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Revue de presse du 25 février 2014
Mardi, 25 Février 2014 11:57

Des investissements de 1 350 000 $ pour le développement du secteur agroalimentaire de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Le vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M. François Gendron, a annoncé aujourd'hui qu'une entente spécifique de régionalisation a été conclue qui engage son propre ministère, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) et la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Le ministre a également confirmé l'entrée en vigueur du nouveau Programme de développement du secteur agroalimentaire de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine qui découle de cette entente et pour lequel les trois partenaires contribueront chacun à hauteur de 150 000 $ par année, pour un investissement total de 1 350 000 $.

Accompagné pour l'occasion du député de Gaspé et ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, M. Gaétan Lelièvre, du député de Bonaventure et adjoint parlementaire au ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, M. Sylvain Roy, du président de la Table de concertation bioalimentaire de la Gaspésie, M. Patrick Golliot, et du maire de New Richmond et représentant de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, M. Éric Dubé, M. François Gendron a tenu à souligner l'esprit de concertation qui a animé les partenaires du secteur agroalimentaire tout au long de la démarche qui a mené aux mesures annoncées aujourd'hui : « Je crois que nous pouvons être fiers de la vision commune qui se dégage de cette entente de régionalisation. D'ailleurs, les axes d'intervention que nous avons privilégiés font écho à ceux qui articulent la Politique de souveraineté alimentaire. Je suis donc très confiant que cela permettra aux acteurs du secteur agroalimentaire de se mobiliser et aussi d'engager l'ensemble de la région afin de relever les défis particuliers qui l'intéressent au plus haut point. »

« On ne le répétera jamais assez, le secteur agroalimentaire gaspésien et madelinot est important pour le développement de notre belle région, non seulement en raison de sa contribution à l'économie régionale, mais aussi sur le plan de l'occupation dynamique du territoire et au chapitre de l'attractivité touristique. C'est pourquoi je me réjouis que la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se dote d'outils qui stimuleront sans aucun doute la vitalité économique de nos entreprises bioalimentaires, et ce, dans une perspective de développement durable », a affirmé M. Gaétan Lelièvre.

« Je suis fier du bel esprit de concertation qui règne en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. C'est une grande force qui nous permet d'accomplir des choses extraordinaires et l'annonce d'aujourd'hui en est un bel exemple. Nous ne ménagerons pas les efforts pour aider nos entreprises agroalimentaires à se dépasser et à aller au bout de leurs ambitions », a ajouté M. Sylvain Roy.

Le Programme de développement du secteur agroalimentaire de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Le Programme de développement du secteur agroalimentaire de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine s'inscrit dans la Stratégie d'intervention gouvernementale pour le développement de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 2013-2018 qu'a dévoilée au mois de mai dernier la première ministre du Québec, Mme Pauline Marois. Il est issu du travail mené par la Table de concertation bioalimentaire de la Gaspésie et l'organisme Le bon goût frais des Îles de la Madeleine et qui a réuni, notamment, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, le MAMROT, la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, La Financière agricole du Québec, la Fédération régionale de l'UPA et l'organisme Gaspésie Gourmande. Le Programme est centré sur trois priorités d'action, à savoir : l'amélioration de la rentabilité et de la pérennité des entreprises, l'occupation dynamique du territoire et l'établissement de la relève.

Parmi les axes d'intervention privilégiés dans le Programme, notons la mise en œuvre d'initiatives collectives, le développement de la transformation alimentaire, le soutien de l'amélioration des sols, l'appui de l'établissement de la relève agricole, l'amélioration des compétences et le soutien des nouveaux modèles d'entreprise.

Rappelons que la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine en est à sa deuxième entente spécifique pour ce qui est du secteur agroalimentaire. De la première entente avait découlé le Programme régional de développement de l'agroalimentaire 2006-2010, qui comportait une enveloppe budgétaire d'un peu plus de 3 M$. Ce dernier programme a connu un vif succès : il a favorisé et appuyé la réalisation de 138 projets qui ont entraîné des investissements de 19,4 M$.  (Portail Québec)

La ministre des Ressources naturelles rend public le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques

La ministre des Ressources naturelles, Mme Martine Ouellet, rend public le rapport des deux coprésidents de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec : De la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'indépendance énergétique du Québec, M. Normand Mousseau ainsi que M. Roger Lanoue.

« Le gouvernement a mené près de 50 consultations publiques dans tout le Québec pour aller à la rencontre des citoyens. C'est près de 300 intervenants qui sont venus présenter leur mémoire et plus de 460 mémoires ont été transmis à la Commission. Ce rapport est témoin d'un exercice démocratique important pour l'avenir du Québec, principalement pour la filière énergétique. Il est déplorable que cet important rapport ait été coulé dans les médias », a déclaré Martine Ouellet.

Le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques est accessible à l'adresse suivante : consultationenergie.gouv.qc.ca. Ce rapport est divisé en quatre thèmes :

  • Lutte contre les changements climatiques
  • Maîtrise de l'énergie
  • Regard sur les différentes sources d'énergie
  • Gouvernance, recherche et financement

Des consultations publiques dans toutes les régions du Québec

Une série de consultations publiques ont été menées dans tout le Québec du 4 septembre au 11 octobre 2013. M. Normand Mousseau, professeur au département de physique à l'Université de Montréal, ainsi que M. Roger Lanoue, qui a travaillé pendant plus de 20 ans chez Hydro Québec à titre de vice-président à la planification stratégique et au développement des affaires, coprésident cette commission.

« Les recommandations du rapport serviront d'intrants pour la préparation de la nouvelle politique énergétique du Québec, qui devrait être déposée dans les prochains mois », a conclu la ministre.

Pour plus d'information, consultez le consultationenergie.gouv.qc.ca. (RIM)

Les projets énergétiques doivent être interrompus

La Commission sur les enjeux énergétiques du Québec recommande au gouvernement de cesser les nouveaux appels d’offres d’énergie éolienne.

L’organisation propose même d’annuler les contrats existants ou les renégocier.

Les auteurs du rapport produit par la Commission pour le compte de Québec, dont le journal le Devoir a obtenu une copie mentionnent qu’Hydro- Québec doit revoir ses façons de faire dans un contexte énergétique où la demande d’électricité a plafonné et même baissé.

L’électricité se vend aujourd’hui moins cher qu’il y a 10 ans en raison de l’exploitation du gaz de schiste aux États Unis.

La Commission explique que pendant ce temps la société d’État a augmenté sa capacité de production, causant ainsi d’important surplus.

Les auteurs affirment que la construction de nouveaux projets hydroélectriques et éoliens est ruineuse pour le Québec se traduisant par des subventions au producteur d’électricité qui va atteindre 1,2 milliard de dollars en 2017 aux frais des contribuables.

La facture devrait atteindre 1,4 milliard en 2020 et 2 milliards en 2025.

La Commission affirme que le gouvernement du Québec doit immédiatement cesser les nouveaux appels d’offres éoliens et doit annuler les contrats en cours de renouvellement ou les renégocier.

Elle remet aussi en question la pertinence de poursuivre les travaux du projet hydroélectrique de la Romaine évalué à 6,5 milliards de dollars. (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Hydro-Québec : Halte aux projets, dit un rapport

Le développement de l’hydroélectricité et de l’éolien fait perdre des milliards à l’État

Québec doit absolument revoir en profondeur la stratégie de développement d’Hydro-Québec et freiner les projets hydroélectriques, mais aussi l’éolien, qui font perdre des milliards de dollars à l’État. C’est ce que conclut le rapport produit par la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec à la demande du gouvernement, et dont Le Devoir a obtenu copie.

 

Les auteurs du document soulignent qu’Hydro-Québec doit absolument réviser ses façons de faire en tenant compte du nouveau contexte énergétique nord-américain. Depuis une décennie, la demande pour l’électricité québécoise a plafonné, voire baissé. Et elle se vend aujourd’hui beaucoup moins cher qu’il y a dix ans, notamment en raison de l’exploitation du gaz de schiste aux États-Unis.

 

Or, pendant ce temps, la société d’État a augmenté sa capacité de production, rappelle la Commission, de sorte que le Québec est pris avec d’importants surplus. Ceux-ci ne peuvent être écoulés que sur les marchés d’exportation, à perte. « Le coût de l’énergie provenant des nouveaux moyens de production mis en service à partir de 2008 varie entre 6 ¢/kWh et 12 ¢/kWh. Cette réalité se traduit par une subvention annuelle aux producteurs d’électricité qui atteindra 1,2 milliard de dollars en 2017, aux frais des consommateurs d’électricité et des contribuables. » Cette facture annuelle devrait même passer à 1,4 milliard en 2020, puis à 2 milliards en 2025.

 

« Dans ces circonstances, la stratégie axée sur la construction de nouveaux projets (ouvrages hydroélectriques ou éoliens, notamment) est ruineuse pour le Québec. Ce sont non seulement la politique énergétique, mais aussi certaines orientations de politique industrielle qui doivent être repensées », affirme le rapport Maîtriser notre avenir énergétique, produit à la demande de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. Ce document, qui n’a toujours pas été rendu public, doit servir de base à l’élaboration de la future politique énergétique du Québec, projet phare du gouvernement Marois.

Freiner la Romaine

 

Les auteurs doutent fortement de la pertinence de poursuivre les travaux sur le chantier du mégaprojet hydroélectrique de la rivière Romaine, un projet de plus de 6,5 milliards de dollars. Ils pressent Québec d’étudier « sans délai l’opportunité de suspendre les investissements dans le complexe de la Romaine-3 et de la Romaine-4 ».

 

Le même genre de remise en question devrait prévaloir pour les contrats d’approvisionnement en éolien, en cogénération et en petite hydraulique, pour les infrastructures qui ne sont pas encore construites. Selon la Commission, « il ne fait aucun doute que le gouvernement du Québec doit immédiatement cesser les nouveaux appels d’offres pour la production d’électricité et qu’il doit annuler les contrats en cours de renouvellement ou alors les renégocier ».

 

Cette recommandation va à l’encontre des intentions du gouvernement Marois, qui a annoncé l’an dernier qu’Hydro-Québec achètera davantage d’énergie éolienne dès 2017. Cette électricité coûtera trois fois plus cher que le prix qu’obtient la Société d’État en la vendant sur les marchés d’exportation.

