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Revue de presse du 28 mars 2014
Vendredi, 28 Mars 2014 15:05

 Gaétan Lelièvre n’est pas prêt à revoir pour l’instant le financement de la Conférence régionale des élus.

Le ministre régional réagit à la demande de la CRÉ envers Québec pour récupérer le million de dollars coupé dans son Fonds de développement régional qui est passé de 4 à 3 millions.

Gaétan Lelièvre explique que son gouvernement a plutôt décidé d’investir l’argent directement dans les besoins du milieu. Il cite notamment la nouvelle Politique nationale de la ruralité qui va verser plus de 500 mille dollars annuellement à chacune des 6 MRC de la région pour les dix prochaines années.
http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/plugins/google-mp3-audio-player/direct_download.php?file=http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/uploads/2014/03/N384A.mp3

Le ministre déplore aussi que la CRÉ ait continué d’investir en puisant dans son surplus qui est passé d’environ 700 mille dollars l’an dernier à 8 mille cette année.
http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/plugins/google-mp3-audio-player/direct_download.php?file=http://www.radiogaspesie.ca/radio3/wp-content/uploads/2014/03/N384B.mp3

Enfin, Gaétan Lelièvre explique que la Conférence des élus devrait aussi prendre exemple des autres organismes et acteurs de la région qui ont également dû faire face à des compressions et qui ont ajusté leur budget en conséquence. (Radio Gaspésie et CIEU FM)

Le règlement devra éviter la tablette, espère Daniel Côté

Le président de la Conférence des élus espère que le règlement provincial sur la protection de l’eau potable ne sera pas mis sur la tablette dans l’éventualité d’un changement de gouvernement à Québec.

Les derniers sondages publiés placent le Parti libéral comme prochain gouvernement à Québec.

Or, le travail concernant certains dossiers sur les hydrocarbures, mené pas le PQ, pourrait être retardé ou même carrément mis de côté, pour des raisons partisanes.

Le président de la CRÉ et maire de Gaspé, Daniel Côté, craint que le dépôt du règlement sur la protection de l’eau potable soit retardé, dans l’éventualité d’un changement de gouvernement :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11535#1

La Ville de Gaspé demande au gouvernement du Québec depuis deux ans de déposer un règlement pour protéger l’eau potable des travaux d’exploration des hydrocarbures.

Ristigouche partie sud-est est aussi aux prises, devant les tribunaux, avec cette problématique.

Daniel Côté demande au futur gouvernement, peu importe la couleur, de poursuivre le travail amorcé avant les élections.

Le gouvernement s’était engagé à déposer une règlementation qui viendrait remplacer celle adoptée par plusieurs municipalités au Québec.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Un règlement qui serait adopté rapidement

Les candidats libéral et péquiste dans Bonaventure s’engagent à ce que leur gouvernement adopte rapidement une réglementation sur la protection des sources d’eau potable.

Le candidat péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, concède que le processus a pris du temps mais affirme que le règlement est pratiquement prêt. Avec l’élection d’un gouvernement péquiste, il soutient que son adoption se ferait rapidement.

Par contre, le député sortant affirme qu’il est difficile de prévoir l’avenir de ce règlement si les libéraux remportaient les élections :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11538#1

Le candidat Damien Arsenault a confiance que son parti réussirait aussi à accoucher d’un document qui protégerait les municipalités, tout en permettant l’exploitation des ressources fossiles.

Il refuse, par contre, de s’avancer sur un délai maximal pour l’adoption du règlement, ainsi que sur les distances séparatrices, qui devraient être fixées par son gouvernement, s’il était élu, entre les sources d’eau potable et les puits de forage :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11538#1

Plusieurs municipalités québécoises attendent impatiemment après la réglementation du gouvernement québécois. Le règlement Saint-Bonaventure, adoptée par plusieurs, en attente de la position de Québec.  (CIEU FM)

L'environnement : un enjeu électoral dans l'ombre du pétrole

Deux intervenants en environnement du Bas-Saint-Laurent notent que le sujet du pétrole revient souvent pendant la campagne électorale au détriment d'autres enjeux.

Parmi les dossiers en attente, la directrice générale du Conseil régional de l'environnement (CRE) du Bas-St-Laurent, Luce Balthazar, cite plusieurs exemples :

  • La politique énergétique;
  • Le plan d'action sur les changements climatiques;
  • La nouvelle réglementation sur la protection de l'eau potable;
  • La gestion des matières résiduelles.

Luce Balthazar estime que c'est la première fois qu'on parle si peu d'environnement pendant une campagne électorale : « Le principal sujet, c'est le pétrole et pas souvent pour des raisons environnementales ».

Pierre Etchevery, spécialiste en développement durable du groupe Contact innovation, s'inquiète du manque de place accordée à l'environnement. « On le traite comme un vulgaire paramètre alors que c'est lui qui détermine les règles du jeu », note-t-il.

Titulaire d'un postdoctorat en sciences de l'environnement, Pierre Etchevery trouve que les politiques de développement durable des partis sont bien écrites, mais qu'il y a un manque de cohérence lorsque vient le temps d'appliquer ces principes.

Selon Pierre Etchevery, si on voulait appliquer les principes de développement durable dans le cas du pétrole, il faudrait optimiser les retombées économiques, maximiser les retombées sociales et minimiser les impacts environnementaux.

Pierre Etchevery énonce quatre questions à se poser pour savoir si le développement pétrolier est une bonne solution :

  • Est-ce un projet rentable ?
  • Est-ce une bonne façon de maximiser les retombées sociales ?
  • Est-ce qu'en allant dans la voie du pétrole, on contribuera à une diminution globale des émissions de gaz à effets de serre ?
  • Y a-t-il des alternatives meilleures que le développement pétrolier pour rejoindre les 3 premières questions ?

De son côté, Luce Balthazar spécifie que la dépendance du Québec au pétrole est son principal obstacle pour lutter contre les changements climatiques.

« Ce n'est pas un retournement de situation facile à faire. Il faut s'y attaquer très fermement dès maintenant. » — Luce Balthazar, directrice générale du Conseil régional de l'environnement du Bas-St-Laurent

Selon elle, les organisations environnementales iront d'offensives médiatiques plus agressives d'ici la fin de la campagne électorale. « Il y aura un mouvement plus visible la semaine prochaine », souligne-t-elle.   (Radio-Canada)

Lelièvre poursuit sa campagne

Le député péquiste sortant de Gaspé, Gaétan Lelièvre, continue à faire le tour de son comté en présentant ses grandes priorités à la population.

Le politicien est occupé en ce moment lui qui tenait une conférence de presse à Gaspé lundi, il était débat à la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie mardi et la semaine prochaine ce dernier sera dans Rocher-Percé puis dans le secteur de l'Estran. Autant de rencontres sur le terrain lors desquelles plusieurs enjeux ressortent, dont l'éducation, l'environnement et les ressources naturelles, fait valoir, M. Lelièvre.

Ce dernier s'engage à maintenir ouverte de l'École des Pêches et de l'Aquaculture de Grande-Rivière, développer des programmes de télé-enseignement et poursuivre les investissements dans les écoles primaires et secondaires de la région. Concernant la jeunesse, il avait ceci à dire: «« La jeunesse a toujours été au centre de mes actions. Durant mon mandat de ministre délégué aux Régions, un siège jeunesse a été ajouté à ma demande sur le comité des partenaires responsable d'élaborer la nouvelle mouture de la Politique nationale de la Ruralité. Nous avons également fait ajouter un siège obligatoire pour un représentant jeunesse sur les comités de suivis de chaque MRC pour les pactes ruraux. À titre de ministre délégué aux Régions, j'ai également consulté et collaboré à différents égards avec l'instance nationale de Place aux jeunes en région en plus de contribuer financièrement à la Semaine des régions en plus de siéger sur le comité ministériel consultatif sur la Politique jeunesse sous la responsabilité de Léo Bureau Blouin. Au niveau régional, nous avons contribué financièrement pour plus d'un million de dollars pour la Stratégie d'établissement durable 2013-2016. Nous poursuivrons notre travail avec les organismes jeunesses de la région comme les carrefours jeunesse emploi, la commission jeunesse, Place aux jeunes en région et les maisons des jeunes. Notre parti, s'il est élu, déposera également la politique jeunesse dans un prochain mandat et nous maintiendrons les crédits d'impôt pour le retour des jeunes diplômés en région ». (CHNC)

Gaétan Lelièvre précise ses priorités

Pour débuter sa troisième semaine de campagne, le candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Gaspé, M. Gaétan Lelièvre, a présenté son bilan des 18 derniers mois et ses engagements dans les domaines de l'éducation, de la jeunesse, d'environnement et de développement durable.

