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Revue de presse du 20 mai 2014
Mardi, 20 Mai 2014 10:59

La CRÉ devra récupérer son financement selon son président

La CRÉ croit que le nouveau ministre responsable de la région, Jean D’Amour, qui représente aussi le Bas-Saint-Laurent, n’aura pas la tâche facile dans la défense des intérêts des Gaspésiens et des Madelinots. Son président, Daniel Côté, note que les deux régions, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, sont parfois promotrices de projets concurrents :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11736#1

M. Côté préfère ainsi donner la chance au coureur, plutôt que de s’inquiéter de la nomination d’un seul ministre responsable pour tout l’Est du Québec. Il constate que la stratégie maritime dont est titulaire M. D’Amour, cadre avec certaines des priorités de la Gaspésie et des Îles : Cela dit, Daniel Côté prévient que la CRÉ de la Gaspésie et des Îles devra couper 25 pour cent de ses ententes de financement avec ses divers partenaires socio-économiques, si elle ne récupère pas un million de dollars dans le cadre du premier budget Leitao, début juin :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11736#1

Le programme de bourses d’études du Cégep de la Gaspésie et des Îles, pour attirer les étudiants de l’extérieur, est l’une des mesures qui souffrirait des éventuelles coupures de la CRÉ, de reconnaître son président.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Pointe Saint-Pierre, désormais une zone protégée

Conservation de la nature Canada achète la forêt côtière de Pointe Saint-Pierre pour la somme de 585 000 $. Cet achat garantit la protection à perpétuité du site de 30 hectares

La petite forêt, d'une grande valeur écologique, était le dernier îlot forestier en zone côtière du secteur.

Pointe Saint-Pierre, qui inclut 1,5 km de rives intactes, est aussi reconnue pour son paysage. C'est le seul endroit de la péninsule où il est possible d'observer Cap-Gaspé, au nord-ouest, et le Rocher-Percé, au sud-est.

« En protégeant, dit-elle, une bonne partie de pointe Saint-Pierre à vie, on permet la quiétude des animaux qui viennent se nourrir et se protéger dans la forêt donc c'est important pour le patrimoine naturel », fait valoir Katéri Monticone, biologiste à Conservation de la nature, section Québec.

Située à l'extrémité est de la péninsule, la pointe Saint-Pierre abrite plusieurs espèces d'oiseaux marins, notamment durant la saison hivernale, dont le garrot d'Islande, le harle huppé, le grèbe Jougris et le guillemot à miroir.

Au printemps et à l'automne, le site est aussi fréquenté par des arlequins plongeurs, une espèce en voie de disparition. Divers oiseaux marins nicheurs sont aussi présents durant la saison estivale parmi lesquels l'eider à duvet, des guillemots de Troïl, des petits pingouins, des fous de Bassan et des mouettes tridactyles.

Ornithologue amateur et membre du Club des ornithologues de la Gaspésie, Pierre Poulin estime qu'il est primordial de préserver ces milieux forestiers et riverains qui procurent un habitat à des milliers d'oiseaux. « Un coin comme celui-ci, note M. Poulin, on n'en retrouve pas beaucoup, pratiquement pas. Allez faire un tour comme ornithologue au Lac-Saint-Jean. Essayez de trouver un endroit tranquille, au bord du lac pour observer les oiseaux. Il n'y en a presque pas. »

Plan de conservation et de mise en valeur

Depuis quinze ans, Conservation de la nature fait l'acquisition de sites pour en assurer la protection à long terme. Les négociations se font souvent de gré à gré avec les propriétaires, selon la présidente de Conservation de la nature, section Québec, Nathalie Zinger. « On n'achète jamais en haut de la juste valeur marchande et dans bien des cas les gens donnent leur terrain », indique Mme Zinger.  

Dans ce cas-ci, l'achat de la pointe, aussi connue sous le nom de pointe Verte, a été rendu possible grâce au soutien financier de 110 000 $ de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement.

Conservation de la Nature prévoit rendre le site accessible à la population. Un plan de conservation et de mise en valeur sera prochainement mis en place.  (Radio-Canada)

«Jamais je n'ai senti qu'on se faisait corrompre», dit l'ex-maire de Gaspé

L'Association des ingénieurs-conseils du Québec, et non Roche, a payé une partie de son voyage à Saint-Malo au printemps 2009, affirme l'ex-maire de Gaspé, François Roussy. «J'ai accepté pour faire sauver de l'argent à la Ville [de Gaspé]», justifie-t-il.

Gaspé avait tissé des liens avec Saint-Malo pour le 475e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier, rapporte M. Roussy, et une artiste gaspésienne se produisait là-bas. «Il y avait un congrès d'ingénieurs en même temps à Saint-Malo, rapporte l'ex-maire. L'Association des ingénieurs nous a dit : "Si vous faites une prestation, on pourrait vous payer le billet d'avion et deux-trois nuits d'hôtel." Le reste était payé par la Ville de Saint-Malo.»

M. Roussy a prononcé un discours à l'ouverture du congrès et a même chanté La langue de chez nous, d'Yves Duteil, aux ingénieurs. «Après, je suis parti avec le maire de Saint-Malo, qui m'a fait visiter des musées [...]. Jamais je n'ai senti qu'on se faisait corrompre.»

L'ex-maire nie avoir demandé à Roche une ristourne de 5 % des honoraires engendrés par les contrats obtenus auprès de la Ville, une somme destinée à des projets dans la communauté, selon les documents de l'UPAC.

«J'ai toujours souhaité que les entreprises soient de bons citoyens corporatifs, qu'elles redonnent dans le milieu. Je le disais à tout le monde», affirme M. Roussy. Il n'a toutefois «jamais» mentionné un pourcentage ou un montant à Roche, dit-il.

Quant aux commandites versées par Roche au club de hockey senior le Phénix ou à d'autres organismes, elles n'ont «jamais» eu d'impact sur l'octroi de contrats par la Ville, dit l'ex-maire.

Le nombre de firmes d'ingénieurs établies à Gaspé est passé de deux à cinq pendant son règne à la mairie, remarque M. Roussy. C'est le signe qu'une saine compétition régnait, selon lui.

François Roussy est aujourd'hui attaché politique du député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre. Ce dernier estime qu'il a «une grosse décision à prendre» sur le maintien de M. Roussy à son poste. «Je veux vérifier quelles sont les règles, dit M. Lelièvre. François est sur la liste de paie de l'Assemblée nationale. Ce sont des allégations, je crois qu'il a le droit de continuer à travailler et j'ai encore confiance en lui, mais je vais me fier aux recommandations du parti.»

M. Lelièvre était directeur général de la Ville de Gaspé de 2001 à 2010. Il préfère ne pas commenter les affirmations de l'UPAC pour l'instant.

Le maire actuel de Gaspé, Daniel Côté, déclare qu'il «laisse les policiers faire leur travail. On a collaboré [avec l'UPAC] et on va continuer à collaborer». Du 20 avril 2009 au 30 septembre 2013, M. Côté était coordonnateur municipal et adjoint au maire Roussy. «Je ne suis pas au courant de quoi que ce soit de ce qui est dit, réagit M. Côté. Je vois les allégations passer et j'ai hâte que l'enquête soit finie pour qu'on ait le portrait réel des choses.»

«Pas au courant» 

L'ex-député libéral de Gaspé, Georges Mamelonet, déclare n'avoir jamais eu connaissance de financement illégal orchestré par Roche au profit de sa campagne. «Je n'étais absolument pas au courant de tout ça [...]. J'ai toujours fait en sorte que les règles soient respectées de manière rigoureuse.» Les employés de Roche sont «venus à des activités de financement et ont payé leurs billets comme tout le monde», dit M. Mamelonet.

Le porte-parole péquiste en matière d'intégrité, Stéphane Bergeron, qualifie «d'extrêmement préoccupant» le «système de financement illégal» qui pourrait avoir bénéficié au libéral Georges Mamelonet et à un autre député du PLQ en 2008. «Ça semble illustrer ce dont tout le monde se doutait, a affirmé M. Bergeron. Tout cela apparaît avoir été fait de façon très systématique.» Le chef libéral Philippe Couillard a selon lui le devoir de dévoiler le nom de l'autre député visé dans les documents de l'UPAC.

Pour sa part, la députée de la Coalition avenir Québec (CAQ) Sylvie Roy estime que l'ancien maire de Gaspé, François Roussy, devrait «minimalement» être suspendu le temps que la lumière soit faite sur les allégations à son endroit. Dans le cas des libéraux, où les révélations s'apparentent au «supplice de la goutte d'eau», M. Couillard «doit tirer une ligne pour dire : "C'est assez"», affirme-t-elle.

Avec la collaboration de Simon Boivin 

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Le maire de Gaspé attend les résultats de l'enquête

Le nouveau maire de Gaspé, Daniel Côté, est pris dans un tourbillon depuis la perquisition de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) à l'hôtel de ville et depuis la mise au jour d'une tentative corruption de l'ancien maire, François Roussy, par la firme Roche et des soupçons de financement politique illégal par cette même firme. «Je ne commenterai pas les allégations ni l'enquête qui est en cours. J'attends le résultat de l'enquête. Et nous on a offert notre entière collaboration à l'UPAC», a indiqué M. Côté. Depuis son élection en novembre, il dit ne pas avoir été témoin de gestes répréhensibles. «C'est pas quelque chose qui serait tolérable de mon côté», a-t-il laissé savoir lors d'une mêlée de presse vendredi à Québec. «On n'a rien à cacher. S'il y a des choses qui se sont dites, qui se sont faites, heureusement, il y a une enquête en cours.» (Radio-Canada)

François Roussy rejette toutes les allégations de l’UPAC

L’ex maire de Gaspé, François Roussy n’a pas tardé à rejeter en bloc toutes les allégations de l’UPAC le plaçant de connivence avec la firme de génie-conseil Roche.