 

Le rapport propose d’ailleurs de revoir les façons de faire chez Hydro-Québec, de sorte que tout nouvel approvisionnement soit contracté sur la base du prix moyen des exportations d’énergie en période hors pointe. Ce prix est systématiquement moins élevé que le coût de la production d’électricité avec les nouveaux projets. Cette recommandation vise directement le bloc d’énergie éolienne à venir, mais aussi le renouvellement de contrats avec des petites centrales.

 

Par ailleurs, la Commission invite le gouvernement à rouvrir les contrats d’approvisionnement en électricité des alumineries. Sans aller jusqu’à remettre en question le tarif préférentiel dont bénéficie cette industrie, les auteurs du rapport estiment tout de même que Québec doit négocier « des conditions d’approvisionnement qui tiennent compte des capacités d’Hydro-Québec, des finances publiques du Québec, des retombées économiques et du contexte énergétique mondial ».

 

On suggère aussi d’étudier la possibilité de relancer Hydro-Québec International, notamment pour exporter l’expertise québécoise en matière de transport d’énergie.

 

Comme le révélait samedi Le Devoir, la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec presse le gouvernement d’opérer un virage très ambitieux dans notre façon de consommer l’énergie, un changement qui passe par une réduction draconienne de notre dépendance aux énergies fossiles. Elle propose d’ailleurs une série de moyens qui, s’ils étaient appliqués, transformeraient radicalement le paysage énergétique québécois. Ces projets ambitieux seraient coordonnés par une nouvelle société d’État, la Société pour la maîtrise de l’énergie du Québec (Le Devoir)

Surplus énergétique : réactions prudentes du secteur éolien

Selon le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques dont Le Devoir a obtenu copie, le développement éolien fait perdre des milliards au gouvernement du Québec.

Cette affirmation suscite bien des réserves de la part du Technocentre éolien, qui croit que le Québec devrait aussi considérer l'apport de l'éolien au développement économique. 

Le rapport évalue les surplus énergétiques du Québec à plus de 30 TWh par année. Les auteurs soulignent que les premiers 10 TWh, exportés en période de pointe, sont rentables pour le Québec. La balance s'est vendue à un prix de moyen de 3 ¢ le kWh en 2012. En comparaison, note l'étude, le coût moyen des projets mis en service à partir de 2008 variait entre 6 ¢ et 12 ¢ le kWh.

Selon les auteurs, le Québec subventionne indirectement la production d'électricité et que cette subvention atteindra 1,2 milliard en 2017.

Dans cet optique, la commission estime que le gouvernement doit absolument revoir sa stratégie et recommande de freiner les projets de développement hydroélectrique et éolien.  Les auteurs suggèrent de suspendre notamment les projets de construction des centrales Romaine 3 et Romaine 4.  Les projets éoliens sont aussi dans la mire de la Commission.  Le rapport croit que tous les projets de parcs non construits devraient être stoppés. 

Attention aux conclusions hâtives

Il faut faire preuve de prudence avant de tirer des conclusions sur les surplus énergétiques du Québec, selon le directeur général du Technocentre éolien de la Gaspésie, Frédéric Côté.  « Il faut lire le rapport et voir les nuances qu'on pourrait y trouver », ajoute M. Côté.

Le directeur du Technocentre admet l'existence de surplus, mais rappelle que le principal marché d'exportation du Québec, les États-Unis, vient de sortir d'une des plus grandes crises économiques de son histoire. « La reprise économique est à nos portes, note Frédéric Côté, est-ce que la situation d'aujourd'hui est la situation des prochaines années? Il faut se projeter dans le futur et c'est là un petit peu que les hypothèses peuvent varier. »

Frédéric Côté croit que le développement hydroélectrique doit être analysé en regard de ces impacts sur le plan du développement économique. « Il y a, souligne M. Côté, la question du marché de l'électricité, mais il y a aussi beaucoup de développement économique, de la construction, du manufacturier, sur la Côte-Nord, au Saguenay, un peu partout. Il y a ces questions-là à considérer aussi. Et la question des attributs environnementaux sur les marchés américains lorsqu'on parle d'énergies vertes. »

Par ailleurs, la première ministre Pauline Marois, a affirmé lundi que le Québec continuerait de soutenir le développement éolien, notamment dans l'entretien des parcs déjà existants. « Les premiers champs d'éolien qui se sont implantés arrivent à maturité, donc on doit commencer à changer les pièces, à refaire le matériel », a précisé Mme Marois.

Le rapport recommande par ailleurs que le Québec consomme l'énergie de manière plus responsable en diminuant entre autres l'apport énergétique en provenance des combustibles fossiles. Du même souffle, les auteurs se montrent favorables, mais à certaines conditions, aux projets de renversement de l'oléoduc d'Enbridge et à celui de construction d'un oléoduc par TransCanada.

Le document doit servir de base à l'élaboration de la future politique énergétique du Québec du gouvernement Marois.  (Radio-Canada)

Le Technocentre demeure prudent

La direction du Technocentre éolien de la Gaspésie demeure très prudente face aux conclusions de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec.

Un rapport coulé dans le quotidien Le Devoir hier matin trace un bilan peu reluisant de la stratégie de développement d'Hydro-Québec . Non seulement la société d'État devrait-elle freiner les projets hydroélectriques, mais devrait aussi cesser les nouveaux appels d'offre ou encore renégocier les ententes dans le secteur éolien.

Le directeur général du Technocentre, Frédérick Côté, qui demeure prudent quant aux conclusions du rapport en soulignant que ce sera au gouvernement de trancher la question La filière éolienne emplois 1200 personnes en Gaspésie (CHNC)

Les réactions sont nombreuses après la publication d’une partie du rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques qui recommande de cesser les nouveaux appels d’offres d’énergie éolienne.

Les auteurs demandent même au gouvernement d’annuler les contrats existants où les renégocier parce que ils ne sont pas rentables.

La Commission explique que Hydro Québec a augmenté sa capacité de production depuis 2008, causant ainsi d’importants surplus qui coutent cher au contribuable.

La première ministre Pauline Marois a affirmé qu’il n’était pas question de laisser tomber la filière éolienne.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Le ministre responsable de la région Gaétan Lelièvre demeure prudent avant de connaître les détails du rapport, qui vient, de toute évidence, de faire les frais d’une fuite. Selon lui il faut tenir compte d’un ensemble de données avant de prendre de telles décisions.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Pour sa part le directeur du TechnoCentre Éolien, Frédéric Côté, se dit préoccupé,  mais précise cependant qu’il y a peu de détails sur le rapport de la Commission. Il affirme qu’il faut prendre en considération les retombées économiques procurées par l’éolien.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Le gouvernement a finalement rendu publique hier, en fin de journée, le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec. (Radio Gaspésie et CIEU FM)

Deuxième incendie d'éolienne en 3 mois

Pour une deuxième fois en 3 mois, un feu a pris naissance dans une nacelle d’éolienne à Murdochville. Le feu démarré vers 10h dans l’éolienne numéro 17 du parc du mont Miller à Murdochville.

 

Steven Stangel de la compagnie NExtera, nous disait que le feu ne semble pas être d’origine criminelle. Il nous dit aussi que l’enquête est en cours, mais croit que le feu est de nature électrique, dont l’origine est inconnue.

 

Pompier impuissant

 

Aussitôt que le feu a été détecté, le service des incendies de Murdochville s’est dirigé vers l’endroit. Le chef des pompiers André Mainville était impuissant devant le brasier déjà pris en main par la firme propriétaire, NExtera. « Quand nous sommes arrivés en haut, les hommes de NExtera étaient déjà là et avaient éloigné tout le monde. Ils sont habitués à ce genre de situation. Ils savent quoi faire. » (…) «Tout ce que nous pouvons faire pour un feu d’éolienne avec l’équipement que nous avons, c’est de faire un périmètre de sécurité pour éviter que les gens s’approchent au cas où les pièces tomberaient.»

 

La compagnie croit au hasard

 

Étrange hasard alors que le 14 novembre dernier une autre éolienne avait brulé dans le parc Copper. Lorsque questionner sur le sujet la compagnie a plaidé la simple coïncidence. Monsieur Stangle ne croit pas que les deux feux soient reliés parce qu’ils n’ont pas les mêmes origines. Il ajoute que la question est difficile à répondre tant que l’enquête n’est pas terminé.

 

La mairesse de Murdochville,Délisca Ritchie Roussy, se fait optimiste quant à la réparation rapide de la deuxième turbine. « Je pense que ce sera corrigé très vite » (…) « Ils m’ont dit que ce serait vers cet été que ce sera finalisé, je l’espère en tout cas. C’était surtout cette éolienne-là qui était éclairée et ça faisait un plus pour la ville. »

 

Nous avons parlé à plusieurs citoyens à micro fermé et ils se sentent interpellés par la situation. Ils se posent des questions quant à la sécurité des parcs d’éoliennes des monts Miller et Copper. (CHAU TVA)

Tournée préélectorale : Marois, Couillard et Legault dans l'Est du Québec

Les chefs des trois principales formations politiques du Québec sont dans l'Est du Québec cette semaine pour ce qui ressemble de plus en plus à une tournée préélectorale.

La première ministre, Pauline Marois, est au Bas-Saint-Laurent, lundi pour une série d'annonces.

C'est l'entreprise Moulage sous pression AMT, de SAint-Cyprien, qui accueillait Pauline Marois en matinée, lundi. Pauline Marois a donné le ton de sa visite en y annonçant un investissement de 10 millions de dollars et la création de 130 emplois.

Le maire de Saint-Cyprien, Michel Lagacé, était incidemment le candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata aux dernières élections.  Il a été défait par le libéral Jean D'Amour. Récemment, M. Lagacé avouait réfléchir à la possibilité de se présenter à nouveau. Michel Lagacé est aussi président de la Conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent.

La première ministre est aussi l'invitée de la Chambre de commerce et d'industrie de Rimouski-Neigette où elle a présenté une conférence baptisée « Agir pour un Québec plus riche ». Pauline Marois complètera sa mini-tournée bas-laurentienne par un arrêt en après-midi au Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) de Rimouski.

Pour sa part, le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, qui était à Rimouski, vendredi, a fait le saut lundi sur l'autre rive du Saint-Laurent.   Une réunion est prévue lundi entre le chef de l'opposition officielle et les employés d'Alcoa à Baie-Comeau. Ces derniers attendent impatiemment les résultats des pourparlers entre Québec et Alcoa sur les tarifs préférentiels d'Hydro-Québec. Philippe Couillard devrait poursuivre son voyage sur la Côte-Nord à Sept-Îles, mardi.