Fier du bilan du gouvernement quant à ces enjeux, Gaétan Lelièvre s’engage d’abord à poursuivre la réflexion sur la place des cégeps en région, en lien avec le rapport Demers. « Dans une société axée de plus en plus vers une économie du savoir, l'accessibilité à une offre de formation complète s'avère essentielle. Nous devons rapprocher les lieux de formation de notre région et les nouvelles technologies sont des outils que nous devons implanter et utiliser afin d'offrir à notre population l'accès à une formation de qualité » a plaidé M. Lelièvre.

L'avenir de l’École nationale des Pêches et de l'Aquaculture de Grande-Rivière demeure d’ailleurs une des priorités de M. Lelièvre, tout comme le développement de l'offre de formation collégiale offerte au Cégep de la Gaspésie et des Îles et l'offre de formation professionnelle offerte par nos commissions scolaires. L'offre de formation universitaire à distance dans la circonscription est également au programme de Gaétan Lelièvre.

Environnement et développement durable

Le Parti Québécois croit en la nécessité de prendre un virage qui conduira le Québec vers les énergies renouvelables. « La transition entre l'utilisation de l'énergie fossile et celles-ci requerra plusieurs décennies. Nous devons mettre en place immédiatement des mesures nous permettant d'atteindre cet objectif » a précisé Gaétan Lelièvre.

Ce dernier rappelle qu’une somme de 3,5 milliards de dollars qui a été investie dans les énergies renouvelables : 516M$ pour une stratégie d'électrification des transports, un milliard de plus d'ici 2020 pour la stratégie nationale de mobilité durable, 550M$ pour des programmes d'efficacité énergétique et 1,5 milliard dans l'énergie éolienne. « Nous sommes le seul parti à s'engager pour le maintien de l'industrie éolienne après 2017. Nous avons fermé la dernière centrale nucléaire du Québec, Gentilly-2, et nous avons mis fin à l'industrie de l'amiante » a ajouté M. Lelièvre.

Par ailleurs, le Parti Québécois prévoit tenir un « Rendez-vous national de l'eau » afin de mettre à jour sa politique nationale et adopter un plan d'action pour la valorisation et la protection de l'eau potable, en plus d'adopter un règlement sur la protection de l'eau potable, qui englobera tous les types d'activités pouvant avoir une incidence sur la qualité de l’eau.

Jeunesse

Sur ce dernier point, Gaétan Lelièvre a tenu à souligner que la jeunesse a toujours été au centre de ses actions. « Durant mon mandat de ministre délégué aux Régions, un siège jeunesse a été ajouté sur le comité des partenaires responsable d'élaborer la nouvelle mouture de la Politique nationale de la Ruralité et nous avons également fait ajouter un siège obligatoire pour un représentant jeunesse sur les comités de suivis de chaque MRC pour les pactes ruraux ». Le candidat du Parti Québécois a conclu en ajoutant que son parti, s’il est élu, déposera également la politique jeunesse dans son prochain mandat et maintiendra les crédits d'impôt pour le retour des jeunes diplômés en région. (Le Pharillon)

Sylvain Roy invite les électeurs à se souvenir

Le candidat péquiste dans Bonaventure rappelle aux électeurs que l’équipe libérale est celle qui était au pouvoir lorsque plusieurs scandales ont éclaté.

C’est de cette façon que réagit Sylvain Roy à la publication de sondages, publiés cette semaine, démontrant une remontée des libéraux.

Le candidat dit ne pas trop s’en faire avec ce genre de sondages qui peut bouger rapidement, d’un côté comme de l’autre.

Passant à l’offensive, Sylvain Roy invite les gens à se souvenir des années Jean Charest qui ont été très profitables pour certains groupes, mais très peu, selon lui, pour le Québec en général.

Il invite les électeurs à ne pas revenir en arrière à l’époque de la collusion et du copinage :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11541#1

Le candidat péquiste se dit confiant que les électeurs et électrices feront le bon choix le 7 avril.  (CIEU FM)

L'Hôpital de Maria sur la sellette

Le député péquiste sortant dans Bonaventure, Sylvain Roy, assure que la modernisation de l'hôpital de Maria sera sa priorité en matière de santé.

M. Roy reconnaît que des rénovations majeures s'imposent. Le plan, qui prévoit notamment une réfection de l'urgence, une nouvelle unité de pharmacie et d'hémato-oncologie, est un dossier qui a déjà avancé dans l'appareil gouvernemental, soutient le député sortant.

Sans promettre que le financement sera au rendez-vous, M. Roy s'engage à faire tout son possible pour mener le dossier à terme. Le coût du projet est évalué à 30 M$. (CHNC)

Sylvain Roy toujours confiant, malgré les sondages

Le député sortant et candidat du Parti québécois, Sylvain Roy, assure que son équipe et lui sont « très confiants » de l’emporter lors de l’élection du 7 avril, malgré l’avance conférée au Parti libéral dans les derniers sondages.

« Ça peut virer de bord sur un 10 cents. Samedi, il y avait un chiffre, dimanche, il y en avait un autre, et lundi, un autre. Il y a eu une tendance au début (favorisant le Parti québécois), puis il y en a eu une autre. Ils (les chiffres) sont mouvants », dit-il lorsque l’avance des libéraux dans les sondages est abordée.

Les sondages, rappelle-t-il, ont « un impact sur les indécis, probablement ». Il refuse d’autre part de voir l’annonce du 31 janvier à propos de l’appui financier proposé par Investissement-Québec et la Caisse de dépôt et de placement du Québec à Ciment McInnis comme un bonbon électoral.

« M. Beaudoin (Laurent, président du conglomérat Beaudier, le principal investisseur privé du projet) n’est pas venu pour soutenir le Parti québécois. Il est venu parce qu’il y a une occasion d’affaires », assure M. Roy.

Le député sortant a conclu la question du sondage en affirmant ne pas croire qu’en 18 mois, les libéraux aient « changé de stratégie politique et qu’ils aient coupé les liens avec les gens » qui ont justifié la tenue de la Commission Charbonneau.

Sylvain Roy a du reste profité d’une rencontre de presse pour dévoiler ses engagements électoraux, ou ses « défis », en matière d’éducation, de santé et de tourisme.

Plus de cours universitaires

Il voit ainsi le prochain gouvernement du Parti québécois assurer une offre accrue de cours universitaires en Gaspésie, des certificats pour des adultes voulant se professionnaliser, des maîtrises en administration des affaires et un baccalauréat en gestion d’entreprises touristiques. Il voit l’Université du Québec prendre cette responsabilité et offrir la formation en ligne, en raison de la grandeur du territoire et des budgets limités pour les infrastructures.

« Je suis convaincu que les gens vont s’inscrire », dit-il, rappelant qu’il a lui-même donné des cours à distance pour le réseau de l’Université de Moncton.

Rénovations de l’hôpital de Maria

En santé, son prochain dossier consiste à rénover l’infrastructure du centre hospitalier de Maria. « Je ne fais pas la promesse que le projet va se faire automatiquement (…), mais je vais tout faire pour que ça se fasse. C’est le premier sur la liste », dit M. Roy, qui assure aussi que le CLSC de Paspébiac conservera sa vocation d’établissement ouvert jour et nuit.

Priorité au nautisme

En tourisme, il précise que le secteur du nautisme dans la Baie-des-Chaleurs, maintenant qu’il a sécurisé ses infrastructures, doit maintenant offrir une plus grande gamme de services. « Il faut que la Baie-des-Chaleurs soit incluse dans le plan Saint-Laurent ».

Sylvain Roy note d’autre part qu’un plan de développement de la pêche blanche dans le secteur de Pointe-à-la-Garde et d’Escuminac est sur le point de voir le jour, afin de prendre avantage des nombreuses personnes parcourant de bonnes distances pour s’adonner à ce loisir.

Un gouvernement du Parti québécois tenterait par ailleurs d’appuyer les entrepreneurs désireux d’améliorer l’offre en matière de motoneige et de véhicules tout-terrain. L’hébergement doit aussi émerger dans certains secteurs.
« Ça prend des auberges en forêt (…) gérée par les MRC selon une formule coopérative », conclut-il. (GRAFFICI.CA)

Couillard présidera-t-il le plan de relance?

Le maire de Gaspé et président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, Daniel Côté, demande au chef du Parti libéral, Philippe Couillard, s'il est prêt à présider le plan de relance de la Gaspésie, si porté au pouvoir.

