller de développement économique aura pour mandat de mettre en valeur le potentiel de deuxième transformation des ressources naturelles, de déceler des opportunités d’affaires.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Nathalie Côté veut aussi obtenir une reconnaissance de la municipalité comme un sous-centre régional de services gouvernementaux. (Radio Gaspésie)

Les travaux de Grande-Entrée sous la loupe de la Commission Charbonneau

La Commission Charbonneau se penche sur les investissements du gouvernement Charest sur la Pointe de Grande-Entrée.
L’ex-ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, a autorisé le programme d’infrastructure en eau potable du village en lien avec la reconstruction de l’usine Madelimer, malgré une mise en garde de ses fonctionnaires.
C’est ce qui ressort du témoignage de l’ingénieur et chef d’équipe au ministère, Yvan Dumont, devant la Commission Charbonneau mardi après-midi.
Il dit ne pas avoir endossé le projet présenté en avril 2009, parce que Madelimer ne pouvait pas encore garantir la reconstruction de l’usine, ni préciser ses besoins en eau.
La deuxième phase du projet, pour approvisionner les résidences du village, n’était pas davantage justifiée, selon M. Dumont.
Nathalie Normandeau a quand même accordé une aide discrétionnaire équivalente à 95 pour cent du coût des deux projets, par décret gouvernemental.
Les subventions ont totalisé 10 millions de dollars.
Yvan Dumont a confirmé que des municipalités et des firmes de génie faisaient des représentations directement au bureau de la ministre.
La Commission Charbonneau est à analyser une cinquantaine de projets d’infrastructure qui ont bénéficié d’une intervention politique, dont une trentaine par l’ex-ministre Normandeau. (CFIM)

Pouvoir discrétionnaire : Normandeau surclasse ses prédécesseurs

L’ancienne ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau arrive en tête de liste des ministres qui ont fait fi des recommandations des fonctionnaires pour bonifier des subventions dans le traitement des eaux, sans aucune justification.

Mme Normandeau donne un sens bien particulier à l’expression « volonté politique ». Elle a majoré ou forcé l’octroi de subventions dans 32 des 50 dossiers qui ont suivi un cheminement particulier au ministère sur plus de 10 ans.

Bien que le comportement de la ministre ne fût pas illégal, il soulève d’importantes questions, comme en fait foi le témoignage du fonctionnaire Yvan Dumont, mardi à la commission Charbonneau.

Sur les 32 projets autorisés par Mme Normandeau en vertu de son pouvoir discrétionnaire, 15 étaient pilotés par la firme de génie-conseil Roche, et 10 par sa concurrente, BPR. Les deux firmes raflaient le plus gros des contrats d’ingénierie dans l’est du Québec, région d’où Mme Normandeau est originaire.

Le chef de cabinet de Mme Normandeau, Bruno Lortie, était très proche de Marc-Yvan Côté, un vice-président de Roche montré du doigt à la commission Charbonneau pour du financement illégal, et ciblé par une enquête policière. M. Côté aurait notamment joué un rôle actif dans l’organisation d’un cocktail entaché d’irrégularités pour Mme Normandeau au restaurant Louis-Hébert, en 2008, à Québec.

M. Dumont est ingénieur et chef d’équipe au ministère des Affaires municipales pour l’est du Québec. Il a relaté que les ministres demandaient souvent des « états de situation », pour s’enquérir du cheminement des demandes de subvention des municipalités, pour des projets dans le traitement des eaux.

Ces demandes engendraient un fardeau accru sur les fonctionnaires du ministère. « Ça ajoute une pression à notre travail. On sent que notre analyse est remise en question », a-t-il dit.

Le pouvoir discrétionnaire a été introduit par le gouvernement de Bernard Landry en 2002, et il a été aboli par le gouvernement de Pauline Marois l’an dernier.

Aucun ministre titulaire des Affaires municipales n’a été aussi insistant que Nathalie Normandeau, qui a occupé le poste de 2005 à 2009.

À titre d’indicatif, Laurent Lessard est intervenu huit fois, André Boisclair neuf fois et Jean-Marc Fournier une fois sur une période allant de 2002 à 2012.

Les ministres intervenaient pour augmenter le taux de subvention qui avait été établi par les fonctionnaires, au terme d’une analyse rigoureuse. Parfois, les ministres annonçaient même des subventions pour des projets qui avaient été carrément refusés par les fonctionnaires.

Règle générale, le taux de subvention des projets d’eau oscillait autour de 50 %, selon les recommandations des fonctionnaires (le reste de la facture devait être assumé par les municipalités). Il n’était pas rare que les ministres fassent grimper le taux de subvention à 80 %, voire à 95 % d’un coup de crayon, sans aucune explication.

Nathalie Normandeau sera appelée à témoigner sous peu à la commission Charbonneau. Dans l’immédiat, son ancien conseiller politique, Vincent Lehouillier, sera à la barre mercredi.

Selon les déclarations d’Yvan Dumont, Vincent Lehouillier était particulièrement insistant dans les demandes de suivi des dossiers de subventions, ce qui causait inconfort et frustration au ministère.