Mme Marois et M. Couillard ne sont pas les seuls à courtiser les électeurs de l'Est du Québec. Le chef de la Coalition avenir Québec doit aussi se rendre à Gaspé, mardi. La visite de François Legault s'effectuera en parallèle avec celle du vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture et des Pêcheries, François Gendron.  Ce dernier sera aussi de passage en Gaspésie pour faire une annonce à New Richmond.  Il participera ensuite à une rencontre avec des militants, en fin de journée, aux Îles-de-la-Madeleine.  (Radio-Canada)

Visite de François Gendron

Le vice-premier ministre et ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, François Gendron, sera en visite dans l’archipel demain.
Or, contrairement à ce qu’a laissé entendre son collègue Gaétan Lelièvre, la semaine dernière, il ne fera pas d’annonce.
Au bureau de la député Jeannine Richard, on explique que c’est en Gaspésie qu’il dévoilera un nouveau programme régional en agriculture, qui aura une incidence dans l’archipel.
Le ministre Gendron participera à une activité partisane en soirée, pour célébrer l’investiture de Mme Richard comme candidate aux prochaines élections.
Les militants péquistes vont également souligner les 37 années de vie politique du doyen de l’Assemblée nationale.
En après-midi, François Gendron rencontrera les représentants de quelques associations et organismes, de même que la presse locale. (CFIM)

Legault passe par Gaspé demain

Le chef de la Coaliton avenir Québec, François Legault, sera de passage à Gaspé demain (mardi) dans le cadre d'une tournée préélectorale.

C'est du moins ce que confirme le candidat affiché dans Gaspé pour la CAQ, Yvan Blanchard. « Il sera à Gaspé le 25 février pour rencontrer les gens d'affaires et les élus de la région. D'ailleurs, on sent un intérêt croissant pour notre parti à l'échelle de la province », note le candidat avant d'ajouter : « 'J'ai déposé ma candidature au parti pour le comté de Gaspé. Je suis intéressé bien sûr à faire campagne. »

Yvan Blanchard tient toutefois à préciser que  les candidatures sont encore ouvertes dans Gaspé pour qui s'intéresserait à se lancer en politique. « Écoutez, l'invitation est ouverte à tous ceux qui veulent se présenter. Ils sont les bienvenus. Ces personnes n'ont qu'à présenter leur candidature au parti et s'il y a une investiture, elle serait aussi bienvenue ». Chose certaine, dit-il, il entend à son tour faire sa propre « tournée préélectorale » sous peu pour rencontrer les élus et leurs présenter les grandes lignes de la CAQ. Il confirme que le professeur, Jean-Marc Landry sera le candidat officiel dans Bonaventure. « Il a été annoncé officiellement ».

Le président de la Conférence régionale des élus, Daniel Côté, confirme avoir reçu une invitation pour le souper organisé par François Legault à l'Hôtel des commandants demain soir à 17 h 30, mais qu'il ne pourra pas y être « en raison d'un conflit d'horaire. J'ai toutefois fait une demande pour le rencontrer avant le souper ».

Originaire de Chandler, Yvan Blanchard, qui habite à Sainte-Anne-des-Monts, est un technicien forestier. Aux dernières élections provinciales, il a fini troisième obtenant 1971 votes, soit près de 10 % des voix, derrière le libéral sortant George Mamelonet (28 %), et le péquiste Gaétan Lelièvre (56 %). Éric Boucher (3 %) pour Québec solidaire et Frédérick DeRoy (2 %) ferment la marchent finissant respectivement quatrième et cinquième.

Dans Bonaventure, Jean-Marc Landry, a aussi terminé troisième (11 %), derrière le libéral sortant, Damien Arsenault (34 %) et le péquiste, Sylvain Roy (47 %). Patrica Chartier pour Québec solidaire (5 %) et Louis-Patrick St-Pierre (1 %) ont terminé la course respectivement en quatrième et cinquième place. (GRAFFICI.CA)

Côté ne soupera pas avec Legault

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, ne sera pas du souper du chef de la Coaliton avenir Québec, François Legault, à l'Hôtel des Commandements demain soir

Le premier magistrat de Gaspé invoque des raisons personnelles et des conflits d'horaire, mais devrait rencontrer le chef caquiste avant l'événement. Daniel Côté, également président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-des-Îles, assure que son organisme a fait part de l'invitation à l'ensemble de ses membres.

Le candidat affiché dans Gaspé pour la CAQ, Yvan Blanchard, y sera. Ce dernier a fini troisième aux dernières élections provinciales avec près de 10% des voix, derrière le libéral sortant George Mamelonet et le péquiste, Gaétan Lelièvre. (CHNC)

Cimenterie et éolien : François Legault demeure ferme

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, maintient ses positions contre l'éolien et le financement de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

De passage à Gaspé, mardi, le chef de la CAQ n'en démord pas et maintient que le financement de 450 millions de dollars dans la cimenterie de Port-Daniel pour créer 400 emplois est un non-sens économique. « Est-ce qu'il y a un Gaspésien, un Québécois qui irait emprunter un million de dollars pour se créer un emploi, demande François Legault, il faut arrêter d'acheter des emplois à 1 million de dollars par emploi. Si c'était notre argent. Est-ce que quelqu'un ferait ça? Mais il faut comprendre que c'est notre argent. »

Ce dernier croit qu'il en va de même dans la construction de parcs éoliens dont le Québec n'a pas besoin. « Les derniers contrats signés pour l'éolien étaient des contrats électoralistes », relève le chef de la CAQ.

Selon M. Legault, il vaudrait mieux que le gouvernement soutienne les jeunes et les entrepreneurs de la Gaspésie pour les aider à réaliser leurs projets d'affaires. François Legault soutient d'autre part que le développement du Saint-Laurent pourrait s'avérer profitable pour des régions comme la Gaspésie. « Tout le long du Saint-Laurent, fait valoir François Legault, il faut développer le tourisme, le transport maritime, le transport intermodal. Comment se fait-il qu'on soit incapable de transférer tout le transport qui se fait par train, par camion? »

François Legault profitera de son passage à Gaspé pour visiter le Centre d'innovation Merinov. C'est un exemple, dit-il, d'entreprise qui vient soutenir l'économie d'une région.

Lors de son passage à Gaspé, François Legault présentera le candidat du parti dans la circonscription de Gaspé pour les prochaines élections. Yvan Blanchard, qui a été candidat en 2012, est technicien forestier et habite Sainte-Anne-des-Monts. François Legault poursuivra sa tournée de l'Est du Québec, mercredi, sur la Côte-Nord.  (Radio-Canada)

Germain Chevarie veut prendre part à la course

Germain Chevarie présente sa candidature afin de représenter le Parti libéral du Québec aux prochaines élections générales.
Député de la circonscription des Îles de 2008 à 2012, Monsieur Chevarie dit toujours être un passionné de la politique :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2831376-germain-chevarie-veut-prendre-part-a-la-course?redirect=%2F

Germain Chevarie explique que les dossiers économiques, ceux concernant la santé ou la défense du fait insulaire sont autant de défis qui motivent son retour en politique :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2831376-germain-chevarie-veut-prendre-part-a-la-course?redirect=%2F

L’assemblée d’investiture, pour l’élection d’un candidat du Parti libéral pour le comté des Îles, se déroulera le 2 mars à l’Auberge Madeli de Cap-aux-Meules.
S’il est choisi pour porter les couleurs du PLQ, Germain Chevarie en sera à sa troisième campagne électorale. (CFIM)

Yvan Blanchard se représentera pour la Coalition avenir Québec dans le comté de Gaspé, en vue des prochaines élections.

D’ailleurs son chef, François Legault sera à Gaspé aujourd’hui pour confirmer son candidat et rencontrer les élus de la région dans une tournée pré électorale.

D’entrer de jeux, Yvan Blanchard, revient sur la position de son parti dans le secteur éolien. La CAQ dénonce depuis longtemps les coûts plus élevés engendrés pour le développement de la filière qui démontre que ce n’est pas rentable.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Le représentant de la CAQ dans le comté de Gaspé affirme cependant être d’accord avec les investissements de 1 milliard de dollars pour la construction de la cimenterie de Port-Daniel.

Yvan Blanchard, comme son collègue dans Bonaventure, Jean Marc Landry, n’a pas la même opinion que leur chef François Legault qui lui dénonce le projet.
http://www.radiogaspesie.ca/?id=19

Lors de la dernière élection en 2012, La Coalition avenir Québec et son candidat Yvan Blanchard avaient récolté 1 966 voix, obtenant la troisième place dans les intentions de vote.

Gaétan Lelièvre avait obtenu 11 744 votes suivis de Georges Mamelonet avec 5887 voix. (Radio Gaspésie)

Jean-Marc Landry trouve que Québec a été maladroit

Le candidat caquiste dans Bonaventure affirme que le Parti Québécois a été très maladroit dans ses négociations pour le financement de la cimenterie.

Jean-Marc Landry réagit ainsi aux propos du député péquiste Sylvain Roy.

Ce dernier dénonçait, la semaine dernière, la position de la CAQ à l’effet que le financement accordé à la cimenterie était disproportionné.

Selon Sylvain Roy, cette position démontrait à nouveau que la CAQ est contre le développement régional.

Un propos qui a réagir le candidat caquiste dans Bonaventure.

Jean-Marc Landry affirme qu’il est faux de prétendre que son parti est contre la cimenterie.

Il explique que la concrétisation de ce projet est une bonne nouvelle, mais que la participation financière du gouvernement est trop importante :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11408#1

Jean-Marc Landry affirme qu’avec une telle participation financière dans un seul projet, il sera difficile de financer d’autres projets en Gaspésie :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11408#1

Jean-Marc Landry est à Gaspé aujourd’hui pour la visite de son chef François Legault.  (CIEU FM)

Les cimenteries attaqueront le PQ en campagne électorale

L’Association canadienne du ciment attaquera le Parti Québécois durant la campagne électorale en guise de représailles de l’aide financière de 450 millions accordée à Ciment McInnis.  Le groupe de pression s’engage à faire un travail de terrain pour faire payer Pauline Marois pour cette aide qu’ils estiment déloyale.

 

Après des mois de lobbying, l’Association canadienne du ciment n’aura pas réussi à convaincre le gouvernement de retirer ses millions en investissement pour Ciment McInnis. Malgré l’effort de l’industrie, le 31 janvier dernier Pauline Marois a consenti à une entente de principe de 450 millions de dollars. Trois semaines plus tard, l’heure est aux représailles conclut Michel Binette, vice-président de l’Association canadienne du Ciment  «On va se servir de la prochaine campagne électorale pour passer le message pour faire pression sur le gouvernement »

 

Monsieur Binette croit que ces membres écoperont parce que le marché québécois est déjà saturé. En 2013 dit-il, la demande pour le ciment n’a pas dépassé la moitié de la production que les  cimentiers québécois actuels sont capables de produire.