François Roussy s’est d’abord dit estomaqué d’avoir vu cette nouvelle. « L’UPAC ne m’a jamais contacté pendant leur enquête. C’est moi qui l’ai fait aujourd’hui même pour avoir des précisions sur ce qu’ils prétendent à mon sujet. »

Il débute en parlant du voyage à Saint-Malo. Selon l’ex maire de Gaspé, ce voyage était déjà organisé de concert avec la ville française en 2009 dans le cadre des festivités entourant le 475e anniversaire de Jacques-Cartier. « Il s’agit d’un échange culturel où je me suis rendu là-bas et à leur tour, ils ont envoyé une délégation en Gaspésie. » Il ajoute qu’au même moment, il y avait effectivement un colloque des ingénieurs où il a été invité. « L’association des ingénieurs du Québec voulait que j’y participe en tant que représentant du Québec. Ils ont donc offert de me payer mon billet d’avion et deux jours à l’hôtel. Le reste a été défrayé par la ville de Saint-Malo. » Étant une firme d’ingénieurs, Roche était évidemment à ce colloque a-t-il ajouté.

Fonds d’investissements et équipe de hockey

Quant au fonds d’investissements pour les infrastructures de la ville de Gaspé où la firme Roche aurait été sollicitée à y injecter 5 % des contrats obtenus de la ville de Gaspé, François Roussy rejette ces allégations, affirmant que le seul fonds où les entreprises du milieu ont été interpellées et celui qui a été mis sur pied à la suite des inondations de Rivière-au-Renard. « Je n’ai jamais exigé de ristourne. Par contre, j’ai toujours souhaité que les entreprises s’impliquent et investissent dans la communauté. »

Même chose pour l’équipe de hockey de Gaspé qui porte d’ailleurs le nom de la firme de génie-conseil. « Ce sont les gens d’affaires de la région qui voulaient relancer l’équipe et qui sont venus me voir », affirme-t-il.

Finalement, François Roussy martèle que son administration n’a jamais favorisé la firme Roche dans l’octroi de contrats. « À mon arrivée à la mairie, il y avait deux firmes d’ingénierie. À mon départ, ils étaient cinq. J’ai toujours favorisé la compétition et les entreprises savaient que c’était de cette façon que je fonctionnais. »

L’actuel conseiller politique du député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre confirme qu’il demeurera en poste. « Mon patron sait que je suis quelqu’un d’honnête. » (Le Pharillon)

Voyage à St-Malo : « J’ai accepté pour faire sauver de l’argent à la Ville », dit Roussy

L’Association des ingénieurs-conseils du Québec, et non la firme Roche, a payé une partie de son voyage à Saint-Malo au printemps 2009, affirme l’ex-maire de Gaspé, François Roussy, qui nie avoir demandé à Roche de reverser à la Ville 5 % de ses honoraires.

Gaspé avait tissé des liens avec Saint-Malo pour le 475e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier, rapporte M. Roussy, et une artiste gaspésienne se produisait là-bas. « Il y avait un congrès d’ingénieurs en même temps à Saint-Malo, dit l’ex-maire. L’Association des ingénieurs nous a dit : “si vous faites une prestation, on pourrait vous payer le billet d’avion et deux-trois nuits d’hôtel”. Le reste était payé par la Ville de Saint-Malo. »

« J’ai accepté pour faire sauver de l’argent à la Ville [de Gaspé] », justifie M. Roussy. Il a prononcé un discours à l’ouverture du congrès et a même chanté La langue de chez nous, d’Yves Duteil, aux ingénieurs. « Après, je suis parti avec le maire de Saint-Malo, qui m’a fait visiter des musées […]. Jamais je n’ai senti qu’on se faisait corrompre. »

Pas de 5 %

L’ex-maire nie avoir demandé à Roche une ristourne de 5 % des honoraires engendrés par les contrats obtenus auprès de la Ville, une somme destinée à des projets dans la communauté, selon les documents de l’UPAC.

« J’ai toujours souhaité que les entreprises soient de bons citoyens corporatifs, qu’elles redonnent dans le milieu. Je le disais à tout le monde », affirme M. Roussy. Il n’a toutefois « jamais » mentionné un pourcentage ou un montant à Roche, dit-il.
Quant aux commandites versées par Roche au club de hockey sénior le Phénix ou à d’autres organismes, elles n’ont « jamais » eu d’impact sur l’octroi de contrats par la Ville, dit l’ex-maire.

Le nombre de firmes d’ingénieurs établies à Gaspé est passé de deux à cinq pendant son règne à la mairie, remarque M. Roussy. C’est le signe qu’une saine compétition régnait, selon lui.

Côté « laisse les policiers faire leur travail »

Le maire actuel de Gaspé, Daniel Côté, déclare qu’il « laisse les policiers faire leur travail. On a collaboré [avec l’UPAC] et on va continuer à collaborer. »

Du 20 avril 2009 au 30 septembre 2013, M. Côté était coordonnateur municipal et adjoint au maire Roussy. « Je ne suis pas au courant de quoi que ce soit de ce qui est dit, réagit M. Côté. Je vois les allégations passer et j’ai hâte que l’enquête soit finie pour qu’on ait le portrait réel des choses. » (GRAFFICI.CA)

Roussy dément

François Roussy dément les allégations d’apparence de corruption à son sujet entourant la firme d’ingénieur-conseil Roche.

L’ex-maire de Gaspé répond ainsi aux affirmations, selon lequel, il aurait effectué un voyage, toutes dépenses payées par le groupe Roche, à Saint-Malo en 2009.

François Roussy soutient que ce n’est pas cette firme qui a payé les frais :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11741#1

L’ex-maire dément aussi qu’une ristourne de 5% destinée à des projets communautaires et qui était exigée par la Ville lorsque la firme Roche obtenait des contrats à Gaspé :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11741#1

De plus, François Roussy explique que le nombre de firmes de génie-conseil est passé de deux à cinq lorsqu’il était maire de Gaspé, ce qui signifie, selon lui,  qu’il y avait une saine compétition.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

UPAC: Roussy se défend

L'ex-maire de Gaspé, François Roussy, rejette catégoriquement toutes les allégations émises sur la place publique la semaine dernière par l'Unité permanente anticorruption.

En entrevue à CHNC, M. Roussy précise n'avoir jamais été rencontré par l'UPAC en soulignant avoir lui-même contacté l'organisme à la suite des reportages pour en connaître davantage. Chose certaine, son voyage en France en vue de la Francofête et d'un colloque d'ingénieur à St-Malo n'a pas été payé par la firme Roche, affirme l'ex-maire.

Et la ristourne de 5% alléguée pour chaque contrat octroyé à Roche destinée à un fonds municipal pour les infrastructures, n'a pas non plus existé, fait valoir François Roussy. (CHNC)

Mamelonet nie avoir promis un retour d'ascenseur

Georges Mamelonet affirme n’avoir jamais promis de retour d’ascenseur à des firmes de génie-conseil.

Cette sortie de l’ex-député de Gaspé fait suite aux allégations de financement illégal, qu’il aurait obtenu de firmes lorsqu’il était en fonction entre 2008 et 2012.

Georges Mamelonet affirme que tout financement a été fait dans les règles, selon la loi électorale, et qu’il n’a jamais promis quoi que ce soit après son élection en 2008 :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11740#1

Georges Mamelonet affirme que les enquêtes menées par l’Unité permanente anticorruption sont nécessaires et faites de façons sérieuses.

Cependant, il trouve déplorable que les médias se servent de documents, qui ne constituent pas des preuves, pour entacher des réputations :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11740#1

C’était l’ex-député libéral, Georges Mamelonet.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

La firme de génie Roche prête à corrompre un maire en retour de contrats

La firme de génie-conseil Roche était prête à tout pour obtenir des contrats publics, selon ce qu'on peut lire dans le mandat de perquisition exécuté le 29 janvier et dont la Cour supérieure vient de dévoiler de nouvelles portions.

Un consortium de médias avait obtenu une version largement caviardée de ce document le mois dernier, mais il était alors assez difficile d'avoir un portrait des stratégies déployées par les dirigeants de la firme. La nouvelle version du document nous permet d'y voir un peu plus clair.

On savait déjà que Roche comptait sur l'influence politique de Marc-Yvan Côté pour se frayer un chemin dans l'appareil gouvernemental. On apprend maintenant qu'en 2008, elle aurait contribué illégalement à la caisse électorale de deux députés libéraux, dont Georges Mamelonet, député de Gaspé de 2008 à 2012. Après son élection, Georges Mamelonet a assuré la firme Roche qu'elle pouvait compter sur lui.

De plus, l'entreprise n'aurait pas hésité à corrompre le maire de Gaspé, François Roussy (maire de 2005 à 2013), en l'invitant, toutes dépenses payées, à Saint-Malo, en France, pour un congrès sur l'ingénierie qui durait une semaine. La date de ce voyage est toujours caviardée dans le mandat de perquisition.

Cependant, le document indique qu'en février 2009, François Roussy impose une condition à Roche pour qu'elle continue à obtenir des contrats de la municipalité de Gaspé. Le maire Roussy exige de la firme de génie une ristourne « de 5 % des honoraires engendrés par les contrats dans le fonds de renouvellement des infrastructures. Cette ristourne servait à financer des projets pour la communauté de Gaspé ».

Roche soignait ses relations avec la communauté de Gaspé de bien d'autres façons, notamment en relançant le club de hockey senior, à la demande du maire Roussy. La firme de génie a élaboré un plan de commandite, démontrant ainsi sa grande implication dans la municipalité. Roche « devient un sauveur de la communauté et écarte les firmes en compétition pour des contrats, ce qui [la] positionne favorablement pour l'obtention de futurs contrats », peut-on lire dans le document.

Les ordres venaient de très haut chez Roche.