La Stratégie d'intervention gouvernementale sur le développement de la Gaspésie-les-îles a été lancée par Pauline Marois lors de son passage dans la région en mai dernier. Ce plan regroupe l'ensemble des secteurs et des enjeux régionaux, dont les transports, les infrastructures, la culture, les ressources naturelles et le tourisme. Une initiative qui reçoit l'appui d'un comité formé par cinq ministères et présidée par Mme Marois elle-même tout comme l'avait fait l'ex-premier ministre péquiste, Bernard Landry en 2002. M. Couillard fera-t-il de même, se questionne, Daniel Côté. «Écoutez, il faut le dire. La Stratégie fait consensus dans la région. Est-ce que le prochain premier ministre, qu'il soit libéral ou autre, soit dit en passant, peut s'engager à assurer la présidence du comité ministérielle pour le développement de la Gaspésie?» Vous semblez le souhaiter? «Je le souhaite, c'est clair! On a tout intérêt à continuer du fait que cette stratégie a commencé à porter ses fruits, notamment dans le secteur éolien (avec le lancement en décembre dernier de 800MW, dont 450 réservés à la Gaspésie et au Bas-St-Laurent».

D'autres enjeux

Le maire Côté formule d'ailleurs deux autres demandes bien précises au chef libéral, si porté au pouvoir le 7 avril prochain. «Est-ce que vous êtes prêt à déposer une nouvelle loi encadrant le développement des hydrocarbures le plus rapidement possible? Et êtes-vous prêt à déposer le plus rapidement possible une règlement provincial (encadrant la protection) de l'eau potable? Je souhaite obtenir une réponse en ce sens de M. Couillard et même de François Legault (chef de la CAQ), s'il le faut. Ces dossiers font aussi consensus dans la région», rappelle Daniel Côté. «On sait, ajoute-t-il, que sous les péquistes la documentation sur l'eau potable était pratiquement prête et que concernant la Loi sur les hydrocarbures elle était en train de se faire. Ce sont des enjeux très importants». Nous avons en vain tenté d'obtenir une réponse de M. Couillard. (CHNC et GRAFFICI.CA)

Débat dans Bonaventure en ligne vendredi

Le vendredi 28 mars, de 11 h 45 à 13 h 15, cinq des six candidats de la circonscription de Bonaventure débattront à la télé, à la radio et en ligne sur les principaux enjeux de la campagne électorale.

Le débat sera présenté sur les ondes de CHNC, à TéléVag canal 4 de St-Godefroi et en ligne sur Graffici.ca.

Animé par Michel Morin de CHNC, l’exercice mettra en présence le péquiste Sylvain Roy, le libéral Damien Arsenault, le caquiste Jean-Marc Landry, Patricia Chartier de Québec Solidaire et Louis Patrick St-Pierre d’Option nationale.

Seul absent de cette rencontre, le candidat Patrick Dubois du Parti Nul.

Le débat se déroulera devant public à la salle de la MRC du Rocher-Percé à Chandler.

Trois thèmes seront abordés durant le débat soit : le développement économique, la santé et l’éducation ainsi que l’environnement. (GRAFFICI.CA)

Sortir La Haute-Gaspésie de son marasme?

Les enjeux touchant exclusivement La Haute-Gaspésie ont pris toute la place mardi à l’occasion du débat organisé par la Chambre de commerce et qui a réuni les principaux candidats du comté de Gaspé, un exercice sans coup d’éclat, qui de l’avis de plusieurs n’aura que peu d’influence sur leurs intentions lors du scrutin du 7 avril. D’abord au plan de l’économie, tous les candidats admettent que le tourisme hivernal est un moteur vital pour assurer le développement de la région.

Le candidat de la Coalition avenir Québec, Yvan Blanchard, soutient que pour attirer des touristes étrangers, la mise à niveau de l’aéroport de Sainte-Anne-des-Monts s’impose. La candidate libérale Annie Saint-Onge indique qu’il faut hausser la qualité des activités et des infrastructures déjà en place.

Précisant qu’il a annoncé l’octroi d’une somme de 10 M$ en novembre dernier pour développer le parc national de la Gaspésie, le député sortant Gaétan Lelièvre mentionne qu’il faut créer des produits d’appel avec les partenaires touristiques.

Frédérick DeRoy d’Option nationale et Christian Rioux du Parti conservateur partagent cette vision, mais ce dernier estime que la contribution les PME est nécessaire.

Si le Parti libéral et le Parti québécois sont favorables au créneau éolien, la Coalition avenir Québec et le Parti conservateur s’y opposent farouchement, car il est trop coûteux et qu’il engendre des pertes d’environ 700 M$ par année.

Quant à savoir si l’on doit accorder un statut particulier à la région, la candidate libérale affirme que la création d’emplois passe par le plan d’infrastructures de son parti, tandis que Gaétan Lelièvre s’en remet au Plan stratégique de la Gaspésie annoncé en mai 2012 par son gouvernement, mais qu'il faut enclencher un chantier pour relever La Haute-Gaspésie.

Frédérick DeRoy est d’avis que le redressement passe par le développement communautaire et l’éducation des adultes, tandis qu’Yvan Blanchard de la CAQ parle de politique entrepreneuriale.

Pour Christian Rioux, qui prône le désengagement de l’état dans plusieurs secteurs, il ne voit pas l’importance d’accorder un statut particulier à la région, mais estime parle d’accompagner les entreprises et savoir les accueillir.

En matière d’exploitation des ressources naturelles, dont le pétrole, les principaux partis sont favorables, mais dans le respect des populations.

Seul Frédérick Deroy d’Option nationale s’y oppose, car l’on nage toujours dans l'incertitude.

Tous les candidats soutiennent que l’éducation doit demeurer une priorité, car elle est porteuse d’avenir et sources de développement et d’emplois.

Sur le plan des infrastructures, les candidats sont d’avis qu’il y a beaucoup de travail à réaliser, et ce, dans toutes les sphères d’activité, y compris dans le développement du transport collectif, comme l’a indiqué le candidat de Québec solidaire, Daniel Lebœuf, invité à participer à la dernière portion du débat, tout comme Catherine Beau-Ferron du Parti nul, qui a avoué ne pas faire campagne, mais que son parti représentait une option pour les électeurs indécis… (L’Avantage)

Engagements en santé

La candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, souhaite améliorer les soins en santé mentale et l'appui aux proches aidants.

Mme Chartier estime qu'il existe un manque de ressources criant en cette matière dans l'ensemble du Québec. Une des mesures proposées par son parti est d'investir 400 M$ pour l'embauche de 800 professionnels pour améliorer l'offre de service dans les CLSC.

Le parti propose aussi des investissements de 360M$ pour soutenir les organismes communautaires. Une mesure qui permettrait de répondre aux demandes des groupes de la région avec un soutien de 10 M$, selon Mme Chartier. (CHNC)

Québec solidaire veut faire plus en santé mentale

Déplorant le manque de ressources criant pour des soins en santé mentale, Patricia Chartier, la candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, propose d’améliorer les soins offerts et de mieux soutenir les familles proches aidantes.

Dans un communiqué émis jeudi, Mme Chartier déplore que l'offre de service en santé mentale soit « très affaiblie » en Gaspésie et que les ressources attribuées à la région soient « nettement insuffisantes ».

« Au cours du prochain mandat, nous proposons des investissements de 400 millions $ pour l’embauche de 800 professionnels de la santé  et l'ouverture des CLSC 24/7, afin de permettre l'accessibilité aux soins directs et en tout temps », note Mme Chartier.

Dans le secteur de l’hébergement, Québec solidaire note que l’Agence de la Santé Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine cherche depuis des années à faire reconnaître le besoin de 60 lits/100 000 habitants alors que le ministère alloue 40 lits par tranche de 100 000 habitants incluant les ressources intermédiaires, de type familial, les unités en psychiatrie et l’hébergement communautaire.

Pour remédier à cette situation, Québec solidaire propose aussi des investissements supplémentaires de 360 millions $ à l’échelle du Québec pour le soutien aux organismes communautaires. « Ainsi, dans la région, nous pourrions enfin permettre au Centre Émilie Gamelin et au Centre Accalmie d’offrir des activités et de l’hébergement à l’année », affirme Patricia Chartier.

« Développer une première ligne forte implique également de valoriser les services de soutien à domicile, pour apporter un meilleur soutien aux proches aidants. Il faut assurer l'accessibilité à l'ensemble des personnes qui ont besoin de soutien à domicile et aussi assurer un salaire décent et une formation adéquate pour les travailleuses de ce secteur », de conclure la candidate de Québec solidaire dans Bonaventure qui promet un revenu minimum de 12 600 $ aux aidantes naturelles sans revenu. (GRAFFICI.CA)

Besoin de plus de ressources

La candidate de Québec Solidaire déplore vigoureusement le manque de ressources en santé mentale.