 

Le député Sylvain Roy de la circonscription de Bonaventure rejette cette lecture des choses  « Bon ! Ils peuvent dire ça s’ils veulent sauf que le plan de Ciment McInnis c’est l’ensemble de la côte Est américaine où l’ensemble des infrastructures vont être à refaire ! »

 

Manque d'ouverture

Le député croit que les cimenteries mécontentes manquent de vision. Ce sont l’ensemble des Québécois qui verront les retombés de l’investissement de son gouvernement. « Ce n’est pas de l'argent que l’on donne comme ça ! Il y a des centaines d’actions donc  y a aura des revenus ! C’est ce qu’on appelle du nationalisme économique ! »

 

Michel Binette, de l’Association canadienne du Ciment pense que les pertes d’emploi seront inévitables.  « Nous ce que nous disons c’est que c’est un vase communiquant. Les emplois qui seront créés en Gaspésie vont se perdre ailleurs dans les 4 cimenteries au Québec ça c'est certain ça ne crée pas de richesse. ! »

 

Une mobilisation en marche

 

Dans les municipalités où les cimenteries se disent menacées, le travail anti-Parti Québécois est déjà commencé constate le maire de Saint Basile Jean Poirier : « Les gens sont très sensibilisés à ça, je ne pense pas que les péquistes vont avoir beaucoup de votes à Saint Basile aux élections cette année »

 

Sylvain Roy invite les maires à ne pas tomber dans la paranoïa: « Il n’y a pas de prédiction de perte d’emplois à St-Constant ou ailleurs au Québec. Madame Marois n’aurait pas embarqué dans un jeu comme ça »

 

Les 4 cimenteries qui participeront à la mobilisation contre le Parti Québécois sont situées dans 4 circonscriptions distinctes.  Les menaces des cimenteries pourraient avoir un poids politique  en contexte d’élection où chaque vote compte. Après tout, les comtés de Sanguinet et d’Argenteuil ont été remportés de justesse par le PQ en 2012 alors que celui de Porneuf leur a glissé entre les doigts au profit de la Coalition Avenir Québec. (CHAU TVA)

Jean-François Fortin ne sera pas candidat à la direction du Bloc Québécois.

Le député de la Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia a annoncé, samedi, qu’il ne tenterait pas de succéder à Daniel Paillé.

Il compte appuyer son collègue André Bellavance.

Sa décision repose sur 2 facteurs principaux.

D’une part, il veut se consacrer entièrement à l’organisation du prochain congrès du Bloc Québécois, qui aura lieu à Rimouski, en mai. S’il se lançait dans une course à la chefferie, il a indiqué qu’il aurait l’impression d’abandonner ce chantier-là.

D’autre part, le père de quatre enfants estime qu’il était plus sage de se ranger derrière son collègue de la circonscription de Richmond-Arthabaska, sa dernière ayant à peine 1 an.

Jean-François Fortin avait tenté sa chance face à Daniel Paillé, lorsque Gilles Duceppe s’était retiré, en 2011.

De son côté, André Bellavance semble croire que s’il accédait au poste de chef, ce serait l’aboutissement logique de son cheminement professionnel.

Il était présent aux élections fédérales de 1993, au référendum de 1995, il a été candidat en 2000 et a été élu en 2004. Il a remporté 4 élections jusqu'à maintenant.  (CIEU FM)

Projet de la CJGÎM cité en exemple

Un projet de la Commission jeunesse Gaspésie-les-Îles est cité comme une action mobilisatrice pour retenir les jeunes en région,et ce, dans le livre blanc sur la politique québécoise de la jeunesse.

Le gouvernement confirme son intention de s'appuyer sur différentes mesures existantes pour encourager les jeunes à demeurer dans leur région, dont celle portant sur la «Tournée du vaccin étudiant en Gaspésie». Ce projet vise à sensibiliser les jeunes en leur injectant de façon symbolique une dose d'appartenance à la région. La Commission se réjouit de cette reconnaissance nationale.

Et de façon plus globale, le président de la Commission, James-Alexander Keays, précise que plusieurs orientations du livre blanc rejoignent celles exprimées par les jeunes de la région, lors de la plus récente consultation de la Commission. (CHNC)

Des chiffres peu reluisants

Les derniers chiffres de Statistiques Québec offrent peu de bonne nouvelles pour la région de la Gaspésie-les-Îles sur le plan démographique.

Le groupe d'âge de 0 à 14 ans est passé de 19 653 (18,5%) en 1996 à 11 374 (12,3%) en 2012. Les 15 à 29 chutent aussi passant de 19,2% de la population totale en 1996 à 15,7%, une perte sèche de près de 6000 personnes. On note une légère augmentation chez les 30 à 64 ans, soit de 49,2% à 50,8 %, une perte de plus de 5300 adultes. Et la croissance la plus forte se trouve chez les 65 ans et plus passant de 13,1% à 21,2 % en une génération. Un hausse de près de 6000 personnes du troisième âge.

Le taux de fécondité en 2012 dans la région par 1000 habitants était de 1,69 contre 1,68 pour la province. Le plus haut taux se retrouve dans la région Nord-du-Québec avec 2,7 et le taux le plus bas est constaté dans la Capitale-Nationale s'établissant à 1,55. Pour ce qui est du solde migratoire de Gaspésie-les-Îles, on remarque une perte de 118 personnes chez les 15-29 ans de 2001 à 2012, moins 168 chez les 20-24 ans et plus trois chez les 25-29 ans. Enfin, la population totale a chuté de 106 404 à 92 536 personnes durant cette période. (CHNC)

Revoir le système de transport régional

Keolis Canada, la CRÉGÎM et le RéGIM en réflexion

Les représentants de la Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (RéGÎM), de la Conférence régionale des élus (CRÉGÎM) et l’entreprise Keolis Canada ont entrepris des discussions afin de trouver des solutions au problème du transport par autocar en région.

Marc-André Varin, vice-président, Développement des affaires, marketing et communications chez Keolis Canada, compagnie mère d’Orléans Express, explique que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une tournée provinciale que mène l’entreprise pour discuter de stratégie et pour faire état de la situation du transport interurbain par autocar.

« Nous désirons parler de nos difficultés et engager le dialogue avec les intervenants impliqués dans le transport collectif régional », ajoute le porte-parole de Keolis.

De l’avis de Marc-André Varin, il est urgent de trouver des solutions, car le modèle d’affaires ne tient plus et il faut revoir les opérations.

« Le statu quo n’est pas une solution », affirme-t-il, en précisant bien des transporteurs sont difficultés, car ils doivent assurer le service pour un certain nombre de routes non rentables.

Marc-André Varin précise que selon le modèle qui existait, les entreprises avaient toutes, dans leur permis, des routes rentables pour inter financer, mais que malheureusement, ce modèle n’existe plus.

« Pour 2013, nous avons enregistré un manque à gagner de 5 M$ », dit-il en ajoutant qu’il est impensable de poursuivre dans cette voie.

Rappelant qu’il s’est créé, ces dernières années, des réseaux régionaux de transport collectif subventionnés, Marc-André Varin indique qu’ils deviennent des concurrents aux services existants.

« Il y a un besoin d’arrimage et la nouvelle stratégie de mobilité durable du gouvernement mentionne spécifiquement qu’il doit y avoir une collaboration. »

Marc-André Varin précise donc que toutes les options sont sur la table et que les partenaires sont d’avis qu’il faut analyser toutes les possibilités afin d’offrir un service adéquat.

On s’attend à ce que le comité procède rapidement.

On a aussi entrepris le même exercice au Bas-Saint-Laurent. (L’Avantage)

Collaboration en transport

La Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Les Îles arrimera ses services à ceux d’Orléans Express, afin de maximiser l’offre de transport régional.
C’est qu’Orléans Express doit modifier sa propre offre de service interurbain par autocar dans la région pour des raisons de rentabilité.
Le président du RéGIM, le maire des Îles Jonathan Lapierre, explique que la Conférence régionale des Élus et Orléans Express ont été invités à une première rencontre afin de déterminer de quelle façon ils pourraient collaborer :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2833338-collaboration-en-transport?redirect=%2F

Même si le projet est encore embryonnaire, monsieur Lapierre croit que cette collaboration pourrait même s’avérer une opportunité de développement de nouveaux marchés pour le RéGIM :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2833338-collaboration-en-transport?redirect=%2F

Un comité de travail sera formé cette semaine pour faire avancer le dossier.
Des pistes de solution seront proposées à partir des travaux déjà réalisés par le transporteur. (CFIM)

Ottawa, peu enclin à investir dans le rail gaspésien

Le gouvernement fédéral semble peu enclin à réinvestir dans le chemin de fer en Gaspésie.

Le récent dépôt du budget fédéral relance le débat entourant l’utilisation des 53 milliards de dollars qui sont réservés au projet d’Infrastructure Canada.

Plusieurs élus de la région et la Société de chemin de fer de la Gaspésie espèrent que le gouvernement fédéral sera au rendez-vous pour mettre sa part des 70 millions de dollars nécessaires pour une réfection du tronçon gaspésien.

Le ministre de l’Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales et de l’Agence de développement économique du Canada pour le Québec, Denis Lebel, explique que ce n’est pas Ottawa qui déterminera les priorités d’investissements :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11403#1

Le ministre conservateur affirme aussi que son gouvernement a déjà fait sa part en ce qui concerne le dossier du chemin de fer en Gaspésie. Denis Lebel ajoute que l’argent provenant du programme d’Infrastructure Canada doit être investi dans des projets rentables :
http://www.cieufm.com/?informations-regionales&id=11403#1

En 2007, les gouvernements fédéral et le provincial avaient investi, à part égal, 35 millions de dollars pour l’achat et l’entretien du tronçon gaspésien.  (CIEU FM et Radio Gaspésie)

Gaspé réplique à Air Gaspésie

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, réplique à Air Gaspésie qui a lancé une flèche aux autorités municipales après avoir déménagé ses pénates dans la grande région de Montréal.