Dans une note du 2 décembre 1994 adressée à Marc-Yvan Côté, le président du conseil d'administration de Roche, Pierre Lacroix, indique les stratégies à adopter pour le développement des affaires.

On peut y lire :
- dons à des partis politiques (fédéral, provincial, municipal);
- influencer le promoteur (client) sur le processus d'appel d'offres;
- invitation à une activité sportive (golf, tennis, pêche, chasse).

Dans la nouvelle version du document, on apprend que l'enquête Joug, qui porte sur le financement illégal du Parti libéral du Québec, examine l'implication de l'ancien ministre des Transports Marc-Yvan Côté dans ce financement illégal au sein de la firme Roche. L'ancien organisateur libéral a quitté la politique en 1994 pour devenir vice-président au Développement des affaires chez Roche, poste qu'il a occupé jusqu'en 2005 avant de devenir consultant pour la même firme.

Mais l'analyse des serveurs informatiques a révélé aux enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) l'existence de plusieurs autres acteurs reliés aux activités de financement des partis politiques, dont France Michaud, elle aussi vice-présidente chez Roche.

Des listes et des rapports incriminants

Les courriels retrouvés dans les serveurs ont donné beaucoup d'informations aux policiers, notamment sur les interventions que faisait Marc-Yvan Côté auprès du cabinet de la ministre des Affaires municipales de l'époque, Nathalie Normandeau, pour faire avancer certains dossiers.

Comme l'a révélé un autre mandat de perquisition rendu public récemment, la ministre Normandeau aurait autorisé une subvention pour un projet d'usine de traitement des eaux à Boisbriand, à l'encontre de l'avis répété de plusieurs fonctionnaires du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT), au fil des ans.

Un témoin rencontré par l'UPAC a déclaré que « le taux de subvention avait été majoré par la ministre Normandeau. Selon (...), la ministre n'avait pas l'autorité de surhausser ce taux puisque le taux applicable pour ce type de projet et selon les règles et les normes établies est de 66 2/3 % ».

Plus loin dans le document, on peut lire que les policiers ont mis la main sur « une liste de dossiers ayant bénéficié d'un taux d'aide financière à la discrétion du ministre en place. Cette liste consiste en un recensement de projets dans diverses municipalités du Québec qui étaient refusés par les fonctionnaires politiques, mais qui finalement ont reçu une subvention par le ministre du MAMROT en place. » La liste indique une cinquantaine de projets, dont 18 ont été confiés à la firme Roche dans l'est du Québec.

Rien ne semblait arrêter Roche, puisque le document révèle que la firme aurait même utilisé un rapport fabriqué de toutes pièces afin d'obtenir un contrat.

Pour démontrer qu'elle était impliquée depuis des années dans un projet du secteur de la Côte Surprise à Percé, Roche aurait demandé à l'entreprise Les Consultants Lapel (une division de Roche) de fabriquer un faux rapport daté du 15 novembre 1995. Grâce à ce faux document, la firme de génie aurait obtenu un projet en démontrant « son antériorité auprès de la municipalité », ce qui lui permettait de contourner la loi 106 (la règle du plus bas soumissionnaire).

L'intervention du DGEQ n'a rien changé

Le document judiciaire indique que Roche aurait multiplié les contributions aux partis grâce à des prête-noms ainsi qu'à un système de fausse facturation qui servait à rembourser les employés et les dirigeants participant au stratagème.

Roche a pu compter sur trois entreprises (Les Consultants FBG, Noram experts-conseils et Kwatroe Consultants) pour camoufler des fausses factures totalisant plus de 25 000 $. Deux de ces entreprises ont d'ailleurs été achetées par Roche en 2008 et en 2010.

Un témoin a raconté aux enquêteurs de l'UPAC combien le système de contributions politiques faites par les employés et les dirigeants de la firme Roche était bien installé. C'est Marc-Yvan Côté lui-même qui lui en a expliqué le fonctionnement.

Au cours des premières années, les dons qu'il faisait aux partis lui étaient remboursés par ses notes de frais ou alors par de faux bonis que la firme lui octroyait. D'ailleurs, selon le document, « tous les vice-présidents devaient contribuer au financement politique pour des montants précis. L'argent devait être remis au moment où les bonis étaient accordés ». Les sommes étaient ensuite confiées à France Michaud.

C'est grâce à un « stratagème triangulaire de fausse facturation » que Roche pouvait obtenir de l'argent comptant pour rembourser les employés. Roche faisait appel à ses sous-traitants pour camoufler la fausse facturation, lit-on dans le document.

À partir de 2006, Roche a modifié ses procédures de remboursement aux employés à la suite d'une intervention du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), mais la firme n'a pas cessé d'avoir recours au système de prête-noms pour autant. Selon le témoin, le vice-président et actionnaire de Roche, Serge Dussault, l'a rencontré pour lui offrir une augmentation de salaire de 10 000 $ qui servirait à couvrir le montant des contributions politiques.

Chasse et pêche

Les serveurs informatiques sont pleins de surprises. Dans l'un d'eux, les policiers ont retrouvé un registre « Chasse et pêche 2007 » qui mentionne un montant de 32 975 $ pour des activités au Leaf River Lodge, au Saguenay. Un voyage de pêche en août 2007 est inscrit, mais on ignore qui étaient les invités. Cependant du 24 au 30 août 2007, ce même registre indique qu'un voyage de chasse a réuni Marc-Yvan Côté, le chef de cabinet de la ministre Normandeau, Bruno Lortie, et une troisième personne dont le nom est caviardé.

Les policiers ont donc obtenu un mandat de perquisition dans les locaux de la firme Roche en faisant valoir au juge qu'ils avaient des motifs de croire que plusieurs crimes avaient été commis, notamment un complot avec les dirigeants d'une municipalité afin de monter un faux projet de taxation dans le but d'obtenir une subvention du gouvernement du Québec, des contributions illégales à la caisse électorale du député Georges Mamelonet lors de la campagne de 2008, du trafic d'influence de la part de Marc-Yvan Côté auprès des autorités politiques afin de faire cheminer un projet qui piétinait, d'actes de corruption pour avoir invité des fonctionnaires dans un voyage payé par la firme.

L'enquête sur le financement illégal au PLQ s'est amorcée en 2011 et a conduit l'UPAC à la permanence du parti, dans des entreprises appartenant à Marc Bibeau, l'ex grand argentier du PLQ sous Jean Charest, dans les bureaux de Roche à Québec et finalement chez Marc-Yvan Côté à Baie-Saint-Paul. Et finalement la semaine dernière, l'UPAC a perquisitionné dans les bureaux municipaux de Gaspé et de Percé et dans le bureau de Roche à Gaspé.  (Radio-Canada)

UPAC : des allégations éclaboussent Roussy et Mamelonet

L’ex-député libéral de Gaspé, Georges Mamelonet, nie les allégations de financement illégal contenues dans des documents judiciaires de l’UPAC (Unité permanente anticorruption). Ces documents mettent aussi en cause l’ex-maire de Gaspé, François Roussy, qui aurait accepté un voyage à Saint-Malo payé par la firme d’ingénieurs Roche.

Ces affirmations proviennent d’un mandat de perquisition exécuté le 29 janvier, dont un consortium de médias, incluant Radio-Canada et Le Soleil, ont obtenu copie.

Selon ces documents, Roche aurait invité l’ex-maire de Gaspé François Roussy à un congrès d’ingénierie toutes dépenses payées à Saint-Malo, rapporte Le Soleil.

En février 2009, M. Roussy aurait exigé de la firme une ristourne de 5 % des honoraires engendrés par les contrats obtenus auprès de la Ville, afin de financer des projets pour la communauté. Ces sommes auraient notamment servi à financer l’équipe de hockey senior, les fêtes du 475e et la Traversée de la Gaspésie à ski.

François Roussy est aujourd’hui attaché politique du député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre. Au moment d'écrire ces lignes, M. Roussy n'avait pas rappelé Graffici.ca.

Campagne libérale

La firme Roche, qui a des bureaux à Gaspé, aurait sollicité des entreprises pour qu’elles contribuent à la campagne de 2008 de l’ex-député libéral Georges Mamelonet, en utilisant un système de fausse facturation, rapporte Le Soleil.
Ainsi, le 19 mai 2009, un employé de Roche aurait fait parvenir deux fausses factures de 20 000 $ plus taxes à Mario Crousset, président de la firme d’ingénieurs Kwatroe de Gaspé, afin de dégager des sommes d’argent liquide.

Réaction de Mamelonet

Georges Mamelonet affirme à GRAFFICI.CA qu’il n’était « absolument pas au courant de tout ça. J’ai toujours fait en sorte que les règles soient respectées de manière rigoureuse », dit-il.

Les employés de Roche sont « venus à des activités de financement et ont payé leurs billets comme tout le monde », déclare M. Mamelonet.
L’UPAC cite un échange de courriels entre un employé de Roche et l’ex-député, dans lequel M. Mamelonet lui écrit « d’être assuré qu’il sera au rendez-vous pour Roche ».

Faux rapport

La firme Roche aurait fait fabriquer un faux rapport en 2008 afin d’obtenir un contrat touchant le pavage de la Côte Surprise, à Percé, indique le Soleil. Ce rapport lui permettait de démontrer son « antériorité » dans le dossier, et d’ainsi échapper à la règle du plus bas soumissionnaire.
Les 6 et 7 mai, l’UPAC a mené des perquisitions dans les bureaux de Roche à Gaspé, ainsi qu’aux hôtels de ville de Gaspé et Percé. (GRAFFICI.CA)

François Roussy et Georges Mamelonet dans la mire de l'UPAC

Un consortium de médias, dont fait partie TVA, a dévoilé aujourd’hui des rapports de l’UPAC qui confirme la grande influence qu’exerçait la firme de géni Roche sur certains hommes politiques en Gaspésie. Ces documents soutiennent que l’ancien maire de Gaspé, François Roussy et l’ancien député provincial de Gaspé, Georges Mamelonet ont tous deux bénéficié d’ententes avec la firme de génie Roche.