Patricia Chartier présentait, jeudi, la vision de son parti concernant les soins en santé mentale de même que le soutien aux organismes communautaires.

Québec Solidaire propose des investissements de 400 millions de dollars afin d’embaucher 800 professionnels de la santé qui permettraient une meilleure accessibilité aux soins et l’ouverture des CLSC 24/7.

Patricia Chartier affirme que l’offre en santé mentale est très faible en Gaspésie.

Il manque des ressources concernant l’hébergement, ce qui laisse souvent les familles vivant ces problématique isolées.

La position de Québec Solidaire rejoint celle de l’Agence de santé de la Gaspésie qui souhaite faire reconnaître le besoin de 60 lits par 100 mille habitant alors que l’offre actuelle est plutôt de 40.

D’ailleurs, une famille aux prises avec des cas de santé mentale a offert un témoignage afin de démontrer les problématiques et appuyer la position de Québec Solidaire, note Patricia Chartier :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11536#1

Concernant le soutien aux organismes communautaires, Québec Solidaire propose des investissements supplémentaires de 360 millions au Québec, ce qui permettrait de régler le problème récurrent du financement des organismes.

Les aidantes sans revenu pourraient bénéficier d’un revenu minimum garanti de 12 mille 600 dollars leur permettant ainsi de supporter leurs proches.  (CIEU FM)

Les coopératives forestières veulent un plan

Les coopératives forestières veulent un véritable plan d’avenir.

Les dirigeants des coopératives souhaitent connaître les engagements des partis politiques qui passent actuellement sous silence les enjeux forestiers.

Le directeur de la coopérative d’aménagement de la Gaspésie, René Babin, note que depuis le Rendez-vous national de la forêt québécoise, en novembre, certains gestes concrets ont été posés.

Il salue l’annonce des budgets sylvicoles qui a été faite beaucoup plus tôt, permettant une meilleure planification.

Il ajoute, du le même souffle, qu’il reste beaucoup à faire.

René Babin affirme que l’industrie doit se transformer et que le soutien gouvernemental sera indispensable.

Après des années de reboisement et de dégagements, les travaux sont à l’étape de l’éclaircie pré-commerciale.

Avec la disparition de plusieurs scieries ou papeteries, le marché pour ce genre de bois est devenu plus restreint :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11534#1

René Babin invite les candidats à présenter leur vision pour de nouveaux créneaux pour l’industrie forestière.

Le directeur affirme que le prochain gouvernement devra affirmer sa confiance dans la filière forestière, en s’engageant à adopter une stratégie de production.  (CIEU FM)

Réorganisation nécessaire à la scierie Rosario Poirier

La scierie Rosario Poirier Inc de St-Alphonse se place sous la loi des arrangements avec les créanciers.

La direction de l’entreprise dit n’avoir d’autres choix, devant la somme de créances qui s'est accumulée, à la hauteur de 4 millions de dollars.

Le président de l’entreprise, Luc Poirier, explique  que les opérations de sciage sont suspendues jusqu’au 14 avril, mais que toutes les autres opérations se poursuivent, notamment dans l’usine de jointage.

Une vingtaine d’employés conservent leur emploi sur un total de 35 :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11537#1

Luc Poirier affirme qu’il profitera des prochaines semaines pour informer toutes les personnes concernées. Le syndic s’occupera des négociations avec les créanciers.

Par ailleurs, des améliorations seront apportées à la ligne de sciage pour améliorer sa productivité.

Luc Poirier affirme que la nouvelle a surpris plusieurs employés.

Loin de lancer la serviette, il soutient que son équipe de travailleur est performante et qu’avec sa collaboration, il devrait réussir à redresser la situation.
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11537#1

La scierie Rosario Poirier a été fondée en 1973.  (CIEU FM)

La culture sur la sellette

Le Conseil de la culture de la Gaspésie est déçu de la place qu'occupe la culture dans la campagne électorale.

L'organisme constate que les questions sont quasi inexistantes, autant sur le plan provincial que régional. À moins de deux semaines du vote, le Conseil demande aux différents candidats de la région de se positionner sur la question en précisant que, entre 2007 et 2012, les dépenses publiques pour la culture ont chuté de 13 % en Gaspésie et aux Îles, note la directrice générale, Anick Loisel.

Une lettre a été envoyée à tous les candidats dans Bonaventure, Gaspé et aux Îles-de-la-Madeleine. (CHNC)

La place de la culture dans la tête de nos candidats

Les candidats et partis à l’élection du 7 avril prochain demeurent prudents face à des engagements en culture alors que le Conseil de la culture de la Gaspésie leur demande de se prononcer sur cet enjeu « absent du débat ».

Dans une lettre ouverte, le conseil rappelle que « les dépenses de l’administration publique en culture en Gaspésie et aux Îles ont diminué de 13,1 % de 2007 à 2012 pour ce qui est du fonctionnement (…) comparativement à une hausse de 1 % pour l’ensemble du Québec ».

La candidate libérale dans la circonscription de Gaspé, Annie St-Onge, n’est pas du même avis : « De 2003 à 2012, les budgets de la culture ont augmenté de 35 % et les budgets pour la Gaspésie de la même manière », citant en exemple les investissements au Musée de la Gaspésie ou les augmentations des budgets des ententes culturelles avec Percé.

« Nous nous engageons à rétablir le financement au niveau précédant les coupes imposées par le gouvernement actuel. La diminution des investissements sur notre territoire ne me semble être qu’un manque de détermination des élus en place pour défendre les particularités de notre territoire », soutient Mme St-Onge.

La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, souligne que le programme de son parti prévoit soutenir la relève et les institutions. « Ce sont nos deux priorités. On veut valoriser la culture », dit-elle.

« On voudrait subventionner les écoles pour favoriser l’accès à la culture via l’éducation. Déjà, cela permettrait de créer un public, des gens qui apprécieraient la culture et de faire de l’éducation », explique Mme Chartier.

Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Bonaventure, Jean-Marc Landry, souligne que les gens de la culture doivent se battre pour boucler leur budget, mais ne prend  pas d’engagement précis : « Les vieux partis font des promesses qu’ils ne sont pas en mesure de tenir. En éliminant le gaspillage et des avantages financiers qu’un petit nombre de personnes bénéficie, on pourra avoir une vision pour que tous les organismes puissent avoir accès [aux fonds] », analyse M. Landry.

Au Parti québécois, le candidat dans Gaspé, Gaétan Lelièvre, rappelle que les efforts budgétaires demandés dans l’atteinte de l’équilibre budgétaire expliquent les réductions dans l’ensemble de l’appareil de l’État.

« Je suis conscient que ce n’est pas facile. Il y a un exercice effectué par le ministre de la Culture pour réévaluer l’ensemble des sites, notamment les musées. Chaque région aura une nouvelle grille d’évaluation et un nouveau financement sera rattaché », indique M. Lelièvre. (GRAFFICI.CA)

Les chefs de parti reconnaissent les municipalités comme des gouvernements de proximité

Le 21 mars dernier, monsieur Éric Forest, maire de Rimouski, prenait part à la deuxième édition du Sommet sur le milieu municipal organisé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), en compagnie de 400 autres élues et élus municipaux de partout au Québec.

Dans le cadre de la présente campagne électorale, les trois chefs des partis se sont donnés rendez-vous à cet événement incontournable du milieu municipal afin d’y présenter leurs engagements envers les municipalités. D’emblée, ils se sont engagés à reconnaitre ces dernières comme de véritables gouvernements de proximité. L’UMQ a également obtenu leur engagement ferme que les municipalités auront les outils nécessaires pour régler l’épineux dossier des régimes de retraite. De plus, tous ont reconnu la nécessité de diversifier les sources de revenus municipaux. « Quand le monde municipal parle d’une seule voix, les résultats sont au rendez-vous. Aujourd’hui nous avons des réponses au Livre blanc municipal. Aujourd’hui, le monde municipal a parlé et a été entendu pour le bénéfice de tous les Québécois et Québécoises », a déclaré à l’issue du Sommet le président de l’UMQ et maire de Rimouski, monsieur Éric Forest.