Son propriétaire et pilote, François Guimont, a récemment déclaré à Graffici.ca que ce départ de la région était notamment justifié par un manque d'appui de la municipalité en ne lui accordant pas le taux préférentiel sur l'essence d'avion. Et le pilote d'ajouter: «On serait peut-être restés si on avait eu plus de support.» Joint à ses bureaux, le maire de Gaspé, Daniel Côté, a sèchement répliqué ceci: «Je vous dirais qu'on a offert pas mal d'appui à l'entreprise comme tous les frais liés à l'aéroport étant donné que le siège social était situé à Gaspé.»

À titre d'exemple, l'entreprise n'a pas eu à payer des frais d'amélioration aéroportuaire (FAA) ou encore les frais d'atterrissage. Ainsi, le Règlement imposant une tarification pour l'accès des aéronefs et l'utilisation de l'aéroport de Gaspé, dont nous avons obtenu copie, mentionne que les redevances minimales d'atterrissage sont de 15,56$ par 1000kg entre 3501kg et 21 000kg, de 19,63$ entre 21 001kg et 45 000kg et de 23,35$ entre 45 001 ou plus.

Le maire Côté insiste pour dire que sa ville a aidé la jeune entreprise à la hauteur de ses moyens. «Écoutez, a un moment donné on considère qu'on a fait un grand bout en permettant à l'entreprise de profiter de nos infrastructures. Et c'était normal et sain de leur donner une chance à ce niveau-là. Maintenant, est-ce qu'on devait tout donner? Je pense qu'il y a une marge entre tout et rien». M. Côté fait aussi valoir que les autorités municipales ont la responsabilité de «gérer cette infrastructure. Malheureusement, l'entreprise à décider de quitter, c'est une décision qu'on doit respecter, mais aurait bien aimé la garder».

De son côté, le directeur général du CLD de la Côte-de-Gaspé, Bruno Bernatchez, dit ne pas être à la recherche d'une autre compagnie aérienne, mais que si une autre entreprise se présente «qu'on va regarder ça, comme tout autre projet».

Air Gaspésie, qui emploie six personnes, opère désormais à l'aéroport de Saint-Hubert sous le nom de Leeva. (CHNC)

Premier recul dans l'assurance-emploi

Le gouvernement Harper assouplit les règles d’admissibilité à l’assurance-emploi pour les travailleurs des régions rurales de l’Île-du-Prince-Édouard.
Il scinde la province en deux régions économiques distinctes, soit la capitale Charlottetown, où le taux de chômage est de cinq points inférieur qu’ailleurs, et le reste de l’île.
Dans les régions rurales où le taux de chômage est plus élevé, on pourra donc, à compter du mois d’octobre, avoir accès aux prestations d’assurance-emploi avec moins de semaines de travail en banque.
Pour le député néo-démocrate de la Gaspésie et des Îles, Philip Toone, c’est un premier recul en faveur des travailleurs saisonniers :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2831131-premier-recul-dans-l-assurance-emploi?redirect=%2F

Le gouvernement Harper a également apporté des modifications semblables en redécoupant les régions économiques du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.
Philip Toone dit qu’il faut maintenir de la pression pour, à tout le moins, obtenir également la reconduction des cinq semaines de prestations additionnelles pour les régions à haut taux de chômage :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2831131-premier-recul-dans-l-assurance-emploi?redirect=%2F

Dans une récente entrevue accordée à CBC, la ministre Gail Shea, députée d’Egmont, à l’Île-du-Prince-Édouard, a elle-même reconnu que la fin du projet pilote des cinq semaines de prestations additionnelles causait un impact important dans sa province.
Elle admet que les industries saisonnières des régions rurales, où l’emploi se faire rare, sont durement touchées. (CFIM)

Ristigouche-Sus-Est en attente d’un verdict

La juge Lise Bergeron, de la Cour supérieure, a pris en délibéré la requête en irrecevabilité déposée par la municipalité de Ristigouche-Sud-Est, qui cherche à rendre nulle une poursuite de 1,5 million $ intentée à l’été 2013 par la firme d’exploration pétrolière et gazière Gastem.

La cause a été entendue le 20 février au palais de justice de New Carlisle. Dans sa plaidoirie, l’avocat de la municipalité, Jean-François Girard, a indiqué que l’action intentée par Gastem tendait vers une poursuite bâillon, une forme d’intimidation.

La poursuite de Gastem est venue après que la municipalité de Ristigouche-Sud-Est ait adopté il y a un an un règlement similaire à celui de Gaspé, dans le but de protéger son eau potable contre l’exploration d’hydrocarbures. Il n’y a pas de système d’aqueduc dans le village situé entre Pointe-à-la-Croix et Matapédia et toutes les résidences dépendent d’un puits.

« Il y avait d’autres recours, comme Pétrolia l’a fait contre la Ville de Gaspé (pour invalider son règlement sur la protection de l’eau). Que choisit Gastem? Une poursuite de 1,5 million $ contre une municipalité de 180 habitants, pas tous des contribuables », a indiqué l’avocat Girard.

Il a aussi indiqué au tribunal que Gastem n’avait pas conservé les droits d’exploration à Ristigouche-Sud-Est, et qu’ils ont été vendus à Pétrolia, une firme qui détenait une partie de Gastem. « Je ne pense pas que c’est à la municipalité d’assumer ces choix de Gastem », a dit l’avocat.

Me Girard s’est insurgé contre l’affirmation de son vis-à-vis, Me Alexandre Forest, quand ce dernier a prétendu que la municipalité avait démontré de la mauvaise volonté en adoptant un règlement protégeant ses sources d’eau.

« Pardon? L’essence, à la base (du rôle d’une municipalité), c’est de protéger les sources d’eau pour l’utilisation humaine et animale (…) On ne peut faire abstraction de tous les jugements de la Cour suprême recommandant aux élus: soyez proactifs. Agissez pour vos commettants », a indiqué Me Girard.

Dans sa plaidoirie, Me Forest a fait remarquer à la juge que l’indemnisation demandée par Gastem n’était pas une poursuite bâillon. Il a ajouté que le montant, 1,5 million $, semblait arriver à un chiffre juste pouvant suggérer l’inclusion de dommages exemplaires.

« Dans ce cas-ci, les dommages demandés (représentent) l’entièreté des factures, pour un montant de 1 494 699,95. C’est un montant précis », a fait valoir Me Forest, ajoutant qu’il correspondait aux démarches d’exploration réalisées par la compagnie.

« Le fait que cette municipalité n’ait que 180 habitants ne peut être imputé à la demanderesse (Gastem). Le tribunal ne peut lui reprocher de réclamer un montant justifié (…) S’il fallait mettre un plafond de dommage selon la population de la municipalité, ce serait complètement inacceptable en droit », a-t-il ajouté.

Si la juge n’accueille pas la requête en irrecevabilité de Ristigouche-Sud-Est, les deux parties ont convenu de plaider sur la poursuite de Gastem au cours des prochains mois.

Le maire de Ristigouche-Sud-Est, François Boulay, a assisté à l’audition du tribunal. Il n’était pas maire quand Gastem a intenté sa poursuite, mais il suit le dossier depuis que le président de Gastem, Raymond Savoie, s’est présenté dans sa communauté pour présenter son projet d’exploration en novembre 2011.

« J’ai fait signer 91 personnes pour protéger notre eau potable. C’est notre devoir de protéger notre eau. Il n’y a pas de plus grande richesse que notre eau. Je ne suis pas un “petit bonhomme vert”. Je suis pour le développement des ressources naturelles. Quand M. Savoie est venu en 2011, je lui ai demandé s’il ferait de la fracturation. Il n’a jamais dit qu’il ne ferait pas de fracturation », déplore le maire Boulay.

Raymond Savoie n’a pas assisté à l’audition du 20 février. (GRAFFICI.CA)

Des municipalités marchent pour l’eau potable

Le groupe Ensemble pour l'Avenir Durable du Grand Gaspé a décidé, comme d'autres groupes d'une quinzaine de municipalités au Québec, de faire parvenir un "message clair" au gouvernement québécois.

La manifestation mise sur pied par le groupe vendredi midi a pris le départ devant la cathédrale du Christ-Roi pour aboutir sur la rue de la Reine, devant le bureau de comté du député-ministre Gaétan Lelièvre. Environ 80 personnes se sont donné rendez-vous pour faire entendre leur message au député pour que le gouvernement légifère en faveur de la protection de l'environnement et des sources d'eau potable.

Mme Lise Chartrand, qui a mené la marche, s'est dite aussi en faveur de l'extension du moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste dans la vallée du St-Laurent pour qu'il s'applique à l'exploration pétrolière en Gaspésie, idée soulevée lors de la séance ordinaire du Conseil de Ville du 17 février.

Elle a aussi exprimé son manque de confiance quant à la volonté du gouvernement d'agir en faveur de la protection de l'eau, ajoutant que le procédé de fracturation hydraulique était "déjà enchâssé dans le futur projet de loi en faveur de l'exploitation pétrolière".

Une quinzaine de villes en appui

Une quinzaine de manifestations d'appui se sont aussi déroulées ailleurs au Québec, certaines dirigées vers les bureaux des ministres Martine Ouellet et Yves-François Blanchet et de la première Ministre Pauline Marois. Quelques unes des municipalités ayant adopté le règlement dit de St-Bonaventure étaient aussi de la partie. D’autres villes se sont ajoutées à liste la veille de la marche, dont Rimouski.

Villes participantes :

Gaspé (bureau du député Gaétan Lelièvre), Bonaventure (bureau du député Sylvain Roy), Cap Santé (bureau du député Jacques Marcotte), Carleton-sur mer (bureau du député Sylvain Roy), Québec (Carré d’Youville Colline parlementaire), Drummondville (bureau du ministre Blanchet), Acton Vale (bureau du ministre Blanchet), St-Georges de Beauce, de concert avec Lac Mégantic (bureau du député Robert Dutil), Montréal (bureau de la première ministre Pauline Marois), Cap-aux-meules (Iles-de-la-Madeleine) (bureau du député Jeannine Richard), Rive-sud (bureau de la ministre Martine Ouellet), Sherbrooke (bureau du député Serge Cardin), Repentigny (bureau du député Scott McKay). (Le Pharillon)

Manifestations au Québec pour la protection de l'eau potable

Près d'une vingtaine de manifestations pour la protection de l'eau potable ont eu lieu vendredi au Québec.

Organisées par le Regroupement interrégional gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent, ces manifestations se veulent solidaires avec les citoyens du groupe Ensemble pour l'avenir durable du grand Gaspé.

C'est à Gaspé que le mouvement a d'ailleurs eu le plus de succès. Une centaine de personnes se sont rassemblées pour scander des slogans contre le pétrole devant les bureaux du député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.