Un sujet délicat

Le sujet des subventions majorées sans explications est délicat. Il fait l’objet d’une attention particulière de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dans le projet Joug, une vaste enquête sur le financement illégal des partis politiques, selon des informations judiciaires obtenues à ce jour par un consortium de médias dont fait partie Le Devoir.

Les dénonciations des policiers, utilisées pour obtenir des mandats de perquisition chez Roche, révèle l’existence de la liste de 50 projets ayant bénéficié d’un taux de financement public fixé de manière discrétionnaire (18 ont bénéficié à Roche de 2002 à 2012). Selon les documents, le directeur du bureau de Roche à Bonaventure, Michel Porlier, se serait vanté de pouvoir « intervenir directement » auprès du bureau de Nathalie Normandeau pour « faire changer » une décision politique.

L’enquête porte sur des allégations de fraude, entrepreneur qui souscrit à une caisse électorale, fabrication de faux, fraude envers le gouvernement et complot. Aucune accusation n’a été portée à ce jour. (Le Devoir)

Nathalie Normandeau a utilisé son pouvoir discrétionnaire à 32 reprises pour majorer le montant des subventions accordées à des projets de traitement des eaux.

C’est ce que prétend l’ingénieur-chef d'équipe au ministère des Affaires municipales.

Devant la commission Charbonneau hier, Yvan Dumont, a raconté avoir recensé quelque 50 dossiers où une aide financière exceptionnelle a été accordée pour un projet d'infrastructures pour l'eau, entre 2002 et 2012, en vertu du pouvoir discrétionnaire du ministre, sans justification apparente.

Le tableau déposé devant la Commission Charbonneau, mardi, démontre que de ces 50 projets ayant bénéficié d'une aide discrétionnaire du ministre sans justification, 32 ont été autorisés par la libérale Nathalie Normandeau, neuf par le libéral Laurent Lessard, huit par le péquiste André Boisclair et un par le libéral Jean-Marc Fournier.

Le chef d’équipe au bureau des Affaires municipales a expliqué à la commission que normalement, ce sont les fonctionnaires qui décident du taux d'une subvention pour un projet d'infrastructures pour l'eau, en vertu de critères administratifs.

En général, les projets étaient subventionnés à 50 pour cent. Mais l'aide pouvait parfois croître à 80 pour cent, entre 2002 et 2013, voire à 95 pour cent de 2007 à 2009.

Par exemple, en 2009, la municipalité de Grande-Rivière a mis la main sur un soutien de 80 % des coûts pour la production d’eau potable alors les fonctionnaires avaient recommandé d'autoriser une subvention de 66,6%.

Selon les documents utilisés par l’UPAC pour obtenir des mandats de perquisition chez Roche, obtenus pas un consortium de médias nationaux, le directeur du bureau d’ingénierie à Bonaventure, Michel Porlier, se serait vanté de pouvoir intervenir directement auprès du bureau de Nathalie Normandeau pour faire changer une décision politique.  (CIEU FM)

Normandeau aurait exercé son pouvoir discrétionnaire sans justification pour 32 subventions

Yvan Dumont, ingénieur-chef d'équipe au ministère des Affaires municipales, a recensé quelque 50 dossiers où une aide financière exceptionnelle a été accordée pour un projet d'infrastructures pour l'eau, entre 2002 et 2012, en vertu du pouvoir discrétionnaire du ministre, et ce, sans justification apparente.

Le tableau déposé devant la Commission Charbonneau, mardi, démontre que de ces 50 projets ayant bénéficié d'une aide discrétionnaire du ministre sans justification, 32 ont été autorisés par la libérale Nathalie Normandeau, neuf par le libéral Laurent Lessard, huit par le péquiste André Boisclair et un par le libéral Jean-Marc Fournier.

Ce concept d'une aide discrétionnaire du ministre a été introduit en 2002. Le gouvernement Marois y a mis fin en mars 2013.

M. Dumont a expliqué à la commission que normalement, ce sont les fonctionnaires qui décident du taux d'une subvention pour un projet d'infrastructures pour l'eau, en vertu de critères précis. On tient compte de l'urgence du projet, du type d'infrastructures souhaitées, du fait qu'il s'agisse d'eau potable ou pas, par exemple. Le calcul est purement administratif.

En général, les projets étaient subventionnés à 50 pour cent. Mais l'aide pouvait parfois croître à 80 pour cent, entre 2002 et 2013, voire à 95 pour cent de 2007 à 2009. On tenait compte de la capacité financière d'une municipalité et de sa taille. Mais c'est là aussi qu'intervenait le pouvoir discrétionnaire du ministre des Affaires municipales, a précisé M. Dumont.

Le témoin, qui a une longue carrière au sein du ministère, a noté que cette aide exceptionnelle du ministre a été particulièrement généreuse entre 2007 et 2009-2010.