« Dès le déclenchement de la campagne électorale, nous avons identifié avec l’UMQ quatre enjeux prioritaires qui touchent les milieux ruraux et urbains: les infrastructures municipales, les régimes de retraite des employés municipaux, la modernisation du cadre législatif municipal par une loi conférant la pleine autonomie aux municipalités et une nouvelle Entente Québec-municipalités tenant compte de l’évolution des rôles et des responsabilités des municipalités et des propositions du Livre blanc municipal. L’appel des municipalités a été entendu. À titre de maire de Rimouski, j’interpellerai les candidats de la région afin qu’ils adhèrent aux enjeux mis de l’avant par l’UMQ et les municipalités », a ajouté M. Forest.

Plus précisément, la chef du Parti Québécois, madame Pauline Marois, s’est engagée à inclure dans la prochaine Entente Québec-municipalités de nouvelles sources de revenus et un calendrier de révision du cadre législatif municipal. Elle a également déclaré qu’elle déposerait et adopterait un projet de loi sur les régimes de retraite avant le mois de juin 2014.

De son côté, le chef du Parti libéral, monsieur Philippe Couillard, s’est engagé à réformer la fiscalité municipale sur la base d’un partage des retombées fiscales de la croissance économique. Il a également fait part de son intention « d’adopter une Charte des municipalités telle que proposée par l’UMQ. »

Le chef du Parti Coalition Avenir Québec, monsieur François Legault, s’est quant à lui engagé à adopter une Charte des municipalités, à reconnaitre un statut particulier pour la Capitale-nationale et pour la métropole et à donner tous les pouvoirs nécessaires aux municipalités pour régler le problème des régimes de retraite.

« Le Sommet sur le milieu municipal a été un franc succès sur toute la ligne et a permis aux élus de chacune de nos régions de faire valoir nos priorités et de mettre en commun nos visions afin de bâtir ensemble la municipalité de demain. Je suis heureux d’avoir pris part à cet événement et nous poursuivrons nos travaux avec l’UMQ afin que le monde municipal soit pleinement reconnu en tant que gouvernement de proximité », a conclu Éric Forest

Pour tout connaitre sur les enjeux municipaux identifiés par l’UMQ dans le cadre de la campagne électorale, veuillez consulter la section Élections Québec 2014 sur le site Web de l’UMQ, à l’adresse www.umq.qc.ca . (RIM)

Des étudiants votent dans leurs cégeps et universités.

C’est une première dans l’histoire des élections québécoises. Les étudiants ont voté dans leurs cégeps et universités vendredi. Au campus de Carleton-sur-Mer du Cégep de la Gaspésie et des Îles, 300 jeunes pourront se prévaloir de leur droit de vote d’ici jeudi.

 

Claudel Arsenault-Bisson a été le premier étudiant du cégep à tenter l’expérience:  « Je pense que c’est une bonne chose de proposer ça aux élèves comme moi quand ils ont un petit 10 minutes de libres pour voter. »

 

Le 23 avril dernier, l'Assemblée nationale adoptait à l'unanimité le projet de loi 13 sur l’installation de bureaux de scrutin dans les établissements postsecondaires.  Désormais, les jeunes peuvent voter sur leur lieu d’étude.  Un projet qui semble porteur selon les propos que nous avons recueillis:

«C’est directement dans le cégep, on peut y aller dans les pauses ou sur l’heure du dîner.»

«Moi j’aime mieux ça parce que c’est plus accessible.»

«C’est mieux de voter ici, c’est plus facile. Si tu viens de Montréal, tu peux voter pareil.»

 

Une institution scolaire seulement dans Bonaventure

 

La mesure gouvernementale est disponible pour les établissements scolaires de plus de 300 étudiants. Le campus de Carleton-sur-Mer a été accepté de justesse résume Michel Poirier, directeur du scrutin du comté de Bonaventure:  « On a 301 électeurs inscrits, on est juste au-dessus de la limite.»

 

 

Accessibilité et taux de participation ne vont pas nécessairement de pair

 

 

Le bureau de scrutin a été installé à quelques mètres de la cafétéria. Le vote n’a jamais été aussi accessible, du moins en théorie. L’initiative gouvernementale vise à renverser la tendance à la baisse du taux de participation chez les jeunes électeurs, qui atteignait à peine 62 % en 2012. Mais l’accessibilité est-elle suffisante pour augmenter l’intérêt des jeunes à voter?  Rien n’est si sûr.

 

Plusieurs électeurs continuent de ne pas s’intéresser à la chose publique comme en témoigne cette étudiante:

«Je ne me sens pas informé, à part les pancartes qu’on voit sur les poteaux,  je ne suis pas plus au courant que ça.»

 

Le directeur des élections lui-même constate que les mesures pour faciliter le vote ont peu d’impact sur le taux de participation:  « Dans tous les petits centres où il y a des personnes retraitées, on y va sur demande. C’est beaucoup plus accessible que c’était il y a une quinzaine d’années et le taux de participation n’a pas augmenté avec ça. »

 

Les bureaux de vote spéciaux sont installés dans 175 établissements d'enseignement pour une durée de quatre jours. 400 000 jeunes au Québec pourront ainsi utiliser la nouvelle méthode de votation.   (CHAU TVA)

Une bataille à poursuivre

Il peut sembler redondant pour les Gaspésiens d’avoir à poursuivre la bataille pour protéger leur infrastructure

ferroviaire, mais s’il est une lutte pertinente à laquelle s’accrocher pour l’avenir à long terme de la mobilité des

gens et des biens de la région, c’est celle-là.

À l’aube d’une campagne électorale

au Québec, il est plus que jamais

nécessaire de revendiquer les

sommes requises pour la remise en état du

tronçon Matapédia-Gaspé, même si cette

lutte dure depuis près de 30 ans.

C’est loin d’être symbolique, même si

bien des personnes croient que le train est

un mode de transport du passé. En réalité,

dans tous les pays industrialisés, et même

dans une bonne part des pays en voie de

développement, le transport par rail est en

pleine ascension, pour des motifs pratiques

et environnementaux.

 

En Amérique du Nord, pour des

raisons largement liées à la prépondérance

de l’automobile au cours des 60 dernières

années, le rail, du moins pour le transport

des passagers, tel que mené par les sociétés

« nationales» que sont supposés être Via

Rail au Canada et Amtrak aux États-Unis,

est en grande partie largué. Les décisions

semblent prises par des arriérés n’ayant

aucune notion de modernisme.

 

Récemment, Transports Québec s’est

fait complice de l’ineptie de Via Rail en

statuant que le transport de passagers en

Gaspésie n’était pas sécuritaire en raison

de l’état de certains ponts entre Matapédia

et New Carlisle.

 

Depuis le drame de Lac-Mégantic, la

sécurité occupe beaucoup de place dans l’univers

ferroviaire. C’est justifié, mais c’est aussi

un prétexte pour se débarrasser de certains

services, ou de certains tronçons ferroviaires.

Il est permis de penser que dans le

cas de Via Rail, où une bonne partie de la

direction n’a d’yeux que pour le corridor

Québec-Windsor, la catastrophe de Lac-

Mégantic représente une occasion en or

pour tenter de retarder la reprise du service

entre Matapédia et New Carlisle, ou de le

supprimer.

 

À Transports Québec, la Gaspésie n’a

pas que des amis. S’il est vrai que ce ministère

a fait sa part depuis 2007 pour assurer

la pérennité des liens de marchandises et de

passagers en débloquant près de 45 millions$

pour le réseau gaspésien, certains hauts fonctionnaires

croient que notre voie ferrée a assez

reçu, surtout dans un contexte où le gouvernement

fédéral n’a rien payé depuis 2011.

 

Ces hauts fonctionnaires ont tort, toutefois,

et les politiciens au-dessus d’eux auraient

tout aussi tort de retirer l’appui au chemin de

fer gaspésien. En fait, ils auraient tout intérêt

à régler la question dans un délai raisonnable,

d’ici deux ou trois ans, par exemple.

 

C’est ambitieux comme projet?

La première ministre Pauline Marois disait

justement, le jour du dépôt du dernier budget,

qu’il était permis d’avoir de l’ambition!

Présentement, Transports Québec attend

les résultats de rapports qui détermineront

d’une part les sommes à investir pour rendre

le tronçon Matapédia-Gaspé sécuritaire pour

les 25 prochaines années, et d’autre part la

clientèle à desservir, tant pour les passagers

que pour les marchandises.

 

En décembre 2010, une étude réalisée

par Hatch Mott MacDonald avait statué qu’il

fallait investir 93,5 millions $ en cinq ans pour

rendre l’axe Matapédia-Gaspé fiable pendant

25 ans. Considérant que Québec y a consacré

27 millions$ depuis 2011, il serait tentant de

dire qu’il reste environ 67 millions

$ à avancer.