Un des manifestants, Yvon Richard, a d'ailleurs interpellé directement le ministre en rappelant que ce dernier avait promis que Gaspé ne serait pas le cobaye de la fracturation hydraulique. « Il faudrait peut-être qu'il en parle à son amie Marois », a lancé le manifestant.

Étudiante de Montréal, Camillia Pilon faisait partie de la foule de manifestants à Gaspé. La jeune femme croit que le Québec a besoin d'une nouvelle réglementation et d'une nouvelle politique sur l'exploitation des hydrocarbures. « Et surtout, ajoute-t-elle, on a besoin de se faire entendre et de dire que ce n'est vraiment pas un développement qu'on veut. »

À Cap-aux-Meules

Aux Îles-de-la-Madeleine, le mouvement provincial a aussi remporté un certain succès et attiré une cinquantaine de Madelinots devant les bureaux de la députée des Îles, Jeannine Richard.

Les manifestants ont réitéré leur appui à la Municipalité-des-Îles-de-la-Madeleine qui, comme Gaspé, a adopté un règlement pour protéger ses sources d'eau potable d'éventuels forages. Les participants à la manifestation ont tous soulevé symboliquement un verre d'eau pour souligner l'importance de leur démarche. L'organisateur de l'événement, Raymond Gauthier, espère que la députée Jeannine Richard transmettra le message au ministre de l'Environnement.

À Carleton-sur-Mer

À Carleton-sur-Mer, une vingtaine d'environnementalistes, pancartes à la main, se sont regroupés devant le bureau du député Sylvain Roy. Le groupe Environnement Vert Plus et le groupe Tache d'Huile demandent au député de prendre position contre l'exploitation du pétrole en Gaspésie et le gaz de schiste. Le groupe n'a pu rencontrer le député Sylvain Roy, mais a obtenu une rencontre avec lui mercredi prochain.

Le président d'Environnement vert Plus, Bilbo Cyr, explique que le groupe demande au député de choisir entre la ligne de parti et son désir de représenter la population. « Parce qu'actuellement, les deux ne s'en vont pas dans la même direction », soutient M. Cyr.

Maude Prud'homme, du Mouvement Tache d'huile souhaite pour sa part que la population soit consultée sur les orientations gouvernementales en matière de développement pétrolier. « Est-ce que les gens, demande Mme Prud'homme, savent ce que ça signifie techniquement l'exploration sur le territoire? J'en doute fort. »

À Rimouski

À Rimouski, une trentaine de personnes ont répondu à l'appel. Les manifestants ont dénoncé également les projets d'exploration pétrolière à l'île d'Anticosti. L'une des organisatrices de la manifestation de Rimouski, Marie-Neige Besner, de la Coalition pour une prospérité sans pétrole, reconnaît que le Québec ne peut tourner le dos au pétrole du jour au lendemain.

Toutefois, souligne-t-elle, il y a urgence et le Québec doit faire de réels efforts pour développer d'autres sources d'énergie moins polluantes. Mme Berner rappelle que cela fait 25 ans que le Québec parle de développement durable et qu'aucune solution n'est mise en place. « C'est plutôt, note la militante, le contraire qui se produit présentement. On développe davantage les sables bitumineux, on développe davantage de pipelines, on développe Anticosti, on veut développer dans des lieux habités tels que Gaspé. »

À Sainte-Anne-des-Monts

À Sainte-Anne-des-Monts, les organisateurs ont décidé de distribuer de l'information et des cartes postales en fin de journée dans des commerces (supermarchés et SAQ) ou à la sortie des bureaux entre 16 h et 18 h. Les cartes postales s'adressent au Conseil municipal de Gaspé et visent à les encourager à aller en appel dans le litige contre Pétrolia.

Le comité a aussi préparé deux lettres, une, pour demander aux maires de la Haute-Gaspésie d'adopter le règlement de Saint-Bonaventure et l'autre, au député de Gaspé, Gastan Lelièvre, pour lui demander la mise en place d'une réglementation provinciale pour protéger les sources d'eau potable.

À Québec ils étaient une vingtaine devant l'Assemblée nationale à se faire entendre. Ils étaient seulement 13 à Montréal devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois.  D'autres manifestations avaient lieu à Sherbrooke et en Beauce.

Lise Chartrand, porte-parole, Regroupement Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé, explique le peu d'intérêt des Québécois d'autres régions par le fait qu'ils ne sentent directement concernés.

Cette mobilisation survient à la suite du jugement de la Cour supérieure du Québec qui donne raison à la compagnie Pétrolia en invalidant le règlement de la Ville de Gaspé sur la protection des sources d'eau potable.  (Radio-Canada)

Non à un état pétrolier... et oui à l'eau

Une cinquantaine de citoyens préoccupés par la protection de l’eau potable a manifesté vendredi midi, devant le bureau de la députée des Îles, Jeannine Richard.
La mobilisation s’inscrivait dans une série de manifestations partout au Québec et déplorant que le gouvernement québécois donne le feu vert à l’exploration pétrolière sur Anticosti.
Le porte-parole de l’événement dans l’archipel, Raymond Gauthier, explique que les manifestants madelinots se sont invités à déguster un verre d’eau au bureau de la députée :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2831344-non-a-un-etat-petrolier-et-oui-a-l-eau?redirect=%2F

Les participants voulaient appuyer aussi la ville de Gaspé, dont le règlement sur la protection de l’eau potable, contesté par la compagnie Pétrolia, a été invalidé en Cour Supérieure.
Raymond Gauthier déplore que les élus municipaux des Îles n’aient pris part à la manifestation pour défendre leur réglementation :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2831344-non-a-un-etat-petrolier-et-oui-a-l-eau?redirect=%2F

Les manifestants demandent au ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, de rehausser le niveau de précaution sa réglementation sur la protection de l’eau potable, qui pourrait être adoptée sous peu.
Le mouvement de manifestation panquébécois étaient organisés par le Regroupement interrégional gaz de schiste de la Vallée du St-Laurent (CFIM)

Les écolos rencontreront Roy

Les groupes écologistes de la Baie-des-Chaleurs rencontreront le député de Bonaventure, Sylvain Roy, mercredi.

Environnement Vert-Plus, Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs et Tache d'huile, qui ont réuni une vingtaine de manifestants devant le bureau du député vendredi, réclament un moratoire sur la fracturation. Ces groupes demandent l'appui du député péquiste pour défendre leur position auprès du gouvernement Marois, fait valoir le président d'Environnement Vert-Plus, Bilbo Cyr.

Alors que les rumeurs d'élection se font de plus en plus persistante, M. Cyr promet que les environnementalistes feront entendre leur message pendant la campagne électorale. (CHNC)

Un maire comme agent de développement

Les deux derniers maires des Méchins, une municipalité d'un peu plus de 1000 âmes située à la frontière du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, considèrent que la tâche de maire d'une municipalité rurale est une «chasse gardée de retraités». Le salaire du premier magistrat est de 4560 $ par année et l'allocation de dépenses se situe à 2280 $.

Jean-Sébastien Barriault y est devenu maire en 2010. Il avait 30 ans et venait de s'acheter une maison. «On est une municipalité dévitalisée», souligne le doctorant en science politique, qui a démissionné de ses fonctions l'an dernier. «Il n'y a plus de jeunes. Je voulais développer. J'ai mis le paquet. Je mettais les bouchées doubles. À ma job, je travaillais 35 heures. Mais avec les tâches de maire et les rencontres de soir, je faisais facilement 60 à 70 heures par semaine.»

«On voulait développer une rue, continue-t-il. Il a fallu que je m'improvise urbaniste. Quand l'épicerie a fermé, il fallait faire quelque chose. Je me suis improvisé entrepreneur. Tu dois être bon dans tout.»

Selon l'ex-élu, une municipalité comme Les Méchins, ayant un budget d'environ 2,5 millions $, requiert un maire à temps plein. Un salaire de 30 000 $ l'aurait incité à continuer comme maire. «Le gouvernement parle beaucoup d'occupation du territoire et de développement régional, fait-il remarquer. Mais il ne fait pas grand-chose. Il a donné 200 millions $ pour un nouveau colisée à Québec. Pourquoi ne donnerait-il pas 30 000 $ par année pendant quatre ans aux maires des 152 municipalités dévitalisées du Québec? Ça coûterait 18 millions $.»

Steve Ouimet a succédé à Jean-Sébastien Barriault pendant cinq mois. Âgé lui aussi dans la jeune trentaine et père de deux enfants, l'homme tient le même discours. Il ne s'est d'ailleurs pas représenté à la mairie lors des dernières élections pour cette raison.

«La façon dont on travaille comme maire, c'est un peu comme un agent de développement, explique l'intervenant social. On doit insuffler des idées de développement auprès de la population. Je mettais environ 15 heures par semaine, mais j'aurais très bien pu faire 35 heures. J'aurais pu monter des projets, aller chercher des subventions, être un genre d'allumeur de flammes, mettre la communauté en action et être à l'écoute des citoyens pour mettre en place une mobilisation.»

S'il était maire à temps plein, M. Ouimet se contenterait d'un salaire annuel de 25 000 $ et d'une allocation de dépenses de 12 500 $. Sinon, il est impensable, selon lui, de concilier la fonction de premier magistrat, un emploi à temps plein et la famille. «Je n'étais jamais chez nous, se rappelle-t-il. J'étais toujours en réunion. Il fallait que je manque de l'ouvrage pour remplir mes fonctions de maire. J'avais 4300 $ par année. Pour l'ampleur de cette job-là, ce n'est pas motivant. Ceux qui ont le temps de faire ça sont à la retraite.»

Voix discordante

Homme d'une autre génération, le maire de Cap-Chat, Jude Landry, ne croit pas qu'il soit utile, pour une ville comme la sienne, de remplir ses fonctions à temps complet. Cap-Chat, qui a un statut de ville, compte près de 2600 habitants. C'est la municipalité voisine des Méchins.

«D'après moi, ce n'est pas bon, croit M. Landry. On est mieux d'avoir un bon dg [directeur général] qui agit comme un commissaire industriel. Un maire à temps plein à Cap-Chat coûterait plus cher aux contribuables et ce ne serait pas vraiment utile.»

M. Landry, qui précise qu'il est disponible 24 heures sur 24 pour sa municipalité, estime que certains maires à temps plein s'engagent dans trop de projets et d'organismes et qu'ils participent à tellement de réunions qu'ils finissent par ne pas être plus disponibles pour leurs contribuables.