Or, dès 1996, le Vérificateur général du Québec avait dénoncé le manque de transparence dans ce pouvoir discrétionnaire, notamment sur quels critères le ministre se basait pour évaluer la capacité financière d'une municipalité et, ainsi, majorer la subvention prévue.

La commission d'enquête s'est penchée sur le cas, en 2009, de la municipalité de Grande-Rivière, en Gaspésie. Les fonctionnaires avaient recommandé d'autoriser une subvention équivalant à 66,66 pour cent du coût du projet de mise aux normes des installations de production d'eau potable, qui totalisait 10,8 millions $.

Or, après que la recommandation des fonctionnaires eut été transmise au cabinet du ministre Laurent Lessard, le pouvoir discrétionnaire du ministre des Affaires municipales a été exercé et la subvention a subitement été haussée à 80 pour cent.

De plus, la demande de subvention a dû être changée de programme. Au départ, elle avait été formulée en vertu du programme fédéral-provincial Chantiers Canada-Québec, qui ne prévoyait pas de pouvoir discrétionnaire du ministre. Elle a ensuite été transférée dans un autre programme, qui a permis de hausser le montant accordé jusqu'à 80 pour cent.

«Le taux d'aide a été décidé par le cabinet» du ministre, non par les fonctionnaires du ministère, a précisé M. Dumont.

Fait à noter, la ministre responsable de la région de la Gaspésie était alors Nathalie Normandeau.

La commission d'enquête s'est ensuite penchée sur des cas d'un deuxième type, soit ceux où une lettre d'intention du ministre a été émise s'engageant à accorder une subvention, alors que l'analyse technique du dossier n'était même pas terminée par les fonctionnaires. M. Dumont a relevé sept ou huit dossiers semblables.

C'est à Shawinigan et Hérouxville que le cas s'est présenté en décembre 2007 pour l'assainissement des eaux usées du lac à la Tortue et un projet d'eau potable. La ministre Normandeau s'était engagée par lettre à verser une subvention de 14 millions $, alors que l'analyse technique du dossier n'était pas même amorcée par son ministère, a relevé M. Dumont.

De plus, le dossier avait déjà été refusé en 2001. Et le ministère n'avait que ces chiffres qui n'étaient plus à jour. Résultat, l'estimation de 17 millions $, qui datait de 2001, est devenue 55 millions $ en 2012. Et le dossier n'est pas encore terminé aujourd'hui, a noté M. Dumont.

De plus, encore une fois, le taux d'aide prévu a été majoré grâce au pouvoir discrétionnaire de la ministre.

Troisième exemple: certains projets ont reçu une subvention, alors que les dossiers n'avaient pas été recommandés par les fonctionnaires. Le procureur de la commission, Me Paul Crépeau, a évoqué 20 dossiers de ce type.

Cela a été le cas du projet d'approvisionnement et de distribution d'eau potable à l'île de la Grande-Entrée, aux Îles-de-la-Madeleine, qui prévoyait une aide de 5,6 millions $.

M. Dumont lui-même a refusé de signer ce dossier, de l'endosser. Il a même adressé une mise en garde à ses supérieurs. Il y voyait plusieurs problèmes: besoins en eau mal identifiés, manque de garanties du promoteur et absence de résolution de la Ville, notamment. «On n'était pas en mesure d'endosser une recommandation d'aide financière», a opiné M. Dumont.

Malgré tout, le dossier est allé de l'avant. Le conseil des ministres a procédé par décret pour accorder l'argent pour une partie du projet, malgré le fait que le projet ne cadrait pas dans le programme, et a puisé les fonds à même l'enveloppe du programme Infrastructures Québec-municipalités.

M. Dumont a admis que ces programmes de subvention avaient parfois un effet pervers: «une municipalité qui anticipe un taux d'aide de 95 pour cent ne fera pas beaucoup d'efforts pour réduire le coût de son projet ou pour amputer son projet de certains éléments qui ne correspondent pas à une problématique qui est retenue à des fins d'aide financière. C'est la même chose pour son mandataire qui est l'ingénieur-conseil, qui va défendre les intérêts de son client, bien évidemment, qui va insister pour présenter le projet qui a le plus d'ampleur».

Il a souligné que comme un tel taux de subvention de 95 pour cent est possible par une décision du ministre, «ça génère beaucoup de représentations auprès du ministre pour aller obtenir cette décision-là».

Le témoin suivant, Vincent Lehouillier, a été attaché politique de la ministre Nathalie Normandeau.

M. Dumont a admis que M. Lehouillier et un autre attaché, Michel Binette, questionnaient parfois les fonctionnaires sur les projets et demandaient où en était un projet donné. «Ça peut peut-être être perçu comme une certaine pression», a-t-il admis, ajoutant que cela pouvait le rendre «inconfortable» et occasionner une certaine «frustration». Mais jamais cela n'a pu changer son travail d'analyse du dossier, a-t-il assuré.

Les trois principaux programmes de subventions d'infrastructures pour l'eau totalisaient quelque 3 milliards $ seulement pour les années correspondant au mandat de la Commission Charbonneau, a-t-il précisé. (Le Soleil)

 
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