 

Ce pourrait ne pas être si simple. Plus

on mettra du temps à réaliser ces travaux,

plus ils coûteront cher. Un peu sur le même

principe que l’adage «ce qui traîne se

salit», on peut dire que «toute réparation

négligée coûtera davantage ».

 

Le solde minimal de 67 millions$ apparaît

faramineux pour certains, mais il ne

représente que la moitié du budget routier de

2011 en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

De plus, bien que le trafic de marchandises

soit bien inférieur maintenant, avec

1 500 à 2000 wagons, à ce qu’il était il y a

20 ans, avec 8000 ou 9000, les industries

gaspésiennes y auront de plus en plus

recours à l’avenir, d’après des vérifications

faites récemment.

 

Quant au service de passagers, même si

Via Rail nous fait passer par toute la gamme

des frustrations en imposant en Gaspésie

des normes que ce transporteur public n’applique

même pas sur ses propres tronçons, il

viendra un temps où nos gouvernants fédéraux

comprendront les bienfaits du transport

collectif par train. Il serait dommage que nous

n’ayons plus la possibilité de l’accueillir. (GRAFFICI – Éditorial de Gilles Gagné)

Colloque ferroviaire 2014 « L'avenir du rail au Québec » - L'UMQ plaide pour la concertation et l'action

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) participe le 26 mars au Colloque ferroviaire 2014 qui se déroule à Québec pour sensibiliser les partenaires privés et publics à l'importance d'agir rapidement sur plusieurs fronts afin de s'assurer qu'une tragédie comme celle vécue à Lac-Mégantic ne se reproduise plus. « Il faut accélérer la mise en œuvre des recommandations annoncées. Il faut améliorer l'état des infrastructures et du matériel roulant dans les périmètres urbanisés. Il faut renforcer la capacité de réponse en cas d'accidents ferroviaires. Et, il faut une meilleure coordination de tous les intervenants, de la prévention au rétablissement après le sinistre, laquelle passe avant tout par la reconnaissance du droit à l'information des municipalités en tant que premières responsables de la sécurité de leurs citoyens », a déclaré madame Vicki May Hamm, mairesse de Magog, membre du conseil d'administration de l'UMQ et porte-parole de la Coalition municipale transfrontalière pour la sécurité ferroviaire.

En décembre 2013, l'UMQ a déposé un Plan d'action sur la sécurité ferroviaire à la Table québécoise sur la sécurité ferroviaire et le transport des matières dangereuses mise sur pied par le gouvernement du Québec. Ce plan d'action est basé sur trois grands principes : 1) la reconnaissance des municipalités comme des partenaires à part entière des gouvernements du Québec et du Canada ainsi que des compagnies de chemin de fer quant à l'amélioration de la sécurité du transport ferroviaire; 2) l'assurance que les municipalités n'aient pas à assumer les coûts liés à l'amélioration de la sécurité ferroviaire sur leur territoire : 3) l'affirmation que le transport ferroviaire est vital pour le développement économique de nombreuses entreprises, mais qu'il doit se faire de manière sécuritaire pour les communautés.

L'UMQ travaille également en concertation avec plusieurs partenaires. Elle participe aux travaux de la Table québécoise sur la sécurité ferroviaire et le transport des matières dangereuses et au groupe de travail technique. Elle est également membre du Groupe de travail municipal sur la sécurité ferroviaire nationale de la Fédération canadienne des municipalités. Elle a également pris l'initiative de former une Coalition municipale transfrontalière pour la sécurité ferroviaire visant la mise en place d'une véritable culture de sécurité dans le domaine du transport ferroviaire d'un bout à l'autre de l'Amérique du Nord.

« La volonté de revoir le cadre législatif est tangible et nous entendons les préoccupations de l'industrie quant aux montants à investir en sécurité. Pourtant, les coûts faramineux liés au rétablissement après une tragédie comme celle de Lac-Mégantic justifient amplement des investissements en prévention. Les gouvernements doivent imposer aux industries un cadre strict pour limiter les risques. Il faut continuer à travailler sans relâche pour la mise en place des mesures nécessaires à un transport ferroviaire sécuritaire au Québec, au Canada et en Amérique du Nord. Il faut y mettre toute notre énergie et travailler ensemble pour y arriver. Le colloque d'aujourd'hui (26 mars) nous donne une nouvelle occasion », a conclu madame Hamm.

Le plan d'action sur la sécurité ferroviaire de l'UMQ est disponible sur son site Web à www.umq.qc.ca. (RIM)

La réforme de l’assurance-emploi fait mal

La réforme faite dans le régime de l’assurance-emploi du gouvernement fédéral faite il y a 2 ans créés beaucoup de problèmes pour les travailleurs saisonniers. Pour aider les salariés qui sont touchés par le trou noir, plusieurs organismes se sont regroupés jeudi pour ramasser des fonds et des denrées.

 

La réforme cause un déficit de 5 semaines pendant lesquelles les travailleurs saisonniers se retrouvent sans revenus. Plusieurs de ces personnes viennent du milieu de la pêche, des secteurs forestiers et touristiques. Ils tombent donc dans ce que l’ont appel le trou noir. La Table de concertation de l’assurance-emploi de la Gaspésie a décidé d’organiser une guignolée printanière pour leur venir en aide dans une période de l’année pendant laquelle banques alimentaires sont vident.

 

« Les personnes qui devaient recommencer à travailler ne peuvent pas le faire parce que le travail est juste dans 1 mois. En attendant de reprendre le travail, ils n’ont aucun recours. C’est une nouvelle réalité depuis l’an passé. Nous voyons venir des gens au Centre d’action bénévole qui ne venaient pas du tout avant. » Nous disait, Jacques Langelier du centre action bénévole Gascons-Percé.

 

La plupart des travailleurs ne sont pas éligibles à l’aide sociale. Les gens qui sont dans le trou noir cherchent donc du support auprès d’organismes d’aide comme celui du mouvement action chômage à Pabos coordonné par Gaétan Cousineau.

 

« Les gens contestent un peu plus parce que c’est tellement sévère que les gens cherchent toutes sortent de moyens pour réussir à avoir leur assurance-emploi. Nous avons une augmentation accrue de l’achalandage dans nos bureaux. »

 

Une problématique qui inquiète

La situation inquiète les membres des syndicats, comme Denis Beaudin de la CSN, qui craignent l’exode de la population vers les grands centres et l’effritement du tissu social.

 

« L’expertise si nous la perdons c’est difficile de la remplacer, et le danger c’est de perdre nos services de proximité dans l’éducation et la santé. Nous réussissons à maintenir des spécialistes en place grâce à la population. »

 

D’autres actions sont prévues à l’horaire des groupes de soutien aux personnes touchées par la réforme de l’assurance-emploi d’ici le printemps 2015, soit les prochaines élections fédérales. (CHAU TVA)

1 700 $ amassé par la guignolée de solidarité

La guignolée de la solidarité, organisée jeudi à Chandler et Sainte-Anne-des-Monts, a permi d'amasser 1 700 $ alors que celles de Gaspé et Carleton-sur-Mer n'ont pas eu lieu en raison du mauvais temps.

« Les gens ont très bien participé et étaient sympathiques à la cause. On a réussi à amasser 1000 $. On est très satisfait de la journée », indique le responsable de l’activité à Sainte-Anne-des-Monts, Jacques Mimeault.

« On a ramassé environ 700 $ en argent et en denrées alimentaires », souligne de son côté Suzanne Joncas, la responsable de l’activité à Chandler. « C’est un très bon succès malgré la température. On sent que les gens prennent ça à cœur et appuie la cause. Le responsable de la banque alimentaire de Chandler a passé une partie de la journée avec nous et était très heureux », ajoute Mme Joncas.

Cette guignolée de la solidarité visait à combler les besoins grandissants de denrée dans les banques alimentaires. Dans les différents organismes de la région qui s’occupent de dépannage alimentaire, la fréquentation a augmenté en raison du « trou noir » causé par la réforme de l’assurance-emploi.

Puisque l’activité n’a pu se tenir à Gaspé et Carleton-sur-Mer, la Table de concertation de l’assurance-emploi et la Table de concertation en sécurité alimentaire Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se réunira de nouveau afin de faire le point.

Il est trop tôt pour dire si une initiative du genre sera organisée de nouveau. (GRAFFICI.CA)

Pas d'inquiétudes dans l'éolien

La baisse de production dans le secteur éolien n'inquiète pas outremesure le directeur du Créneau Accord Éolien, Dave Lavoie.