Il est rémunéré à hauteur de 10 000 $ par année. À cela s'ajoute une allocation de dépenses de 5000 $. M. Landry est un homme d'affaires qui possède notamment des salons funéraires, une quincaillerie ainsi que des édifices commerciaux et de logements.

À savoir si ce pourrait être un incitatif pour attirer davantage de jeunes à la mairie, le magistrat hésite. «Peut-être, répond-il. Mais pour des jeunes, ce n'est pas évident parce que c'est beaucoup de réunions le soir, et ça demande beaucoup de disponibilité. Quand ils ont une famille, ce n'est pas facile.»

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Ce qu'ils en pensent

› Guy Chiasson, professeur de sciences politiques à l'Universitédu Québec en Outaouais

L'évolution du rôle des municipalités favorise un passage aux maires à temps complet, croit Guy Chiasson, professeur de sciences politiques à l'Université du Québec en Outaouais. «Les élus ont vu s'accroître leur rôle par les gouvernements supérieurs, qui leur donnent de nouvelles responsabilités, et par les citoyens, qui demandent un rôle plus actif, qui attendent du maire qu'il s'occupe du développement, des occasions de créer de l'emploi, de la qualité de vie des citoyens.»

La fonction d'élu à temps partiel ressemblait davantage à celle d'un administrateur siégeant à un conseil d'administration, illustre M. Chiasson. Aujourd'hui, «il y a une tendance à la professionnalisation des élus qui se considèrent davantage comme des politiciens».

Le modèle à temps partiel tend à «limiter le type de candidature», selon M. Chiasson. «Ça prend quelqu'un qui a un emploi compatible : des retraités ou des entrepreneurs avec des horaires flexibles, des notables. Ça tend à limiter l'accès à d'autres groupes sociaux, notamment les femmes et les jeunes.»

M. Chiasson admet que la transition vers une mairie à temps complet n'est pas toujours bien acceptée, à cause des coûts. Il note que certaines municipalités ont eu recours à des commissions indépendantes pour fixer le salaire de leur élu.

› Éric Forest, maire de Rimouski

L'Union des municipalités du Québec, présidée par le maire de Rimouski, Éric Forest, n'a pas de «réflexion comme telle» sur la nécessité des maires à temps plein, affirme M. Forest. Mais ce dernier souligne qu'il a fait de cette question un enjeu de sa première course à la mairie, remportée en 2005. «J'offrais d'être maire à temps plein, rappelle M. Forest, j'avais même défini le salaire, en disant que je le ferais pour 80 000 $. Le contrat moral était clair. [...] L'important, c'est que ce soit transparent. Si tu veux être maire à temps plein, il ne faut pas attendre après les élections pour le dire.»

Selon M. Forest, sa présence à temps plein «a fait une différence. Ça m'a permis de m'investir totalement. J'ai immédiatement lancé une démarche de planification stratégique, Rimouski 2006. Je n'aurais pas pu faire ça le soir et la fin de semaine».Geneviève Gélinas (Collaboration spéciale) (Le Soleil)

Le niveau de scolarité progresse

Même si l’on enregistre des progrès,le portrait scolaire des régions administratives du Québec laisse voir de grandes disparités.

Selon les récentes données dévoilées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), la Gaspésie−Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord et Nord-du-Québec, le Centre-du-Québec ainsi que l'Abitibi-Témiscamingue affichaient encore en 2012 des pourcentages particulièrement élevés de non diplômés au sein de leur population âgée de 25 à 64 ans, qui varient entre 22 % et 25 %.

En Gaspésie et aux Îles, la situation s’est toutefois grandement améliorée par rapport à 1990, alors que la proportion de non diplômés chez les 25 à 64 ans est passée de 56,4 % à 24,9 %.

Pour la même période, on observe que le nombre de détenteurs d’un diplôme secondaires est passé de 15 % à 17 %, tandis que le nombre de diplômés d’une école de métier est passé de 13 % à 22,9 %.

Toujours pour la période comprise entre 1990 et 2012, le nombre de diplômés au collégial est passé de 8,9 % à 21,1 %, tandis que le taux de ceux qui possèdent un certificat ou un diplôme universitaire a doublé, passant de 7, 4 % à 14,6 %.

Au Bas-Saint-Laurent, la proportion de non diplômés dans cette même tranche d’âge était de 47,8 % en 1990 et elle se situe à 17,5 % selon ces mêmes données.

Le nombre de détenteurs d’un diplôme secondaire a cependant chuté de 24 % à 17 %, tandis que le nombre de détenteurs d’un diplôme d’une école de métier est passé de 6,3 % à 25,4 %.

Au niveau des études collégiales, 19,5 % des 25 à 64 ans possèdent un diplôme comparativement à 10 % en 1990.

Enfin au plan universitaire, le nombre de diplômés a doublé, passant de 10 à 20 %.

Bien qu’il soit difficile d’identifier les facteurs de disparité entre les régions, à l’ISQ on estime que l’exode des jeunes, le vieillissement des populations, la situation économique et la présence de maisons d’enseignement demeurent des facteurs à considérer.

Mentionnons enfin que les Québécoises de 25 à 64 ans plus nombreuses que les hommes à compléter des études universitaires. En 2012, 32 % d'entre elles étaient titulaires d'un diplôme universitaire contre 27 % des hommes. (L’Avantage)

Projet de cimenterie : compétition féroce dans la Baie-des-Chaleurs

Avec le projet de cimenterie qui doit s'amorcer prochainement en Gaspésie, plusieurs entreprises de la Baie-des-Chaleurs s'activent dans l'espoir de décrocher un contrat auprès du promoteur Ciment McInnis.

Les négociations se poursuivent, mais quelques entreprises se sont déjà qualifiées depuis les 6 derniers mois, notamment Béton provincial en Gaspésie.

La compagnie envisage déjà d'installer définitivement ses équipements à proximité du chantier de Port-Daniel-Gascons, de façon à pouvoir fournir les 60 000 mètres cubes de béton qui seront nécessaires pour la construction de la future cimenterie.

Une telle quantité de ciment représente l'équivalent de trois ans de production, selon le directeur régional, Yves Caron : « Ça représente quand même un des plus gros volumes qu'on a jamais eus. Dans une année, jamais, jamais, ou dans deux ou trois ans, on peut atteindre 60 000 mètres [...] ». L'entreprise qui emploie 25 personnes créera ainsi 10 nouveaux emplois.

Dévoilement en mars

Sani Sable, de Maria, est au nombre des entreprises qui espèrent décrocher un contrat avec Ciment McInnis pour la première phase des travaux. Une cinquantaine d'emplois seraient ainsi créés, selon l'entreprise.

Pour la phase de fabrication des composantes de la future usine, les entreprises Fabrication Delta, de New-Richmond, et CFI Métal, de Carleton-sur-Mer, espèrent récolter leur part du travail.

Ciment McInnis compte dévoiler les entrepreneurs retenus aussitôt le financement du projet d'un milliard de dollars complété, c'est-à-dire vers la mi-mars. Les travaux de construction doivent débuter au mois d'avril.  (Radio-Canada)

La Gaspésie, les papilles, le patrimoine

C’est l’histoire d’une fille du Saguenay qui s’en va étudier l’agronomie à l’Université Laval, à Québec, et qui, à 21 ans, fait un stage d’été dans la baie des Chaleurs, en Gaspésie. « C’était la première fois que j’allais dans cette région, se souvient Audrey Simard. Je suis tout de suite tombée en amour. Avec les gens. Avec un chum. Avec le territoire, la mer, la forêt, la montagne. »

Tellement que, sitôt rentrée à Québec, elle n’en pince plus que pour la Gaspésie. Avec son amie Emmanuelle Choquette, elle fonde la Journée de la Gaspésie, à l’Université Laval, puis l’Opération Gaspésie Laval, « pour faire rayonner la région auprès des étudiants ». Son bac en poche, elle décroche un premier emploi dans une société d’environnement de New Richmond. Trois ans plus tard, après s’être découvert un champ d’intérêt pour la cuisine, elle entre à Gaspésie Gourmande, petit organisme voué à la promotion des produits et producteurs locaux. « Gaspésie Gourmande est un organisme rassembleur », dit-elle en donnant pour exemple le guide touristico-gastronomique qu’il publie chaque année. « Rassembleur des producteurs et des restaurateurs, du nord et du sud de la Gaspésie, de l’agriculture et de la pêche. C’est devenu un bel outil de fierté et de développement régional. »

Audrey Simard sera l’âme de Gaspésie Gourmande pendant six ans, jusqu’à la fin de 2011. Si elle quitte alors la Gaspésie pour Montréal, c’est afin de se consacrer à une entreprise de consultation ès bonnes choses, Papilles, fondée avec son amie de l’Université Laval. Papilles se spécialise en agrotourisme, et obtient des contrats un peu partout au Québec. Elle offre aussi des services de marketing de produits de spécialité, viandes, fromages, alcools, de l’amélioration de la vente à la ferme jusqu’à la création de sites Web.

Mais elle n’en a pas que pour les bons produits et les bons producteurs d’aujourd’hui. Depuis sa rencontre avec Michel Lambert, auteur d’une monumentale Histoire de la cuisine familiale au Québec, elle se passionne aussi pour l’alimentation d’hier. « On a tort de croire que la cuisine québécoise était une cuisine fruste. On a toujours eu une cuisine de produits du terroir, de la chasse et de la pêche. Une cuisine familiale aussi, avec des influences autochtones, françaises, anglaises, écossaises, irlandaises. » C’est ainsi qu’Audrey Simard se lance, avec Michel Lambert et le jeune chef Guillaume Cantin, dans une autre aventure gourmande. En juin 2012, elle crée l’association Cuisine patrimoniale du Québec. « Pour stimuler la connaissance de ce patrimoine. Pour que les gens et les chefs se le réapproprient. Pour qu’on l’enseigne dans les écoles. »

Pourtant, « faire connaître ce patrimoine culinaire très riche ne suffit pas », dit celle qui se sent toujours gaspésienne jusqu’au bout des papilles. « Il faut aussi le faire reconnaître. Il y a des programmes pour le patrimoine bâti, religieux, culturel. Pourquoi pas pour le patrimoine culinaire ? » (L’Actualité)

Compte à rebours pour l'observation des blanchons

La mouvée est repérée, à 46 milles au nord du Corps Mort.
Pour le Château Madelinot, cela représente une vingtaine de minutes de vol d’hélicoptère, pour l’observation touristique des blanchons.
La directrice des ventes pour les Hôtels Accents, Ariane Bérubé, précise que les premières sorties aux glaces sont prévues pour le jeudi 27 février :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2830372-compte-a-rebours-pour-l-observation-des-blanchons?redirect=%2F

Plus d’une centaine de visiteurs, dont la moitié en provenance du Japon, sont attendus dans l’archipel du 26 février au 12 mars, pour l’observation des blanchons.
Le Château Madelinot accueillera aussi, pour la toute première fois, des touristes de Chine et de Taïwan :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2830372-compte-a-rebours-pour-l-observation-des-blanchons?redirect=%2F

Selon Ariane Bérubé, l’excellente condition de la banquise, cette année, favorise une multiplication des réservations de dernière minute, et ce, même en provenance du Japon.
De plus, la nouvelle alliance du Château Madelinot avec l’Hôtel de Glace de Québec donne déjà des résultats, avec l’achat de quatre forfaits pour l’observation des banchons de la part de touristes français.
Mme Bérubé précise qu’on n’en anticipait les retombées que pour l’an prochain.  (CFIM)

Coup d'envoi de la Traversée de la Gaspésie

Près de 300 skieurs ont entrepris tôt dimanche matin la Traversée de la Gaspésie à ski de fond.