Selon ce rapport, François Roussy a posé des conditions dans l’octroi de certains contrats. Il lui est arrivé de demander des ristournes de 5% qu’il réinvestissait ensuite dans le fonds de renouvellement des infrastructures de la ville. Il favorisait ainsi la firme Roche, au détriment des autres soumissionnaires et des contribuables.

 

On lui reproche également d’avoir demandé à la firme de financer le club de hockey senior en Gaspésie et d’avoir voyagé tout frais payé à St-Malo, en France. L’ancien maire a toutefois soutenu avoir payé 50% des frais attachés à cette escapade.

Rappelons que François Roussy a quitté la politique municipale à l’automne dernier et qu’il travaille présentement comme conseiller du député de Gaspé, le péquiste Gaétan Lelièvre.

 

Selon le rapport de l’UPAC, Georges Mamelonet a quant a lui bénéficié du support financier de la firme Roche alors qu’il était candidat pour le Parti Libéral du Québec dans la circonscription de Gaspé en 2008. Élections qu’il a d’ailleurs remportées.

Rejoint au téléphone, l’ancien député semblait irrité et a rapidement mis fin a l’échange. Il a alors nié toutes les allégations de l’UPAC, contestant avoir échangé des courriels avec la firme Roche et démentant toute collaboration illicite avec la firme de génie. Il a ajouté qu’il désirait voir ce rapport et met en doute sa véracité. Il y a pourtant des photos du dit-rapport qui circulent sur Twitter et que nous avons publiées sur notre compte.

Un homme bien connu à Percé

Georges Mamelonet s’est parfois retrouvé dans des situations où il y avait apparence de conflit d’intérêt. Président du Club Nautique de Percé pendant de nombreuses années, il s’est retrouvé au même moment maire de la ville.

 

Cet ancien maire et député a entre autre été reconnu coupable de pêche illégale alors qu’il était Adjoint parlementaire du ministre provincial des pêcherie. Il récoltait des oursins pour ensuite les vendre dans son restaurant La Maison du Pêcheur, une véritable institution à Percé. (CHAU TVA)

La Gaspésie dans la mire de l'UPAC

Des documents judiciaires de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) mettent en lumière les stratagèmes que la firme Roche aurait mis en place afin d'obtenir des contrats auprès de la municipalité de Gaspé.

Dans un affidavit, les policiers avancent que l'entreprise aurait invité durant une semaine l'ancien maire de Gaspé François Roussy dans un congrès d'ingénierie à Saint-Malo, en France, toutes dépenses payées. L'enquêteur n'hésite pas à faire référence à «un acte de corruption» «face à François Roussy» quand il fait mention de ce voyage payé par Roche.

Ces renseignements figurent dans un affidavit rédigé par l'UPAC qui lui a permis d'obtenir un mandat de perquisition pour le siège social de Roche de Sainte-Foy, où les policiers ont frappé le 29 janvier dans le cadre du projet d'enquête Joug. Certains passages de ce document sont caviardés afin de protéger l'identité de différents témoins qui ont accepté de se confier aux policiers. Le Soleil et d'autres médias tentent toujours de mettre la main sur des copies non censurées de cet affidavit par le biais d'une démarche devant les tribunaux.

Dans ces documents, on y apprend aussi que Roche aurait retourné à la municipalité de Gaspé «5 % des honoraires engendrés par les contrats» obtenus auprès de la Ville. Ces sommes auraient permis à la Ville de financer une équipe de hockey senior, l'organisation des fêtes du 475e anniversaire de Gaspé et la Traversée de la Gaspésie. Un témoin de l'UPAC mentionne que l'ex-maire Roussy, qui travaille aujourd'hui comme attaché de presse pour le député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre, aurait exigé en février 2009 que Roche verse ces sommes à la municipalité.

«Ce retour était imposé par la Ville; il s'agissait d'une condition sine qua non afin de se faire octroyer des contrats par la municipalité», lit-on dans ce document judiciaire.

Roche aurait aussi regroupé des sommes d'argent recueillies auprès d'entreprises locales de Gaspé, afin de les remettre en son nom pour la relance de ce même club de hockey senior.

«La firme démontre sa grande implication dans la municipalité de Gaspé. Elle devient un sauveur de la communauté et écarte les firmes en compétition pour des contrats, ce qui les positionne favorablement pour l'obtention de futurs contrats.»

Dans les considérants d'une des annexes de l'affidavit, le policier écrit que Roche aurait aussi sollicité des entreprises afin de contribuer financièrement à la campagne de 2008 de l'ex-député libéral de Gaspé, Georges Mamelonet, à l'aide d'un stratagème de fausse facturation.

Dans l'affidavit, on parle de sommes de 5000 $ destinées à la caisse électorale de M. Mamelonet et à celle d'un autre député libéral dont l'identité est masquée. L'enquêteur fait notamment référence au président de l'entreprise Premier Tech, Henri Ouellet, comme contributeur financier pour la caisse électorale de M. Mamelonet.

Dans un échange de courriels survenu le 9 décembre 2008 entre un employé de la firme d'ingénierie et M. Mamelonet, le premier félicite le député fraîchement élu pour sa victoire. En réponse, le député aurait répondu «d'être assuré qu'il sera au rendez-vous pour Roche». Ces courriels ont été saisis dans le cadre d'une précédente frappe de l'UPAC réalisée aux bureaux de Roche, quand les policiers ont perquisitionné les serveurs informatiques de l'entreprise.

Faux rapport

Un témoin raconte aussi que Roche a pu obtenir un contrat auprès de la municipalité de Percé à l'aide d'un faux rapport daté du 15 novembre 1995, produit par les Consultants Lapel. Le contrat touchait la correction des services d'égouts et d'aqueduc, ainsi que le pavage de la côte Surprise.

Le document falsifié créé en 2008 a permis à la firme d'ingénierie de mettre la main sur l'ouvrage de la côte Surprise, en démontrant «que son antériorité auprès de la municipalité s'appliquait puisque la firme avait déjà oeuvré, en 1995, sur ce projet. Roche pouvait ainsi contourner la loi 106 de 2002».

Le projet Joug de l'UPAC est toujours en cours et personne n'a été accusé au criminel pour le moment en raison de cette enquête.

Quelques faits saillants de cet affidavit

-Roche aurait mis en place un système triangulaire de fausse facturation pour dégager de l'argent comptant utilisé pour financer illégalement les partis politiques. Les factures étaient émises, mais aucun service professionnel n'était rendu. Ces sommes auraient été remises aux cadres de Roche afin de leur permettre de faire des dons politiques à leur nom;

-Ce système de fausse facturation aurait impliqué la firme FBG Consultants de Beauceville, au début de l'année 2008, et son président Simon Veilleux. Ce dernier est devenu actionnaire de Roche quand la firme d'ingénierie a acquis FBG Consultants, en février 2008. Cette fausse facture au montant de 23 000$ aurait été transmise en marge d'un contrat obtenu par Roche auprès du Réseau de transport de la Capitale;

-Le 2 mars 2010, la firme d'ingénierie Noram de Montmagny aurait aussi été impliquée dans un processus de fausse facturation pour permettre à Roche de mettre la main sur de l'argent liquide. Le même jour, Roche se portait acquéreur de Noram;

-Le 19 mai 2009, un employé de Roche aurait aussi fait parvenir deux fausses factures de 20 000$ plus taxes au président de la firme Kwatröe de Gaspé, Mario Crousset, afin de dégager des sommes d'argent liquide. Ce stratagème a été mis en place autour d'un contrat de Roche à Rivière-au-Renard dans lequel la firme était déjà associée à Kwatröe. Le contexte se serait bien prêté bien pour camoufler la fausse facturation;

-Afin de brouiller les vérifications du Directeur général des élections du Québec, la direction de Roche aurait pris la décision, en 2006, de ne plus rembourser les contributions politiques de ses cadres par de faux bonus de performance. Ces contributions se prendraient à même leur salaire. Ainsi, un employé a reçu cette année-là une augmentation de 10 000$, après avoir rencontré Serge Dussault, qui était à l'époque vice-président et actionnaire de l'entreprise. M. Dussault est aujourd'hui le président du conseil d'administration de Roche. «Serge Dussault lui a expliqué que dorénavant, les contributions politiques se prendraient à même son salaire», peut-on lire dans l'affidavit;

-Les cotisations politiques faites par les employés de Roche étaient comptabilisées deux fois par année, au printemps et à l'automne. Selon un document saisi au siège social de la firme d'ingénierie en avril 2010, les cadres Claude Drouin, responsable des relations avec les sphères politiques pour Roche, Martin Bergeron, vice-président au bâtiment chez Roche, et Marc Gardner, directeur du bureau de Thetford Mines de Roche, auraient tous servi de prête-noms;

-Certains directeurs de bureaux régionaux chez Roche se seraient fait demander de produire des frais de déplacement pour leur voiture. Ces sommes auraient été utilisées pour faire des dons politiques illégaux;

-France Michaud aurait joué un rôle central dans le processus du financement illégal des partis politiques, selon le contenu de l'affidavit. Tous les vice-présidents chez Roche devaient contribuer aux partis politiques et ils avaient tous des objectifs précis à respecter.

Michaud est présentement accusée au criminel pour son implication présumée dans l'octroi à Roche du contrat de l'usine de traitement des eaux de Boisbriand. (Le Soleil)

UPAC : Mamelonet et Roussy visés

Le PLQ pouvait compter sur la firme Roche pour subvenir à ses besoins monétaires.

Selon des documents présentés par l'UPAC pour l'obtention d'un mandat de perquisition à la firme d'ingénierie de janvier, l'ex-député de Gaspé, Georges Mamelonet, auraient bénéficié de cette aide lors de sa campagne électorale de 2008 et ouvert une porte à un retour d'ascenseur. Des courriels incriminant auraient été saisies par l'UPAC.