Fabrication Delta annonçait récemment que le creux dans le carnet de commandes force la direction à envoyer ses employés au chômage pour environ quatre semaines. La firme, qui se spécialise dans la fabrication de tours d'éoliennes, profite cependant de cet arrêt pour offrir des programmes de formation à environ 70% de ses 150 travailleurs.

Chez LM Windpower, à Gaspé, on est passé de cinq à trois jours de production pour quelques mois. Mais ce n'est rien de dramatique, assure M. Lavoie qui précise par ailleurs que Marmen et Wec Tours ne connaissent pas de baisse de régime. (CHNC)

CanWEA - Une nouvelle façon de poursuivre le dialogue sur l'énergie éolienne

La population a maintenant une nouvelle façon de participer au dialogue sur l'énergie éolienne grâce au lancement du site internet L'éolien - Les faits.

Cette plateforme interactive permet d'accéder à de nombreuses ressources documentaires sur l'énergie éolienne et d'obtenir des précisions en adressant directement des questions à partir d'un compte de médias sociaux (Facebook, Twitter ou LinkedIn). Différents sujets d'intérêt pour les Québécois et les Canadiens peuvent ainsi être abordés : la production de l'énergie éolienne, ses coûts, ses impacts sur l'économie, la santé, l'environnement et la faune, etc.

Cette initiative, administrée par l'Association canadienne de l'énergie éolienne (CanWEA) a pour but de s'assurer que la population ait accès aux faits pour porter des jugements éclairés sur leur avenir énergétique.

« L'énergie éolienne bénéficie d'un fort appui de la population. Néanmoins, il est normal que des citoyens aient des questions sur les répercussions que peuvent avoir les diverses formes d'énergie sur leur facture d'électricité, sur l'environnement et sur le type de retombées qu'elles amènent dans les collectivités locales », a déclaré Robert Hornung, Président, L'Association canadienne de l'énergie éolienne (CanWEA). « Malgré le fait que le Québec soit un leader en production d'énergie éolienne et que le Canada compte maintenant sur plus de 7 800 mégawatts en service, plusieurs personnes sont encore peu familières avec cette forme d'énergie.

Rappelons-le, l'éolien contribue à la production d'une énergie fiable et peu coûteuse, sans polluer l'air et sans contaminer l'eau, et ce, tout en procurant d'importants avantages économiques pour les communautés d'accueil. »

Visitez le site www.leolien-lesfaits.ca pour poursuivre le dialogue sur l'énergie éolienne. (RIM)

Titre malmené pour Orbite Aluminae

Le titre d’Orbite Aluminae a été malmené cette semaine à la bourse.

Orbite possède une usine d’alumine de haute pureté à Cap-Chat et pilote un projet d’usine d’exploitation d’alumine métallurgique qui pourrait s’implanter dans le secteur de l’Estran.

L’action est passée de 37 cents mercredi à 20 cents jeudi, une perte de 45% de sa valeur en deux jours.

Le titre a cependant regagné une partie de sa perte, en clôturant à 30 cents à la fermeture des marchés, hier.

La direction d’Orbite Aluminae a publié un communiqué, en fin de journée, afin de rassurer les investisseurs.

L’entreprise affirme qu’aucun changement ou développement dans ses opérations n’est survenu pour justifier une telle baisse de son titre.

Une demande d’enquête a été formulée à l’Autorité des marchés financiers.

Orbite Aluminae ajoute qu’une entente a été signée avec Outotec, une firme d’ingénierie allemande, pour la conception d’un calcinateur qui devrait permettre à l’usine de Cap-Chat de produire 3 tonnes par jours d’alumine dès le début de 2015.  (CIEU FM)

Orbite : transactions inhabituelles

Le titre d'Orbite Aluminae a perdu subitement 50 % de sa valeur en fin de journée, mercredi.

La valeur de l'action qui s'établissait à 38 ¢ lundi a légèrement baissé à 32 ¢ en début de semaine pour subitement dégringoler à 19 ¢ en fin de journée mercredi. Quelque 10 millions d'actions ont été vendues entre 14 h 40 et 16 h.

Les transactions n'ont pas été suspendues, malgré la demande d'Orbite à cet effet à l'Organisme canadien de réglementation du commerce et des valeurs mobilières ( OCRCVM). Orbite a aussi officiellement demandé la tenue d'une enquête.  Jeudi, le titre avait remonté à 30 ¢.

L'entreprise a publié un communiqué en fin de journée indiquant qu'elle s'expliquait mal les raisons de ces transactions boursières importantes et inhabituelles.

Ce n'est pas la première fois que le titre d'Orbite Aluminae est malmené. Ce fut le cas en février 2012 et en avril 2013. Les transactions avaient alors été suspendues. Quelque 249 actions d'Orbite sont présentement en circulation. « Le volume de transaction habituel du titre est d'environ 1 million d'actions par jour, selon le président-directeur général Glenn Kelly, et hier, on a vu près de 15 millions, c'est définitivement hors-norme. »

M. Kelly souligne pourtant que l'entreprise va de mieux en mieux. Après avoir traversé une année 2013 difficile marquée par un manque de liquidités et une restructuration administrative, Orbite a réussi à relancer la construction de son usine d'alumine de haute pureté à Cap-Chat. L'avancement des travaux respecte l'échéancier, d'après Glenn Kelly. « On a tenu un appel conférence mercredi. Le choix du fournisseur du calcinateur a été fait, les négociations avec Investissement-Québec se poursuivent. Le financement est en place, la nouvelle équipe est en place, on prévoit générer des revenus d'ici 2015 », précise-t-il.

Orbite vient effectivement, à la mi-mars, de sélectionner Outotec à titre de fournisseur du nouveau système de calcination de son usine de production d'alumine haute pureté. Le contrat d'approvisionnement prévoit des pénalités liées à la performance et au retard de livraison ainsi que des incitatifs en cas de performance bonifiée et une livraison devançant l'échéancier. Orbite a obtenu un prêt sans intérêt de 4 millions de dollars de Développement Économique Canada pour financer l'achat et l'installation de cet équipement essentiel au fonctionnement de son usine.

La mise en route de l'usine devrait se faire d'ici la fin de l'année. La production commerciale d'alumine de haute pureté est prévue pour le premier trimestre de 2015. Orbite envisage toujours de hausser cette production à 5 tonnes par jour dans la seconde phase du projet, soit d'ici la fin 2015.

L'entreprise a ciblé 26 clients potentiels pour son alumine de haute pureté. Des tests seront effectués au cours des prochains mois. Orbite entend conclure les négociations d'ici la fin de l'année, entre octobre et décembre.

Une tonne d'alumine comme celle qui sera produite à Cap-Chat, en Haute-Gaspésie, se vend entre 20 $ et 30 $ le kilogramme, soit entre 20 000 $ et 30 000 $ la tonne. Si l'entreprise réalise ces objectifs, elle pourrait générer des revenus minimuns de 30 millions de dollars dès sa première année d'opération.

Création d'emplois

Pour l'instant, une quinzaine d'employés travaillent à l'usine. Orbite prévoit doubler ses effectifs d'ici les prochains mois. Une première cohorte de techniciens en opération et contrôle industriels, formés à Sainte-Anne-des-Monts, sera diplômée en mai.

Plusieurs devraient être embauchés par Orbite, assure M. Kelly. À terme, d'ici la fin de l'année, quelque 45 personnes devraient travailler à l'usine de Cap-Chat. D'autres emplois pourraient s'ajouter. « Essentiellement l'usine de Cap-Chat pourrait devenir une usine où non seulement on traite le HPA, mais aussi les boues rouges, les cendres volantes et l'argile alumineuse qui provient de Grande-Vallée », précise Glenn Kelly. L'entreprise se concentrera sur la consolidation de son usine de Cap-Chat avant de développer de nouveaux projets.

Orbite détient des droits sur un important gisement d'alumine à Grande-Vallée et sur une dizaine de brevets sur l'exploitation de l'argile alumineuse et ses dérivés.  (Radio-Canada)

Cimenterie: déjà des conséquences

Les conséquences du projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons se font déjà sentir dans le secteur cimentier au Québec.

Le journal Les affaires rapporte que l'usine d'Holcim Canada à Joliette, qui emploie 200 personnes, a décidé de mettre sur la glace son projet de rénovation de 250 millions de dollars. Une somme qui devait aussi être allouée à l'augmentation de la capacité de ses installations. Le premier vice-président d'Holcim Canada, Jean-Maurice Forget, a déclaré que son projet est en suspens jusqu'à ce que soit connu l'impact qu'aura l'arrivée de la nouvelle usine gaspésienne en précisant que le marché est désormais «à risque».