Ils sont donc plus nombreux cette année à entreprendre cette exigeante randonnée de six jours dans les Chic-Chocs. « C'est un beau défi, premièrement parce que ce sont des distances qu'on n'est pas nécessairement habitué de faire à tous les jours-là », dit Véronique Antaya, qui fera la randonnée en famille.

Pour cette 12e année, l'organisation de la Traversée de la Gaspésie a voulu renouer avec ses origines. Après quatre premiers jours de glisse dans les Chic-Chocs, les fondeurs prendront donc la direction de Murdochville. « On a un parcours de 35 kilomètres à Murdochville qui va nous mener vers le lac York. On va revenir vers le mont Miller avec le parc d'éoliennes et faire découvrir la ville mythique de Murdochville », détaille la présidente de la Traversée, Claudine Roy.

Engouement international

Une cinquantaine d'Américains ont choisi de relever le défi cette année. C'est le cas pour la fondeuse du Michigan, Mary McKinley, qui a appris l'existence de l'événement dans un article du New York Times, paru il y a un an. L'Américaine dit avoir été immédiatement intriguée et charmée par l'endroit qu'elle pourra donc découvrir au cours des prochains jours.

De nombreux skieurs effectuent eux aussi leur première traversée, notamment la comédienne Pascale Bussières, une fervente amatrice de ski de fond. « Ça fait longtemps que j'ai envie de faire ça : donner ça à mon corps. J'ai rencontré Claudine par hasard cette année, puis elle m'a invitée. J'ai dit oui, puis voilà, après ça, les dés étaient lancés, je n'ai pas pu refuser! », explique-t-elle.

Pour le skieur Yves Geneau, cette première traversée ouvrira la voie à d'autres aventures : « j'ai un objectif un moment donné de faire une randonnée en Europe puis ici, je viens vraiment apprendre toute sorte de choses [dont] gérer mon énergie ».

Le parcours des 275 participants de la Traversée de la Gaspésie à ski de fond se terminera vendredi, à Gaspé.  (Radio-Canada)

Livres en fête : pas d'événement cette année

L'évènement Livres en fête n'aura pas lieu cette année, en avril comme prévu.

Les administrateurs ont dû se résoudre à annuler l'évènement faute de financement suffisant. La présidente du Conseil d'administration, Brigitte Carrier, explique qu'il manquait 76 000 $ dans les caisses de l'organisation. La Conférence régionale des élus et le ministère de la Culture ont décidé de ne pas financer l'organisation de l'événement.

Deux postes ont dû être abolis. L'organisme Livres en fête n'avait donc plus les ressources nécessaires pour organiser la tenue de l'événement, un des seuls à couvrir l'ensemble de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Selon Mme Carrier, la Conférence régionale des élus et le ministère souhaitent qu'un seul organisme s'occupe de la gestion des évènements littéraires dans la région.

À la recherche de solutions

Le conseil d'administration demeure actif puisque l'organisme Livres en fête existe toujours.   Des demandes de soutien financier ont été soumises pour des tournées d'auteurs. L'organisme négocie des ententes notamment avec le réseau des bibliothèques pour que certaines activités, comme la tournée des auteurs, puissent tout de même avoir lieu.

Les administrateurs de Livres en fête souhaitent aussi que s'amorce une réflexion régionale sur la tenue d'événements littéraires régionaux. « Il faut avoir une rencontre régionale qui devrait se tenir au printemps avec plusieurs partenaires. Pour nous ce qui compte, c'est qu'un événement littéraire régional puisse avoir lieu », indique Mme Carrier.

Livres en fête, qui se déroulait durant une semaine en avril est un événement qui rassemblait plusieurs centaines d'activités dans plus de 50 municipalités de la Gaspésie et des Îles. L'an dernier, les activités comme les rencontres et ateliers avec les auteurs, les déjeuners et soirées littéraires, les expositions, les ventes de livres, les spectacles, les lancements ont attiré plus de 20 000 personnes.

L'évènement était particulièrement apprécié des auteurs, des éditeurs et des libraires qui y voyaient une formule différente des salons du livre.

L'évènement existait depuis huit ans.  (Radio-Camada)

Valorisation des résidus de poisson

Le CERMIM et le MAPAQ collaborent depuis l’an dernier à une étude sur les opportunités de valorisation des résidus de palourdes et de coquilles de crustacés à des fins agricoles.
D’une part, on a réussi à démontrer que les coquillages broyés peuvent se substituer à la chaux, pour améliorer l’apport en calcium des terres cultivées et en contrôler l’acidité.
L’ingénieur Thibaud Durbecq, chargé de projet au CERMIM, précise qu’il faut trois doses de coquillages broyés pour en équivaloir une de chaux :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2832844-valorisation-des-residus-de-poisson?redirect=%2F

D’autre part, une expérience menée en champ l’été dernier, démontre qu’un compost de carapaces de crustacés, jumelé aux fertilisants agricoles habituels, augmente significativement les rendements en pommes de terre.
Robert Robitaille, agronome au MAPAQ, rapporte une croissance de production du tiers, passant de 30 tonnes à 40 tonnes par hectare :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2832844-valorisation-des-residus-de-poisson?redirect=%2F

Enfin, un troisième projet de séchage des carapaces de crustacés, en faisant brûler le bois de démolition accumulé au Centre de gestion des matières résiduelles, peut mener à la production d’engrais de très haute qualité ou encore de nourriture pour l’alimentation animale, de signaler Thibaud Durbecq :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2832844-valorisation-des-residus-de-poisson?redirect=%2F

Des études d’opportunité économique suivront d’ailleurs ces études de faisabilité techniques menées l’an.
Des autorisations environnementales sont également requises avant une utilisation commerciale des amendements de sols issus des résidus marins.  (CFIM)

Deux offres pour Cap sur Mer

Seulement deux des trois entreprises intéressées par les actifs de Cap sur Mer ont effectivement déposé une offre, en date du 21 février.
Il s’agit de E Gagnon et Fils de Sainte-Thérèse de Gaspé et de LA Trading de Caraquet, au Nouveau-Brunswick.
C’est le conseil d’administration de Cap sur Mer qui recommandera à ses actionnaires laquelle des deux retenir.
Selon son président, Jacques Desrosiers, il manque toutefois des éléments dans chacune des offres pour se prononcer dès maintenant en faveur de l’une ou de l’autre.
Il précise que les propositions sur la table visent l’achat des actifs de Cap sur Mer.
Elles excluent les actions et la dette de l’entreprise, qui continuerait d’exister comme une coquille vide, après la vente des usines de Grande-Entrée et de Gros Cap.
Sa dette s’élève à plus de 20 millions de dollars.
M. Desrosiers précise que c’est le gouvernement du Québec qui aura le dernier mot sur la vente des actifs à E Gagnon ou LA Trading, d’ici le 15 mars.
Il est le principal créancier de Cap sur Mer parce que c'est lui qui a cautionné à 100 pour cent la marge de crédit de cinq millions de dollars que lui a consentie la Banque Nationale.
Jacques Chevarie, un groupe de 17 pêcheurs, le Fonds de solidarité de la FTQ et son fonds régional de la Gaspésie et des Îles en sont les actionnaires.  (CFIM)

L’ÉPAQ de Grande-Rivière annonce la mise en place de nouveaux  programmes de Transformation des produits aquatiques et d’Aquaculture.

D’une part, l’École des Pêches et de l’Aquaculture du Québec offrira le programme de Transformation des produits aquatiques, qui sera composé de 3 modules d’une durée d’un an chacun soit Gestion de la qualité, Production et Gestion et Commercialisation. D’autre part, le programme en aquaculture compte 5 modules possibles soit Élevage des poissons d’eau douce, l’Élevage en suspension des mollusques, Démarrage d’entreprise, Optimisation de la production aquacole et Production de juvéniles marins en recherche et développement.

Après un an d’études, l’étudiant recevra un Module de formation technique qui pourra le diriger vers le marché du travail ou il pourra poursuivre avec les autres modules menant au DEC.

La formation sera disponible à distance, ce qui permettra aux personnes de partout au Québec de bénéficier de celle-ci qui comprend quelques semaines de formation pratique dans les locaux de l’ÉPAQ. (Radio Gaspésie)

Octrois pour le campus collégial des Îles

La députée Jeannine Richard annonce des contributions pour le campus collégial des Îles.
Une somme de deux mille 500 dollars est versée à l’organisme Amarres et Voilures pour supporter ses activités de stages d’orientation professionnelle et de coopération internationale pour les étudiants.
De plus, trois mille dollars sont alloués pour faire la promotion du nouveau programme Écogestion des risques côtiers :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2830292-octrois-pour-le-campus-collegial-des-iles?redirect=%2F

Mme Richard a aussi profité d’une allocution à l’Assemblée nationale, cette semaine, pour souligner le trentième anniversaire de fondation du campus Denise-Leblanc :
http://www.cfim.ca/nouvelles/-/pub/jSA4/content/2830292-octrois-pour-le-campus-collegial-des-iles?redirect=%2F

À l’époque de l’annonce de la construction du centre d’études collégiales des Îles, par René Lévesque et la députée Denise Leblanc-Bentey en 1982, on y prévoyait un potentiel d’une quarantaine d’étudiants par année.
En réalité, on en compte une moyenne annuelle de 150, depuis 30 ans. (CFIM)

 
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