Les interventions politiques de Roche étaient également dirigées vers Gaspé. Selon l'UPAC, la firme aurait corrompu son ancien maire François Roussy en l'invitant en France, toutes dépenses payées. Gaspé aurait obtenu une ristourne de 5% sur des contrats d'ingénierie destinés aux fonds de renouvellement des infrastructures.

M. Mamelonet préfère obtenir plus d'information avant de commenter. Nous avons en vain tenté d'obtenir un commentaire de M. Roussy. (CHNC)

Le ministre Lebel aux Îles

Le ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel, est de passage dans l’archipel aujourd’hui.
Il tiendra un point de presse en fin d’après-midi, à l’Auberge Madeli de Cap-aux-Meules.
Également ministre de l’Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales, la Municipalité des Îles a sollicité une rencontre avec le monsieur Lebel.
Le maire Jonathan Lapierre dit vouloir aborder avec lui des dossiers importants pour l’archipel concernant le domaine des transports.
Il cite en exemple la piste d’atterrissage de l’aéroport de Havre-aux-Maisons et les infrastructures portuaires du territoire. (CFIM)

Stratégie maritime - Jean D'Amour rencontre les maires des municipalités riveraines du Saint-Laurent

Le ministre délégué aux Transports et à l'Implantation de la stratégie maritime et ministre responsable des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, et député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, M. Jean D'Amour, s'est entretenu avec les maires des municipalités riveraines du Saint-Laurent à l'occasion d'une rencontre qui s'est tenue aujourd'hui.

« Cette rencontre m'a permis d'échanger avec des maires des municipalités riveraines du Saint-Laurent à propos de la stratégie maritime. Nous aurons besoin de leur contribution afin d'assurer le succès de son implantation et de son déploiement. L'enthousiasme que j'ai perçu dans nos discussions me réjouit grandement et me permet d'entrevoir notre collaboration avec optimisme », a déclaré le ministre délégué.

M. D'Amour en a également profité pour rappeler la mise sur pied, par le premier ministre Philippe Couillard, d'un comité ministériel sur l'implantation de la stratégie maritime, qui aura comme objectif d'assurer le succès du déploiement de la stratégie maritime.

Présidé par M. D'Amour, ce comité verra à l'essor du secteur maritime au Québec en proposant, entre autres, une stratégie gouvernementale, en favorisant la recherche et le développement des technologies marines et environnementales, le tourisme, ainsi qu'en assurant la formation d'une main-d'œuvre qualifiée pour l'industrie maritime. « Nous savons tous que le Saint-Laurent présente un grand potentiel de développement économique. Il nous incombe de l'exploiter de manière responsable en le protégeant, en le mettant en valeur et en assurant sa pérennité au bénéfice de l'ensemble de la collectivité », a précisé M. D'Amour.

Une stratégie maritime visionnaire pour le Québec
Rappelons que cette stratégie maritime est une première au Québec. Favoriser le développement économique de la province, donner un nouvel élan au secteur maritime, contribuer à la création d'emplois, poursuivre le développement du tourisme maritime, assurer la pérennité de l'industrie des pêches et de l'aquaculture sont quelques-uns des bénéfices que sa mise en œuvre apportera au Québec.
(RIM)

Le prix du homard a chuté

Le prix du homard payé au pêcheur a chuté de 1,50 $ la livre dimanche en Gaspésie. Il est passé de 5,75 $ à 4,25 $ le jour de la fête des Mères. Un début de pêche tardif explique surtout cette baisse, précise Réal Nicolas, de l'entreprise Poisson salé gaspésien.

Acheteur des prises d'une vingtaine des 175 homardiers gaspésiens, M. Nicolas explique qu'en raison d'un début de saison le 30 avril, pêcheurs et grossistes se sont retrouvés avec le défi de tenter de fournir les marchés urbains à temps pour la fête des Mères, le 11 mai.

«Le marché a été inondé de homards des autres provinces. Metro a annoncé son spécial dans les journaux quelques jours avant la fête des Mères. Pensant qu'on n'allait pas être en mesure de fournir le marché, il [Metro] est allé chercher son homard ailleurs, dans les Maritimes. Je n'en ai vendu qu'un voyage, le mercredi avant la fête des Mères», déplore M. Nicolas.

Consommateur gagnant

Aussi propriétaire d'une poissonnerie attenante à son usine de Grande-Rivière, M. Nicolas précise que le consommateur bénéficiera de la baisse.

«Au détail, le prix suit la descente», note-t-il en spécifiant que le prix du homard vivant s'établissait à 5,50 $ la livre hier. «C'est environ un dollar de plus la livre pour le homard cuit. C'est une grosse baisse.»

Metro offrait le homard cuit à 6,99 $ la livre récemment. Les supermarchés offrent parfois le crustacé au prix coûtant, et même légèrement en dessous, parce qu'ils s'en servent pour attirer des clients.

Le pêcheur perd

Le pêcheur Michel Jones, de Port-Daniel, aurait préféré que le prix se maintienne à 5,75 $, considérant que ce prix n'aura prévalu que pour 10 des 68 jours de capture. Les homardiers perdent, mais il fait quand même une nuance; ils ne sont pas perdants sur toute la ligne.

«Une baisse de 1,50 $ d'un seul coup, c'est beaucoup. Par contre, les prises sont très bonnes, et partout, d'après les échos que je reçois. Il y a du homard partout», explique M. Jones.

Le prix baissera-t-il encore? «Je n'ai pas de boule de cristal», dit Réal Nicolas.

Aux Îles-de-la-Madeleine, où les premiers débarquements ont eu lieu le 10 mai, Léonard Poirier, de l'Association des pêcheurs propriétaires est bien consciente que les 325 homardiers sont passés à côté des 5,75 $ la livre.

«Ici, on ne connaît le prix offert au pêcheur que le lundi, en fonction des ventes ayant eu lieu. Mais ce sont les mêmes marchés et nos produits sont entrés en ville cette semaine seulement», dit-il.

Aux Îles comme en Gaspésie, plusieurs pêcheurs pestent contre l'identifiant devant être apposé sur chaque homard capturé, afin de renseigner les consommateurs sur l'origine de leur crustacé.

«C'est long à mettre. C'est un bracelet, au lieu d'un élastique, cette année. Des gars ne le mettent pas, mais je pense que ça aide à écouler nos produits chez ceux qui veulent acheter un homard québécois», précise Michel Jones.

Aux Îles-de-la-Madeleine, la plainte est notamment venue de la Coop Cape Dolphin, un acheteur des prises des homardiers anglophones. La coopérative vend beaucoup dans les Maritimes et aux États-Unis, et ne voit pas d'avantage à afficher un identifiant unilingue francophone.

Les débarquements de homards ont totalisé 39 millions $ aux Îles et en Gaspésie en 2013. En incluant du homard importé, mais transformé dans ces deux secteurs, la valeur des expéditions s'est établie à 141 millions $ l'an passé. Le homard y mobilise 1400 pêcheurs et aide-pêcheurs, et 1000 travailleurs d'usines. (Le Soleil)

Tous les ours abattus pendant la période de chasse devraient être enregistrés.

C’est ce qu’affirme le président de la section locale de la Fédération des chasseurs et pêcheurs Alain Poitras.

Avec l’ouverture de cette chasse printanière, Alain Poitras rappelle qu’il est très important d’enregistrer toute prise. Selon plusieurs observateurs certains chasseurs profitent de cette chasse pour abattre plusieurs ours afin de protéger le cheptel d’orignaux.

Pour Alain Poitras cette pratique est condamnable et vient fausser les données. Il  est donc difficile par la suite d’établir un plan de gestion cohérant. Il affirme que le ministère base son plan de gestion sur les statistiques officielles qui ne collent peut-être pas toujours avec la réalité, selon Alain Poitras :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11737#1

Officiellement l’an passé dans la zone 01, 139 ours ont été abattus pendant la période de chasse et 84 pendant la période de piégeage pour un total de 223 en 2013. Il s’agit d’une chasse somme toute encore assez marginale. À titre comparatif plus de 4 mille orignaux ont été abattus en 2013.

En 2014 la chasse à l’ours est légale du 15 mai au 30 juin. Il est possible de chasser à l’arc, à l’arbalète ou à l’arme à feu.  (CIEU FM)

Lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette : Ottawa investira 6 M$ au Québec

Le gouvernement du Canada investira 6 millions de dollars au Québec pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Le ministre Denis Lebel en a fait l'annonce, mardi matin, à Baie-Comeau.

Les fonds seront versés à la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies. Dès cette année, 1,5 million de dollars seront consacrés aux trois régions de l'Est.

L'aide d'Ottawa devrait également permettre d'acquérier des connaissances pratiques et une expérience accrue dans la lutte contre la tordeuse.

Selon le ministère des Ressources naturelles du Canada, la tordeuse demeure l'un des insectes les plus destructeurs envers les épinettes et sapins au pays.

Dans le cas d'une infestation majeure de l'insecte, des dizaines de millions d'hectares peuvent être défoliés.

Au Québec, les populations de tordeuses des bourgeons de l'épinette augmentent de façon constante depuis 2006.

L'infestation s'est amorcée à une latitude anormalement élevée, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent et au nord du lac Saint-Jean.

Elle a gagné le Bas-Saint-Laurent, près de Rimouski, en 2010.

Source : ministère des Ressources naturelles du Canada

La participation financière du gouvernement fédéral s'échelonnera sur une période de quatre ans.  (Radio-Canada)

Crue des rivières: fermeture de route et évacuations en Gaspésie

La crue des rivières continue de poser problème en Gaspésie; un tronçon de la route 299 est toujours fermé et des maisons sont évacuées à Nouvelle.