Ce n'est pas la première fois que M. Forget fait part de ses inquiétudes. En entrevue à CHNC en février dernier, il avait déclaré craindre la venue de Ciment McInnis à Port-Daniel notant que l'industrie «sera en surcapacité jusqu'en 2020». (CHNC)

La Ramée réplique

L’attribution de nouvelles places en Centre de la petite enfance aux Îles doit être un processus administratif et non politique.
C’est le message du conseil d’administration du CPE La Ramée, qui indique que son projet de développement a reçu l’aval du ministère de la Famille selon des critères d’évaluation bien établis.
Sa directrice, Sylvie Bourgeois, précise que la concertation du milieu ne fait pas partie du processus :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/2890326-la-ramee-replique?redirect=%2F

Sylvie Bourgeois explique que le projet du CPE La Ramée a été examiné par un comité consultatif neutre, formé de représentants de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les Îles, de l’Agence de santé, des Centres de la petite enfance de la région, des commissions scolaires et des garderies subventionnées :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/2890326-la-ramee-replique?redirect=%2F

Selon la directrice du CPE La Ramée, des faits erronés ont été transmis à la population au cours des dernières semaines.
Sans dévoiler le contenu de sa liste d’attente, elle maintient que la faisabilité et la pertinence du projet de 36 nouvelles places sont indiscutables :
http://www.cfim.ca/nouvelle2/-/pub/Z1lr/content/2890326-la-ramee-replique?redirect=%2F

Rappelons que les éducatrices en milieu familial considèrent que le projet de développement du CPE La Ramée aurait dû faire l’objet d’une concertation dans le milieu.
Elles disent s’inquiéter qu’il s’ensuive une diminution de leur clientele (CFIM)

La Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal plaide pour un partage équitable des budgets gouvernementaux

La CRÉ de Montréal se fait le porte-voix des organismes du milieu pour interpeller les partis politiques quant à une répartition des budgets gouvernementaux plus juste pour les Montréalaises et Montréalais. « Un examen même sommaire de la répartition de dizaines d'enveloppes budgétaires liées à des programmes ou à des mesures gouvernementales révèle une disparité de traitement généralisée dont Montréal fait les frais », a constaté la présidente de la CRÉ de Montréal, Mme Manon Barbe, à la suite d'une rencontre du groupe de travail sur la juste part de Montréal.

Les travaux de ce comité de la CRÉ de Montréal et de ses partenaires socioéconomiques démontrent une fois de plus de la nécessité d'un nouveau pacte pour la métropole. Disant s'exprimer « avec beaucoup de prudence et de respect envers nos interlocuteurs gouvernementaux et nos vis-à-vis des autres régions du Québec », Mme Barbe a expliqué que la CRÉ de Montréal a entrepris de mieux documenter la question en colligeant des données auprès d'une soixantaine d'organismes montréalais. L'exercice est toujours en cours, mais la période électorale est une occasion privilégiée pour inviter les candidats à se prononcer sur cet enjeu crucial pour le dynamisme économique et social de la seule métropole internationale du Québec.

Le comité a relevé de nombreux exemples qui pointent tous dans la même direction. Ainsi,

  • 'Montréal reçoit 35 % du budget de la formation continue au niveau collégial alors qu'elle dispense 58 % des cours; on périme des budgets excédentaires en région alors qu'on doit refuser l'accès aux cours à des étudiants adultes à Montréal. Pour la seule année 2011, plus de 4 000 étudiants adultes ont ainsi été refusés, faute de budget;
  • 'Alors que la région compte 25 % de la population du Québec, la Conférence régionale des élus de Montréal reçoit 9 % du Fonds de développement régional, ce qui représente un per capita de 2,14 $. En moyenne, les CRÉ hors Montréal reçoivent 6,94 $;
  • 'Le financement des CLD est de 7 $ per capita à Montréal et de 8,76 $ pour les CLD hors Montréal, un différentiel de 20 % pour les services offerts aux entrepreneurs de la région;
  • 'Le Conseil du loisir scientifique (CLS) de la région métropolitaine dessert les régions administratives de Montréal, Laval, Lanaudière, Laurentides et Montérégie, soit 65 % de la population du Québec. Il reçoit 12 % de l'enveloppe gouvernementale destinée aux huit CLS;
  • 'Les statistiques gouvernementales sur le financement des organismes communautaires ne tiennent pas compte du mandat, régional ou national, des organismes subventionnés. Pour ne donner que cet exemple, sur le site du Secrétariat à l'action autonome et aux initiatives sociales, on trouve que 60 % de son budget subventionnaire est versé à la région de Montréal. Mais lorsque sont retirés les budgets des organismes nationaux qui desservent par définition l'ensemble du Québec, la part des organismes proprement montréalais est de 12 %;
  • 'La même situation prévaut avec Sports et Loisirs : la région de Montréal est créditée de 65 % du budget. Toutefois, lorsque sont retirées les associations et fédérations sportives desservant l'ensemble du Québec, la proportion est de 19 %;
  • 'La région de Montréal regroupe 29 % des 15-34 ans du Québec. Le taux de chômage de cette tranche d'âge est de 2 points de pourcentage plus élevé à Montréal que dans l'ensemble du Québec. La part de Montréal dans l'enveloppe d'Emploi-Québec distribuée aux Carrefours jeunesse-emploi est pourtant de 22 %.
  • 'Le Forum jeunesse de l'île de Montréal ne reçoit que 14 % du budget total du Fonds régional d'investissement jeunesse; per capita, Montréal reçoit 2,35 $ /jeune alors que Laval reçoit 4,79 $. Depuis cinq ans, le Forum jeunesse n'a pu subventionner que 66 des 372 projets soumis alors que simultanément, certaines régions financent tous les projets reçus.

De tels écarts se retrouvent dans tous les secteurs et dans tous les réseaux montréalais. Ils sont d'ampleur variable mais toujours au détriment de Montréal : quelques dizaines ou centaines de milliers de dollars, parfois quelques millions et, en ce qui concerne les réseaux institutionnels, quelques dizaines de millions. « Cette addition de points de pourcentage en moins, programme après programme, année après année, représente au total des centaines de millions de dollars, exerçant un travail de sape incessant sur la capacité de Montréal à répondre aux besoins multiples de sa population avec le même degré de ressources que les autres régions », explique Mme Barbe.

« Nous sommes conscients que l'ensemble des besoins exprimés partout au Québec dépasse les capacités des gouvernements à y répondre. Nul ne peut prétendre voir ses besoins satisfaits en totalité. Ce dont il est question ici, c'est de la répartition juste et efficace des budgets de l'État », poursuit Mme Barbe.

« Quel que soit le gouvernement élu le 7 avril prochain, il devra de manière pressante indiquer comment il compte revoir ses attributions budgétaires pour que les Montréalaises et Montréalais obtiennent les ressources auxquelles elles et ils ont droit, en toute équité, pour développer leur territoire, soit la métropole du Québec », conclut Mme Barbe. (RIM)

Laval : François Legault veut abolir la CRÉ

Une Conférence régionale des élus (CRÉ) n’a pas sa place à Laval, si on en croit les propos du chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault.

Étant une ville ainsi qu’une région administrative, Laval est le seul endroit au Québec, dont l’administration municipale compose entièrement le CRÉ.

M. Legault y voit un dédoublement de services qui coûte de l’argent aux contribuables, mais qui n’amène pas du nouveau au niveau politique. «Il y a un dédoublement de ce côté, et je pense qu’il faut se poser des questions sur la nécessité des CRÉ, a-t-il dit. Je pense qu’on devrait se limiter, surtout à Laval, à avoir des responsabilités au niveau de la ville et de la MRC [Municipalité régionale de comté]. Je ne vois pas la grande nécessité des CRÉ.»

La voix du chef de la CAQ se rajoute à celle des députés libéraux lavallois, qui ont révélé à «L’Écho de Laval» qu’ils doutaient du bien-fondé d’avoir un CRÉ composé des mêmes membres que le conseil de ville. Ceux-ci remettent en question le fait qu’une même administration ait accès à deux budgets distincts.

Lors de son entretien, M. Legault a également réitéré son désir d’abolir l’Agence de santé et des soins sociaux (ASSS) de Laval, qu’il dit représente l’exemple parfait de dédoublement de structure. L’île Jésus est la seule région de la province où on retrouve un ASSS pour chapeauter un Centre de santé et de services sociaux (CSSS).

«Je donne tout l’exemple de Laval quand je parle d’abolir les agences, a-t-il ajouté. Il n’y a aucune raison qu’à Laval, il y a une agence pour un CSSS.» (Journal de Montréal)

 
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