La rivière Cascapédia inonde toujours la portion sud de la route 299. Cette situation a forcé, dimanche, la fermeture de la route entre les kilomètres 10 et 62, soit au nord de la municipalité de Cascapédia-St-Jules jusqu'au Relais de la Cache. Heureusement, aucune maison ne se trouve dans le secteur.

Des résidents ont toutefois dû être évacués à Nouvelle en raison de la montée des eaux de la rivière Nouvelle.

« La rivière Nouvelle était très haute, explique la conseillère à la sécurité civile, Marie-Ève Dufour. La municipalité était à procéder à quelques évacuations. Une évacuation a déjà eu lieu, c'est quelqu'un qui habite tout près de la rivière. C'est toujours de manière préventive. On n'attend pas que les gens soient dans le pétrin pour les évacuer. »

Deux autres évacuations sont prévues dans le secteur du Platin puisque les maisons risquent de se retrouver isolées.  (Radio-Canada)

La rivière Sainte-Anne toujours sous surveillance

La rivière Sainte-Anne dans le secteur Saint-Joseph-des-Monts est toujours sous surveillance par les autorités de la MRC.

Le débit de la rivière a atteint son sommet le plus élevé depuis le début de l'alerte le 17 mai entre 18 h et minuit, atteignant 294.3 M3/sec. Les autorités doivent retourner sur place aux alentours de 16 h pour réévaluer la situation. Par ailleurs, il y a toujours des prévisions d'averses pour le secteur de Sainte-Anne-des-Monts pour les prochains jours.

La MRC maintient sa recommandation de ne pas consommer d'eau pour les gens du secteur Grand-plaqué. Également, l'accès est limité pour les résidents seulement à cause des conditions difficiles de la route dues à la crue de la rivière. Le fond de la route a été lourdement attaqué par le débordement. Seuls de gros véhicules peuvent circuler. D'ailleurs, des résidents de St-Joseph se plaignent de la circulation de certains téméraires qui passent dans l'eau à des vitesses folles. question "d'essayer leurs véhicules".

Les autorités rappellent qu'il est impératif de contacter les services d'urgence si la situation se détériore au courant de la journée. (Le Riverain)

Cimenterie : les travaux débutent aujourd'hui

Les travaux menant à l'édification d'une cimenterie d'un milliard de dollars du promoteur Ciment McInnis à Port-Daniel débutent aujourd'hui.

Voilà vingt ans qu'on parle de ce projet qui ne semblait jamais vouloir voir le jour. Or, c'est aujourd'hui que les travaux débutent; lesquels consistent à créer un chemin d'accès de la Route 132 au site de la future cimenterie. Des travaux qui comprennent du déblaiement, du dynamitage, des travaux de surfaçage, de remblai et autres préparations de terrain, confirme le maire de l'endroit, Henri Grenier.

« C'est une première étape. Une étape importante qui permettra l'entrée de roulottes et éventuellement l'électricité sur les lieux », rappelle M. Grenier qui précise que pour les prochains jours, la petite route de l'Anse McInnis sera utilisée « par la compagnie, le temps de compléter la route d'accès au site par la 132 ». Ce dernier réitère par ailleurs l'importance de prioriser l'embauche de travailleurs de la région. « On encourage ça bien sûr. Nous avons passé dans ce sens plusieurs résolutions tant à la municipalité qu'à la MRC du Rocher Percé. Et à toutes les rencontres du comité de suivi de la cimenterie au sein duquel je siège, il en a été question. Nous avons une bonne écoute sur ce plan de la part de Ciment McInnis », assure le maire.

La préfète de Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, tient à rappeler que les travaux d'aujourd'hui ne doivent pas être considérés comme étant le début « officiel parce que ce sera officialisé avec les (premières) pelletées de terre », prévue dans les prochaines semaines. Elle admet toutefois que le moment est symbolique. « Effectivement. On se prépare à recevoir la cimenterie. Et c'est certain que pour la population, c'est concret. Ils vont voir des travaux, c'est encourageant ».

Par ailleurs, Mme Lebouthillier, qui est également membre du comité de suivi, indique que sur le plan du bouclage financier du projet entre Ciment McInnis et les établissements financiers « qu'on en est aux derniers détails avec les banques, les avocats et les fiscalistes. On en est aux virgules et à placer les bons mots aux bons endroits, c'est très pointu », dit la préfète.

D'ailleurs, les membres du comité du suivi de la cimenterie se rencontrent aujourd'hui en compagnie du patron de Ciment McInnis, Christian Gagnon.

Les travaux en tous genres prévus au cours de l'été pourraient faire travailler plus de 250 personnes. Si tout va comme prévu, la cimenterie pour être en opération dans deux ans. (GRAFFICI.CA)

Cimenterie: Power Corp critique à son tour

Au tour de la haute direction de Power Corporation de craindre pour le marché cimentier québécois avec la venue de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

Le conglomérat a tenu cette semaine à Montréal la première assemblée des actionnaires depuis le décès de son bâtisseur, Paul Desmarais. Selon La Presse après avoir présidé à l'assemblée, ses deux fils, André et Paul, jr, principaux co-dirigeants de Power depuis une décennie, ont dérogé à la tradition de discrétion médiatique du groupe en tenant une véritable conférence de presse. Et à la question d'un journaliste sur le cimenterie gaspésienne, Paul Desmarais a repris à son compte le discours des cimentiers Holcim et Lafarge qui ont rappelé à plusieurs reprises sur la place publique que ce secteur ne fonctionne qu'à 60% de sa capacité. Par conséquent, la venue d'un nouveau joueur causera un problème.

On rappellera que le syndicat des Métallos, qui représente des centaines de travailleurs de Holcim et Lafarge, s'oppose catégoriquement au projet d'un milliard de dollars de Ciment McInnis craignant pour les emplois existants. (CHNC)

Orléans : le syndicat des chauffeurs proposera des solutions

Le syndicat des chauffeurs d'autocars d'Orléans Express rencontrera la haute direction de Keolis Canada le 5 juin prochain afin de proposer des pistes de solutions pour éviter des compressions majeures dans le réseau, notamment en Gaspésie.

« Oui, on a certaines solutions. Est-ce qu'elles sont toutes réalisables? On travaille là-dessus. Mais d'un autre côté, ils [l'entreprise] ont du travail à faire, indique le président des chauffeurs, Raymond Côté. Il faut au moins un départ par jour au complet pour la Gaspésie. Je pense qu'en faisant la promotion en axant sur les passagers et les colis, les deux départs peuvent être viables. »

Pour M. Côté, la proposition d'Orléans Express de n'effectuer qu'un départ par jour de chaque côté de la Gaspésie et 13 arrêts n'est pas réaliste. « Non, pas du tout. Par expérience, les gens ne prendront pas le transport collectif ou leur voiture pour rejoindre le départ le plus près. Une fois partis en voiture, ils vont se rendre à destination », souligne M. Côté qui souligne ne pas avoir eu d'écoute jusqu'à maintenant de la part de la compagnie.

Des sources de confiance ont indiqué à GRAFFICI.CA que les pertes d'exploitation pour la Gaspésie s'élèvent à un peu plus d'un million de dollars par année. « Ils ne font peut-être pas beaucoup d'argent avec, mais il sera viable, ils donneront un bon service et cela permettra d'alimenter Rimouski et le reste du réseau », analyse le syndicaliste.

L'entreprise serait prête à montrer ses chiffres aux syndiqués, ce qui serait fait à cette rencontre du 5 juin. « S'ils sont vraiment francs dans leur discours, on va faire l'étude et si réellement ils sont déficitaires comme ils le disent, on verra. Mais pour l'instant, on n'est pas convaincu », analyse M. Côté.

Orléans Express affirme perdre 500 000 $ par mois et aurait enregistré un déficit de 5 millions $ en 2013. L'entreprise soutient que la diminution majeure de la rentabilité sur son tronçon Montréal-Québec ne permet plus d'assurer l'interfinancement des lignes comme la Gaspésie.

Face aux critiques

L'annonce de l'entreprise au début du mois a provoqué de multitudes de réactions sur les médias sociaux. Certaines personnes trouvent inacceptables les intentions de Keolis Canada, d'autres comprennent en illustrant le manque de passagers dans les autocars.

Même des chauffeurs ont exprimé leur point de vue sur Facebook. Mathieu Goulet affirme que « les autocars sont vides. Ils arrêtent dans tous les villages, où personne n'embarque ou n'y débarque. […] Une compagnie privée, peu importe sa grosseur, est là pour être rentable. »
M. Côté ne veut pas condamner ces propos : « On n'est pas d'accord avec leur position, mais ils ont droit à leur opinion. »

Les chauffeurs ont refusé mercredi dans une proportion de 98 % la demande de l'entreprise de rouvrir la convention collective de travail afin d'économiser 600 000 $ par année. Ils ont toutefois accepté dans une même proportion de devancer les négociations de la prochaine convention collective. Le contrat actuel vient à échéance en mars prochain.

Demande officielle

La Commission des transports du Québec a affiché officiellement jeudi la demande de modification proposée par Orléans Express pour ses circuits de la Gaspésie, la Mauricie, le Centre-du-Québec et l'axe Montréal-Québec.

La CTQ accepte les commentaires sur les demandes effectuées par Orléans Express au cours des 10 prochains jours.

Le transporteur souhaite modifier son offre de service à compter du 6 juillet prochain. Toutefois, pour se faire, il doit obtenir l'autorisation de la CTQ. En raison de l'ampleur des changements demandés par Keolis Canada, il est fort à parier qu'il y aura des audiences publiques. Dans un tel cas, la décision ne serait rendue que dans quelques mois. Entre-temps, le service doit être rendu comme il l’est en ce moment.

GRAFFICI.CA a tenté d'obtenir les commentaires d'Orléans Express, mais le porte-parole de l'entreprise, Marc-André Varin, est absent jusqu'à mardi prochain. (GRAFFICI.CA)

Kéolis doit refaire ses devoirs

La demande de Kéolis auprès de la Commission des transports du Québec visant la réduction des services d'Orléans Express n'est pas conforme aux règles.

La responsable des communications à la CTQ, Caroline Cloutier, confirme que la requête acheminée le 8 mai par le transporteur ne répond pas à l'ensemble des attentes. Sans préciser la nature du problème, cette dernière indique que la Commission a renvoyé le transporteur faire ses devoirs.

Les modifications envisagées par Kéolis ne devraient donc pas entrer en vigueur le 6 juillet prochain, comme le souhaite le transporteur, d'autant plus que des audiences publiques pourraient être nécessaires. Rappelons que Kéolis veut réduire le nombre de ses liaisons quotidiennes en Gaspésie de six à deux, en plus de desservir seulement les municipalités les plus populeuses. (CHNC)

Québec soupèse l'idée d'exploiter les réserves d'Old Harry

Alors qu’une importante coalition réclame la suspension des forages d’hydrocarbure au Québec, le gouvernement Couillard soupèse l’idée d’exploiter les réserves Old Harry, dans le Golfe Saint-Laurent.

Le premier ministre Philippe Couillard croit que si Terre-Neuve va de l’avant, les pressions seront grandes pour que Québec emboîte le pas.

Or, la coalition syndicale et d’organismes environnementaux veut qu’il respecte son engagement de soumettre le projet de forage sur l’île d’Anticosti à une évaluation environnementale stratégique.

Ces forages doivent débuter le mois prochain.

La coalition souhaite aussi que l’examen environnemental indépendant se fasse dans le cadre d’un large débat public sur la pertinence de se lancer dans la filière pétrolière à l’heure des changements climatiques.

Selon le ministre de l’Environnement, David Heurtel, son gouvernement prépare actuellement sa stratégie, axée sur une approche globale intégrée.

Il doit préciser ses intentions au cours des prochaines semaines.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Pas encore pompé, le pétrole québécois déjà dans des barils étrangers?

« Le pétrole d'ici. Par des gens d'ici. Pour ici. » Le slogan de Pétrolia se veut simple et noble: l'or noir de la province, assure-t-on, profitera aux Québécois, de son extraction à sa consommation. Pourtant, rien n'est moins évident que l'identité locale de la première compagnie pétrolière du Québec qui a déjà conclu de nombreux partenariats avec des groupes français, dont certains à la réputation douteuse, et a désormais pour PDG un homme d'affaires albertain.

La première société pétrolière québécoise, qui possède 71% des gisements de la province, a été fondée en 2002 par André Proulx, ancien ingénieur minier, via la fusion-acquisition de Ressources Appalaches (qui exploite une mine d’or en Nouvelle-Écosse) et Puma Exploration, spécialisée dans la recherche de nouvelles mines au Canada. Rapidement, l’entreprise lève des centaines de milliers de dollars auprès d’un important fonds d’investissement basé à Londres, New York et Toronto.

En 2008, Pétrolia décroche le pactole en faisant l'acquisition, discrètement, des droits d'exploration dans l'île d'Anticosti, joyau du Saint-Laurent peuplé de 200 habitants et de 1000 fois de plus de cerfs où les plus grosses compagnies pétrolières ont mené des recherches depuis les années 1960, en vain.

En août 2012, Pétrolia effectue ses premiers forages d'exploration et début janvier 2013, elle annonce jusqu'à 40 milliards de barils d'un pétrole non conventionnel qui nécessite une fracturation de la roche-mère où l'hydrocarbure est emprisonné. Mais l’entreprise a besoin de beaucoup plus de financement pour passer à la prochaine étape et ce n’est pas simple: « Le Québec ressemble à un pays africain, avec tous ces risques et instabilités politiques. Les investisseurs ont peur qu’il se passe la même chose qu’avec les gaz de schiste », confie André Proulx à l’été 2013.

Alors que sa société est toujours plus au-devant de l'actualité, notamment en venant d'annoncer son intention de recourir à la fracturation par gaz naturel, le PDG et fondateur est soudainement congédié en septembre par le conseil d'administration qui le remplace sine die par Myron Tétreault, un homme d'affaires albertain ayant fait carrière dans la finance.

Les paroles de M. Proulx, qui assuraient quelques jours plus tôt, que tant et aussi longtemps qu'il serait en vie, Pétrolia resterait québécois, n'ont jamais semblé aussi loin. « Je mettrai ma tête! » Il voulait faire de Pétrolia l'équivalent d'Hydro-Québec ou de Bombardier, pour le pétrole québécois — et qui sait, le gaz naturel— tout en reconnaissant, presque prophétique à son propos, que « le chemin sera périlleux ».

Force est de constater, que depuis le début, la société n'a eu de cesse d'ouvrir son capital à des intérêts non québécois —parfois opaques — pour mener de l'avant ses projets.

Pilatus

Le partenaire le plus opaque de Pétrolia est sans doute le mystérieux fonds suisse Pilatus.

Entré dans le capital de Pétrolia en 2008, comme actionnaire majoritaire, Pilatus était codirigé par l'ex-PDG d'Elf-Aquitaine Loïk Le Floch-Prigent et l'homme d'affaires émirati Abbas Ibrahim Al Youssef (les deux hommes sont aujourd'hui en bisbille).

Elf-Aquitaine est l'ancien géant français du pétrole qui s'est trouvé au coeur d'un retentissant scandale politico-judiciaire dans les années 1990 en raison des détournements de fonds, soutiens occultes à des partis politiques français et trafics d’influence en tout genre en Afrique menés par ses dirigeants. Cette affaire a mis en lumière le pillage des ressources naturelles africaines par certains groupes français, avec le soutien de dirigeants politiques hexagonaux et africains, ce système qu'on a résumé sous le nom de Françafrique.

Lorsque Le Floch-Prigent dirigeait Elf, Paul Desmarais de Power Corporation siégeait sur son CA. Contrairement à des rumeurs tenaces, Power Corporation dément fermement tout lien avec Pilatus. « Ni Power, ni la famille Desmarais ne détiennent, ou n’ont détenu, quelconque participation dans le fonds Pilatus ou dans quelconque véhicule dans lequel M. Loïk le Floch-Prigent serait impliqué », selon le vice-président du géant financier canadien, Stéphane Lemay.

Surtout présent en Afrique et au Moyen-Orient, Pilatus souhaitait acquérir Pétrolia et avait commencé par investir dans le champ gazier Bourque qui recèle plus 28 milliards de mètres cubes de gaz naturel au centre de la Gaspésie. Pilatus s'était engagé auprès de Pétrolia à investir 20 millions de dollars dans le projet gazier pour lequel il ne versera finalement que trois à cinq millions, en plus de prendre des parts dans la société, selon l'ex-PDG de Pétrolia André Proulx.

Ce dernier affirmait en 2013 que Pilatus avait revendu ses parts "deux ou trois ans" auparavant, bien que des documents boursiers indiquaient alors que Pilatus possédait toujours 6,3% du capital.

Depuis 2009 Pilatus n’est plus enregistré au Canada et les mystérieux investisseurs suisses « ont cessé de rapporter leur nombre de titres et ils n’ont plus à le faire », souligne Myron Tétreault, nouveau patron de Pétrolia. « Il est donc impossible d’affirmer le nombre de titres ou de pourcentage de détention qu’ils ont », ajoute-t-il, affirmant qu’ils ont quitté le conseil d’administration du groupe pétrolier québécois en 2011.

Maurel & Prom

Si Pilatus semble bien avoir tourné la page, il a été rapidement remplacé par un autre gros investisseur venu de France: le groupe Maurel & Prom de Jean-François Hénin.

Hénin est l'un des patrons les plus respectés de la bourse parisienne, où il est même surnommé le "Mozart de la finance". Dans les années 1990, la justice américaine l'a banni du pays pour avoir essayé de racheter une assurance californienne avec le Crédit Lyonnais, via un montage financier alambiqué. Cet épisode avait nui aux relations entre Paris et Washington et a valu à M. Hénin une interdiction de territoire américain de cinq ans.

Après ce scandale, il avait mis la main sur une petite société bretonne de transport maritime spécialisée dans l'import-export avec l'Afrique - comprenez, les ex-colonies françaises -, Maurel & Prom. Achetée sur le déclin, il l'a transformée en l'un des nouveaux champions français des hydrocarbures (2e groupe du pays après Total), en misant sur les milieux hostiles et le pétrole non conventionnel.

À l'été 2013, il a donc remis le pied sur le sol nord-américain: il s'est associé à Pétrolia pour l'exploration et la production à Anticosti, en plus de prendre des parts dans des projets en Alberta. « Hénin est un gars avec beaucoup d’intuition », notait alors André Proulx, selon qui la venue de ce groupe français et l’embauche de spécialistes français du pétrole sont logiques, car à Anticosti « on est dans une zone frontière du Québec, comme en Afrique ».

En février 2014, lorsque Pauline Marois a annoncé que Québec allait de l'avant dans l'exploration pétrolière à Anticosti, cela n'était que la conclusion des tractations que menait Pétrolia en coulisse depuis l'automne 2013 pour lever environ 50 millions de dollars en Europe.

Finalement, Maurel & Prom, et sa filiale québécoise, s'est engagé sur une participation de 44 millions de dollars. La société française possède désormais 43% des permis de Pétrolia dans la mythique île québécoise.

Bouygues

Ce n'est toutefois pas dans l'île du Saint-Laurent que risquent de jaillir les premières gouttes d'or noir québécois, mais en Gaspésie. Et là aussi, des intérêts français sont prépositionnés.

La famille Bouygues (un des plus grands empires du capitalisme hexagonal) possède en effet la moitié des champs pétroliers du nord de la Gaspésie, dans le projet Haldimand, Pétrolia détenant le reste. 7,7 millions de barils récupérables proches de la ville de Gaspé ont été identifiés.

La famille Bouygues, via sa société canadienne Investcan Energy, a investi 15 millions de dollars, et le groupe français fournit régulièrement du personnel spécialisé dans les forages. Ce seront ces employés qui seront à pied d'oeuvre lorsque les derniers obstacles juridiques seront levés.

Rien n'est plus normal que des sociétés juniors telles que Pétrolia recherchent le soutien de vétérans du pétrole, n'ayant ni les reins financiers assez solides ni l'expertise suffisante pour se lancer dans de tels projets.

Or les dirigeants politiques du Québec ne cessent de répéter avec conviction que l'or noir d'ici sera une production menée pour et par des intérêts locaux.

À quelques jours des dernières élections québécoises du 7 avril, la ministre sortante des Ressources naturelles, Martine Ouellet, était interrogée sur la présence marquée de Maurel & Prom dans le développement d'Anticosti, et de son dirigeant. Elle disait ignorer ses antécédents américains et d'une manière générale, ne rien savoir des liens de Pétrolia avec Pilatus ou encore avec Bouygues.  (Le Huffongton Post)

Le parc national de la Gaspésie lance son été

La clientèle évolue et la direction du parc national de la Gaspésie, qui inaugure sa 77e saison vendredi, ajoute des nouveautés qui cibleront les familles.

Même si la direction du parc a toujours comme mission de sensibiliser le public au respect de son environnement,Pascale Caissy, responsable du service à la clientèle, soutient que les villégiateurs sont de plus en plus informés et qu’ils désirent désormais : « découvrir ».

Afin de satisfaire aux besoins de la nouvelle génération et celles à venir, le parc proposera de nouvelles activités entre autres au lac Cascapédia.

Les adeptes de pêche sportive pourront maintenant s’adonner à leur activité favorite à la journée, et ce, du 30 juin au 1er septembre. Deux embarcations seront disponibles et il sera aussi possible d’utiliser sa propre embarcation selon certaines modalités.

Le parc proposera aussi une plus grande variété d’embarcations en location, allant de la chaloupe classique au kayak de mer afin de découvrir le lac Cascapédia, lieu propice à l'observation des orignaux.

Parmi les nouveaux produits, on ajoute le Forfait Refuge exclusif, soit six refuges de huit personnes, situés à l'entrée du camping Mont-Albert.

Le Centre de découverte proposera les mardis et jeudis dès le 25 juin, une animation multimédia nous plongeant au cœur de la nature.

Parmi les événements à surveiller, rappelons la présentation de l’Ultra trail du 27 au 29 juin et la Journée des parcs le 7 septembre.

Pour connaître l’offre d’activités ou pour réserver, il suffit de composer le 1 800 665-6527 ou visiter le www.parcsquebec.com/gaspesie. (L’Avantage)

La saison touristique a été lancée de concert, vendredi, par trois intervenants économiques du secteur.

La Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé, le Conseil de la culture de la Gaspésie et Gaspésie Gourmande ont présenté leurs guides et outils promotionnels qui serviront pendant l’été 2014.

La Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé a lancé son guide touristique Gaspé-Forillon, ainsi que sa campagne promotionnelle qui se divisera en trois axes: site web mis à jour avec planificateur intégré, publicité dans le métro de Montréal, en Ontario et dans les maritimes, ainsi que le lancement d’une application mobile. Le président de la CCTG, Frédéric Côté:
http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/plugins/google-mp3-audio-player/direct_download.php?file=http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/uploads/2014/05/N550A.mp3

De son côté, Gaspésie Gourmande a publié l’édition 2014 de son guide-magazine incluant un tour gourmand des producteurs, restaurateurs et commerces gaspésiens. Cette année, l’auteur-compositeur-interprète Patrice Michaud se fait le porte-bouffe de l’organisme:
http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/plugins/google-mp3-audio-player/direct_download.php?file=http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/uploads/2014/05/N550B.mp3

De son côté, le Conseil de la culture de la Gaspésie a lancé son Circuit des Arts 2014-2016. Cette cinquième édition du circuit propose la découverte de 43 artistes, artisans et boutiques dans la région touristique de la Gaspésie. Une nouvelle version GPS de l’itinéraire est disponible afin d’aider les visiteurs à parcourir le territoire.
http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/plugins/google-mp3-audio-player/direct_download.php?file=http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/uploads/2014/05/N550C.mp3

C’était le président du CCG, Pierre Michaud. (Radio Gaspésie)

Promouvoir la Gaspésie en trio

La saison touristique prend son envol alors que Gaspésie Gourmande, le Circuit des arts de la Gaspésie et la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé ont lancé vendredi dernier leurs publications afin d'amener les gastronomes et touristes à « goûter » aux plaisirs de la région.

Le guide-magazine de Gaspésie Gourmande en est déjà à sa neuvième édition. L'artiste originaire de Cap-Chat, Patrice Michaud, endosse la cause : « Quand j'ai reçu la demande, c'est comme si j'étais déjà au courant. J'ai la chance de visiter mon Québec par ma musique et d'avoir certaines tribunes. C'est tout naturel de défendre, de faire goûter et de rendre les gens addicts », souligne M. Michaud, qui a agi comme maître de cérémonie lors du lancement des trois guides.

« Cette année, on s'est aussi donné comme objectif d'évoquer, de démontrer et d'illustrer toute l’authenticité et la simplicité de la Gaspésie », ajoute Marilou Levasseur, l'architecte visuelle du magazine.

Par ailleurs, l’organisme Gaspésie Gourmande a profité du lancement du magazine pour annoncer deux nouvelles certifications : Gaspésie Sauvage de Douglastown et Pit Caribou de L'Anse-à-Beaufils reçoivent ce privilège pour la qualité de leur accueil, leur service et l’expérience offerte aux visiteurs. Ceci porte à 11 les entreprises certifiées autour de la péninsule.

Le circuit des arts renouvelé

Le Circuit des arts de la Gaspésie, produit par le Conseil de la culture de la Gaspésie, a également lancé sa cinquième édition de son guide. L'édition 2014-2016 invite la population et les visiteurs à découvrir 43 artistes, artisans et boutiques tout autour de la péninsule.

« C'est une fenêtre ouverte sur le talent, la créativité et la passion des artistes et artisans de la région », lance le président du Conseil, Pierre Michaud.

Outre le carnet papier, un site Internet interactif, l'application mobile Nestor-Québec et une version GPS du circuit des arts permettront aux visiteurs de retrouver facilement les artistes inscrits.

Gaspé-Forillon à l'avant-plan

La Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé (CCTG) n'est pas en reste et se met « en mode séduction » pour la saison touristique qui s'amorce.

L'équipe de la CCTG se donne comme mission de positionner la destination Gaspé-Forillon à travers un site web rafraîchi.

« Le parc Forillon, c'est un peu notre joyau. C'est notre navire amiral important pour la pointe. On travaille avec les gens du parc pour mettre en valeur notre milieu comme destination. L'importance du virtuel nous amène à travailler une application mobile afin de les orienter sur les attraits de notre territoire », indique le président de la chambre, Frédéric Côté.

L'application sera disponible plus tard au cours de la saison touristique.

La CCTG travaille en collaboration avec le parc Forillon pour le placement promotionnel de la région, Escale Gaspésie, l'Association touristique régionale de la Gaspésie et la Ville de Percé.

« On s'est associé à la Ville de Percé afin de faire la promotion de la région à l'extérieur du Québec, sur le marché de l'Ontario et avec Québec-Maritimes », ajoute M. Côté. (GRAFFICI.CA)

Lancement de la saison touristique à Gaspé

La Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé se met en mode séduction dans le cadre la saison touristique qui s'amorce.

La Gaspésie regorge de richesses tant sur le plan naturel qu'humain et elle mérite qu'on la mette en valeur afin d'attirer des visiteurs dans ce haut lieu touristique. Tel est le message qu'a émis la Chambre lors du lancement de la saison la semaine dernière et qui se donne pour mandat de promouvoir l'offre de son territoire tout en faisant honneur à ses artisans.

Pour ce faire, l'organisation s'est dotée d'une stratégie de promotion en élaborant des outils de rétention, en tissant des liens avec les intervenants et en assurant un accueil touristique qui répond aux normes de l'industrie. Et l'idée principal est de travailler sur la rétention des touristes dans le corridor Gaspé-Forillon qui sont en route vers Percé, tient à dire le président de l'organisme, Frédérick Côté. (CHNC)

Un poste d'essence à venir

Le projet d'un poste d'essence libre-service à St-Elzéar franchit une étape de plus avec la création d'un OBNL.

La municipalité travaille depuis plus d'un an sur ce dossier qui propose un concept unique au Québec. Mais pour être admissible à des programmes d'aide, un OBNL a dû être mis sur pied et son Assemblée constituante se tient aujourd'hui. Le maire, Raymond Marcoux, espère maintenant que le service sera disponible au plus tard cet été. Le projet vise à offrir un poste d'essence 24/24 libre-service qui sera contrôlé à partir d'une station de Bonaventure.

Les gens devront payer par carte bancaire. Le service n'est plus disponible à St-Elzéar depuis 2011. Une situation irritante qui provoque même des problèmes de sécurité, constate le maire. (CHNC)

Patrimoine en flamme

L’église Sacré-Cœur de Grande-Entrée est la proie des flammes
Selon nos informations un seul pompier volontaire a pu se rendre sur place cet avant-midi puisque tous ses confrères sont sur l’eau en train de pêcher.
Les renforts de Cap-aux-Meules sont arrivés sur les lieux peu avant midi.
Certains soupçonnent que la vieille fournaise de l’édifice, qui semblait mal fonctionner ces derniers temps, pourrait être la source de l’incendie.
Bâtie en 1899, l’église de Grande-Entrée abrite également le salon funéraire du village. (CFIM)

 
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